Kakuei Tanaka

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Kakuei Tanaka
田中 角栄
Kakuei Tanaka en 1973 lors d'une visite à la Maison-Blanche.
Kakuei Tanaka en 1973 lors d'une visite à la Maison-Blanche.
Fonctions
40e Premier ministre du Japon
7 juillet 19729 décembre 1974
(&&&&&&&&&&&&08852 ans, 5 mois et 2 jours)
Élection 7 juillet 1972
Réélection 22 décembre 1972
Monarque Shōwa
Gouvernement 64e et 65e Cabinets
Prédécesseur Eisaku Satō
Successeur Takeo Miki
Biographie
Date de naissance 4 mai 1918
Lieu de naissance Nishiyama, préfecture de Niigata
Drapeau du Japon Japon
Date de décès 6 décembre 1993
Lieu de décès Minato-ku, Tokyo
Drapeau du Japon Japon
Nationalité Japonaise
Parti politique Parti libéral-démocrate
Enfant(s) Makiko Tanaka

Signature

Kakuei Tanaka
Premiers ministres du Japon

Kakuei Tanaka (田中 角栄, Tanaka Kakuei?) est un homme politique japonais, né le 4 mai 1918 dans le village de Futada, bourg de Nishiyama (aujourd'hui ville de Kashiwazaki) dans la préfecture de Niigata et mort le 6 décembre 1993 à Tokyo[1]. Il fut le 40e Premier ministre du Japon, du 7 juillet 1972 au 9 décembre 1974.

Biographie[modifier | modifier le code]

Kakuei Tanaka est né dans la préfecture de Niigata, dont l'économie est fortement basée sur l'agriculture. Déterminé à sortir sa famille de la misère, il émigra à Tōkyō à l'âge de dix-sept ans dans les années 1930. Tout en travaillant, il passa un certain nombre de brevets techniques qui lui donnèrent des compétences en ingénierie du bâtiment. Il sut se faire apprécier du président de la Kenkyu qui devint son protecteur et lui confia ses premiers contrats de conception d'usine. Envoyé en Mandchourie en 1937, il fut réformé après avoir contracté une pneumonie. Cette interruption dans sa carrière ne le freina pas vraiment. Il développa sa propre entreprise en bâtiment avec succès pendant la guerre[1], comme maître d'œuvre pour la construction d'usine d'armement. Il put rapatrier une somme importante d'argent de Corée lors de la défaite, somme destinée à l'origine à la transplantation d'une usine d'armement. Après la défaite, il reçut des contrats de la part de l'armée américaine.

Richard Nixon et Tanaka se réunirent le 31 août et le 1er septembre 1972 dans l'État de Hawaii pour évoquer les problèmes commerciaux. Il fait reconnaître au Japon en 1972 la République populaire de Chine, marquant le début des relations diplomatiques entre cet État communiste et Tokyo.

Il fut condamné le 12 octobre 1983 à quatre ans de prison, pour avoir accepté un pot de vin de deux millions de dollars de la part de Lockheed[1].

Makiko Tanaka, sa fille, se lança aussi dans la politique et devint ministre des Affaires étrangères.

Analyse[modifier | modifier le code]

Ce personnage, proche des classes populaires (il n'a pratiquement pas fait d'études), est resté populaire après sa mort[1]. Entrepreneur à succès énergique et jovial, mais parfois imprudent, il détone dans le paysage politique japonais composé principalement d'anciens hauts fonctionnaires effacés et peu charismatiques formés à l'université de Tokyo ou issus des meilleures universités privées.

Tout au long de sa carrière politique, il a su faire profiter de manière remarquable sa région d'origine des crédits destinés aux infrastructures et à la prévention de catastrophes naturelles. Le comité Echizan (Echizan-kai) qui fédérait son importante clientèle politique était le comité de soutien le mieux organisé du pays, au sein duquel les dérives mafieuses n'ont pas toujours pu être évité, notamment lors des attributions de commandes publiques.

Il reste un personnage énigmatique, doté d'une capacité de travail et de synthèse hors du commun qui lui valut le surnom, entre autres, de « bulldozer équipé d'un ordinateur ». Considéré par ses partisans comme un visionnaire et par ses ennemis comme un mégalomane, il est sans doute le personnage clef pour comprendre la politique japonaise de l'après-guerre jusqu'à nos jours.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Tôru Hayano, « Les Japonais ont la nostalgie du conservatisme modéré de Tanaka Kakuei », Nippon.com, le 30 mai 2014

Articles connexes[modifier | modifier le code]