Bérenger Ier de Frioul

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Bérenger Ier de Frioul
Bérenger Ier de Frioul, dans un manuscrit du XIIe siècle
Bérenger Ier de Frioul, dans un manuscrit du XIIe siècle
Titre
Roi d'Italie
888889
Prédécesseur Charles III le Gros
Successeur Guy III de Spolète
Roi d'Italie
898900
Prédécesseur Lambert de Spolète
Successeur Louis III l'Aveugle
Roi d'Italie
902922
Prédécesseur Louis III l'Aveugle
Successeur Rodolphe II de Bourgogne
Empereur d'Occident
915924
Prédécesseur Louis III l'Aveugle
Successeur vacance
Biographie
Père Évrard de Frioul
Mère Gisela
Conjoint
  1. Bertilla
  2. Anna
Enfant(s)
  • Bertha
  • Gisèle de Frioul

Bérenger Ier de Frioul (Berengar) († 924), dit aussi Bérenger Ier d'Ialie, a été roi d'Italie de 888 à 915 et empereur d'Occident de 915 à 924.

Il était l'un des onze enfants d'Évrard (Eberhard) († 866), marquis de Frioul (lui-même fils d'Unroch, comte du Ternois) et de son épouse Gisela (Gisèle) († 874), fille de l'empereur Louis le Pieux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

D'abord marquis de Frioul appartenant à la famille des Unrochides et héritier de la cour d'Annappes (avec toutes ses dépendances sauf Gruson)[1].

Roi d'Italie[modifier | modifier le code]

Bérenger fut élu roi des Lombards à Pavie, le 6 janvier 888, mais il fut vaincu dès l'année suivante par son compétiteur Guy (Wido) († 894). Ce dernier, duc de Spolète, est élu roi à son tour le 16 février 889[2]

Bérenger ne cesse de lutter pour reprendre le pouvoir, ce à quoi il parvint à plusieurs reprises. Il revient sur le trône d'Italie en 898 après la mort de Lambert de Spolète, fils de Guy III de Spolète qui avait été associé au trône.

Un nouveau compétiteur surgit en la personne de Louis de Provence, le petit-fils d'un autre empereur Louis II d'Italie que ses opposants élisent roi d'Italie le 5 octobre 900 à Pavie et qui est couronné le 22 février de l'année suivante. Il le défait une première fois pendant l'été 902 et Louis III doit se retirer en Provence. En 905 Louis III revient en Italie à l'appel d'un parti de nobles, Bérenger se réfugie et Germanie et grâce à l'aide de troupes bavaroises, il réussit à capturer Louis à Vérone et le 21 juillet 905, lui fait crever les yeux et reprend la couronne royale d'Italie. Louis regagne définitivement la Provence[3].

Pour la troisième fois Bérenger se réinstalle à Pavie mais il doit ensuite faire face à l'invasion des Magyars qui ravagent le nord de l'Italie. Le 17 juillet 923 Bérenger est défait à Fiorenzuola par un nouveau compétiteur Rodolphe II de Bourgogne, appelé en Italie par son propre gendre, Adalbert d'Ivrée et Béranger doit se retirer à Vérone pendant qu'en 924, Pavie est assiégée, prise et pillée par les Magyars. Finalement, Bérenger Ier meurt assassiné par un vassal à Vérone le 7 avril 924[4].

Empereur d'Occident[modifier | modifier le code]

En novembre 915, à Rome, Bérenger avait été couronné empereur des Romains par le pape Jean X[5] qui espérait son aide contre les attaques des musulmans dans le Latium et en Campanie. Toutefois le péril magyar oblige le nouvel empereur à retourner dans le nord de l'Italie, abandonnant le Pape à ses propres forces. Ce « titre impérial » n'apporte aucun surcroit de prestige particulier à Bérenger et après sa mort, le titre d'empereur subit une longue vacance avant le couronnement de Otton Ier en 962.

Unions et Postérité[modifier | modifier le code]

Bérenger Ier de Frioul épouse en première noce Bertilla (morte peu après 910) issu de la famille des Supponides puis vers 914 Anna (morte après 924) , fille de l'empereur Léon VI le Sage et de Zoé Carbonopsina[6].

Sa fille, Gisèle de Frioul ( morte en 910), née de son premier mariage, épouse Adalbert, marquis d'Ivrée. De cette union naquit Bérenger II († 966), qui devint à son tour roi d'Italie en 950 : ce dernier est l'ancêtre des comtes palatins de Bourgogne.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ascq sous Charlemagne en l'an 800 », Part. 1, Chap. 2, pages 13 à 16, Essai de l'histoire d'Ascq et de ses environs, P. Delebart, Imprimerie R. Boulonnais, Ascq, 1952.
  2. Venance Grumel Traité d'études byzantines I La Chronologie Presses universitaires de France, Paris 1956, « Rois d'Italie après Charlemagne » p. 418
  3. Venance Grumel op.cit p. 418.
  4. Venance Grumel op.cit « Empereurs d'occident (IXe-XIIIe siècle) »p. 414.
  5. Voir page 269 du Traité de la puissance ecclésiastique... de Giovanni Antonio Bianchi traduit par Adolphe Charles Peltier (1857)
  6. Christian Settipani, Continuité des élites à Byzance durant les siècles obscurs. Les princes caucasiens et l'Empire du VIe au IXe siècle, Paris, de Boccard,‎ 2006, 634 p. (ISBN 978-2-7018-0226-8), p. 307.