Curcuma

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Le curcuma (Curcuma longa) est une plante herbacée rhizomateuse vivace du genre Curcuma de la famille des Zingibéracées originaire du sud de l'Asie. De ses rhizomes réduits en poudre est extraite l'épice homonyme.

Le curcuma est particulièrement présent dans la vie socioculturelle du sous-continent indien, où il est considéré comme une plante exceptionnelle en regard de ses nombreuses propriétés (épice, conservateur de nourriture, agent colorant, cosmétique et médicale)[1]. S'il est répandu dans le sud-est de l'Asie depuis l'antiquité, le curcuma est également l'objet de nombreuses études scientifiques dans le monde entier, afin de mieux cerner ses propriétés alimentaires et médicales[1].

Le curcuma est ainsi un enjeu économique pour l'Inde, son premier producteur mondial, et pour de nombreux pays.

Description botanique[modifier | modifier le code]

Apparence[modifier | modifier le code]

Rhizome, tranches et poudre de curcuma..

Le curcuma est une plante vivace, herbacée, à courtes tiges qui peut atteindre une taille de 1 mètre. Elle possède de nombreux rhizomes aromatiques, ellipsoïdes ou cylindriques, de couleur jaune à orange à l'intérieur.

Ses larges feuilles, oblongues ou elliptiques, lancéolées, sont alternes et réparties en deux rangées. Elles sont uniformément vertes, jusqu'à 50 cm de long et large de 7 à 25 cm[2].

Ses épis peuvent mesurer jusqu'à 20 cm[3]. Ses fleurs sont stériles, mais le boturage spontané des rhizomes permet la propagation.

Le Curcuma longa ne supporte pas les sols gorgés d'eau, requiert un grand ensoleillement et un sol très fertile. Il est particulièrement adapté aux régions soumises à la mousson et aux forêts de feuillus comme les forêts de teck[4].

Nomenclature et synonymes[modifier | modifier le code]

Le nom binomial du Curcuma est Curcuma longa (Linné 1753). Selon Kew Garden World Checklist (26 sept 2011)[5], les synonymes sont :

  • Curcuma brog Valeton, Bull. Jard. Bot. Buitenzorg, II, 27: 48 (1918).
  • Curcuma domestica Valeton, Bull. Jard. Bot. Buitenzorg, II, 27: 31 (1918).
  • Curcuma ochrorhiza Valeton, Bull. Jard. Bot. Buitenzorg, II, 27: 45 (1918).
  • Curcuma soloensis Valeton, Bull. Jard. Bot. Buitenzorg, II, 27: 46 (1918).
  • Curcuma tinctoria Guibourt, Hist. Nat. Drog. Simpl. 2: 208 (1876).

Cultivars[modifier | modifier le code]

Il existe différents cultivars de curcuma, dont les compositions en curcumine, oléorésine et huiles essentielles varient[6] :

  • Survarna (curcumine = 4.3% ; oléorésine = 13.5%, huiles essentielles = 7.0%)
  • Suguna (curcumine = 7.3% ; oléorésine = 13.5%, huiles essentielles = 6.0%)
  • Sudarsana (curcumine = 5.3% ; oléorésine = 15.0%, huiles essentielles = 7.0%)
  • IISR Prabha (curcumine = 6.5% ; oléorésine = 15.0%, huiles essentielles = 6.5%)
  • IISR Prathibha (curcumine = 6.2% ; oléorésine = 16.2%, huiles essentielles = 6.2%)
  • Co-1 (curcumine = 3.2% ; oléorésine = 6.7%, huiles essentielles = 3.2%)
  • BSR-1 (curcumine = 4.2% ; oléorésine = 4.0%, huiles essentielles = 3.7%)
  • Krishna (curcumine = 2.8% ; oléorésine = 3.8%, huiles essentielles = 2.0%)
  • Sugandham (curcumine = 3.1% ; oléorésine = 11.0%, huiles essentielles = 2.7%)
  • Roma (curcumine = 9.3% ; oléorésine = 13.2%, huiles essentielles = 4.2%)
  • Suroma (curcumine = 9.3% ; oléorésine = 13.1%, huiles essentielles = 4.4%)
  • Ranga (curcumine = 6.3% ; oléorésine = 13.5%, huiles essentielles = 4.4%)
  • Rasmi (curcumine = 6.4% ; oléorésine = 13.4%, huiles essentielles = 4.4%)
  • Rajendra Sonia (curcumine = 8.4% ; oléorésine = -, huiles essentielles = 5.0%)

Culture[modifier | modifier le code]

La récolte des rhizomes de curcuma peut commencer quand la tige commence à sécher. Cela se produit environ 7 à 8 mois après la plantation. Les rhizomes sont retirés du sol et laissés au repos quelques heures pour stabiliser le taux d'humidité. Ils sont ensuite triés et nettoyés à l'eau (par immersion, agitation ou aspersion)[7].

Histoire et étymologies[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le curcuma (Curcuma longa) est originaire du sud ou du sud-est de l'Asie. Il est le résultat de nombreuses sélections successives au point que l'existence même d'une espèce sauvage de curcuma est remise en question, notamment sur la base de données génétiques (le chromosome de base pour le genre Curcuma est le numéro 21, tandis que celui de Curcuma Longa est tantôt 62, tantôt 64[pas clair])[4].

Le curcuma est cultivé depuis l'Antiquité en Inde. Il est fréquemment mentionné dans la littérature en sanskrit à partir du IVe siècle EC, notamment dans l'Atharva-Véda où il est indiqué qu'un massage à la poudre de curcuma aide à soigner les malaises cardiaques[1].

Le Curcuma longa semble avoir été connu en Chine avant le VIIe siècle EC : il apparait dans le Bencao gangmu de Li Shizhen[8] et le Xin Xiu Ben cao (659 EC)[9].

Il est connu en Occident depuis l'Antiquité et décrit par Dioscoride[10] dans ses Materia Medica.

Au XVIIIe siècle, le curcuma, sous son nom Terra merita ou Safran des Indes, est importé en Europe par les grandes puissances navales (Hollande, Royaume-Uni, Portugal et France). Il est utilisé aussi bien pour ses propriétés tinctorales que médicinales[11][12][13].

En Polynésie française, à Mangareva dans l'archipel des Gambiers, le dieu Rao était invoqué au moment de la plantation du Curcuma longa[14].

Sur l'île de la Réunion, le curcuma a été introduit par Joseph Hubert, au XIXème siècle.

Etymologies[modifier | modifier le code]

Le nom Curcuma vient de l'arabe كركم, kourkoum, qui désigne le safran (la couleur jaune serait à l'origine de la confusion originelle entre safran et curcuma[15]), qui donne en latin crocus, crocum. La transcription orientale corcum pourrait venir d'une métathèse de la première syllabe de crocum[16].

Le nom anglais turmeric est hérité du français terre mérite, lui-même issu du latin terra merita, qui désignait la racine, à cause de la substance terreuse de la racine et parce qu'elle était connue pour avoir de grandes vertus[17]. Terra merita viendrait, selon certaines sources, d'une modification du terme arabe kourkoum[18]. Le terme terra merita a également donné talmerital[19], utilisé au Moyen-Âge.

Appellations vernaculaires locales[modifier | modifier le code]

Epice sacrée en Inde, il est donc normal que le curcuma hérite d'un grand nombre d'appellations en sanskrit, avec des connotations souvent religieuses[1],[20]. Depuis l'Inde, le curcuma fut commercialisé sur la route des épices entre l'Orient et l'Occident. Il a ainsi traversé les pays, lui conférant de nouveaux noms, souvent donnés en regard de sa couleur jaune ou de ses propriétés.

Voici quelques exemples d'appellations vernaculaires dans différentes langues :

  • Anglais : turmeric, golden spice[1], spice of life[1],[6]
  • Arabe : الكركم (al-kourkoum)[15]
  • Chinois : 姜黄 (jianghuang)
  • Français : rhizome de curcuma, safran des Indes[11], souchet des Indes[11],[21],[22], souchet de Malabar[21] , talmerital[19], terre mérite[11], racine de safran[13], saffran vert, culcuma (dans certains registres français).
  • Hébreu : כרכֹם (karkom)[15]
  • Indonésien : kunyit
  • Japonais : ukon (ウコン?)
  • Khmer : រមៀត ou ល្មៀត
  • Malagasy : tamotamo
  • Persan (iranien) : زرچوبه (zarchoube ou zardtchoubé) littéralement petit bois jaune
  • Portugais : curcuma, rizoma dos Índios, açafroeira da Índia, terra merita[11],[21],[22],[13]
  • Sanskrit : kunkuma, ranjani (ce qui donne la couleur)[1], mangal prada (ce qui porte chance)[1], krimighni (contre les vers, les microbes)[1], mahaghni (qui a des propriétés antidiabétiques)[1], anestha (n'est pas offert en sacrifice)[1], haridra (ce qui est plaisant à Hari)[1], varna-datri (qui donne la couleur)[1], hemaragi (qui a une couleur dorée)[1], bhadra (chanceux)[1], pavitra (sacré)[1], hridayavilasini (plaisant au coeur)[1], shobhna (de couleur brillante)[1]
  • Swahili : mmanjano
  • Tibétain : ལྒ་སེར། (lga-ser), yung-ba

Usages et propriétés[modifier | modifier le code]

Constituants[modifier | modifier le code]

Le principe actif du curcuma est la curcumine.

Les composants principaux du rhizome de Curcuma longa sont[3] :

Usages en médecine humaine[modifier | modifier le code]

Usages traditionnels[modifier | modifier le code]

La médecine traditionnelle indienne (médecine ayurvédique) utilise le rhizome de Curcuma longa depuis l'antiquité, notamment pour ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires.

En médecine chinoise, le rhizome de Curcuma longa est traditionnellement utilisée pour traiter les douleurs et les tumeurs induites par le Qi et la congestion sanguine[9].

La médecine occidentale connait, depuis au moins le XVIIe siècle, des usages au rhizome de curcuma : flatulence[11], néphrétique[11],[22], inertie de la bile[11], accouchement difficile[11], aménorrhée[11],[21],[22], scorbut[11],[21],[22], ou encore hydropisie[21],[22], jaunisse[21],[22]. En Europe, la Racine de Safran est d'ailleurs connue pour ses usages en médecine, alors qu'elle sert d'épice pour assaisonnement des plats dans les Indes, selon un document administratif de la ville de Paris datant de 1781[13].

Ainsi, au niveau mondial, l'OMS identifie certains usages traditionnels pour le Curcuma longa : traitement d'un ulcère gastro-duodénal, douleurs et inflammations dues à une arthrite rhumatoïde, aménorrhée, dysménorrhée, diarrhée, épilepsie, douleur et maladies de la peau[2].

Le curcuma est reconnu dans les médecines traditionnelles indiennes et chinoises[26] et en Occident pour ses propriétés antioxydantes. Il aide l’organisme à lutter contre le stress et à maintenir l’efficacité des défenses naturelles. Il est également utilisé depuis très longtemps comme anti-inflammatoire par la médecine ayurvédique indienne. C'est probablement l'anti-inflammatoire naturel le plus puissant identifié à ce jour.[réf. nécessaire]

Inhibiteur du développement de cancers[modifier | modifier le code]

Le potentiel des propriétés du Curcuma longa dans la prévention du cancer ont été étudiées depuis 1985 avec Kuttan[9],[27] : les résultats de ces expériences in vitro et in vivo sur des souris ont montrés une réduction du développement des tumeurs avec les extraits de curcuma et son composant actif, la curcumine.

De très nombreuses études ont été menées par la suite sur les effets inhibiteurs du curcuma et de son principe actif la curcumine sur le développement de nombreux cancers[9],[28],[29] : côlon[30], foie[31], poumon[32], ovaire, sein[33], leucémie, prostate[34],[35], estomac[36], pancréas[37]. Toutes ces études tendent également à montrer que la curcumine a un fort potentiel en tant qu'agent adjuvant en chimiothérapie[9],[38].

Le curcuma est identifié comme agent de chimioprévention efficace des cancers colorectaux chez les rongeurs (essais cliniques chez des volontaires en cours[39]).

Les premières conclusions de ces études ont conduit certains organismes (comme l'American Cancer Society) à préconiser l'utilisation du curcuma de manière préventive contre le cancer [40],[41],[42].

Mais il peut jouer aussi un rôle dans la prévention du cancer : à âge égal, les Indiens ont huit fois moins de cancers du poumon que les Occidentaux, neuf fois moins de cancers du côlon, 5 fois moins de cancers du sein et jusqu'à dix fois moins de cancers du rein. La différence pourrait être attribuable à leur consommation élevée de curcuma, laquelle est en moyenne de 1,5 à 2 g de curcuma par jour (l'équivalent d'un quart à une demi-cuillère à café).[réf. nécessaire]

Le documentaire Notre poison quotidien de Marie-Monique Robin se termine sur une conférence sur le cancer à Bhubaneswar dans la région indienne d'Odisha, où selon Marie-Monique Robin personne n'aurait contracté de cancer hormis ceux liés au tabagisme.

Le cancer du côlon est statistiquement moins présent dans les aires où on le consomme régulièrement.[réf. nécessaire]

La turmérine, autre composant de l'épice, semble également avoir des propriétés anti-oxydantes[43].

Phytothérapie[modifier | modifier le code]

Le curcuma est utilisé en phytothérapie (dans le traitement de l'hypercholestérolémie par exemple[44], ou encore en traitement alternatif pour la spondylarthrite ankylosante).

L'European Medicines Agency a identifié le Curcuma longa comme une plante pouvant être utilisé en tisane pour soulager les digestions difficiles[45].

Le jus de curcuma obtenu à partir des rhizomes frais, conserve les phytonutriments fixes (curcumine, turmérine…) et volatils (l'huile essentielle présente dans le jus de curcuma frais semble favoriser la biodisponibilité des curcumines dans l’organisme). Depuis des siècles, l'utilisation traditionnelle du curcuma frais en Asie du Sud-Est, lieu à l'origine de la découverte des bienfaits du curcuma, n'a jamais fait l'objet de la consommation d’une seule molécule isolée (curcumine) mais de tout le rhizome.[réf. nécessaire]

Autres effets notables[modifier | modifier le code]

Le curcuma est considéré comme un alicament naturel. Son activité thérapeutique est décuplée en présence de poivre (pipérine), sa biodisponibilité étant ainsi augmentée[46]

Les effets du curcuma sont étudiés dans son rôle protecteur contre la maladie d'Alzheimer[1],[47], contre le Diabète de type 2[48],[49] et d'autres troubles cliniques[50],[51]. En effet, la curcumine pourrait également aider à stimuler les cellules du système immunitaire qui engloutissent les protéines du cerveau qui marquent la maladie d’Alzheimer[52].

Le curcuma pourrait améliorer la mémoire des personnes présentant un risque de déficience cognitive lié au diabète[53].

Son efficacité dans les syndromes dépressifs majeurs n'est pas démontrée[54].

Le curcuma est utilisé comme médicament traditionnel pour le traitement des maladies de peaux, en particulier en Inde et à l'île Maurice dans le traitement de la gale.[réf. nécessaire]

Effets indésirables notables[modifier | modifier le code]

Les effets positifs du curcuma sont à relativiser car les nombreuses études en cours cherchent à comprendre les effets de la curcumine, de la turmérine, et les capacités d'absorption du curcuma par le corps humains[55].

Usages alimentaires[modifier | modifier le code]

Epice[modifier | modifier le code]

Le rhizome de curcuma, séché et réduit en poudre, est utilisé comme épice. Sa saveur est poivrée et très aromatique.

La préparation de la poudre consiste à faire blanchir les rhizomes pendant 1 à 3 minutes (pour retirer les éventuels champignons et moisissures ; éliminer les mauvaises odeurs et mauvais goûts ; pour éliminer l'air des rhizomes afin d'éviter l'oxydation pendant le stockage), les faire sécher au soleil pendant 10 à 15 jours (ou dans un séchoir à 65°C), puis les moudre[56].

Il entre dans la composition de mélanges d'épices de la cuisine indienne :

Le curcuma entre également dans la composition de mélanges d'épices dans :

Plats cuisinés à base de curcuma[modifier | modifier le code]

Le curcuma est aussi largement utilisé dans les cuisines du monde :

Colorant alimentaire[modifier | modifier le code]

L'oléorésine de curcuma est extraite par solvant des tumérols (rhizomes de Curcuma Longa L. concassés en poudre) et purifiée par cristallisation. Elle donne deux colorants alimentaires : E100(i) (curcumine) et E100(ii) (curcuma)[60].

L'usage du curcuma comme colorant alimentaire remonte au moins au XVIIIe siècle, où il était utilisé par les droguistes pour falsifier certaines substances (huile de palme, huile d'oeufs, sirop de chicorée)[61].

Conservateur alimentaire[modifier | modifier le code]

Le curcuma a longtemps été utilisé comme conservateur alimentaire par les Indiens. Le pigment jaune du rhizome de curcuma possède notamment les propriétés de réduire le nombre de bactéries et de supprimer l'oxydation des graisses[62].

Usages textiles[modifier | modifier le code]

Etant une plante tinctoriale notoire, le curcuma est utilisé dans l'industrie textile comme teinture jaune orangé. Il teint le coton, la laine et la soie[1], sans mordant, même si son pigment est très sensible à la lumière et se décolore facilement[63]. La teinture de curcuma est traditionnellement utilisée pour le costume safran des sâdhus ou des moines bouddhistes[réf. nécessaire].

En grèce antique, les péplos portés pendant les Panathénées étaient teintes avec du curcuma.

En France, l'usage du curcuma pour les teintures[13] se répand au XVIIIe siècle, principalement pour sa très belle couleur jaune, bien qu'elle ne tienne pas longtemps[12].

En Polynésie Française (archipel des Gambiers), le Curcuma longa servait à la teinture des costumes traditionnels de cérémonies, les tapa[14].

Autres usages[modifier | modifier le code]

En Inde, pendant les fêtes de Divali :

  • Le tilak - marque rouge apposée au front de la personne à bénir - est faite à partir d'un mélange de poudre de curcuma et de chaux.!!!
  • Le curcuma fait partie des offrandes aux divinités.

Le curcuma est utilisé dans les cérémonies de mariage :

  • en Inde[4] ;
  • dans certaines îles du Pacifique[4].

Le curcuma est également utilisé comme peinture corporelle sur les femmes enceintes et sur les enfants :

  • en Polynésie française, il était par exemple appliqué sur le ventre des femmes enceintes à partir de six mois de grossesses[14].
  • dans d'autres pays asiatiques (Birmanie, Cambodge, ancienne Cochinchine), il était utilisé en pâte ou en poudre pendant l'accouchement[4].

Le curcuma fut utilisé dans des rites funéraires :

  • en Inde.
  • en Polynésie française: mélangé à de l'eau, et associé à de la nourriture, il était déposé près des morts. Ce rite était supposé alimenter les morts au cours de leur dernier voyage[14].
  • dans le sud-est asiatique (Cambodge, Birmanie), les corps étaient frottés avec du curcuma[4].

Le jaune végétal curcuma est identifié avec le code NY3 dans le Colour Index.

Au Moyen-Âge, le curcuma était utilisé :

  • comme colorant pour cacheter les lettres à l'aide des sceaux en forme de petits pains à cacheter,
  • comme couleur pour réaliser des enluminures, ou des peintures (comme dans l'art indien Patta Chitra).

Le curcuma est utilisé comme indicateur de pH naturel (couleur jaune en milieu acide, couleur brun-orangé en milieu basique).

En cosmétiques, les shampooings indiens contenaient du curcuma, parmi d'autres épices.

En Europe, le curcuma était utilisé pour la teinture des savons (mélangé à de l'indigo pour obtenir des savons de couleur verte)[64].

Il existe des huiles essentielles de curcuma.

En Inde, alors que les feuilles de palmier de Palmyre servaient de support pour l'écriture, elles étaient enduites de poudre de curcuma pour prévenir les attaques des insectes.

Économie[modifier | modifier le code]

L'Inde est le premier producteur, consommateur et exportateur mondial de curcuma[6]. En effet, c'est un des épices principaux du curry, qui lui-même entre dans la composition de nombreux plats de la cuisine indienne. Le curcuma est également utilisé par considérations religieuses, comme cosmétique ou teinture, et entre dans la composition de nombreux remèdes traditionnels. Les autres producteurs asiatiques sont le Bangladesh, le Pakistan, le Sri Lanka, Taïwan, la Chine, le Myanmar et l'Indonésie[65].

Dans une moindre mesure, le curcuma est également produit dans quelques pays d'Amérique Latine et des Caraïbes : la Jamaïque[66], Haïti, le Costa Rica, le Pérou et le Brésil[65]. Certains pays d'Afrique ont une production et sont exportateurs : l'Ethiopie[67].

Les plus gros importateurs de curcuma indien sont les UAE, les Etats-Unis, le Japon, le Royaume-Uni, l'Iran, Singapour, Sri Lanka et l'Afrique du Sud[1].

L'Inde produit entre 2.5 et 3 millions de tonnes d'épices par an, et le curcuma compte pour environ 57% de la production d'épices. Environ 90% de la production de curcuma indien est destiné à la consommation interne[6].

A la lumière des nombreuses études sur les propriétés médicales du curcuma, la plante bénéficie d'une augmentation de sa demande dans le monde entier dans le cadre des thérapies naturelles. Ainsi, l'International Trade Center a estimé une augmentation de la demande mondiale annuelle en curcuma à 10 %[1], en 2007. Selon l'American Botanical Council, le curcuma est en tête de classement des plantes qui se vendent le mieux aux Etats-Unis dans les compléments alimentaires à base de plantes, avec notamment une augmentation de 26% des ventes en 2013[68].

Cette augmentation de la demande mondiale (et des achats spéculatifs), combinée à des phénomènes météorologiques défavorables sur les récoltes, entraînent une hausse du cours des prix du curcuma, comme ce fut le cas en 2009[69].

Les épices et particulièrement le curcuma sont perçus comme des occasions de développement de l'économie locale. C'est particulièrement le cas d'un pays comme l'Afrique du Sud qui exporte la totalité des épices consommées sur son territoire, alors qu'une partie de la population consomme de grande quantité de curcuma[70].

Patrimoine génétique du Curcuma longa[modifier | modifier le code]

L'Inde, via son Institut agronomique national, souhaite monopoliser la production du curcuma. Par conséquent, l'Institut agronomique national a décrété l'interdiction d'exporter les cultivars de Curcuma longa et protège ainsi leurs patrimoines génétiques[71].

L'affaire du brevet sur le Curcuma[modifier | modifier le code]

Le 28 mars 1995, l'University of Mississippi Medical Center obtient un brevet (174363) sur le curcuma pour le soin des blessures[72]. Ce brevet est contesté en 1997 par l'India's Council of Scientific and Industrial Research au motif que ces propriétés sont connues de temps immémorial en Inde, notamment dans l'Ayurveda. L'Office américain des brevets annule ce brevet en 1997[73]. Cette affaire illustre un des problèmes posé par la brevetabilité du vivant : la biopiraterie.

Le Sudan dans le curcuma[modifier | modifier le code]

L'analyse d'échantillons de curcuma du commerce ayant montré la présence de Sudan I, Sudan IV et de jaune de methyle[74], la Commission Européenne décide d'étendre ses contrôles visant à détecter la présence de colorant Sudan dans les poudres de curcuma en 2005[75]. Ce procédé d'adultération du curcuma est identifié depuis la fin des années 1980 grâce à l'amélioration des techniques d'analyse aux rayons X (colorant Sudan rouge isolé dans un échantillon de curcuma en provenance de Tanzanie en 1987[76]).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v (en) P. N. Ravindran, K. Nirmal Babu, K. Sivaraman, Turmeric: The genus Curcuma, CRC Press,‎ 2007 (lire en ligne), p. In Sounakeeya Atharva Veda Samhita (an ancient treatise on Ayurveda), turmeric powder is proposed for dry massage in Hridroga (cardiac complaints).
  2. a et b (en) « Rhizoma Curcumae Longae », sur http://apps.who.int (consulté le 21/12/2014)
  3. a, b, c et d Pharmacopée caribéenne, Tramil (ISBN 2-852-75026-0), Éditions Emile Désormaux, 1996.
  4. a, b, c, d, e et f David E. Sopher, « Indigenous Uses of Turmeric (Curcuma domestica) in Asia and Oceania », Anthropos, no 59,‎ 1964, p. 93-127 ([www.jstor.org/discover/4045628 lire en ligne])
  5. Kew Garden « World Checklist », consulté le 26 sept 2011
  6. a, b, c et d (en) Dr. Kamala Krishnaswamy, Turmeric - The Salt of the orient is the Spice of Life, Mumbai, Allied Publishers (ISBN 9798184241265, lire en ligne)
  7. http://www.fao.org/fileadmin/templates/inpho/documents/CURCUMA.pdf
  8. (en) « Curcuma Longa (Turmeric, Jiang Huang) », sur Chinese Herbs Healing (consulté le 20/12/2014)
  9. a, b, c, d et e (en) Yigang Feng, Ning Wang, Fan Cheung, Meifen Zhu, Hongyun Li and Yibin Feng, « Molecular and Cellular Mechanism Studies on Anticancer Effects of Chinese Medicine », Biomedical Engineering, Trends, Research and Technologies,‎ 8 janvier 2011, p. 5-7 (lire en ligne)
  10. (fro) Dodoens, Rembert, Histoire des plantes, en laquelle est contenue la description entière des herbes... non seulement de celles qui croissent en ce païs, mais aussi des autres estrangères qui viennent en usage de médecine, par Rembert Dodoens... traduite de bas aleman en françois, par Charles de l'Escluse, Anvers, impr. de J. Loe,‎ 1557, "Nous netrouuons en nul Auteur ancien le tempérament ne les vertus de cefte racine,finon en Diofcoride,lequel dit qu'il eft amer,& a vertu de foudain defnuer de poil le lieu fur lequel il eft in duit,ce qu'on a expérimenté aufsi au Curcuma des Boutiques."
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Andry, Charles-Louis-François, Matière médicale extraite des meilleurs auteurs, et principalement du Traité des médicamens de M. de Tournefort, et des leçons de M. Ferrein. Tome 3 / ; par M***, docteur en médecine, Paris, Debure fils jeune,‎ 1770 (lire en ligne)
  12. a et b Poerner, Carl Wilhelm, Instruction sur l'art de la teinture et particulièrement sur la teinture des laines, par M. Poerner : ouvrage traduit de l'allemand par M. C***., Paris, Cuchet,‎ 1791 (lire en ligne)
  13. a, b, c, d et e Ferme générale, Tarif général des droits dus aux entrées de Paris sur les marchandises et denrées y arrivant par terre : avec une table indicative des objets y sujets, Paris, impr. de Lamesle,‎ 1781 (lire en ligne), "Racine de-Safran, ou Curcuma, ou Terra mérita, Racine couleur de Safran en dedans, qu'on emploie comme assaisonnement dans les Indes, & qui sert en Médecine en Europe"
  14. a, b, c, d et e Catherine Orliac, « Le Dieu Rao de Mangareva et le Curcuma longa », Journal de la Société des Océanistes, no 114-155,‎ 2002, p. 201-207 (lire en ligne)
  15. a, b et c Ménage, Gilles, Dictionnaire etymologique de la langue françoise, Paris, Briasson,‎ 1750 (lire en ligne)
  16. Dictionnaire étymologique des mots de la langue française dérivés de l'arabe, du persan ou du turc, d'Antoine Paulin Pihan, Imprimerie Impériale, 1867 [1], p. 133.
  17. Nicolas Lémery, Dictionaire [sic] ou traité universel des drogues simples, Amsterdam, Aux dépens de la Compagnie,‎ 1716 (lire en ligne), "Terra merita", à cause que la substance de cette racine semble une terre endurcie, & parce qu'elle a de grandes vertus."
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  19. a et b « Littré - définition Terre », sur Littré (consulté le 27/12/2014)
  20. (en) N.C. Shah, « Why the indian medicinal plants could not find their place in the modern medicine ?: An overview. », Chemistry, Biochemistry and Ayurveda of Indian Medicinal Plants,‎ 2013 (lire en ligne)
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  24. « Agent anti-vieillissement pour la peau (Brevet) »,‎ 2006 (consulté le 23/12/2014)
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