Monocotylédone

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Parmi les angiospermes ou plantes à fleurs, les Monocotylédones comprennent des végétaux dont la plantule typique ne présente qu'un seul cotylédon sur l'embryon, qui évolue en donnant une préfeuille ( ou eophylle) .

On relève notamment parmi les monocotylédones

Sommaire

Caractéristiques morphologiques [modifier]

À leur particularité principale s'ajoutent les caractéristiques suivantes :

  • racines : appareil racinaire souvent fasciculé, c'est-à-dire constitué de racines d'égale importance et généralement non ramifiées ;
  • tiges : pas de formation de bois secondaire et absence d'un véritable tronc ; même si certaines monocotylédones (palmiers, bananiers, Pandanus…) ont un port arborescent, on ne rencontre pas dans cette classe de vrais arbres au sens strict ;
  • feuilles : parfois pennées, jamais composées (pas de folioles), présentant le plus souvent (la parisette, la salsepareille, le tamier, la Goodyère rampante font l'exception) des nervures parallèles ; ces feuilles constituent selon certains auteurs des phyllodes.
  • fleurs : fondamentalement trimères : 3 sépales, 3 pétales, 2 × 3 étamines, 3 carpelles ; symétrie dont on retrouve la trace même chez des fleurs évoluées comme celles des orchidacées.
  • pollen : grains de pollen possédant généralement une seule aperture, zone de faiblesse permettant le passage du tube pollinique, caractère plésiomorphique partagé avec les dicotylédones ancestrales.

Les monocotylédones sont essentiellement herbacée, avec moins de 10 % des espèces sont plus ou moins ligneuse à tige - le reflet d'une cambium vasculaire typique de la classe. Monocotylédones ligneuses, contrairement aux dicotylédones ligneuses, ont généralement une tige non ramifiée avec une couronne terminale de grandes feuilles. L'habitat aquatique a été largement utilisée par les différentes lignées de plantes monocotylédones. Éléments de vaisseaux manquent souvent ou parfois limitée à des organes spécifiques. Faisceaux vasculaires de la tige sont généralement dispersés ou supportés en 2 cycles ou plus. Le système racinaire mature est complètement fortuite. Un seul cotylédon est présente ou l'embryon parfois indifférenciée. Les feuilles sont la plupart du temps parallèle ou parallèle dérivé veiné.

Caractéristiques de la reproduction: les pièces florales sont généralement à la charge des séries de 3, rarement 4, et presque jamais 5. Le pollen est uniaperturate ou uniaperturate dérivés.

Classifications [modifier]

Les Monocotylédones sont apparues il y a 130 millions d’années et ont un ancêtre commun avec les eudicotylédones. D’un point de vue évolutif, les travaux récents (2009) [1] [2] (en) en biologie moléculaire appliquée à la cladistique permettent de positionner les monocotylédones entre les angiospermes basales (par exemple les Nymphaeales) et les eudicotylédones.

Classification classique de Cronquist [modifier]

En classification classique de Cronquist (1981), les monocotylédones sont la classe Liliopsida (dans les divisions Magnoliophyta [= angiospermes]. Elles sont divisées en 5 sous-classes :

Classification classique de Thorne [modifier]

En classification classique de Thorne (1992), les monocotylédones sont la sous-classe Liliidae en classe Magnoliopsida [= angiospermes]. Elles sont divisées en 8 superordres.

Classifications APG [modifier]

En classification phylogénétique APG III (2009), les monocotylédones (« monocots » en anglais) forment un clade situé dans le clade angiospermes (« angiosperms » en anglais). Elles sont divisées en 11 ordres (et une famille). Leur composition et leur emplacement sur l'arbre phylogénétique du vivant sont détaillés par le cladogramme suivant[1] :

Remarques :

Références [modifier]

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]

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