Mangareva

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Mangareva
Vue satellite de la NASA
Vue satellite de la NASA
Géographie
Pays Drapeau de France France
Archipel Îles Gambier
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 23° 06′ 34″ S 134° 57′ 57″ W / -23.109444, -134.96583323° 06′ 34″ S 134° 57′ 57″ W / -23.109444, -134.965833  
Superficie 15,4 km2
Point culminant Mont Duff (441 m)
Administration
Drapeau de France France
Collectivité d'outre-mer Polynésie française
Démographie
Population 872 hab. (2002)
Densité 56,62 hab./km2
Autres informations
Fuseau horaire UTC-10

Géolocalisation sur la carte : Polynésie française

(Voir situation sur carte : Polynésie française)
Mangareva
Mangareva
Îles de France

Mangareva est la principale et la plus centrale des îles Gambier. Son chef-lieu ainsi que celui des Gambier est le village de Rikitea. Mangareva signifie en polynésien « montagne flottante[réf. nécessaire] ».

Sommaire

Géographie [modifier]

L'atoll est situé à 1 590 km au sud-ouest de Tahiti. Mangareva mesure 8 km de longueur et 1,5 km de largeur maximales pour une surface totale de terres émergées de 15,4 km2. Les points culminants de l'île sont le mont Duff à 441 m d'altitude et le mont Mokoto à 423 m.

En 2002, la population de Mangareva était de 872 habitants répartis principalement dans sept villages :

  1. Rikitea (hab. 511)
  2. Gatavake
  3. Kirimiro
  4. Taku
  5. Akaputu
  6. Atirikigaro
  7. Atiaoa

Histoire [modifier]

La première mention de l'atoll par un Européen est faite par le navigateur anglais James Wilson le 19 mai 1797 qui y séjourne une semaine[1],[2]. Il est visité durant 15 jours le 29 décembre 1825 par Frederick William Beechey qui le nomme « Pear Island », puis le 4 août 1838 par l'explorateur français Jules Dumont d'Urville qui y fait escale durant 11 jours[1].

Au XIXe siècle, Mangareva devient un territoire français peuplé alors d'environ 1500 habitants autochtones vers 1850, en faisant l'atoll des Tumaotu le plus peuplé[3].

Économie [modifier]

L'économie de l'atoll de Mangareva est fortement liée au tourisme balnéaire, mais aussi culturel avec la cathédrale Saint-Michel construite de coraux et de coquillages ou d'autres ruines laissées par les missionnaires. Par ailleurs, se trouvait sur la pointe nord-est de l'île un bunker, désormais détruit, qui servait dans les années 1960, à l'époque des essais nucléaires dans le Pacifique (lesquels ont pris fin en 1995), à protéger les militaires lors des tirs nucléaire français. Un autre bunker, près de Rikitea, construit initialement pour protéger la population, servait de lieu d'entreposage pour la commune et fut lui aussi détruit en avril 2008. Une génératrice à gaz alimente une partie de l'île en électricité.

Air Tahiti utilise l'aérodrome sur le motu Totegegie pour relier Tahiti.


Notes et références [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a et b Les Atolls des Tuamotu par Jacques Bonvallot, éditions de l'IRD, 1994, (ISBN 9782709911757), pp.275-282.
  2. Tahiti et ses archipels par Pierre-Yves Toullelan, éditions Karthala, 1991, (ISBN 2-86537-291-X), p.61.
  3. Notices sur les colonies françaises, Étienne Avalle, éditions Challamel aîné, Paris, 1866, p.642 Ouvrage disponible sur le site Google Livres