Châteaux de Bruniquel

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Châteaux de Bruniquel
Image illustrative de l'article Châteaux de Bruniquel
Période ou style Moyen Âge
Type Château fort
Début construction VIe siècle
Propriétaire initial Comté de Comminges
Propriétaire actuel Municipalité de Bruniquel
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)[1]
Coordonnées 44° 03′ 21″ N 1° 39′ 58″ E / 44.0559346, 1.6661668 ()44° 03′ 21″ Nord 1° 39′ 58″ Est / 44.0559346, 1.6661668 ()  
Pays Drapeau de la France France
Département Tarn-et-Garonne
Département Midi-Pyrénées
Commune Bruniquel

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Châteaux de Bruniquel

Les châteaux de Bruniquel sont deux châteaux français situés dans la commune de Bruniquel (Tarn-et-Garonne, région Midi-Pyrénées).

Géographie[modifier | modifier le code]

L'ensemble des deux châteaux est situé sur un pic rocheux, à 90 mètres à flanc de falaise sur les bords de l'Aveyron. Il est situé à 10 km de Négrepelisse.

Histoire[modifier | modifier le code]

La légende veut que cela soit la reine mérovingienne Brunehilde qui construisit le premier château (« château vieux » ou « castel Biel »[2]) au VIe siècle[3] sur l'emplacement d'un castrum romain (camp fortifié).

À l'origine, Bruniquel fut un château destiné à veiller sur la route de la vallée reliant le Quercy à l'Albigeois. Un village se forma près de lui et devint une cité prospère dont témoignent les demeures de notables. Bruniquel devient une vicomté vers 1050.

Sur les ruines de ce premier château fut construit l'actuel « château vieux » au XIIIe siècle. Il fut la propriété des comtes de Toulouse. Il est habité par les vicomtes de Bruniquel. Après la construction de ce château, un deuxième fut élevé sur la falaise, par Maffre de Comminges- cousserans, donnant à l'ensemble le nom « Les Châteaux de Bruniquel ». En effet, au milieu du XVe siècle, le vicomte Antoine de Comminges du comté de Comminges, en querelle avec son fils Léonard, vend une partie du domaine à un cousin Maffre De Comminges- Cousserans qui fera construire son propre château de 1485 à 1510 le « château jeune » ou « château Djoubé »[2]. Pendant trois siècles, les deux branches ne vont cesser de se quereller. Les propriétaires du Château vieux étant catholiques et ceux du Château « jeune » protestants. Le « Château vieux » porte encore les stigmates des attaques, notamment dans la salle des chevaliers. Ce n'est qu'à la fin du XVIIIe siècle que le vicomte du « château vieux » (ou « château Biel »), Louis Rigal d'Ouvrier rachète le « château jeune »[2],[4].

Les châteaux de Bruniquel font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1]. À cette même époque, un impôt prélevé sur les ouvertures, incitera le vicomte à murer fenêtres et portes de sa nouvelle acquisition. Seul le château vieux continuera à être habité en permanence jusqu'en 1950, puis comme résidence secondaire jusqu'en 1980 année de la mort de la dernière vicomtesse de Bruniquel, Madame de Bellefont. Durant deux siècles, le Château jeune sera laissé à l'abandon et sera paradoxalement la partie du château la plus abimée lorsque la municipalité s'en portera acquéreur aux enchères pour la somme de 660 000 frcs en 1987. Depuis la municipalité ne cesse de le restaurer.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le « château vieux » a conservé son donjon du XIIe siècle et ses remparts du XIIIe siècle, époque à laquelle il appartenait aux comtes de Toulouse, et son corps de logis du XIIIe siècle. Dans ce périmètre se côtoient deux bâtiments depuis le partage de l'enceinte entre les deux cousins rivaux en 1484. Il possède également une galerie Renaissance à six arcades, surplombant le précipice sur plus de 90 mètres de falaise, et d'autres parties qui ont connu de profonds remaniements, du fait que le château a été brulé durant les guerres de religion, au XVIIIe siècle et plus tard au XIXe siècle.

Le « château jeune » a été construit entre 1484 et 1510 et a subi des remaniements pendant la période baroque avec des aménagements internes, des percements de fenêtres aux XVIIe et XVIIIe siècles et l'ajout d'une porte sculptée en 1683 à l'entrée de son escalier.

Le site archéologique des quatre abris sous roche du château de Bruniquel, l'abri Montastruc, l'abri Gandil, l'abri Lafaye et l'abri Plantade, a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 20 mars 1996[5].

Les châteaux ont été classés monuments historiques par liste en 1840[6]. Ils offrent quelques raretés telles que le donjon du XIIe siècle, une cuisine du XVIIe siècle équipé d'un rare potager (ancêtre du fourneau) à neuf trous, la salle d'apparat réaménagé au XVIIe siècle, une chapelle transformée en cuisine, une galerie surplombant la rivière Aveyron à 90 mètres de hauteur. Une cheminée de ce château a été transférée au XIXe siècle dans la salle à manger du château de Lastour.

Visite[modifier | modifier le code]

Les châteaux sont ouverts à la visite de début mars à mi-novembre ; hors saison, les dimanches et jours fériés. Le « château jeune  » comprend une salle évoquant la Préhistoire avec les « trésors de Bruniquel » trouvés dans plusieurs grottes à proximité du château.

Divers[modifier | modifier le code]

Les châteaux ont servi de décor en 1975 pour le film Le Vieux Fusil de Robert Enrico avec Romy Schneider et Philippe Noiret. Le puits qui se trouve en son centre est une réalisation factice réalisée pour les besoins du film.

Le « château vieux » fut la résidence de Guillaume de Tudèle qui écrivit la terrible histoire des Cathares : la chanson de la croisade Albigeoise.

Les châteaux accueillent également chaque année le Festival des châteaux de Bruniquel[7].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]