Emmanuel Maignan

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Emmanuel Maignan.

Emmanuel Maignan (Emanuel), né à Toulouse le 17 juillet 1601, mort à Toulouse le 29 octobre 1676, est un théologien catholique minime et un physicien français du XVIIe siècle.

Ses écrits eurent un écho particulièrement important en Espagne, où ils furent combattus par le minime Francisco Palanco[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père était doyen de la chancellerie de Toulouse, et le père de sa mère était professeur de médecine à l'université de Toulouse. Il étudie les humanités au collège des Jésuites. À l'âge de dix-huit ans, il rejoint l'ordre des Minimes. Son professeur de philosophie était un disciple de Aristote, mais Maignan ne tarde pas à s'opposer à tout ce qui lui semblait faux dans les enseignements d'Aristote, en particulier concernant la physique. Il préférait Platon à Aristote.

Il parvint à maîtriser l'ensemble des connaissances mathématiques de l'époque, pratiquement sans l'aide de quiconque. Au bout de quelques années sa capacité est reconnue par ses supérieurs et il est chargé de l'instruction des novices. En 1636, il est appelé à Rome par le supérieur général de l'ordre afin qu'il enseigne les mathématiques au couvent de la Trinità dei Monti. Il y vécut pendant quatorze ans, engagés en mathématiques et en expériences de physique, et la publication de son travail sur la gnomonique et la perspective.

En 1650, il rentre à Toulouse et est nommé supérieur provincial. À l'issue de ses trois ans comme supérieur provincial, il put se consacrer entièrement à ses études. Lorsque le roi Louis XIV l'invite à Paris en 1669, après avoir vu ses machines et curiosités à Toulouse, par l'intermédiaire du cardinal Mazarin, il demanda à être autorisé à passer sa vie dans la solitude du couvent.

Il correspondra avec les grands mathématiciens de son temps, parmi lesquels Fermat.

Travaux[modifier | modifier le code]

Il publia plusieurs ouvrages, traitant de mathématiques, de philosophie et de théologie:

  • Perspectiva horaria, sive de horologiographia, tum teorica, tum practica, 4 vols., Rome, 1848
  • Cursus philosophicus 1re éd., 4 vols., Toulouse, 1652; 2de éd. revue et améliorée, Lyon, 1673
  • Sacra philosophia entis supernaturalis, Lyon, 1662, 1er vol., et 1672, 2nd vol.
  • Dissertatio theologica de usu licito pecuniæ, Lyon, 1673

Cette dissertation semblait autoriser l'usure et fut donc censurée par un certain nombre d'évêques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Emmanuel Maignan » (voir la liste des auteurs)
  • Saguens, De Vita, moribus et scriptis R. P. E. Maignani et elogium, Toulouse, 1697
  • Jean-Pierre Niceron, Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres, de la république des lettres, avec un catalogue raisonné de leurs ouvrages,, XXXI, Paris, 1735, p. 346-353.
  • Chanoine Henri Louyat, Emmanuel Maignan, de l'Ordre des Minines, Académie des Sciences, Inscriptions et Belles Lettres de Toulouse, 1977.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Francisco Palanco sur le site Scholasticon
  2. (en) Jonathan Israel, Radical Enlightenment: Philosophy and the Making of Modernity, 1650-1750, 2001, p. 331.

Liens externes[modifier | modifier le code]