Roquefort-sur-Soulzon

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Roquefort-sur-Soulzon
Roquefort-sur-Soulzon
Roquefort-sur-Soulzon
Blason de Roquefort-sur-Soulzon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Saint-Affrique
Maire
Mandat
Bernard Sirgue
2014-2020
Code postal 12250
Code commune 12203
Démographie
Gentilé Roquefortais(e)
Population
municipale
643 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 39″ N 2° 59′ 23″ E / 43.9775, 2.9897222243° 58′ 39″ Nord 2° 59′ 23″ Est / 43.9775, 2.98972222  
Altitude Min. 424 m – Max. 828 m
Superficie 17,03 km2
Localisation

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Roquefort-sur-Soulzon est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées. Elle fait partie de l'ancienne province du Rouergue, dont la langue véhiculaire était, avant le français, une forme d'occitan, le rouergat.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Rome-de-Tarn Saint-Rome-de-Cernon La Bastide-Pradines Rose des vents
Saint-Affrique N Tournemire
O    Roquefort-sur-Soulzon    E
S
Saint-Jean-d'Alcapiès Saint-Jean-et-Saint-Paul

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune matérialise une fraction sud du Massif central. Il s'étend sur une partie des contreforts du Larzac. Le bourg chef-lieu de la commune surplombe l'étroite vallée parcourue par le Soulzon et est adossé au flanc du Combalou. Des grottes naturelles ont été créées par l'effondrement du plateau calcaire du Combalou, en bordure des Grands Causses. Sur deux kilomètres seulement, une gigantesque fissure a donné naissance à des grottes et à des failles appelées « fleurines » qui, aujourd'hui encore, assurent une ventilation parfaite aux caves aménagées par l'homme dans la roche, les caves de Roquefort où est affiné le fromage qui en a pris le nom, le roquefort.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Lauras, Tendigues, Moussac, Pradeilles, Salès, Montégut, Le Bousquet Haut, Caumillas, St Privat, Les Espires

Lauras est un village de 500 habitants en expansion démographique, situé à 3 km de Roquefort-sur-Soulzon. Ses terres sont riches en fossiles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Roquefort-sur-Soulzon

Les armes de la commune de Roquefort-sur-Soulzon se blasonnent ainsi :
D'argent, à la tour de sable, ouverte et ajourée du champ, adextrée en chef d'une croix fleurdelisée au pied fiché aussi de sable.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Il s'agit un site fréquenté depuis des millénaires comme en attestent les riches vestiges de son musée préhistorique. Dès le chasséen, 4 000 av. J.-C., le site est occupé sans solution de continuité jusqu'à nos jours. Il est qualifié en 1948 par Louis Balsan, de « Capitale de la préhistoire des Grands Causses ».

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, Charles VII fait du village de Roquefort le seul à pouvoir affiner le roquefort.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1666, un arrêt du Parlement de Toulouse autorise des poursuites contre tout fabricant de fromage utilisant l'appellation d'origine roquefort de manière frauduleuse.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1925 une loi fixe définitivement le statut de l’appellation d’origine roquefort.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

liste des maires de Roquefort-sur-Soulzon
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2014 Bernard Sirgue UMP Médecin généraliste

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 643 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
247 362 1 114 1 239 1 315 1 272 1 388 609 591
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
704 595 605 990 771 807 1 296 971 855
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
937 1 218 1 366 1 407 1 453 1 495 1 484 1 357 1 289
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 488 1 349 949 880 789 679 690 691 643
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le fromage
Article détaillé : Roquefort.

La commune est principalement connue grâce au fromage du même nom, le roquefort. Roquefort est une commune à l'activité agro-industrielle où près de mille personnes travaillent à l'affinage de ce fromage. L'économie de la commune est aussi caractérisée par une agriculture traditionnelle extensive basée sur l'élevage pour la production laitière de brebis destinée à l'élaboration des fromages roquefort, pérail et pour la production de veaux et agneaux destinés à l'engraissement.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Caves de Roquefort.
  • Failles, monolithes verticaux dites quilles des Baragnaudes.
  • Table d'orientation du rocher Saint-Pierre (690 m) : vue sur le Larzac et le Lévézou.
  • Chaos rocheux du Sotch de Bayol.
  • Un menhir sur la commune, haut de 3,10 m, proche du village, au bord du Soulzon.
  • Le sentier des échelles
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Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Pierre du XIe siècle (ruines).
  • Église paroissiale du XIXe siècle, remaniée au XXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice Astruc, maître affineur de fromage roquefort, connu pour ses apparitions publicitaires.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jean-Luc Malet), Sent-Africa : La Bastida, Caumèls-e-Lo Vialar, Ròcafòrt, Sant-Faliç, Sent-Esèri, Sent-Jan, D'Aucàpias, Sent-Roma de Sarnon, Tornamira, Vabre, Verzòls-e-La Pèira / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Sent-Africa, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 2002, ill., couv. ill. ; 28 cm, 429 p. (ISBN 2-907279-54-8, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF38977452)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011