Île d'Orléans

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Île d'Orléans
La campagne pastorale typique de l'Île d'Orléans
La campagne pastorale typique de l'Île d'Orléans
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Localisation Fleuve Saint-Laurent
Coordonnées 46° 55′ 06″ N 70° 58′ 35″ O / 46.918333, -70.97638946° 55′ 06″ N 70° 58′ 35″ O / 46.918333, -70.976389  
Géologie Île fluviale
Administration
Province Québec
Région administrative Capitale-Nationale
Municipalité régionale de comté L'Île-d'Orléans
Autres informations

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Île d'Orléans
Île d'Orléans

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Île d'Orléans
Île d'Orléans
Île du Canada

L'île d'Orléans est une île située à côté de Québec[1] sur le fleuve Saint-Laurent.

Description[modifier | modifier le code]

Vue satellite de l'île d'Orléans
La doyenne des deux églises de Saint-Pierre (1717)

Longue de 32 km et large de 8 km, elle compte environ 6 900 habitants, répartis dans 6 villages. L'été, avec la venue des vacanciers ainsi que des travailleurs saisonniers, la population double. L'île reste toutefois un lieu fortement agricole avec de nombreuses cultures ( pommes de terres, fraises, pommes, légumes, vignes, petits fruits, produits de l'érable[2]...) et une partie forestière au milieu.

Le pont de l'île d'Orléans, qui la relie à Québec, fut inauguré le 6 juillet 1935[3].

On y découvre des maisons en pierre héritées du Régime français au XVIIIe siècle et l'église Saint-Pierre, la plus ancienne du pays (1717), très prisée par le cinéma[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

La municipalité régionale de comté de L'Île-d'Orléans englobe l'île et les six municipalités qui la composent sont :

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de la côte de Beaupré et de l'île d'Orléans dressée par Jean Bourdon en 1641.

C'est Jacques Cartier qui, en 1535, à la vue de cette île verdoyante, la surnomme « île de Bacchus », en raison des vignes sauvages qui y poussent. Mais bien avant l'arrivée des Européens, les Amérindiens désignaient l'île par le mot algonquin « Ouindigo » qui signifie « coin ensorcelé ». Au fil des ans, l'île cumula une série de noms différents. Son nom définitif, soit Île d'Orléans, on le doit (encore) à Jacques Cartier qui, le 6 mai 1536, la rebaptisa ainsi en l'honneur du duc d'Orléans, fils du roi de France, François Ier.

Au début de la colonisation, les colons appelés à peupler l'île sont pour la plupart originaires de la Normandie et du Poitou.

L'Île d'Orléans est l'un des plus anciens lieux de peuplement de la Nouvelle-France. En effet, Sainte-Famille a été fondée en 1661[5]. On trouve d'ailleurs sur l'île de nombreuses fermes ainsi qu'une importante concentration de maisons de pierres datant du régime français. Plus de 600 bâtiments sont reconnus par le gouvernement du Québec, comme ayant une grande valeur patrimoniale, dont la plus ancienne église rurale de la Nouvelle-France (Saint-Pierre).

Le recensement de 1685 dénombra Modèle:Nité et 917 têtes de bétail.

En 1759, l'île, après avoir été complètement évacuée de ses habitants avant l'arrivée de la flotte de la Royal Navy, sera occupée par les Anglais, mais il ne persiste aujourd'hui que peu de traces de leur passage. L'île est quand même ravagée par les troupes britanniques. Lors de la mise à sac de l'île par les troupes de James Wolfe, à l'été 1759, seulement trois habitations sur un total de 350 furent épargnées. Les habitations épargnées furent le manoir Mauvide-Genest et la maison Drouin, qui existent toujours, et une autre, celle ayant servi de quartier général à l'armée de Wolfe.

Manoir Mauvide-Genest
Sainte-Famille - Maison Drouin

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de l'île d'Orléans est principalement basée sur l'agriculture ( pommes de terres, fraises, pommes, légumes, vignes, petits fruits, produits de l'érable…), une viticulture notable — quelques petits domaines produisent des vins locaux blancs et rouges, la production de cidre et l'élevage. Le tourisme est aussi une activité de l'île notamment en raison des résidences secondaires des habitants de la ville de Québec, qui possèdent de très jolies maisons sur le pourtour de celle-ci.

Personnalités et lieux[modifier | modifier le code]

L'île dans l'art et la culture[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Référence des coordonnées de l'Île d'Orléans sur le site Commission de toponymie Québec
  2. cld.iledorleans.com 2014
  3. Pont de l'île Orléans sur le site Structurae.
  4. GEO N°404 d'octobre 2012 p. 106
  5. Sainte-Famillesur le site Commission de toponymie Québec

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Linda Arsenault et Sonia Landry (dir.), Les producteurs toqués de l'île d'Orléans. Farmers in Chef Hats, Éditions L. A. Communication, Québec, 2007 (ISBN 9782980972102)
  • Louis-Édouard Bois, L'île d'Orléans: notes sur son étendue, ses premiers établissements, sa population, les mœurs de ses habitants, ses productions, A. Coté & Cie., 1895, 148 p.
  • Hélène Bourque, Donald Dion et Brigitte Ostiguy, L’île d’Orléans, un enchantement, Éditions du Chien Rouge, Québec, 1999, 48 p. (ISBN 9782922627008)
  • André Gaulin, et Norbert Latulippe, L’île d’Orléans, microcosme du Québec, Association québécoise des professeurs de français, Québec, 1984, 137 p.
  • Collectif, « Dossier île d’Orléans : Le goût de l’île », Continuité, n° 73, été 1997, p. 17-51.
  • Martin Fournier, Jean Mauvide : de chirurgien à seigneur de l’île d’Orléans au XVIIIe siècle, Éditions du Septentrion, Québec, 2004, 187 p. (ISBN 9782894483800)
  • David Karel, « Le chantre de l’île d’Orléans » dans Horatio Walker, Musée du Québec/Fides, Québec/Montréal, 1986, p. 5-117.
  • Félix Leclerc, Le Fou de l’île, Bibliothèque québécoise, Québec, 1988 (1re éd. Denoël, 1958), 182 p. (ISBN 2894060149)
  • Jean Poirier, La Toponymie historique et actuelle de l'Île d'Orléans, Fondation Minigo, 1985, 137 p. (d'après une thèse de 1961)
  • Pierre Georges Roy, L'Île D'Orléans, L. A. Proulx, 1928, 505 p.
  • Louis-Philippe Turcotte, Histoire de l'île d'Orléans, Atelier typographique du Canadien, 1867, 164 p. [lire en ligne]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • L'île d'Orléans, reliquaire d'histoire, film muet réalisé par Albert Tessier, 1939, 12' 35
  • Les oiseaux blancs de l'île d'Orléans, documentaire de Diane Létourneau, Office national du film du Canada, 1977, 29' 44
  • Le fromage à l'île d'Orléans, documentaire de Léo Plamondon, Office national du film du Canada, Société Radio-Canada, 1978, 26' 47

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]