Flouve odorante

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Anthoxanthum odoratum

La Flouve odorante[1] (Anthoxanthum odoratum) également appelée « Chiendent odorant » est une plante vivace de la famille des Poacées (graminées).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Son nom scientifique provient du grec anthos (« fleur ») et xanthos (« jaune »), par allusion à ses fleurs jaunes après la floraison. Les termes « odoratum » et « odorant » font référence à son odeur de coumarine après dessiccation.

Description générale[modifier | modifier le code]

Caractères biologiques[modifier | modifier le code]

Plante vivace cespiteuse de 15 à 60 cm. Floraison : mars à juillet

Identification rapide[modifier | modifier le code]

  • Plante cespiteuse et odorante lorsqu'elle est sèche
  • Épi dense et allongé
  • Feuille caulinaire courte ciliée au sommet de la gaine
  • Ligule est oblongue et assez souvent déchirée
  • Fleur verdâtre et jaune en fin de floraison

Identification poussée[modifier | modifier le code]

  • Plante glabre ou velue, légèrement odorante et cespiteuse
  • Tige simple, dressée ou genouillée à la base
  • Feuilles larges de 3 à 5 mm, ciliée au sommet de la gaine ; dernière feuille caulinaire très courte
  • Ligule oblongue, assez souvent déchirée
  • Panicule contracté en épis dense, allongé et cylindrique, à surface régulière ; fleurs verdâtres et jaunes en fin de floraison
  • Glumes glabres ou velues ; glumelles des fleurs stériles très velues ; l'inférieure munie sur le dos d'une arête droite et courte, la supérieure portant une arête genouillée

Photographies[modifier | modifier le code]

Aire de répartition[modifier | modifier le code]

Distribution française[modifier | modifier le code]

La Flouve odorante est commune dans presque toute la France, Corse comprise. Sa distribution s'élève à jusqu'à 3 000 m d'altitude, de l'étage collinéen à l'étage alpin et de l'étage méso-méditerranéen à l'étage supra-méditerranéen.

Écologie[modifier | modifier le code]

La Flouve odorante est une espèce héliophile ou de demi-ombre. Elle affectionne les sols plus ou moins pauvres en bases dont le pH est légèrement à franchement acide. Elle apprécie les sols assez secs à frais.

Biotope[modifier | modifier le code]

Anthoxanthum odoratum se plait au sein des prairies sèches, fauchées et pâturées, les landes à Callune, les chemins, les lisères forestières et les forêts ouvertes acidiphiles : Chênaies (Chêne pédonculé et Chêne sessile), Pineraies et Pessières à myrtille.

Usages et propriétés[modifier | modifier le code]

Plante fourragère (Précocité intéressante et odeur agréable communiquée au foin). Cette graminée est l'herbe au Bison de la Vodka. L'aspérule odorante, plus connue en gastronomie, dégage le même parfum.

La flouve odorante, séchée au préalable, peut être utilisée pour parfumer des sauces, comme le propose le chef Carlo Crisci (Restaurant Le Cerf, Cossonay, Suisse, deux étoiles au Guide Michelin en 2012) dans son livre. Carlo Crisci ajoute 50 grammes de flouve séchée à une ballotine de rognons de veau, emballée dans une feuille d'aluminium, puis passée au four.

Propriétés médicinales[modifier | modifier le code]

Toute la plante contient de la coumarine à la dessiccation qui lui donne son odeur de vanille, d'où son utilisation pour aromatiser les tisanes. Moisi, elle contient du dicoumarol, une antivitamine K pouvant provoquer de graves hémorragies.

La plante entière serait sédative et anti-inflammatoire. Elle rentrerait dans les soins liés aux insuffisances veineuses, aux œdèmes circulatoires et à la circulation capillaire.

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Luc Brouillet et al., « Anthoxanthum odoratum Linnaeus », sur VASCAN, la Base de données des plantes vasculaires du Canada,‎ 2010+ (consulté le 25 juin 2011)