Bernache du Canada

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Branta canadensis

Description de cette image, également commentée ci-après

Bernache du Canada

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Anseriformes
Famille Anatidae
Genre Branta

Nom binominal

Branta canadensis
(Linnaeus, 1758)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe  I  de la CITES Annexe I , Rév. du 01/07/75

Statut CITES

Sur l'annexe  I  de la CITES Annexe I , Rév. du 17-02-2005
Ne concerne que la sous-espèce
Branta canadensis leucopareia
Brandt, 1836

La Bernache du Canada (Branta canadensis) est une espèce de grands oiseaux de la famille des anatidés. Elle est la plus grande des bernaches, ou oies noires.

Au Canada, elle est habituellement appelée outarde (terme réservé en Europe aux Otididae) ou oie sauvage.

Morphologie[modifier | modifier le code]

Le cou, le bec et la tête sont entièrement noirs hormis les joues et la gorge qui sont blanches. La queue est noire, le croupion et le bas-ventre blancs, le reste du corps brun-gris avec des liserés plus clairs.

Comportement[modifier | modifier le code]

Relations sociales[modifier | modifier le code]

Dickcissel d'Amérique mâle perché sur un poteau métallique, chantant cou tendu et bec ouvert.

Chants et appels

Fichiers multimédia sur Commons :
Chant de la bernache du Canada :

Écouter la Bernache du Canada
sur xeno-canto

Plusieurs animaux font des œufs et des jeunes bernaches leurs proies. Dans le Grand Nord, le principal prédateur est le renard arctique. Il peut voler tous les œufs de plusieurs nids et les cacher pour les manger lorsqu’il a peu de nourriture. Les mouettes et goélands, les labbes, les renards roux, les corbeaux et parfois les ours sont aussi des prédateurs.

La Bernache du Canada produit des sons en ê-haouc[1].

Régime alimentaire[modifier | modifier le code]

Le régime alimentaire de la bernache du Canada est végétarien : plantes aquatiques, céréales, graminées.

Comportement reproducteur[modifier | modifier le code]

La bernache du Canada se trouve un compagnon ou une compagne (pour s’accoupler) au cours de la deuxième année de sa vie.

Elles construisent souvent leur nid sur le sol, près de l'eau, de préférence sur un îlot. Il est fait d'une couche plus ou moins épaisse de branchettes ou d'autres matières végétales trouvées dans les environs et il est aussi tapissé de duvet. La couvée compte habituellement de cinq à sept œufs, les oiseaux plus âgés ont une couvée plus importante que ceux qui pondent pour la première fois. La femelle couve ses œufs de 25 à 28 jours, tandis que son compagnon assure la garde à proximité. Parfois, le mâle se tient à plusieurs centaines de mètres du nid, mais il est toujours vigilant et retourne au nid dès que celui-ci est menacé ou si la femelle doit s’en éloigner. Pendant la période de couvaison, la femelle ne quitte le nid chaque jour que pendant de brefs moments, pour aller se nourrir, boire et se laver. Peu de temps après l’éclosion des œufs, les familles quittent leur nid et parcourent parfois plusieurs kilomètres en quelques jours en marchant pour atteindre leur site d’élevage des couvées. Dès qu’ils quittent le nid, les oisons se nourrissent de graminées et de carex dans les prés et le long des rivages. Six à neuf semaines après l’éclosion, selon la race, les oiseaux seront prêts à s’envoler en famille. À ce moment-là, il n'y aura environ que la moitié des oisons qui auront survécu. Un couple de bernaches restera ensemble pour la vie. Cependant, contrairement à la croyance populaire, si un des partenaires est tué, il est possible que l’autre se trouve un nouveau compagnon. En automne, les oiseaux juvéniles volent avec leurs parents et ne s'en séparent qu'à leur retour dans la zone de nidification, le printemps suivant.

Répartition[modifier | modifier le code]

Carte de répartition de l'espèce

Légende des zones colorées :

  • jaune foncé : lieux de reproduction estivaux des populations indigènes
  • jaune clair : lieux de reproduction estivaux des populations introduites
  • vert foncé : populations indigènes tout au long de l'année.
  • vert clair : populations introduites tout au long de l'année.
  • Bleu foncé : populations indigènes en hiver
  • Bleu clair : populations introduites en hiver
  • rose: espace de reproduction de Branta hutchinsii

La Bernache du Canada se reproduit sur tout le territoire de l’Amérique du Nord, sauf dans l’Extrême Arctique et dans les régions de l’extrême sud des États-Unis et du Mexique.

Elle a été introduite en Europe : Grande-Bretagne, France, etc.

Habitat[modifier | modifier le code]

...en vol

Elles nichent dans presque tous les types de terres humides, c’est-à-dire de petits étangs mais aussi de grands lacs et rivières. Elle passe autant de temps, sinon plus, sur la terre que dans l’eau.

Comportement[modifier | modifier le code]

Lors de sa migration, cette bernache adopte une formation de vol en "V" ; ainsi, celles placées en avant offrent une protection aux suivantes qui dépensent moins d'efforts parce qu'elles profitent des turbulences produites par les ailes de celles en tête. Lorsque les premières sont fatiguées, elles cèdent leur place pour aller se reposer en arrière de la formation[2].

Population[modifier | modifier le code]

La population mondiale est estimée entre 5 500 000 et 5 900 000 individus[3].

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Depuis 2004, les sous-espèces de petite taille qui vivent dans l'arctique sont considérées comme une espèce à part, la bernache de Hutchins. D'après Alan P. Peterson, cette espèce est constituée des sept sous-espèces suivantes :

  • Bernache du Canada
    • Branta canadensis canadensis (Atlantic Canada Goose) ;
    • Branta canadensis interior (Interior Canada Goose) ;
    • Branta canadensis maxima (Giant Canada Goose) ;
    • Branta canadensis moffitti (Moffitt's Canada Goose) ;
    • Branta canadensis fulva (Vancouver Canada Goose) ;
    • Branta canadensis occidentalis (Dusky Canada Goose) ;
    • Branta canadensis parvipes (Lesser Canada Goose).
  • Bernache de Hutchins
    • Branta hutchinsii hutchinsii ;
    • Branta hutchinsii leucopareia ;
    • Branta hutchinsii minima ;
    • Branta hutchinsii taverneri ;
    • Branta hutchinsii asiatica †.

Des travaux plus récents augmentent encore ce nombre d'espèces (et plus encore celui des sous-espèces) : 6[4] et même 15[5].

La Bernache du Canada et l'homme[modifier | modifier le code]

En France, la bernache du Canada colonise les espaces verts en milieu urbain

Le 15 janvier 2009, un vol de bernaches du Canada aurait heurté le vol 1549 US Airways, le contraignant à amerrir sur l'Hudson[6]. Ces oiseaux ont un poids situé entre 2,6 et 4,8 kilogrammes. Or les réacteurs de cet avion avaient été construits de manière à pouvoir résister à un choc direct avec un oiseau d'un poids maximal de 1,8 kilogramme.

En France, elle est classée nuisible selon l'arrêté du 8 juillet 2013 (JO du 14 juillet) pour une période allant jusqu'au 30 juin 2014[7].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Jiří Félix, Oiseaux des Pays d'Europe, Paris, Gründ, coll. « La Nature à livre ouvert »,‎ 1986, 22 cm × 30 cm, 320 p. (ISBN 2-700-01504-5), p. 87
  2. Site d'information sur les outardes
  3. (en) Canada Goose (Branta canadensis), sur BirdLife International
  4. Hanson H.C. (2006) The White-cheeked Geese. Taxonomy, Ecophysiographic Relationships, Biogeography, and Evolutionary Considerations Volume 1. Avvar Books, Blythe, 420 p.
  5. Anderson B.W. (2010) Evolution and Taxonomy of White-cheeked Geese. Avvar Books, Blythe, 495 p.
  6. 4e mise à jour du rapport du NTSB, parue le 12 février 2009 : Communiqué de presse du NTSB du 12 février 2009
  7. La France agricole du 09 août 2013.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anderson B.W. (2010) Evolution and Taxonomy of White-cheeked Geese. Avvar Books, Blythe, 495 p.
  • Hanson H.C. (2006) The White-cheeked Geese. Taxonomy, Ecophysiographic Relationships, Biogeography, and Evolutionary Considerations Volume 1. Avvar Books, Blythe, 420 p.
  • Hanson H.C. (2006) The White-cheeked Geese. Taxonomy, Ecophysiographic Relationships, Biogeography, and Evolutionary Considerations Volume 2. Avvar Books, Blythe, 692 p.