Lotte (poisson)

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La lotte [lɔt ] (Lota lota)[1],[2], quelquefois orthographiée Lote ou Lote de rivière en France ou Loche au Québec [3], est un poisson de rivières et de lacs. Il dispose de nombreux noms vernaculaires parmi lesquels loche, barbot, mostelle, mustèle dont certains sont aussi ambigus.

On la trouve dans les eaux fraîches et claires des lacs (Léman, Annecy, Bourget, Saint-Jean) et des rivières, parfois dans des eaux saumâtres.

Son cycle hivernal de reproduction conduit des populations de l'espèce vers des habitats riverains. Sa couleur varie du jaune au brun. Elle mesure en moyenne 55 cm pour un poids moyen de 950 g.

La lotte ne doit pas être confondue avec la lotte de mer, qui est le nom commercial de la queue de la baudroie. La véritable lotte fait partie de la famille des gadidés (merlu, etc.)[4].

C'est une espèce peu connue du grand-public, qui a disparu d'une partie importante de son aire potentielle de répartition et qui a fait l'objet de tentatives de réintroductions[5].

Description[modifier | modifier le code]

Elle a un corps allongé et rond qui peut atteindre 150 cm, une tête plate, pour un poids qui peut atteindre 4 kg. Elle a une peau grise marbrée de jaune, couverte de minuscules écailles et enduite d'une matière gluante qui rend la lotte aussi difficile à saisir qu'une anguille.

Habitat[modifier | modifier le code]

La lotte préfère les eaux fraîches de larges rivières ou de lacs. Elle fréquente les fonds sableux ou vaseux principalement, les graviers et les rochers.

Mode de vie[modifier | modifier le code]

C'est un poisson de fond, benthique, et surtout nocturne.

Alimentation[modifier | modifier le code]

La lotte se nourrit principalement de vers, de larves d'insectes, d'alevins et d'œufs de poissons, de crustacés. C'est un poisson fouilleur à la mandibule inférieure munie d'un barbillon (filament tactile). C'est aussi un prédateur qui attaque d'autres poissons de fond.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Sa capacité de survie est grande et la production d'œufs énorme, certaines femelles pondent plus d'un million d'œufs. Les alevins constituent une partie très importante de la consommation alimentaire de la truite.

État de conservation[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960-1970, la lotte était considérée, à tort, comme une espèce « nuisible envahissante » et des pêches électriques de destruction étaient organisées par le Conseil supérieur de la pêche :

  • Conseil Supérieur de la Pêche compte-rendu de la pêche électrique du 26 avril 1972 dans la rivière Othain, entre Spincourt et Nouillonpont (sauvetage du poisson resté dans les méandres, après curage et redressement du cours d'eau) Lien vers pêche électrique dans l'Othain
  • Conseil Supérieur de la Pêche : pêche électrique de destruction d'espèces nuisibles et envahissantes, les 12-13 septembre 1967 dans la Wiseppe[6]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La lotte est un mets particulièrement recherché pour son goût très fin.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Lota lota est la seule espèce du genre Lota. Celui-ci a été créé par Georges Cuvier sous la forme Lotte, mais c'est Lorenz Oken qui l'a latinisé et qui peut être considéré comme son créateur. Par contre, le nom d'espèce lota avait déjà été créé par Linné en 1758 mais classé dans un autre genre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) reintroduction of the burbot, Lotalota. FisheriesManagement and Ecology, 17(6), 465–472

Références[modifier | modifier le code]

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « lotte » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. Par Pêches et océans Canada
  3. Etiquetage des produits de la mer et d'eau douce DGCCRF
  4. GRAPPE J-P & ITHQ (1997): Poissons, mollusques et crustacés. Ed. de l'Homme (ISBN 2-7619-1392-2)
  5. Worthington, T., Tisdale, J., Kemp, P., Williams, I., & Osborne, P. E. (2010). Public and stakeholder attitudes to the reintroduction of the burbot, Lota lota. Fisheries Management and Ecology, 17(6), 465-472 (http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1365-2400.2010.00745.x/full résumé])
  6. Lien vers pêche dans la Wiseppe