Bécasseau sanderling

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sanderling.

Bécasseau sanderling

Description de cette image, également commentée ci-après

Calidris alba

Classification (COI)
Règne Animalia
Classe Aves
Ordre Charadriiformes
Famille Scolopacidae
Genre Calidris

Nom binominal

Calidris alba
(Pallas, 1764)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Bécasseau sanderling (Calidris alba) est une espèce de limicoles appartenant à la famille des Scolopacidae et à la sous-famille des Calidridinae.

Comportement[modifier | modifier le code]

Il passe l'été et niche dans les régions autour du cercle polaire arctique et migre sur de longues distances migrants hivernant jusqu'en Amérique du Sud, Europe du Sud, en Afrique et en Australie. Très grégaire en hiver, il forme parfois de grands groupes dans les vasières côtières ou sur les plages de sable fin.

Une étude sur ses réponses écophysiologiques à l'environnement d'hivernage faite sous 4 types de sites situés à des latitudes différentes (New Jersey et Texas aux USA), Punta Chame au Panama, et Puerto Viejo au Pérou) a montré que ses dépenses énergétiques quotidienne (DEE pour « Daily energy expenditure ») dont été fortement influencée par la température de l'eau et de l'air (« environnement thermique »), avec 4,2 fois le taux métabolique de base au New Jersey, 2,8 au Texas, 2,1 au Panama, et de 2,7 dans Pérou (soit respectivement 200, 135, 100, et 129 kJ/j pour un nombre d'individus étudiés qui était de n = 10, 5, 10, et 16 respectivement[1].
Comme attendu, le budget-temps consacré au repos et à l'alimentation variait en conséquence, avec jusqu'à 90 % du temps passé à l'alimentation et au repos (L'alimentation occupait 55 % de son temps dans le New Jersey, 90 % au Texas, 40 % au Panama, et 45 % au Pérou, ce qui suggère que le sanderling trouve le plus difficilement sa nourriture au Texas par rapport aux 3 autres sites étudiés[1]. Sa masse corporelle totale et son taux de graisse corporelle augmentent linéairement alors que la température extérieure diminue, mais, en raison d'une augmentation synchrone de ses dépenses énergétiques, le temps de survie en cas de privation de nourriture n'augmente que très légèrement[1]. Les sanderling vivent dans des conditions individuellement différentes selon le gradiant géographique où ils passent leur temps de non-reproduction avec une DEE et des réserves alimentaires principalement déterminée par la température de l'environnement, et des s budgets-temps adaptés à leurs besoins[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le Bécasseau sanderling mesure 20 à 21 cm.

En plumage nuptial, il présente un plumage plutôt roussâtre tandis qu'il est gris pâle en plumage internuptial. Son bec court assez épais est droit et noir, ses pattes sont également courtes et noires.

Répartition[modifier | modifier le code]

Aire de répartition de l'espèce


Protection[modifier | modifier le code]

Le Bécasseau sanderling bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire[2]. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l'enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l'utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l'acheter.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

D'après Alan P. Peterson, cette espèce est constituée des deux sous-espèces suivantes :

  • Calidris alba alba (Pallas) 1764 ;
  • Calidris alba rubida (Gmelin) 1789.

Galerie[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (fr)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Castro, Gonzalo, J. P. Myers, and R. E. Ricklefs. 1992. Ecology and Energetics of Sandlerlings Migrating to Four Latitudes. Ecology 73:833–844. http://dx.doi.org/10.2307/1940161 (Résumé)
  • (en) Tomohiro Kuwae, Peter G. Beninger, Priscilla Decottignies, Kimberley J. Mathot, Dieta R. Lund, Robert W. Elner. (2008) Biofilm grazing in a higher vertebrate : the westerne sandpiper, Calidris Mauri ; Ecology 89:3, 599-606 ; En ligne 2008-03-01 (résumé)

Références[modifier | modifier le code]

  • Taylor D. (2006), Guide des limicoles d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Nord, Delachaux & Niestlé, Paris, 224 p.

Références taxonomiques =[modifier | modifier le code]

Notes et autres références =[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Castro, Gonzalo, J. P. Myers, and R. E. Ricklefs. 1992. Ecology and Energetics of Sandlerlings Migrating to Four Latitudes. Ecology 73:833–844. http://dx.doi.org/10.2307/1940161 (Résumé)
  2. Le statut juridique des oiseaux sauvages en France, Ligue pour la protection des oiseaux