Dynastie Tây Sơn

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Tây Sơn est le nom donné à trois frères, Huệ, Lữ et Nhạc, du clan des Hồ, qui participent à la guerre civile vietnamienne à la fin du XVIIIe siècle.

Originaires de Tây Sơn (d'où leur nom), un village situé près de Qui Nhơn, ils se révoltent en 1771 contre les seigneurs du Sud, les Nguyễn. Aidés par les Trịnh, seigneurs du Nord et rivaux de ces derniers, ils prennent d'abord la ville de Qui Nhơn, qui devient leur capitale, puis de Gia Ðình (actuelle Saïgon) et enfin de la capitale, Huế. Les membres de la famille Nguyễn sont tous tués, à l'exception du jeune prince Ánh, âgé de 16 ans, neveu du dernier seigneur Nguyễn, qui se réfugie dans le delta du Mékong, puis obtient l'appui des Français par l'intérmédiaire du prélat Pierre Pigneau de Béhaine.

Sous le nom de Quang Trung, Huệ — qui comme ses frères a changé son nom de famille, Hồ, pour celui de Nguyễn — se proclame empereur en 1788, mettant fin de fait au règne théorique de la dynastie Lê, ainsi qu'à la domination des Trịnh dans le nord. En 1789, ils repoussent les Chinois, appelés à l'aide par les Lê, à la bataille de Đống Đa. En 1792, Quang Trung meurt sans héritier, déclenchant ainsi une guerre de factions au sein des partisans des Tây Sơn. Le désordre permet au prince Ánh de reconquérir le sud, tenu par Lữ, le dernier et le moins compétent des trois frères.

Leur dynastie prend fin en 1802, quand Nguyễn Phúc Ánh se proclame empereur sous le nom de Gia Long.

L’apport de l’empereur Quang Trung à l’histoire du Vietnam est important. Il a réunifié le pays, résisté à l’invasion chinoise du Vietnam, et imposé le vietnamien comme langue nationale.

Bien qu’issus de la paysannerie, les Tay son sont les héritiers directs du clan des Ho, représenté quelques siècles auparavant par le roi Ho Qui Ly. L’esprit social de leur combat a été repris au XXe siècle par leur descendant Ho Huu Tuong.

Liste des rois puis empereurs[modifier | modifier le code]