Verneuil-sur-Seine

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Verneuil-sur-Seine
La mairie rénovée de Verneuil-sur-Seine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Intercommunalité CU Grand Paris Seine et Oise
Maire
Mandat
Fabien Aufrechter
2020-2026
Code postal 78480
Code commune 78642
Démographie
Population
municipale
15 577 hab. (2017 en augmentation de 1,88 % par rapport à 2012)
Densité 1 652 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 50″ nord, 1° 58′ 29″ est
Altitude Min. 17 m
Max. 69 m
Superficie 9,43 km2
Élections
Départementales Canton de Verneuil-sur-Seine
(bureau centralisateur)
Législatives 7e circonscription des Yvelines
Localisation
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Verneuil-sur-Seine
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Verneuil-sur-Seine
Liens
Site web http://www.ville-verneuil-sur-seine.fr/

Verneuil-sur-Seine est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France, située à 15 km environ au nord-ouest de Saint-Germain-en-Laye.

Ses habitants sont appelés Vernoliens.

Ville périurbaine de la capitale située dans ce qu’il est convenu d’appeler la « grande couronne », Verneuil-sur-Seine bénéficie d’accroches ferrées et routières vers Paris tout à fait exceptionnelles. Ville de la vallée de la Seine, située entre Les Mureaux et Vernouillet.

Elle bénéficie également du « réseau » Saint-Germain-en-LayePoissyOrgeval, lieu d’attraction régional fort où le commerce, les activités et les échanges sont particulièrement vifs. Elle est enfin proche du pôle de Cergy-Pontoise et s’ouvre alors les portes du Val-d'Oise, département au caractère différent et complémentaire.

La ville de Verneuil-sur-Seine profite enfin d’une situation géographique privilégiée entre les bords de la Seine, les étangs de Verneuil, le massif forestier des bois de Verneuil et les terres agricoles du plateau des Groux.

La commune est située sur l’une des boucles ouest de la rive gauche de la Seine, à 40 km de Paris.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Verneuil-sur-Seine dans les Yvelines
Locator Dot.png

La commune de Verneuil-sur-Seine se trouve dans le nord des Yvelines en bord de Seine, dans la convexité d'un méandre, sur la rive gauche du fleuve. Le territoire se trouve dans la plaine alluviale de la Seine, entre 60 et 20 mètres d'altitude, en légère pente du sud vers le nord en direction de la Seine. Un vallon en son centre, orienté sud-nord, a été creusé par le ru de Bazincourt (qui disparaît au nord dans la zone urbanisée).

La commune est limitrophe des Mureaux à l'ouest, de Chapet au sud-ouest, de Vernouillet au sud-est. Au nord-est, elle est séparée par la Seine de Vaux-sur-Seine et Triel-sur-Seine.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols se caractérise par une forte urbanisation, concentrée dans le centre-sud du territoire. L'espace construit représente 33 % du territoire, soit 314 hectares (en 1999)[1]. L'espace rural, 55 % du territoire se partage, en parties sensiblement égales entre cultures, forêt (surtout dans l'ouest de la commune, avec la forêt régionale de Verneuil-sur-Seine (certifiée par le Forest Stewardship Council pour sa gestion durable en 2014[2]) au sud de la RD 154 et le bois de la Demi-Lune au nord) et les plans d'eau le long de la Seine de la Base de plein air et de loisirs de Val-de-Seine (étangs du Rouillard, de la Grosse-Pierre et du Gallardon). Il s'agit de plans d'eau artificiels résultant de l'exploitation passée de sablières et gravières.

L'habitat s'est étendu le long de la RD 154 en continuité avec la ville voisine de Vernouillet, formant une agglomération continue. Il est constitué principalement d'habitations individuelles récentes (39,5 % de l'espace urbain, soit 170 hectares) et d'un grand nombre de logements en immeubles collectifs occupant 5 % de cet espace soit 20 hectares. Les zones d'activités, environ 14 hectares, se situent principalement au nord des voies ferrées.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Les jardins d'Aguilar

La nature et les paysages sont plus que jamais des motifs d'expression de citoyenneté pour ceux qui, de plus en plus nombreux, s'engagent en faveur de la préservation de l'environnement. Elle renvoie en particulier à la question de la responsabilité collective de conservation et de bonne gestion des espaces naturels qui ont été légués aux générations présentes et dont les générations futures seront bientôt titulaires.

Jardins Familiaux
  • Le chemin des Aulnes
  • Les jardins d'Aguilar (anciennement nommé "parc du Talweg")
  • Le parc des jardins familiaux
  • Le bois de Verneuil

Transports et déplacements[modifier | modifier le code]

Voies de communications[modifier | modifier le code]

Les communications routières sont assurées principalement par la route départementale 154 qui relie Orgeval aux Mureaux, traversant la commune dans le sens sud-est - nord-ouest.

Dans l'ouest de la commune se trouve une partie des pistes de l'aérodrome des Mureaux.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Chemin de fer

La ville de Verneuil sur Seine dispose de deux gares de type transilien exploitées par la SNCF :

Ces deux gares sont desservies par la ligne J du réseau Paris-Saint-Lazare. Cette ligne effectue les trajets Paris-Saint-Lazare <> Mantes-la-Jolie par Poissy ou Houilles-Carrières.

La gare des Clairières de Verneuil est moins desservie que la première puisque seuls les trains à destination et au départ des Mureaux s'y arrêtent en heures de pointe. En heures creuses, les trains de la ligne J sont omnibus et desservent donc toutes les gares de la ligne.

La commune est traversée du sud-est au nord-ouest par la ligne Paris-Rouen-Le Havre. D'importants faisceaux de voies situés au nord des voies principales, entre celles-ci et les étangs, témoignent d'une ancienne activité de triage. Ils sont aujourd'hui utilisés comme voies de garage temporaires. Des voies d'embranchement desservent des installations industrielles au nord de la ligne.

Elle fait partie du projet de prolongement du RER E. À terme, le RER E remplacera la ligne J en gare de Vernouillet-Verneuil et celle des Clairières de Verneuil.

Transports routiers urbains et interurbains

La ville de Verneuil est desservie par de nombreuses lignes de bus. De plus, la ville a acquis depuis les années 1990 une gare routière en face de la gare SNCF, ce qui facilite les échanges entre les différentes connexions de bus. Elle obtient aussi une ligne de bus qui relie La Défense par l'autoroute A 14.

Les transports en commun urbains sont assurés principalement par les Autocars Tourneux (groupe Transdev), qui exploite 18 lignes. Ces lignes desservent les divers quartiers de la commune ainsi que les liaisons aux pôles de Cergy-Préfecture, Saint-Germain-en-Laye, La Défense.

Les bus urbains sont :

  • La 30 Vernouillet-Verneuil Gare SNCF TransilienLigne J du Transilien <> Verneuil Jean Zay.
  • La 31 Vernouillet-Verneuil Gare SNCF TransilienLigne J du Transilien <> Les Hauts de Verneuil.
  • La 32 Vernouillet-Verneuil Gare SNCF TransilienLigne J du Transilien <> Marsinval <> Brézolles.
  • La 33 Vernouillet-Verneuil Gare SNCF TransilienLigne J du Transilien <> Bures Épinettes.
  • La 35 Les Cairières de Verneuil Gare SNCF TransilienLigne J du Transilien <> Les Clairières de Verneuil.
  • La 37 Vernouillet-Verneuil Gare SNCF TransilienLigne J du Transilien <> Vernouillet Rond Point.
  • La 39 Vernouillet-Verneuil Gare SNCF TransilienLigne J du Transilien <> Chapet Centre.

Les cars interurbains sont :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de cette localité est attesté sous les formes De Vernoilo en 1150[3], Vernagilum, Vernugilum, Vernalium[4], Verneuil en 1793[5].

Bois de Verneuil-sur-Seine

Verneuil se compose de deux éléments gaulois (celtique) : du terme *uerno (marécage, aulne), resté dans les termes dialectaux verne et vergne (sortes d'aulnes)[6]. Le second élément est un appellatif toponymique également d'origine celtique *ialon, latinisé en -ialum, et qui signifie initialement « espace découvert par un défrichement », « essart », puis par extension « village » [7].

L'origine gauloise ne permet pas de déterminer avec précision le moment auquel il a été appliqué à la localité qu'il désigne. On peut tout juste fixer celle-ci entre deux extrêmes : le temps où les Gaulois s'implantent en Gaule et celui où leur langue cède peu à peu la place au latin parlé. Il conduit donc à affirmer que le village existait avant la romanisation puisque son nom n'emprunte rien à la racine latine alnus, aulne, ou alnetum, aulnaie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Rapide fresque historique[modifier | modifier le code]

La découverte de sarcophages laisse présumer que le territoire de Verneuil-sur-Seine était habité à l’époque mérovingienne et plusieurs chartes attestent que l’existence du village remonte à une époque reculée du Moyen Âge. L'histoire de la ville fut intimement liée à celle de Vernouillet : les deux paroisses eurent les mêmes seigneurs et pendant un temps elles ne constituèrent, avec Chapet, qu’une seule seigneurie érigée en marquisat par Louis XV, sous le nom de « marquisat de Romé de Vernouillet ».

Au XIIe siècle, la terre de Verneuil figurait sur la liste des possessions de la maison de Montmorency. Elle passa ensuite dans la famille de Narbonne, puis au XVe siècle, à Mary Bureau qui vendit les fiefs, les terres et les seigneuries de Verneuil et de Vernouillet avec leurs appartenances et leurs dépendances, à Estienne Alleaume, écuyer et seigneur de la Motte, le , pour la somme de 5 200 livres. Le nouveau seigneur des lieux mourut en 1555 en son château.

Le comte Hervé de Tocqueville, aimant la richesse, les honneurs et le pouvoir, vécut à Verneuil en grand seigneur, entouré d’une famille nombreuse et recevant une foule d’invités, parmi lesquels Chateaubriand. En 1804, le comte de Toqueville accepta de l’Empereur, qu’il n’hésita pas à surnommer au lendemain de sa chute l’usurpateur, les fonctions de maire de Verneuil qu’il exerça jusqu’en 1814, signant de vigoureux arrêtés municipaux qu’on taxerait aujourd’hui d’arbitraires.

Au début du XXe siècle, le partage des terres effectué à la mort de la princesse de Ligne apporta une profonde modification à la commune, transformant les champs labourables et une partie des bois, en terrains à bâtir, à seulement 35 kilomètres de Paris et desservis chaque jour par 32 trains.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église date des XIIe siècle et XIIIe siècle fut plusieurs fois reconstruite. Le sous-sol de l’église conserve une histoire bien plus ancienne que ne laissent penser ses murs ; la fondation de l’édifice remonte en réalité au premier Moyen Âge, à l’époque carolingienne (IXe-Xe siècles). En effet, un bâtiment rectangulaire, doté d’une abside à angles arrondis et d’un chevet plat, a pu être identifié sous le chœur de l’église actuelle [8].

L'église Saint-Martin mêle l'art roman du XIIe siècle (arcs-doubleaux en plein cintre, chapiteaux à crochets et à large tailloir, fenêtres géminées à la base du clocher) à l'art gothique du XIIe siècle (voûtes d'ogives de la nef et des bas-côtés).

Aucun acte n'indique la date précise de la fondation de l'église Saint-Martin de Verneuil, mais à partir de 1790, la paroisse est rattachée au diocèse de Versailles (Seine-et-Oise) et refuse de se fondre avec la paroisse de Vernouillet. En 1794, l'église devient temple de la déesse Raison. Le , la cloche de l'église prend pour marraine la comtesse de Tocqueville et pour parrain, Hervé de Tocqueville, le maire.

En 1930, l'église est classée monument historique. Construite à une époque de transition, l'église porte les caractéristiques de 2 périodes distinctes : romane et gothique.

Retirées pour restauration en 1982 et 1984, 3 des 5 statues ont retrouvé leur place. Citons la représentation de saint Martin, patron de l'église : la charité de saint Martin, statue polychrome du XVIe siècle, comme le prouve l’écusson peint entre les pattes du cheval qui est celui des Aleaume. Cette statue a été classée monument historique en 1960 pour sa valeur artistique. L'église de Verneuil a bénéficié de grands travaux de restauration intérieure et extérieure en 2013, travaux qui ont été précédés par un diagnostic archéologique mené par le Service archéologique départemental des Yvelines. Le diagnostic a mis en lumière une existence bien plus ancienne de l'église, qui remonterait au bas-Empire (Antiquité tardive).

Un guide édité en 2014 retrace les grandes étapes de la construction de l'église Saint-Martin, à la lumière des découvertes réalisées par les archéologues.

Le château[modifier | modifier le code]

Beau château du XIIe siècle bâti par les Montmorency, et modifié depuis. Le château conserve, d'avant le XVIe siècle, ses caves, son colombier et ses communs voûtés. En 1773, la gentilhommière de style renaissance fut baillée de façades à la mode du temps (fausses fenêtres, frontons, guirlandes). Plusieurs de ses châtelains ont mérité de figurer dans l'histoire : Louis Aleaume (avocat qui versifiait en latin et fréquentait les poètes de la Pléiade), Jean-Jacques Olier (qui créa les premiers séminaires et fonda les Sulpiciens), Mme de Senozan (sœur de Malesherbes), M. de Tocqueville, père d'Alexis (qui recevait Chateaubriand), Mme de Mortefontaine (que la Convention adopta pour fille), enfin, Mélanie, Princesse de Ligne, qui lotit son vaste domaine en 1925 et donna ainsi le coup d'envoi au développement accéléré de Verneuil. Le château est inhabité depuis 15 ans lorsqu'il voit arriver, fin août-début , ses nouvelles propriétaires. Ce sont des religieuses de la congrégation Notre Dame, congrégation née en 1597 de l’intuition d’Alix Le Clerc et de Pierre Fourier. Les sœurs fonderont l'école Notre Dame des Oiseaux.

Au XVIIIe siècle, le château subit de profondes modifications. Les murs des deux façades furent exhaussés d’un étage, faisant disparaître les mansardes et masquant le toit autrefois très apparent. La salle où, avant la Révolution, se rendait la justice, fut transformée en un petit théâtre parfaitement aménagé qui subsista jusqu’en 1848.

L’exécution de la comtesse de Senozan, propriétaire des terres et de la seigneurie depuis 1780 et sœur de Malesherbes, le , donna lieu à la confiscation de ses biens qui restèrent sous séquestre jusqu’en 1802, puis échurent, en 1807, à Louise Magdeleine Le Peletier-Rosanbo, épouse du comte Hervé de Tocqueville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[9], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département des Yvelines et à son arrondissement de Saint-Germain-en-Laye après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie de 1801 à 1964 du canton de Poissy de Seine-et-Oise, année où la commune rejoint le canton de Conflans-Sainte-Honorine. Lors de la mise en place des Yvelines, la commune est intégrée au canton de Triel-sur-Seine[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur du nouveau canton de Verneuil-sur-Seine

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la septième circonscription des Yvelines.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La ville était membre de la communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2005.

Dans le cadre des prescriptions de la loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (loi MAPAM) impose la création de territoires en grande couronne d'au moins 200 000 habitants[10]. D'après une déclaration de Philippe Tautou rapportée dans Le Parisien[10] afin de pouvoir dialoguer avec la Métropole du Grand Paris créée par cette même loi, la communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine fusionne avec ses voisines pour former, le , la Communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise dont est désormais membre la ville.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au second tour des élections municipales de 2020, le maire sortant Philippe Tautou — élu depuis 2001 —, voit la liste qu'il soutenait menée par Patrice Jégouic (DVD) être battue dans le cadre d'une quadrangulaire par celle menée par Fabien Aufrechter (LREM), par 35,50 % des suffrages exprimés contre 36,30 %, soit 32 voix d'écart.

Il s'agissait d'une quadrangulaire ou les listes menées par Fabienne Huard (SE) et Fabien Lemoine (PS) ont obtenu respectivement avec 20,33 % et 7,84 % des voix[11]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Jean-Baptiste La Ferté   agent municipal
1792 1795 Jérôme Martin    
1795 1797 Jean-Baptiste La Ferté    
1797 1797 Pierre Adrien Varillon   agent municipal
1797 1799 François Dufour   agent municipal
1799 1804 Louis Yves Jourdain   agent municipal
1804 1814 Hervé Clérel, comte de Tocqueville    
1814 1830 Hervouët de la Chardonnière    
1830 1834 François Dufour    
1834 1843 Jean-Baptiste Jacques Perrel    
1843 1845 Comte Ernest de Talleyrand-Périgord    
1845 1867 Jean-Baptiste Jacques Perrel    
1867 1878 François-Jean Condrot    
1878 1881 François-Eugène Denyze   (intérim)
1881 1892 Achille Boyriven    
1892 1893 Émile Bouland    
1893 1896 Achille Boyriven    
1896 1902 Alphonse Laprêté    
1902 1904 Louis-Alexandre Jourdain    
1904 1906 Alphonse Bergaud    
1906 1910 Émile Perrel    
1910 1911 Henri Robinet    
1911 1912 Émile Perrel    
1912 1912 Auguste Pérelle   (intérim)
1912 1915 René Larüe    
1915 1919 Auguste Pérelle   (intérim)
1919 1925 Auguste, dit Ferdinand Perrot    
1925 1927 François Gamard    
1927 1935 Alfred Auger    
1935 1936 Auguste Lebrun    
1936 1944 Alfred Auger    
1944 1967 François Pons SFIO  
1967 1971 Alexandre Pauwels UNR  
1971 1977 Léon Robert UDR Conseiller général de Triel-sur-Seine (1967 → 1976)
1977 mars 1983 Jean-Pierre Cœuillet PS  
mars 1983 mars 1989 Jean-Dominique Poisson RPR  
mars 1989 mars 2001[12],[13] Jacques Massacré RPR Danseur, chorégraphe, maître de ballet et homme politique
Conseiller général de Triel-sur-Seine (1982 → 2001)
mars 2001 juillet 2020[14] Philippe Tautou UMPLR Ancien cadre dans l'immobilier
Conseiller général de Triel-sur-Seine (2008 → 2015)
Président de la CA2RS ( 2012[15] → 2015)
Président de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (2016 → 2020)
Président du pôle métropolitain Grand Paris Seine Aval (2015 → 2015)
juillet 2020[16] En cours
(au 5 juillet 2020)
Fabien Aufrechter LREM Cadre, enseignant dans le supérieur

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

En 2005, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »[17], renouvelé en 2006[18].

En 2015, elle reçoit a reçu le prix de l’Excellence des Jardinier[réf. nécessaire].

En 2017, elle obtient le Trophée yvelinois de « l’eau dans les espaces verts »; pour les aménagements réalisés au Parc des Jardins familiaux. Sans compter le prix spécial du jury du « fleurissement durable », pour l’ensemble des actions contribuant à la constitution d’une trame verte qui organise l’espace bâti et les circulations, accompagne l’aménagement du territoire[réf. nécessaire].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[19],[Note 1].

En 2017, la commune comptait 15 577 habitants[Note 2], en augmentation de 1,88 % par rapport à 2012 (Yvelines : +1,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
617611650583577545528571583
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
596631626600612619658684661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6466957147768901 3411 5631 6202 118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4 5737 4059 98811 30312 49914 53815 40815 46615 475
2017 - - - - - - - -
15 577--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,8 %, 15 à 29 ans = 18,2 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 13,2 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 17,7 %).
Pyramide des âges à Verneuil-sur-Seine en 2007 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
3,5 
75 à 89 ans
5,7 
9,5 
60 à 74 ans
11,2 
21,2 
45 à 59 ans
20,4 
23,6 
30 à 44 ans
23,3 
18,2 
15 à 29 ans
18,0 
23,8 
0 à 14 ans
20,5 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[22]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville compte de nombreux équiments scolaires[réf. nécessaire] :

Maternelles
Primaires
Collèges
Lycée

Equipements culturels[modifier | modifier le code]

Espace Maurice-Béjart
Médiathèque municipale
  • L'espace Maurice-Béjart : À l'aube de l'an 2000,la ville se lance dans le grand projet d'offrir aux Vernnoliens un nouveau lieu de culture. L'espace Maurice-Béjart est devenu un des premiers partenaires culturels des Yvelines. Le centre culturel accueille régulièrement les établissements scolaires pour leurs spectacles de fin d'année, les associations pour leurs manifestations de fin d'année et la production de spectacles à but caritatif. L'espace Maurice-Béjart participe à différentes opérations hors saison culturelle comme le Téléthon, les fêtes de Verneuil. Il participe également au devoir de mémoire par la tenue de congrès d'anciens combattants et l'organisation de débats/conférences.
  • L'école municipale de musique et de danse : Fondée en 1975 et rénovée en 2017, cette structure est spécialisée dans l’enseignement de 2 activités artistiques : la musique et la danse.
    École Municipale de Musique et de Danse
  • La médiathèque : Lors de la démolition de la vieille maison qui occupait l'angle de la rue des Prés, la ville se porte acquéreur de l'ancienne grange de la ferme du château de Verneuil qui fût jusqu'en 2011, un lieu de stockage pour les services techniques de la ville.En , ce bâtiment vieux de plus de 4 siècles est rénové pour devenir la nouvelle médiathèque. Cet équipement a été conçu dans l’optique de créer un véritable lieu de vie pour ses usagers, idéalement situé sur le chemin de la gare, près du centre-ville, entre votre domicile et votre lieu de travail. De ce fait, tout a été pensé pour que le public se sente bien et reste plusieurs heures afin de consulter les revues, écouter de la musique, visionner un film ou naviguer sur internet.

Économie[modifier | modifier le code]

Le lac de la base de loisirs.
  • Commune résidentielle.
  • Nombreux lotissements, le premier fut implanté en 1929.
  • Base de loisirs du Val-de-Seine, fondée dans des sablières abandonnées en bordure de la Seine.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Anne Nicole de Lamoignon (1718-1794), Comtesse de Sénozan. Elle achète la seigneurie de Verneuil en 1780. Le jardinier du château cultive les orangers pour lesquels Madame de Sénozan a fait construire l’orangerie.
  • François-René de Chateaubriand (1768-1848), écrivain romantique et homme politique français, vécut quelques années à Verneuil et écrivit plusieurs chapitres de ses Mémoires d'outre-tombe dans le parc du château, aujourd'hui établissement d'enseignement privé Notre-Dame "Les Oiseaux".
  • Suzanne Le Peletier de Saint-Fargeau (1782-1829), Comtesse de Mortefontaine. Suzanne est la fille de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau. Lorsque son père est assassiné en 1793 pour avoir voté la mort de Louis XVI, la Convention, au nom du peuple français, adopte Suzanne pour fille. On l’appellera "Mademoiselle Nation". Le , l’acte de vente du château de Verneuil est signé entre les Tocqueville et la Comtesse de Mortefontaine.
  • Alexis de Tocqueville (1805-1859), penseur politique, historien et écrivain français, vécut une partie de son enfance au château de Verneuil-sur-Seine. Son père, Hervé Clérel de Tocqueville, préfet et pair de France, fut maire de la commune de 1804 à 1814[23].
  • Émile Zola (1840-1902), écrivain naturaliste. Lorsqu'il résidait dans la commune voisine de Médan, dans les années 1890, Zola venait régulièrement à bicyclette à Verneuil rendre visite à sa maîtresse, Jeanne Rozerot et à ses deux enfants, Denise et Jacques[24].
  • Clément Passal (1892-1929), aventurier célèbre des années 1920 connu sous le nom de "marquis de Champaubert", y est mort et enterré.
  • Jean d'Esparbès ( Verneuil-sur-Seine- Montmartre), peintre, fils de l'écrivain Georges d'Esparbès.
  • Marcel Gotlib (1934-2016), dessinateur et scénariste de bande dessinée français, a vécu trois ans au château des Groux de Verneuil-sur-Seine, transformé en orphelinat après la Seconde Guerre mondiale.
  • Les membres du groupe pop-rock français Kyo se sont rencontrés et ont fondé leur groupe au cours de leur scolarité au collège Notre-Dame Les Oiseaux.
  • Paul Vogler (1853-1904), peintre impressionniste, décédé à Verneuil.
  • Dwight D. Eisenhower (1890-1969), une des figures principales de la libération de la France durant la 2de Guerre mondiale. Le Manoir du Champclos, à Verneuil, est occupé par les Allemands, jusqu’à l’arrivée des Américains, en août 1944. Le général Eisenhower, alors général 5 étoiles de l'armée américaine et commandant en chef des forces alliées en Europe et ses officiers y dînent et s’y reposent quelques heures.
  • Sami Outalbali est un acteur français, il joue le rôle de Rahim dans Sex Education, il est né à Poissy et a vécu à Verneuil-sur-Seine durant son enfance,

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Verneuil-sur-Seine

Les armes de Verneuil-sur-Seine se blasonnent ainsi :
d'or au chevron de gueules accompagné de trois grappes de raisin d'azur tigées au naturel

Ces armes reprennent celles de la famille Olier, seigneurs locaux au XVIIe siècle[25], époque où la vigne était abondamment cultivée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Verneuil-sur-Seine », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le 10 juillet 2020).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mode d'occupation des sols, 1999, Iaurif
  2. Gestion forestière ; L’Île-de-France relance FSC, Environnement magazine ; 30 juin 2014
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, p. 181.
  4. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, (lire en ligne).
  5. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise : Description linguistique, commentaire d'inscriptions choisies, Paris, Éditions Errance, coll. « Hespérides », (ISBN 2-87772-089-6).
  7. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Éditions Errance, coll. « Hespérides », (ISBN 2-87772-237-6), p. 185.
  8. Service Archéologique Départemental des Yvelines
  9. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  10. a et b Le Parisien, « C'est parti pour une agglo de 400 000 habitants », (consulté le 24 mai 2015)
  11. Kévin Lelong, « Fabien Aufrechter grille Patrice Jégouic sur la ligne : La quadrangulaire s’est vite transformée en un duel au coude à coude entre l’adjoint sortant Patrice Jégouic (DVD) et Fabien Aufrechter (LREM), finalement élu avec 32 voix d’avance », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne, consulté le 10 juillet 2020).
  12. Olivier Bossut, « Un centriste contre le maire RPR », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne, consulté le 10 juillet 2020) « Hubert François-Dainville, conseiller municipal UDF qui siège dans l'opposition de droite au maire de Verneuil-sur-Seine, remet le couvert. Comme en 1995, il présentera sa propre liste, contre un maire sortant pourtant nanti d'une triple investiture RPR-UDF-DL ».
  13. Carole Lardot, « La division fatale à Jacques Massacré », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne, consulté le 10 juillet 2020) « C'est au prix d'une alliance opportune que les deux dissidents divers droite, Philippe Tautou et Hubert-François Dainville, ont pu renverser le géant aux pieds d'argile ».
  14. Yves Fossey, « Yvelines : après 30 ans de vie politique, Philippe Tautou tire sa révérence : Président de la vaste agglomération de la vallée de la Seine, l’ancien maire (LR) de Verneuil-sur-Seine quitte la politique à l’occasion de l’installation de son successeur ce vendred », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne, consulté le 10 juillet 2020) « Car pour Philippe Tautou, cela signifie quitter définitivement la politique. Consensuel, habile mais aussi homme de terrain, cet ancien cadre dans l'immobilier, élu pour la première fois en 1989, est passé durant toutes ces années de la fonction de simple conseiller municipal à celle de maire, puis président de la plus importante agglomération des Yvelines, en passant par celle de conseiller départemental (de 2008 à 2015) ».
  15. « Philippe Tautou succède à Pierre Cardo à l'agglomération des Deux Rives de Seine », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  16. Florian Dacheux, « Yvelines. Fabien Aufrechter devient officiellement maire de Verneuil-sur-Seine : Fabien Aufrechter et ses neufs adjoints sont officiellement élus à Verneuil-sur-Seine (Yvelines). Retour sur un conseil municipal d’installation sous tension », 78 Actu,‎ (lire en ligne, consulté le 9 juillet 2020) « Fabien Aufrechter a été élu avec 23 voix contre 9 votes blancs ».
  17. Palmarès 2005 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  18. Palmarès 2006 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  21. « Évolution et structure de la population à Verneuil-sur-Seine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 avril 2011)
  22. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 25 avril 2011)
  23. L'enfance d'Alexis de Tocqueville sur le site Tocqueville.culture.fr
  24. Biographie d'Émile Zola
  25. Le Patrimoine des communes des Yvelines, Paris, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1155 p. (ISBN 2-84234-070-1)