Feucherolles

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Feucherolles
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Feucherolles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Verneuil-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes Gally-Mauldre
Maire
Mandat
Patrick Loisel
2014-2020
Code postal 78810
Code commune 78233
Démographie
Gentilé Feucherollais
Population
municipale
2 815 hab. (2014)
Densité 219 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 25″ nord, 1° 58′ 26″ est
Altitude 150 m
Min. 85 m
Max. 185 m
Superficie 12,85 km2
Localisation

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Liens
Site web feucherolles.fr

Feucherolles est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Feucherollais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Feucherolles se trouve dans le nord-est des Yvelines, à 12 kilomètres au sud-ouest de Saint-Germain-en-Laye, chef-lieu d'arrondissement et à 17 kilomètres au nord-ouest de Versailles, la préfecture du département. Elle appartient à la région naturelle de la plaine de Versailles.

Communes limitrophes de Feucherolles
Orgeval
Poissy
Aigremont
Chambourcy
Crespières Feucherolles
Davron Chavenay Saint-Nom-la-Bretèche
Position de Feucherolles dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Le territoire communal, relativement vaste, 1285 hectares, s'étend sur environ 5 km du nord au sud et 5 km d'est en ouest. Il comprend trois parties, au nord un plateau à environ 175 mètres d'altitude qui appartient à une ligne de hauteurs orientée est-ouest entre la forêt de Marly et celle des Alluets, au sud, une zone de plaine en pente douce vers le sud, s'étageant entre 140 et 130 mètres d'altitude, qui appartient au versant nord de la vallée du ru de Gally, entre les deux une zone de transition assez pentue, dans laquelle se trouve le site historique du village.

Le territoire communal est principalement rural, à 80 %. L'espace rural, qui couvre environ 100 hectares, se partage sensiblement à égalité entre terres cultivées (grande culture céréalières, vergers) et forêts. Notamment la partie nord-est de la commune se trouve dans l'extrémité ouest de la grande forêt de Marly. Des bois se trouvent aussi à l'ouest du village. À ces espaces s'ajoutent 126 hectares d'espaces verts, dont le golf de Feucherolles, à l'est du village.

L'espace urbanisé représente 130 hectares (données 1999), constitué essentiellement d'habitat individuel[1].

L'habitat est groupé dans le village, qui s'est étalé au nord et au sud de son noyau historique le long de l'ancien tracé de la RD 130. Au nord, les lotissements récents rejoignent le hameau ancien de Sainte-Gemme et l'orée de la forêt de Marly, au sud, ils sont limités par la route RD 307.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Sur le plan hydrographique, la source du ru de Buzot, affluent de la Seine, se situe au nord et s'écoule vers le nord-est en direction de Chambourcy en suivant la lisière de la forêt de Marly. Vers le sud, la limite communale arrive à une centaine de mètres du ru de Gally, dans lequel débouche le fonds des Noisseaux, vallon sans cours d'eau permanent.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est traversée dans sa partie sud par la route départementale 307, orientée est-ouest, qui mène vers Versailles et les autoroutes A13 et A12 à l'est et vers la vallée de la Mauldre à l'ouest. Elle est également traversée par la route départementale 30, orientée nord-sud, qui conduit vers Poissy et les autoroutes A13 et A14 au nord et vers Plaisir au sud. Cette route a été déviée et contourne le village par l'ouest, avec un croisement dénivelé avec la RD 307. L'autoroute de Normandie traverse la pointe est du territoire communal, dans la forêt.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les gares les plus proches sont :

- à 4,8 km, la Saint-Nom-la-Bretèche qui dessert notamment les gares de La Défense et Saint-Lazare

- à 5 km, la gare de Plaisir - Grignon, desservant notamment la gare de Versailles-Chantiers et la gare de Paris-Montparnasse.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 17S, 41, 170, 171, 172, 511 et 512 de l'établissement Transdev d'Ecquevilly et par les lignes 4, 27 et 44 de la société de transport CSO.

À pied[modifier | modifier le code]

Le territoire de Feucherolles est traversé par le GR1 (chemin de grande randonnée), entre Orgeval au nord et Davron au sud-ouest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Felcherolis villa en 949[2]. Foucherolles vers 1272[3], au XIIIe siècle[4].

Il s'agit du type toponymique gallo-roman FILICAROLA, composé du gallo-roman FILICARIA « fougère » (mot formé sur le latin classique filix, filicis « fougère » cf. italien felche, espagnol helecho, et le suffixe -aria), suivi du suffixe diminutif -OLA[5],[2].

Remarque : la forme la plus commune est Fougerolles, dont le [u] est peut-être caractéristique d'une variante de l'ouest à l'origine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs traces d'occupations très anciennes : pointes de flèches et monnaie[6]. Puis l'influence gallo-romaine (vastes "villae") et le christianisme (martyre de sainte Gemme) ont laissé leurs marques.

Au Moyen Âge, l'invasion anglaise a provoqué la construction de places fortes ou le renforcement de demeures existantes : château de Sainte-Gemme (Yvelines) et château de Retz, aujourd'hui disparus.

Vient ensuite la monarchie absolue, l'impact du château de Versailles et de son Grand Parc. Après la Révolution, en 1818, la commune de Lanluets-Sainte-Gemme est fusionnée avec Feucherolles[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Feucherolles
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Martine Bourgeois    
2008 en cours Patrick Loisel    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Feucherolles est jumelée à la ville allemande de Rösrath.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 815 habitants, en diminution de -5,15 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
219 278 254 507 607 617 651 624 657
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
564 609 625 635 682 711 692 754 771
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
675 752 721 714 747 790 749 768 844
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 288 1 047 2 052 2 178 2 699 2 806 2 996 2 847 2 815
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,3 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 25 %, plus de 60 ans = 16,6 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 23,9 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 21,4 %, 45 à 59 ans = 23,8 %, plus de 60 ans = 17,8 %).
Pyramide des âges à Feucherolles en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,5 
3,9 
75 à 89 ans
4,4 
12,6 
60 à 74 ans
12,9 
25,0 
45 à 59 ans
23,8 
18,6 
30 à 44 ans
21,4 
14,5 
15 à 29 ans
13,0 
25,3 
0 à 14 ans
23,9 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

Proche des grands centres d'affaires de la Défense accessible très rapidement par l'autoroute A14 à Orgeval, de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines par la route départementale 30 et de Paris, Feucherolles est d'abord une ville résidentielle. On y trouve également quelques artisans indépendants et quelques entreprises du secteur tertiaire, dont Mood Media, spécialisée dans la diffusion de programmes musicaux par satellite, pour diverses chaînes de magasins, en cours de délocalisation en 2012[14].

Plus traditionnellement, Feucherolles dispose de terres agricoles importantes, cultivées par des maraîchers et des pépiniéristes.

Enfin, Feucherolles possède un golf 18 trous et un centre équestre.

Feucherolles abrite également le siège de la ligue départementale de tennis des Yvelines, affiliée à la FFT.

Par ailleurs, la commune de Feucherolles accueille sur son territoire une installation militaire comportant des antennes de communication et des bureaux. Cette base du ministère de la Défense serait utilisée par la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure, les services secrets français)[réf. nécessaire]. À quelques kilomètres de Feucherolles, sur la même route, une autre base de l'armée y figure et dépend de la commune des Alluets-le-Roi. Cette seconde base, plus importante et plus vaste, serait également exploitée par la DGSE. Les missions de ces installations militaires seraient d'intercepter les communications téléphoniques, internet, pour lutter notamment contre le terrorisme ou bien encore pour sécuriser des communications officielles[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Geneviève
L'église Sainte-Geneviève.

L'église Sainte-Geneviève date des XIe et XIIe siècles. Surmontée d'un élégant clocher à huit pans en pierre, elle est de style mêlé roman et gothique. La nef et les collatéraux sont surmontés de chapiteaux « à feuilles d'eau ».
L'église de Feucherolles est classée monument historique depuis 1886. Elle est actuellement en travaux d'intérieurs (mars 2012) après avoir eu le ravalement des façades rénové.

  • Le presbytère

Lorsque le 7 messidor an X (25 juin 1802), le préfet enjoint aux maires d'interdire l'exercice de leurs fonctions de ministre catholique aux prêtres qui sont mariés, le maire doit chasser le curé : il a pris femme. Quant au père Boyer, envoyé par l'évêque en remplacement, il refuse de se fixer à Feucherolles car « il n'y a pas de presbytère et de logement convenable à lui proposer ». Le 16 octobre 1810, Louis Million fait donation à la commune d'un terrain de 1 are 96 centiares pour y construire le presbytère.

  • Le clos Saint-Antoine

Proche de l'église, cette maison ancienne a appartenu à l'ordre des Génovéfains aux environs du XVIe siècle. Elle abrite un cloître qui provient de l'ancien marché aux blés de Beauvais. Après avoir servi d'hostellerie réputée, le clos Saint-Antoine est aujourd'hui une propriété privée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Feucherolles

Les armes de Feucherolles se blasonnent ainsi :

D'azur à la bande de gueules rebattue d'or et chargée d'une étoile de même, accompagnée en chef d'une fleur de lys et en pointe de deux éperons enlacés, le tout d'or.

Ce blason est une composition faite avec les armes des Briçonnet d'une part, qui furent seigneurs de Feucherolles aux XVIe et XVIIe siècles, et des La Salle d'autre part, qui furent pendant plusieurs générations gouverneurs des châteaux de Saint-Germain, et de Sainte-Gemme, et enfin de la fleur de lys et la forteresse en couronne rappelant le château royal de Sainte-Gemme.

C'est en suivant scrupuleusement les règles strictes de l'héraldique, que Bernard de Masin, Feucherollais aujourd'hui disparu, est parvenu, il y a une trentaine d'années, à faire homologuer ce blason.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Any Allard et Henri Euvé, Feucherolles - Sainte Gemme, 2000 ans d'histoire, Mairie de Feucherolles, , 207 p. (ISBN 2-9506519-0-9) ;
  • Any Allard, Ste Gemme, résidence des Rois de France, Mairie de Feucherolles, 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mode d'occupation du sol en 1999, Iaurif
  2. a et b Marianne Mulon, Noms de lieux d'Île-de-France, Paris, Bonneton, (ISBN 2-862-53220-7)
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 283b
  4. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  6. [1] Ste Gemme : Résidence des rois de France
  7. Archives des Yvelines- sous-série 4E
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Évolution et structure de la population à Feucherolles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 avril 2011)
  13. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 avril 2011)
  14. Mood Media - Un contrat à 362 euros en Roumanie ou la porte (27 juin 2012)
  15. "la maison de Joe Dassin, à Feucherolles."
  16. 3e ligne de l'article