Crespières

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Crespières
Crespières
Le bâtiment de la mairie.
Blason de Crespières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Intercommunalité Communauté de communes Gally Mauldre
Maire
Mandat
Adriano Ballarin
2020-2026
Code postal 78121
Code commune 78189
Démographie
Gentilé Crespiérois
Population
municipale
1 671 hab. (2019 en augmentation de 7,05 % par rapport à 2013)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 01″ nord, 1° 55′ 22″ est
Altitude Min. 43 m
Max. 185 m
Superficie 14,91 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Verneuil-sur-Seine
Législatives Douzième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Crespières
Géolocalisation sur la carte : Yvelines
Voir sur la carte topographique des Yvelines
City locator 14.svg
Crespières
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Crespières
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Crespières
Liens
Site web crespieres.fr

Crespières est une commune française du département des Yvelines et de la région Île-de-France, située à environ 17 km à l'ouest de Saint-Germain-en-Laye.

Ses habitants sont appelés les Crespiérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Crespières dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

Vaste commune rurale, Crespières est située dans la plaine de Versailles à une vingtaine de kilomètres à l'ouest-nord-ouest de cette ville.

En dehors du bourg, la commune comporte le lotissement résidentiel et privé du Parc de Croix-Marie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est délimitée au sud par le ru de Gally, un affluent de la Mauldre.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Elle est traversée d'est en ouest par la RD 307 qui relie Paris à Mareil-sur-Mauldre et du nord au sud par la RD 198 qui relie Les Alluets-le-Roi à Thiverval-Grignon.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La liaison SNCF la plus proche est la gare de Mareil-sur-Mauldre.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 17S, 41, 170, 171, 172, 511 et 512 de l'établissement Transdev d'Ecquevilly.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Crespières est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[4],[5].

Occupation des sols simplifiée[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se compose en 2017 de 88,13 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 5,99 % d'espaces ouverts artificialisés et 5,88 % d'espaces construits artificialisés[6].

Occupation des sols détaillée[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 6,4 % 96
Espaces verts urbains 1,7 % 25
Équipements sportifs et de loisirs 1,5 % 23
Terres arables hors périmètres d'irrigation 61,1 % 913
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 2,3 % 35
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 2,3 % 35
Forêts de feuillus 18,7 % 279
Forêt et végétation arbustive en mutation 5,9 % 88
Source : Corine Land Cover[7]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attestée sous les formes Crisparias dès 918 [8], Crisperiae, Cresperiae en 1180[9], puis Cresperie en 1351[10], Crepieres [9].

Son nom est formé du gentilice Crispus et du suffixe onem[8].

Il s'agit peut-être d'un dérivé du bas latin crispa « ride, pli, ondulation », indiquant une succession de plissements de terrain[11], suivi du suffixe gallo-roman -ARIAS qui a remplacé -(I)ACU au Moyen Âge au sens de « lieu de, propriété de », d'où le sens global possible « lieu où le terrain ondule ». Crispa a donné également le mot crêpe en français.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2008 En cours Adriano Ballarin[14]    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Rösrath (Allemagne) depuis 1998 avec les communes voisines de Chavenay, Feucherolles et Saint-Nom-la-Bretèche.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2019, la commune comptait 1 671 habitants[Note 3], en augmentation de 7,05 % par rapport à 2013 (Yvelines : +2,1 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
659662691681698767706738701
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
732718758740710645690684633
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
626661653631652593600538604
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
6636271 0121 4121 5061 4661 6251 6421 574
2015 2019 - - - - - - -
1 5731 671-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (38,0 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,0 % la même année, alors qu'il est de 21,7 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 799 hommes pour 842 femmes, soit un taux de 51,31 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,32 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
0,6 
6,0 
75-89 ans
6,8 
19,3 
60-74 ans
20,8 
24,4 
45-59 ans
25,2 
14,1 
30-44 ans
16,1 
14,4 
15-29 ans
11,9 
21,3 
0-14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2018 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,3 
5,7 
75-89 ans
7,7 
13,4 
60-74 ans
14,5 
20,6 
45-59 ans
20,3 
19,8 
30-44 ans
19,9 
18,4 
15-29 ans
17 
21,5 
0-14 ans
19,4 

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture.
  • Production de biscuits (LES DEUX GOURMANDS)
  • Commune résidentielle.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Construit vers 1580 pour Benoît Milon, premier intendant des finances d'Henri III, rebâti en 1620 par Claude de Bullion. Ancienne résidence de Bonabes VI Louis Victurnien Alexis, marquis de Rougé, il est actuellement la propriété du couturier italien Valentino.
  • Le lavoir : Construit au XIXe siècle au lieu-dit le « Clos du Chaudron », il a été entiérement rénové en 2019.
  • Grand hôtel de Sautour : château des XVIIe et XVIIIe siècles situé au cœur du village de Crespières. À l'abandon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

photographie représenatnt le mouylin de la bonde
Moulin de La Bonde.
  • Georges Brassens (1921-1981), auteur-compositeur-interprète y avait acquis une propriété, le moulin de la Bonde au bord du ru de Gally, où il habita de 1958 à 1971. Entre 2003 et 2005, un festival a accueilli de nombreux chanteurs souhaitant lui rendre hommage[réf. nécessaire].
  • Valentino Garavani (1932), styliste et grand couturier italien, habite au château de Wideville.
  • Miguel Berrocal (1933-2006), sculpteur espagnol, habitait une maison dessinée pour lui par l'architecte André Wogenscky, juste au fond du parc du château de Crespières.
  • Alain Bashung (1947-2009), auteur-compositeur-interprète y vécut également durant les années 1990[réf. nécessaire].
  • Sheila (1945), chanteuse française y a vécu aussi quelque temps avant de se lancer dans sa carrière de chanteuse[réf. nécessaire].
  • Jean-Pierre Corval (1949), athlète, deux fois champion de France du 110 mètres haies haies y est né.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Crespières Blason
D'azur aux trois fasces ondées et maçonnées d'argent, abaissées sous un lion d'or issant de la première et accompagné en chef de deux fleurs de lys de même, à la bordure de gueules chargée de dix besants d'or.
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le patrimoine des communes des Yvelines - tome 2, Paris, Editions Flohic, , 1155 p. (ISBN 2-84234-070-1), « Crespières », p. 664–665

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. [PDF]« Occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) », sur cartoviz.iau-idf.fr (consulté en ).
  7. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  8. a et b Revue de l'histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, Société des sciences morales, des lettres et des arts de Seine-et-Oise, Académie de Versailles, des Yvelines et de l'Ile-de-France, L. Bernard (Versailles), H. Champion (Paris), 1899-1976.
  9. a et b Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  10. Auguste Longnon, Pouillé de la Province de Sens (1904), p. 212.
  11. Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207).
  12. Marcel Baudot, L'abbaye de la Croix-Saint-Ouen à l'époque carolingienne, d'après le témoignage d'un diplôme de Carloman II, Bibliothèque de l'école des chartes, Année 1983, Volume 141, Numéro 141-1
  13. Bulletin de la Société Historique de Suresnes, Volume 6, Numéros 28 à 30, pages 88 et 89
  14. « Résultats des élections municipales 2014 », sur L'Express.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  19. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Crespières (78189) », (consulté le ).
  20. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département des Yvelines (78) », (consulté le ).
  21. « Église », notice no PA00087414, base Mérimée, ministère français de la Culture.