Rougier de Camarès

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Rougier de Camarès
Image illustrative de l’article Rougier de Camarès
Paysage du rougier de Camarès

Subdivision administrative Midi-Pyrénées
Subdivision administrative Aveyron
Villes principales Camarès
Communes 10
Régions naturelles
voisines
Monts de Lacaune
Régions et espaces connexes Saint-Affricain

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Localisation

Rougier de Camarès est une région naturelle de l'Aveyron (France) qui a pour particularité d'avoir un sol constitué d'argilites rouges, car riches en oxyde de fer et friables. Cela confère à la région des paysages insolites. Cette région comprend une communauté de communes du même nom.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Le Rougier de Camarès se situe dans le sud du département de l'Aveyron entre le Larzac (à l'est), la rivière Tarn (au nord) et les monts de Lacaune (au sud et à l'est). Il est généralement classé comme une sous-région du Saint-Affricain[1]. Le Rougier de Camarès est parcouru par le Dourdou qui serpente entre des collines de couleur rouge brique.

Les communes du Rougier de Camarès[modifier | modifier le code]

Les communes du Rougier de Camarès
Repères A-E Repères F-M Repères N-T
Belmont-sur-Rance
Camarès
Gissac
Montlaur
Rebourguil
Vabres-l'Abbaye

Toponymie[modifier | modifier le code]

La région doit son nom à la ville de Camarès qui se situe au cœur du rougier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Rougier de Camarès est occupé depuis le Néolithique, et c'est dans cette région que de nombreuses statues-menhirs ont été trouvés. Ces statues-menhirs sont visibles sur les lieux de leur découverte, au musée de « Saint-Crépin » à Laval-Roquecezière et/ou au musée Fenaille à Rodez[2],[3].

Quelques vestiges de l'époque romaine ont été découverts[4].

Au Moyen Âge, de nombreux châteaux ont été construits comme le château de Montaigut.

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'au Moyen Âge cette région était une riche terre minière (mines de cuivre et de plomb argentifère).

Actuellement, l'économie est essentiellement tournée vers l'agriculture, et en particulier l'élevage par les agriculteurs de la brebis de race Lacaune dont le lait cru est vendu à l'industrie agroalimentaire pour être transformé en fromage roquefort. D'autres troupeaux sont orientés vers la production de viande d'agneau ou de brebis. Des élevages porcins sont destinés à la charcuterie locale (en particulier à Lacaune). Une tranche importante d'agriculteurs, les producteurs fermiers, ne livrent pas leurs productions à l'industrie mais la transforme dans leur ferme et vendent directement les produits fermiers obtenus au sein des innombrables marchés que compte l'Aveyron. Les riches terres de la plaine alluviale du Dourdou sont favorables à la culture céréalière.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Zégierman - Le guide des Pays de France (Sud) - Fayard 1999
  2. Art et tradition populaires et musée de statues menhirs, publié sur le site aveyron-culture.com (consulté le ).
  3. Présentation de l’archéologie, l’art et l’histoire de la région du Rouergue, publié sur le site du musée Fenaille (consulté le ).
  4. Présentation : Camarès en Sud-Aveyron, publié sur le site imprimerieprogres.com (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]