Relations entre la France et les pays et territoires d'Océanie

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Les relations entre la France et les pays et territoires d’Océanie ou les relations entre la France et l’Océanie désignent les liens, échanges, rencontres, collaborations et confrontations, qu'ils soient d’ordre économique, diplomatique ou culturel, qu’ont entretenus hier et entretiennent aujourd’hui la France avec ses territoires situés en Océanie (devenues aujourd'hui Collectivités d'outre-mer) et les autres États et territoires du continent océanien.

Histoire des relations[modifier | modifier le code]

Le temps des explorations : les puissances européennes dont la France, à la découverte de l’Océanie (XVIe – XVIIe siècles)[modifier | modifier le code]

Premières explorations et début de la colonisation de l'Océanie par l'Espagne et le Portugal (XVIe – XVIIe siècles)[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIIe siècle, l’Espagne de Charles Quint finança le tour du monde de Magellan dont l'expédition traversa le Pacifique prouvant ainsi que la terre est ronde. Cet exploit permit aux grandes puissances maritimes européennes d'étendre leur influence sur tous les océans (y compris le Pacifique, qui jusqu'ici faisait défaut). Les traités de Tordesillas en 1494 et de Saragosse en 1529, permirent ensuite à l'Espagne (dont les navigateurs furent à l'origine de la plupart des découvertes dans la région) et le Portugal de se partager l'immensité du Pacifique, traitant tout navire étranger souhaitant le pénétrer comme navire corsaire[1].

Toutefois, ces traités n’empêchèrent pas ces derniers (et notamment des corsaires français) de naviguer dans les Mers du Sud et de courser les navires espagnols et portugais. Entre 1698 et 1725, 168 navires français fréquentèrent les Mers du Sud et la majorité en revinrent en ayant fait des bénéfices[2], avant que le Pacifique ne soit définitivement fermé aux Français jusqu'à l’expédition de Bougainville. L'activité de ces nombreux trafiquants, baleiniers, pirates, boucaniers et hors-la-loi qui ont sillonné le Pacifique et l'Océanie est souvent sous-estimée par l'histoire officielle. Pourtant, ceux-ci, sans toujours le savoir, ont sans doute réalisé bien avant les missions officielles d'exploration, des découvertes territoriales sans aucun moyen ni intérêts de la faire connaitre[3].

Au XVIIIe siècle, l'équilibre ibérique dans le Pacifique fut bousculé lorsque d’autres puissances comme la Hollande (avec l’Indonésie), puis le Royaume-Uni et la France, s’immiscèrent dans ce partage qui ne les avait pas concerné jusqu'ici. Face à ces volontés expansionnistes, l'Espagne fut bien incapable de maintenir son monopole dans la région[4].

La rivalité franco-anglaise dans la reprise de l'exploration et des grandes découvertes en Océanie (milieu du XVIIIe siècle - début du XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Carte du Pacifique de 1756 (qui compile le travail de plusieurs géographes) illustrant les manques qui persistent dans la connaissance de cette partie du Monde.

Le XVIIIe siècle en Europe, celui des Lumières, consacre au voyage une valeur emblématique : après les grandes découvertes du XVe et XVIe siècle, il marque la reprise des expéditions géographiques d'exploration[5]. Dans sa première moitié, une dizaine de voyages autour du monde sont accomplis par des expéditions hollandaises, anglaises et espagnoles. Pour autant, pas une d'elles ne s'aventura dans le Pacifique Sud. En effet, ces expeditions empruntaient le plus souvent des routes longilignes afin d'écourter la durée de la traversée et limiter ainsi les risques de mortalité liés au scorbut[6]. Or, la route d'entrée dans le Pacifique étant à l'époque particulièrement déterminante sur la latitude de navigation ultérieure, le port de Callao au Pérou, point de départ des flottes espagnoles, les poussaient à remonter le continent américain, poussé par les vents après avoir passé le détroit de Magellan et leur rendait impossible la traversée du Pacifique Sud[7]. Ceci explique en partie la faible part de découvertes dans cette région revenant aux Espagnols pourtant premiers présents dans le Pacifique[8]. Un pan entier de cette région restait ainsi inconnu (personne jusque là n’avait pu longer les côtes orientales de l’Australie), alimentant ainsi le fantasme de l’existence d’un continent austral[8].

Pour plusieurs raisons, ce sont les puissances anglaises et françaises qui tiendront les premiers rôles de l’exploration de cette partie de l'océan qui débuta au cours de la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

  • Des raisons géopolitiques : le contrôle du dernier continent

La Guerre de Sept Ans a eu une influence directe sur la reprise de l'exploration du Pacifique parce qu'elle a profondément perturbé le rapport de forces entre les puissances anglaises et françaises. A la suite du conflit, la domination navale du Royaume-Uni est totale et son empire colonial s'est grandement agrandi tandis que la France de son côté, céda une grande partie de son empire colonial (colonies en Canada et en Inde)[9].

Malgré ce revert, le conflit n'eut pas raison des ambitions coloniales françaises, puisque dès la signature de ce traité, la France se lança dans la reconstitution d’un empire plus vaste que le précédent à même de concurrence la puissance britannique[4]. Dans les faits, entre 1758 et 1770, le ministre de la Marine de Choiseul travailla au redressement naval de la France pour redonner de la grandeur à la Marine royale[10]. Reconstituer une flotte digne de la puissance du Royaume et garantir sa présence sur les routes maritimes du globe afin d'assurer la libre circulation des navires commerçants furent les deux axes de cette stratégie.

Dans cette optique, la France s’intéressa au Pacifique en y recherchant des îles nouvelles qui permettraient aux bateaux de se ravitailler dans des ports de relâche lors des traversées commerciales vers la Chine[11]. A l'instar de la France, le Royaume-Uni, lui aussi dépossédé d'une partie de son empire avec la perte des colonies américaines vit dans les mers du Sud inexplorées une chance de compenser les pertes qu'il venait de subir[12]. La volonté de contrôle de ces nouveaux territoires et des routes maritimes du Pacifique par ces deux puissances aboutit alors à une véritable concurrence entrent-elles[13].

  • Des raisons techniques : modernisation de la navigation

À partir des années 1760, de nombreux progrès sont réalisés dans la navigation et la façon dont sont menées les expéditions permettant à celles-ci l'entreprise de plus longs voyages vers des contrées inconnues[14]. Premièrement, les missions sont mieux préparées avec des instructions précises d'itinéraires établies dès le départ. Ensuite, les navires sont mieux adaptés et préparés que par le passé pour de tels voyages et des améliorations liées à la conservation des aliments et de l’eau ont été faites[a],[15]. Enfin des progrès furent réalisés dans la mesure de la longitude, des distances et positions en mer[16].

  • Des raisons scientifiques et philosophiques : de la Terra Australis au mythe du bon sauvage

La visée hégémonique de ces expéditions ne constituait le seul objectif des voyages coûteux de Cook ou de Bougainville. En raison de leur petite taille et de la faiblesse des ressources qu'elles abritaient, les petites îles du Pacifique découvertes jusqu'alors ne présentaient pas de grands intérêts pour les puissances française et anglaise au début du XVIIIe siècle[17].

En revanche l’intérêt scientifique et philosophique que représentait l'exploration d'une partie inconnue du monde suscitait la curiosité d'une grande partie des élites intellectuelles et politiques de l'époque. Pour la majorité des géographes, ces îles ne pouvaient être que l'insularité de marge continentale (à l'exemple des Antilles avec le continent américain), autant dire le début du continent austral tant recherché[18]. C'est d'ailleurs à un Français Charles de Brosses en 1756, que l'on doit les termes d'Australasie et de Polynésie (en considérant la myriade d'îles qu'elle constituait). Il situe géographiquement le continent austral comme ceci[7] :

« J’appelle Terres Australes tout ce qui est au-delà des trois pointes méridionales du monde connu... c’est-à-dire au–delà du Cap de Bonne Espérance, des îles Moluques et Célèbes et du Détroit de Magellan... Il n’est pas possible qu’il n’y ait dans une si vaste plage quelque immense continent de terre solide...capable de tenir le globe en équilibre sans sa rotation et de servir de contrepoids à la masse d’Asie Septentrionale »

— Charles de Brosses, Histoire des Navigations aux Terres Australes (1756)

Les mystères entourant ces régions et les possibles découvertes scientifiques que les expéditions pourraient y faire (nouvelles terres, nouvelles plantes, nouvelles populations), sont donc la troisième raison de ces voyages, si ce n'est la plus importante. Il en atteste le fait qu'étaient embarqués dans les navires, un grand nombre de scientifiques (naturalistes, géographes, dessinateur, astronome, etc.)[19]. D'ailleurs le lien entre les sciences et la navigation est illustré par l'association entre l'Académie des sciences à l'Académie de la Marine en 1772[20].

Louis XVI donnant des instructions à La Pérouse, le 29 juin 1785, symbolisant le soutien politique derrière ces missions d'exploration

Si les différentes explorations ne permirent pas de découvrir de continent austral mais plutôt l'immensité océanique parsemée de petites îles, la « fièvre scientifique et philosophique » pour cette région ne s’atténua pas pour autant. En effet, les navigateurs après 1750, emportèrent avec eux le désir officieux de satisfaire la curiosité de leur contemporains afin de vérifier le bien-fondé des théories philosophiques de la bonté originelle de l'homme[21] chère à Jean-Jacques Rousseau notamment développée dans l’Émile ou Dé l'éducation[22]. Le succès de l'ouvrage Voyage autour du monde de Louis-Antoine de Bougainville relatant son expédition autour du monde, le paradis polynésien et l'agréable accueil reçu des locaux tahitiens atteste de cet engouement.

Les explorations françaises et leurs contributions aux découvertes géographiques et scientifiques : De Bougainville à Dumont d'Urville (1766 - 1840)[modifier | modifier le code]

Les expéditions scientifiques d'exploration sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La vague des six expéditions françaises qui s’étale sur la trentaine d'années entre 1763 et 1793, la même temporalité que les expéditions anglaises (de Cook notamment) est inédite. Cinq d'entre elles sont financées par le Roi avec à leur tête des navigateurs issus de la Marine Royale[23]. Chacune d'entre elles (à l'exception de celle d’Étienne Marchand financée pour le commerce) avaient une visée scientifique et des objectifs d'exploration et de découvertes au sens large, de la géographie, la faune, la flore, et des populations de cette région encore inconnue. Cette vague d’expéditions marqua un tournant avec l'époque précédente symbolisée avant tout par des missions commerciales et coloniales[23].

Le caractère scientifique de ces voyages, initié par celui de John Byron, première expédition scientifique de la Royal Navy, suivi de près par de Bougainville en 1766 avec la première circumnavigation française, ne fit que se renforcer avec le temps, comme ont pu le montrer par la suite les missions de James Cook et Jean-François de La Pérouse. Si l'équipe de scientifiques de Bougainville était modeste, elle ne fit qu'emboiter le pas à celle de La Pérouse (14 savants), d'Entrecasteaux (10 savants) sans égaler celle de Baudin (21 savants)[24]. Les découvertes scientifiques furent à ce propos considérables puisque c'est la quasi-intégralité de cette région qui est explorée progressivement au cours de cette période mettant fin parallèlement au mythe du continent austral (notamment suite aux deux premiers voyages de Cook et celui de de Surville[21].

Allant de pair avec leur renforcement scientifique, progressivement, les expéditions passèrent d'une exploration superficielle et hasardeuse à des découvertes scrupuleusement préparées. Par exemple, la visite de Bougainville à Tahiti ne faisait pas partie des objectifs initiaux de son expédition (il ne remplira d'ailleurs aucun des objectifs qui lui avaient été fixés au départ de son voyage), tandis que Cook inaugurera lors de son premier voyage les crochets et détours permettant ainsi une exploration fine de l'espace en présence[8]. Ces expéditions furent aussi marquées par la relative liberté prise par les explorateurs face à l'inconnu. Ces derniers s'affranchissant la plupart du temps des objectifs initiaux pour ainsi contribuer aux découvertes. Cette liberté est parfaitement illustrée par Étienne Marchand qui malgré les objectifs commerciaux qui lui avaient été fixés explora les Marquises du Nord, les revendiquant au passage pour le Roi de France[25] ou encore Marion du Fresne qui continu a son expédition après la mort du tahitien Aoutourou, alors que le transport de ce dernier devait être le but premier de son voyage, ignorant ainsi les consignes[26].

Arrivée de Bougainville à Tahiti au milieu d'autochtones.

La plupart des objectifs initiaux qui incombaient à ces missions ne furent pas remplis : Bougainville ne trouva pas la Terre Australe, les voyages de Marchand et Marion du Fresne sont des échecs commerciaux, et celles de De Surville et La Pérouse finissent en naufrage. Le bilan en matière de conquêtes territoriales est également maigre : celles-ci sont négligeables et les Français jouèrent souvent de malchance : Bougainville arriva quelques mois après Wallis à Tahiti, passa proche de découvrir la Nouvelle-Calédonie, De Surville arriva peu de temps après Cook en Nouvelle-Zélande, ou Marchand cru découvrir les Marquises du Nord par Marchand vu néanmoins par le marchand américain Ingraham deux mois auparavant. Enfin, 3 des 6 navigateurs sont morts avant d'avoir pu terminer leur voyages.

Si la recherche du continent austral avait abouti à des résultats dépourvus de toute valeur politique, elle permit en revanche de grandes découvertes scientifique et notamment anthropologiques de cette région. La découverte des peuples ne faisait pas partie des buts premiers des voyages, pourtant les escales nécessaires obligèrent les navigateurs et expéditions à rentrer en contact avec les populations indigènes.

Le voyage de Bougainville, son retour et son récit, aidé en cela par Diderot initièrent en France et en Europe le mythe polynésien et tahitien, vantant les mérites d'un peuple vivant en parfaite harmonie, une société paradisiaque illustrant parfaitement ce que Rousseau avait décrit dans l'état naturel de l'homme[27] et ce que les philosophes avaient attribué de manière générale au mythe du bon sauvage : beauté, simplicité de l'existence, absence de pudeur et de propriété[28]. Les découvertes scientifiques quant à elles motivèrent la communauté scientifique à soutenir davantage ces missions. Ainsi Louis XVI, passionné des mers, poussera à l'organisation d'une mission scientifique de grande ampleur pour parachever les découvertes de James Cook, sous la responsabilité de La Perousse, et ainsi renforcer la souveraineté scientifique du Royaume. D'ailleurs cette volonté scientifique dépassera les rivalités nationales comme le prouve les différentes collaborations, notamment le président de la Royal Society de Londres, sir Joseph Banks, qui offrit à La Pérouse deux boussoles à inclination[29] ou encore la restitution par les Anglais, suite à l'insistance du même président Banks, aux Français des documents scientifiques de l'expédition d'Entrecasteaux préalablement confisqués[30].

Les navigateurs français à la découverte de l'Océanie au XVIIIe - début XIXe siècles

Il est compréhensible que l'objectif de colonisation soit à l'opposé de la volonté de ces explorateurs et que ces territoires découverts soient d'une certaine façon préservés de la colonisation européenne dans un premier temps. Ces peuples, dont les philosophes comme Diderot, suite à l'arrivée des européens, craignent leur déchéance[28], doivent être « préservés». Ils ne seront donc pas soumis au travail forcé ou à l'esclavage[31]. D'ailleurs La Pérouse illustre parfaitement l'humanisme et l'esprit des Lumières qui guidaient leur découverte, en fustigeant lui-même les Européens « qui ne regardent comme un objet de conquête une terre que ses habitants ont arrosée de leur sueur et qui, depuis des siècles, sert de tombeau à leurs ancêtres »[28].

La France en Océanie durant la Révolution et l'Empire[modifier | modifier le code]

La France s'est globalement détournée de l'Océanie durant la période révolutionnaire et celle du Premier Empire (en raison des conflits dans lesquels elle était impliquée en Europe) laissant notamment les Anglais seuls dans la région qui instaurèrent leur première colonie en Nouvelle-Galles du Sud (Australie) à Port Jackson en 1787[32],[33].L'expédition de Nicolas Baudin montra cependant que la dynamique née avec les expéditions françaises de la deuxième moitié du XVIIIe siècle n'était pas tout à fait éteinte et qu'elle sera l'amorce des nouveaux voyages entrepris lors de la Restauration et la Monarchie de Juillet (Louis de Freycinet fut par ailleurs l'un des passagers de l'expédition Baudin).

Illustration d'habitations en Terre de Diemen (Tasmanie) réalisée au cours de l'expédition Baudin

Dans la lignée de ces prédécesseurs, le navigateur Baudin poussé par la Société des observateurs de l'homme, l'Institut National et le Muséum national d'histoire naturelle proposa au Premier Consul Bonaparte de commander une mission d’exploration de l’Australie et de la Tasmanie et plus particulièrement de la Nouvelle Hollande qui désignait à l'époque la partie du continent qui n'avait pas encore été annexée à la Nouvelle-Galles du Sud c'est-à-dire la partie occidentale de ce qui est maintenant l'Australie-Occidentale[33]. L'expédition quitte le Havre en 1800, les navires chargés de scientifiques, devenant la plus grande expédition scientifique française jamais lancée jusqu'alors. La Nouvelle Hollande est encore à cette époque quasi inconnue et les précédents explorateurs Cook et d'Entrecasteaux n'ont qu'à peine étudié la flore et la faune pour ne pas parler des habitants[34]. Les découvertes scientifiques sont considérables : ce sont plus de 100 000 échantillons et 2 500 espèces encore inconnues des Européens qui furent collectés. Les Anglais ne souhaitant pas être devancés envoyèrent eux aussi une expédition, et les deux se rencontrèrent en 1802 dans la Baie de la Rencontre (Encounter Bay), le navigateur Matthew Flinders ayant reconnu le premier la partie ouest de la côte méridionale et Baudin la partie est : l'insularité de l'Australie était ainsi prouvée. Il demeure de l'expédition Baudin aujourd'hui de nombreux lieux de la côte Australienne nommée par la Navigateur, comme les baies Murat, Rivoli ou encore Massena.

Le succès scientifique ne doit pas occulter cependant les probables objectifs politiques de cette mission. Comme le montre un ensemble de documents étudiés par les historiens notamment Australiens[35] la mission Baudin devait aussi, sous ordre des autorités françaises, se renseigner sur les moyens de défenses de la jeune colonie britannique de Port Jackson (que l'expédition visita au cours de son voyage). C'est notamment le témoignage de François Peron, anthropologue à bord qui est éclairant sur ce point, puisqu'il livre une description précise des moyens de défense de la colonie qui sont jugés assez faibles et imagine une stratégie d'alliance avec les bagnards irlandais. Selon lui, il serait aisé pour la France d'envahir cette colonie et ainsi limiter le déploiement des forces britanniques dans le Pacifique[36]. Sans savoir quelle portée, ni à quels ordres Péron obéissait[37], d'autres documents montrent qu'un plan d'invasion aurait même été élaboré en 1810, au départ de l'île Maurice avant que l'amirauté britannique ne l’apprenne et détruise la flotte présente dans le port, anéantissant les ambitions australiennes de la France[38].

La renouvellement de l’intérêt pour l'Océanie avec la Restauration et la Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Les traités de 1815 organisèrent le retour de la paix en Europe et consacrèrent également la puissance maritime de l'Angleterre qui n'eut aucune réclamation territoriale en Europe, mais assura son objectif de contrôle des mers[39]. La Marine française et la France de manière générale, cible de l'Angleterre, furent donc affaiblies. En Océanie, l’Angleterre demeurait seule : la prise de possession de l'Isle de France (Île Maurice) anciennement colonie française fut un tel handicap pour y accéder, que la France parut à cet instant définitivement évincée de la région[40]. Pourtant, dès les débuts de la Restauration, celle-ci amorca un retour dans la région avec la reprise des voyages d'exploration dans la lignée de celui de Baudin[41].

Ces missions eurent pour finalité de « montrer partout le pavillon français » dans un cadre de politique de prestige sans pour autant brusquer le rival anglais[41]. Il en est ainsi de l'ambition coloniale française dans la région qui bien qu'elle soit présente implicitement dans les objectifs des missions d'exploration n'aboutira sur rien de concret dans un premier temps. Ces missions confiées à des officiers de marine sont d'ordre scientifique avant tout et ont des objectifs de cartographique précis[42],[43], sans perdre de vue de faire de la prospective commerciale. S'il n'y a plus d'îles à découvrir, la cartographie entière et précise de la région reste à réaliser et les noms des îles à rétablir, fixer ou préciser[44]. Sur ce plan, encore une fois, le bilan français est considérable, aucune autre nation européenne ne s'investit à ce point dans l'exploration scientifique (5 expéditions pour la Restauration et 6 pour la Monarchie de Juillet)[45],[43].

D'un point de vue commercial et colonial, le bilan fut en revanche mitigé. Si des expéditions privées, comme celle de l'armateur bordelais Balguerie qui tenta de reproduire en 1816 l'exploit de Marchand, dans un premier temps les profits ne furent pas au rendez-vous. Pourtant, les moyens sont rapidement mis pour reconstruire une politique d'expansion navale et commerciale dans laquelle l'Océanie (via notamment des points de relâche), au cœur des routes du Pacifique, devait prendre place. La collaboration entre les autorités et les commerçants et baleiniers fut évidente comme le prouve l'armateur Portal devenu lui-même ministre[46], poussant parfois des armateurs privés commerçants ou baleiniers eux-mêmes à proposer des implantations[47] mais aucune piste territoriale de relâche ou de colonisation ne fut concrétisée avant 1842.

La colonisation française de l’Océanie (XIXe – XXe siècles)[modifier | modifier le code]

Le temps des annexions et protectorats (1842-1890)[modifier | modifier le code]

La Monarchie de Juillet passe à l'offensive en Océanie[modifier | modifier le code]

Les objectifs français en Océanie au cours de la Monarchie de Juillet ne diffèrent guère de ceux de la Restauration : protéger les nationaux s'aventurant dans le Pacifique (commerçants, baleiniers et missionnaires) et si possible s’accaparer des points de relâche pour ses navires militaires ou de pêche[56]. La colonisation de peuplement (à l'instar de la colonie anglaise en Australie) ne semble jamais avoir été une priorité française[19],[b].

La méthode en revanche fut sensiblement différente puisqu'elle évolua entre deux attitudes antinomiques : la prudence héritée de la période précédente, dans le souci de ménager le rival anglais et la volonté d'une partie des élites et de la Marine d'étendre l'influence de la France dans l'Océanie. En effet, l’avènement de Louis-Philippe est vue par une partie des élites comme une première revanche sur l'humiliation du traité de Vienne et la possibilité de rétablir la place de la France dans toutes les parties du globe les plus reculées dont l'Océanie[57]. Pourtant, les différents gouvernements tentèrent de freiner les volontés d'installer de vastes établissements (notamment après la conquête de l'Algérie) souhaitant maintenir la doctrine des « points de relâche »[c] près des grandes terres ou au milieu des grandes mers pour pouvoir appuyer le commerce et permettre à la Marine d'avoir des points de refuge[57],[58].

L'absence de politique et de stratégies claires entre ces deux aspirations aboutiront à une politique d'annexion qui fut inconstante et souvent construite au jour le jour avec toujours la motivation de ne pas laisser la place à ses rivaux[3] non sans provoquer des tensions avec ces derniers (en particulier l'Angleterre)[d].

Cette période constitue le départ de l'histoire coloniale française en Océanie et malgré un intérêt limité pour les petites îles d'Océanie, permettra la France de constituer un ensemble hétérogène.

La première tentative d'installation commerciale en Nouvelle-Zélande (poussée par des baleiniers français déjà installé dans la région) au cours de l'année 1839 fut un échec, puisque les Français furent doublés par les Anglais qui s'étaient empressé d'envoyer une mission plus rapidement, portant d'une certaine manière la responsabilité du début la course aux annexions[59]. Mais les Français se rattrapent avec l'annexion des Marquises en 1842, et installation d'un protectorat à Tahiti la même année.

Installation des missions catholiques en Océanie[modifier | modifier le code]

Dans le Pacifique et en Océanie en particulier, un mouvement d’évangélisation débuta à la fin du XVIIIe siècle suite aux découvertes franco-anglaises. Ce mouvement fut initié par les missions protestantes de la London Missionary Society (LMS) qui s'implantèrent dans la région dès 1797 à Tahiti[66],[72]. L’Église catholique ne tarda pas à réagir face à la progression protestante, puisqu'elle confia à la congrégation des Sacrés-Cœurs de Picpus (rejoints par les maristes puis les Missionnaires du Sacré-Cœur d'Issoudun) la mission d’évangéliser l’est du Pacifique, spécialement Hawaii (arrivée en 1827), puis les îles Gambier (1834) et les îles Marquises (1838)[66],[73]. Les débuts furent laborieux en raison du manque de moyens et de missionnaires et les situations en fonction des îles très diverses. Ces missions ont du parfois s'affronter avec les missions protestantes déjà en place, ou avec les populations autochtones réticentes à ces nouveaux arrivants. La France, de façon plus ou moins officielle devint à ce propos la protectrice de ses missions[74],[62]. Par deux fois, la Marine française intervint sur ordre du gouvernement pour garantir la place des missions catholiques, menacées ou expulsées par leurs homologues protestantes, à Hawaï (ou une quasi déclaration de guerre fut brandie comme menace) et plus tard à Tahiti[75]. Malgré des intérêts différents, la France et les missions catholiques se sont donc retrouvés à collaborer dans bon nombre de situations, pour garantir les positions de chacun : la France pour ce qui relevait de ses intérêts commerciaux et les missions catholiques pour ce qui concernait leur protection et la pérennisation de leur implantation. En atteste les demande de protectorat formulées par des missionnaire à la France comme aux Gambiers[76]. Cette situation perdurera au moins pendant les années 1840-1870[77].

Les Établissements français d’Océanie[modifier | modifier le code]

Les Établissements français d’Océanie furent constitués en 1881 à la suite de l’annexion de Tahiti qui entraîna celle des Tuamotou, de Rapa, des îles Gambier (1882), des îles sous le Vent (1898). L’Océanie a été dotée d’un conseil général (1885-1930), puis de délégations économiques et financières[78].

Décolonisation et nouveaux enjeux (XXe siècle)[modifier | modifier le code]

En 1946, la constitution de la IVe République établit l’Union française : les EFO passent du statut de colonie à celui de territoire d'outre-mer et le droit de vote est accordé aux habitants.

Le programme d'essais nucléaires français dans le Pacifique[modifier | modifier le code]

Origines du programme[modifier | modifier le code]

Le a lieu le premier essai nucléaire aérien sur l'atoll de Moruroa en Polynésie française.

Deux ans plus tard, le , a lieu le premier essai d'une bombe H sur l'atoll de Fangataufa du nom de code Opération Canopus. Au total, 46 essais nucléaires aériens sont réalisés en Polynésie.

Des États océaniens se fédèrent pour protester[modifier | modifier le code]

À l'aube des années 1980, l'image de la politique française dans le Pacifique est critiquée par les nouveaux États devenus indépendants, principalement en raison des essais nucléaires pratiqués par l'armée française dans cette région depuis 1966. Pour organiser la contestation, ces États s'associèrent à l'Australie et la Nouvelle-Zélande dans une nouvelle organisation, le Forum du Pacifique Sud, exclusivement réservé aux États indépendants, excluant ainsi les territoires d'outre-mer français.

La France perçut alors cette organisation comme particulièrement hostile à sa présence dans la région, notamment pour plusieurs raisons :

Involontairement, la politique française dans le Pacifique, en raison de la contestation qu'elle a provoquée, a contribué à l’émergence d'un régionalisme océanien, cette organisation constituant l'ébauche d'une politique océanienne commune.

Mémorial du Rainbow Warrior en Nouvelle-Zélande, coulé par les services secrets français

Suite à l'affaire du Rainbow Warrior, l'image de la France dans la région devint encore plus critique. De peur que cela puisse nuire au développement de ses territoires dans le Pacifique et conduise à un isolement de la France dans cette région, le gouvernement français décida alors de lancer une offensive diplomatique afin de reconquérir l'opinion locale et d'améliorer les relations avec les voisins régionaux de ses territoires du Pacifique.

Pour ce faire, la diplomatie française s'intéressa particulièrement aux futurs États indépendants et récents membres du Forum du Pacifique Sud — dont les Fidji et les États Fédérés de Micronésie à la fin des années 1980, jugés moins hostiles à la présence française. Outre une enveloppe d'une trentaine de millions de dollars d'aide publique au développement destinée au Pacifique Sud, la France décide en 1987, d'ouvrir un consulat général à Honolulu disposant d'une accréditation pour pouvoir échanger et créer des liens avec les entités micronésiennes américaines, alors que des postes identiques, pour des raisons budgétaires avaient été fermées dans d'autres régions. La mission de ce consulat consistait à défendre les intérêts français auprès de ces nouveaux acteurs, afin d'influer sur les futures positions du Forum.

En 1995, alors qu'un moratoire avait été décidé précédemment par le président français François Mitterrand pour mettre fin aux essais nucléaires français dans le Pacifique, le nouveau président Jacques Chirac décida de relancer une dernière campagne d'essais, suscitant l'indignation des 16 membres du Forum du Pacifique Sud, notamment réunis le 14 septembre 1995 à Madang.

La Nouvelle-Zélande, soutenue par un certain nombre d’États du Pacifique, saisirent alors la Cour Internationale de Justice pour une demande d'intervention au titre de l'article 63. Selon eux, la France rompait la résolution de 1974, adoptée après une première saisine de la Cour par la Nouvelle-Zélande, et dans laquelle la France s’était engagée à ne pas procéder à de nouveaux essais nucléaires dans l’atmosphère. La Cour rejeta la saisine en concluant que la décision de la France annoncée en 1995 avait trait à une série d’essais souterrains et non atmosphériques. Les essais français prendront définitivement fin en janvier 1996. En mars, la France signa le traité de Rarotonga.

La France qui avait pu intégrer le Forum du Pacifique Sud comme « partenaire de dialogue », peu de temps avant la reprise des essais en avait été exclu. Suite à la fin définitive des essais, elle est réintégrée en septembre 1996, pour le 27e sommet à Majuro.

Nouvelles formes de coopération[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, la France organise des sommets France-Océanie en réunissant les États du continent pour échanger sur les différentes problématiques communes.

Relations économiques et commerciales[modifier | modifier le code]

Caractérisation des relations économiques entre la France et les États et pays ou territoires non indépendants d'Océanie[modifier | modifier le code]

Des économies distantes marquées pour la plupart de différences structurelles importantes[modifier | modifier le code]

L'économie française et les économies des entités territoriales constitutives du continent Océanien (États indépendants et pays ou territoires non indépendants, à statut spécial ou largement autonome, dont ses collectivités d'outre-mer : la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et les îles Wallis-et-Futuna) sont marquées premièrement par leur éloignement géographique et ensuite par leurs différences structurelles dans le cas des petits États insulaires du Pacifique[60].

Tout d'abord, la distance géographique entre les deux régions à une conséquence logique : aucune pays ou territoires ne représente un partenaire direct et majeur économiquement de la France[79]. La distance représente d'ailleurs de manière générale pour les petites économies insulaires du Pacifique Sud un sérieux handicap pour la prospérité des échanges[60]. Les économies d'Océanie sont avant tout tournées, soit vers le marché régional; soit vers les grands acteurs économiques du Pacifique (que sont la Chine[80], les autres puissances d'Asie de l'Est, et les États-Unis d'Amérique[81]). À l'exception de ses collectivités d'outre-mer avec qui elle entretient des liens économiques forts et le Vanuatu (ancienne colonie française), la France ne figure dans aucun pays de la région comme l'un des dix premiers partenaires économiques en terme d'échanges commerciaux[63].

Ensuite, les différences structurelles fondamentales qui existent entre les différents pays et territoires d'Océanie ont des conséquences directes sur les relations bilatérales qu'elles entretiennent avec la France. Il est utile de distinguer :

  • Les économies de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande (les deux seuls pays développés de la zone avec les Palaos selon le PNUD[82]) sont développées, tertiarisées et fortement intégrées au commerce mondial. Elles sont les principaux partenaires économiques de la France dans la région.
  • Les petits États et territoires du Pacifique Sud sont dans l'ensemble des économies insulaires isolées, peu intégrées régionalement, fragmentées, inégales en matière de développement[83] et avec de faibles populations qui dépassent rarement une « taille critique » pour peser[84]. Elles sont donc globalement moins intégrées économiquement au reste du monde que d'autres régions et reposent principalement sur le secteur primaire (développement de cultures commerciales café, cacao, coprah, canne a sucre, palmier a huile ou la pêche côtière)[85]. Les échanges avec la France sont relativement faibles[79].

La stratégie française vis-à-vis de l'Océanie[modifier | modifier le code]

En 2018, le président français Emmanuel Macron a présenté la nouvelle stratégie française dans la région, intitulé « Stratégie française en Asie-Océanie à l’horizon 2030. Vers un espace asiatique indopacifique inclusif ». Cette stratégie doit coordonner les actions (diplomatiques, économiques, de coopération, culturelles, etc.) de la France dans la région qui englobe l'Océan indien, l'Asie et le Pacifique[86]. Sur la question des relations économiques à développer, les grandes puissances de la région, telle la Chine, l'Inde ou encore le Japon occupent le premier plan des priorités justifié par les intérêts économiques français déjà présents et le potentiel de ceux à développer[87]. Pour autant, dans cet immense espace, l'Océanie n'est pas absente des orientations (rédigées dans un livre blanc publié en 2018) puisque l'Australie est vue comme un futur partenaire majeur de la France[88],[89],[f] (Emmanuel Macron a même évoqué l'idée d'un futur axe « Paris-Delhi-Canberra »[90]), tandis que la Nouvelle-Zélande est vue comme un partenaire régional stratégique avec qui les relations doivent être approfondies[86].

En revanche, toujours sur le plan strictement économique, cette stratégie fait peu de cas des petits États insulaires du Pacifique Sud : ces derniers étant davantage concernés par les futurs aides au développement versées par la France et l'Union européenne et par les problématiques liées au réchauffement climatique et la protection de la biodiversité dans la région, qu'un développement accru des relations commerciales[86]. La faiblesse des débouchés commerciaux potentiels[g] que représentent ces petites économies est évidemment un facteur explicatif de l’intérêt restreint sur le plan économique que la France porte sur elles[91].

En réalité, la stratégie économique française liée aux petits États insulaires du Pacifique Sud est surtout concentrée sur le développement économique de ses collectivités d'outre-mer[92],[93]. Différents mouvements de protestation contre la vie chère ont touché les outre-mer français ces dernières années dont les collectivités françaises du Pacifique[94] soulignant les difficultés qui persistent dans ces territoires et le retard de développement par rapport à la France métropolitaine[95]. Une des raisons explicatives souvent avancées est la trop forte dépendance de ses territoires vis-à-vis de la Métropole (qui est le premier fournisseur des trois collectivités du Pacifique) héritée du passé colonial[95] qui entrave un développement local et une intégration régionale. Pour justifier notamment leur appartenance et leur maintien au sein de la République, les différents gouvernements ont du apporter des solutions à ces difficultés[93],[96] (comme des fonds publics de développement français et européen, une politique de défiscalisation des investissements ou encore le soutien à leur intégration a l'économie régionale[h],[97],[95]). Ces mesures peinent cependant à porter leur fruits et leur dépendance vis-à-vis de la Métropole n'a que très faiblement diminué ces dernières années[95],[84].

Le deuxième pan de la stratégie économique française liée à ses collectivités d'outre-mer du Pacifique est l’exploitation des richesses naturelles qu'elles permettent à la France de disposer[93]. En effet, elle dispose grâce à elles notamment, de la deuxième zone économique exclusive (les trois collectivités représentent 67,4 % des ZEE françaises[93]) et la première zone sous maritime du monde[98]. Ces espaces sont des sources probables de richesses minière, énergétique et halieutique considérables[99] que le pays pourrait exploiter davantage dans les prochaines années[93].

La stratégie des pays et territoires de l'Océanie vis-à-vis de la France[modifier | modifier le code]

La distinction entre les différentes économies est aussi utile si l'on s’intéresse à l’intérêt des pays et territoires d'Océanie pour l'économie française et les échanges avec la France. Si le gouvernement australien perçoit à l'instar de son homologue français l’intérêt de renforcer leurs relations afin de devenir des partenaires économiques majeurs[100] et que celui de la Nouvelle-Zélande souhaite également renforcer les relations commerciales avec l'hexagone[101], l'économie française n'est pas et ne semble pas devenir un partenaire commercial majeur des petits États insulaires d'Océanie[79]. D'ailleurs la France n'est même pas la première puissance européenne présente dans la région en termes de flux commerciaux (hors échanges avec ses collectivités d'outre-mer)[79].

En revanche, comme ils l'ont rappelé lors du sommet France-Océanie de 2015[69], ces derniers sont davantage préoccupés par l'intégration économique régionale des collectivités d'outre-mer françaises (notamment la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie) qui sont parmi les territoires les plus riches et développés économiquement de la région et avec lesquels ils souhaitent accroître les échanges.

Par ailleurs, ces derniers rejoignent la France dans son souhait d’accroître les aides publiques françaises et européennes au développement dans la région, dont certains pays sont fortement tributaires[69]. Par ailleurs, le Brexit et le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne laisse la France seule puissance de l'Union présente dans le Pacifique et particulièrement en Océanie. Si le Brexit pourrait avoir des conséquences sur l'économie océanienne, il pourrait aussi renforcer les relations entre les relations économiques entre les États d'Océanie et la France[102],[103].

Position de la France dans les partenariats commerciaux des 10 premières puissances économiques d'Océanie
Australie

Drapeau de l'Australie

Nouvelle-Zélande

Drapeau de la Nouvelle-Zélande

Papouasie-Nouvelle-Guinée

Drapeau de la Papouasie-Nouvelle-Guinée

Nouvelle-Calédonie

Drapeaux de la Nouvelle-Calédonie

Guam

Drapeau de Guam

Polynésie française

Drapeau de la Polynésie française

Fidji

Drapeau des Fidji

Îles Mariannes du Nord

Drapeau des Îles Mariannes du Nord

Salomon

Drapeau des Salomon

Vanuatu

Drapeau du Vanuatu

Rang mondial du pays en matière de PIB nominal 13e 54e 115e 148e 159e 160e 164e 189e 194e 198e
Valeur du PIB nominal par habitant ($ US courants) 57 395 42 331 2 730 33 979 35 712 20 163 6 267 23 259 2 137 3 123
Rang de la France dans les fournisseurs du pays/territoire (importations) 14e 13e 18e 1er Absence de données 1er 19e Absence de données 34e 6e
Rang de la France dans les clients du pays/territoire (exportations) 24e 24e 27e 9e 4e 25e 26e 10e
Balance commerciale française (en millions d'€) + 1 515 + 92 - 18 + 659 + 495 + 4 - 2 + 6
Date de la donnée 2018 2018 2012 2015 2015 2018 2018 2018
Sources : WITS 2020, Banque Mondiale 2020.

Principaux secteurs économiques concernés par ces relations[modifier | modifier le code]

Liés au futur développement de la stratégie française dans l'Indopacifique, la diplomatie française cible plusieurs secteurs économiques sur lesquels la France déjà présente peut renforcer ses positions dans les prochaines années[93].

L'industrie de l'armement[modifier | modifier le code]

En raison notamment de la convergence des stratégies géopolitiques des grandes puissances dans la région du Pacifique[104], celle-ci connait un renforcement de la présence militaire des différentes armées ces dernières années (à l'instar des Etats-Unis qui déploieront 60 % de leur flotte dans le Pacifique à l'horizon 2020[105] et de la Chine de plus en plus présente dans la région avec notamment le souhait d'implanter une base militaire sur un île d'Océanie[106]). Pour ces raisons, les grandes puissances (dont l'Australie) renforcent leur moyens militaires et particulièrement leur marine pour pouvoir peser sur la scène régionale. Le « contrat du siècle » d'une cinquantaine de milliards d'euros signé entre la France et l'Australie en 2019 portant sur la commande de 12 sous-marins[107], donne ainsi à la France de grands espoirs sur la possibilité de signer d'autres contrats avec son partenaire australien ou même néo-zélandais[105] (la France étant le 3e exportateur mondial d'armes en 2020[108]).

L'industrie aéronautique[modifier | modifier le code]

Les produits de la construction aéronautique sont le premier secteur d'exportation français en Océanie en 2019 (16 %), particulièrement due aux exportations d'Airbus ou encore d'ATR dans la région[109]. Le constructeur européen prévoit notamment un doublement de la flotte d'avions de plus de 100 sièges desservant la région dans les vingt prochaines années[110].

L'exploitation des matières premières[modifier | modifier le code]

La houille australienne est le premier secteur d'importation français en 2019 mais ne résume pas à lui seul les intérêts franco-océaniens dans les matières premières puisque plusieurs sociétés françaises spécialisées dans l'extraction des matières premières sont présentes en Australie[111]. Par ailleurs, le nickel calédonien est le principal secteur d'exportation des collectivités territoriales françaises, puisque l'archipel détient 25 % des reserves mondiales. Cette industrie est hautement stratégique pour la France[i] mais surtout pour la Nouvelle-Calédonie [j],[112].

Enfin, c'est sans compter les ressources minérales métalliques présentes dans les fonds marins des ZEE françaises, dans lesquelles il est possible de trouver des reserves de fer, de cobalt, de platine ou de phosphate même si ces dernières ne sont pas encore exploitées à l'heure d'aujourd'hui[113].

Tendance du commerce bilatéral[modifier | modifier le code]

Intensité des échanges commerciaux de biens[modifier | modifier le code]

Évolution des échanges de biens entre la France et les États et pays ou territoires non indépendants d'Océanie en 2019

Les échanges commerciaux de biens entre la France et les entités territoriales constitutives du continent Océanien (États indépendants et pays ou territoires non indépendants, à statut spécial ou largement autonomes, dont ses collectivités d'outre mer : la Polynésie française, la Nouvelle Calédonie et les îles Wallis-et-Futuna), s’élevaient en 2019 à 6,585 milliards d'euros (hors matériel militaire) soit seulement 0,61 % du total des échanges commerciaux de biens de la France avec le Monde, ce qui fait de l'Océanie la partie du monde avec laquelle la France commerce le moins[114]. Cependant, en prenant en compte la population de la région qui est aussi la moins densément peuplée du Monde (seulement 0,5 % de la population mondiale[115]) cette faiblesse des échanges peut être nuancée : en 2019, 162 € sont échangés entre la France et l'Océanie par habitant pour seulement 41 € pour l'Afrique[116].

Évolution des échanges de biens entre la France et ses Collectivités d'outre-mer d'Océanie en 2019

Deuxième donnée en trompe-œil, environ 1 quart des échanges commerciaux sont réalisés avec les territoires nationaux que sont les collectivités territoriales d'outre-mer françaises, diminuant d'autant plus la part que représente les autres entités.

Les échanges en question sont enfin relativement stables sur ces dix dernière années.

Inégalité des échanges commerciaux de biens[modifier | modifier le code]

Plusieurs inégalités marquent les relations économiques entre la France et les états et territoires d'Océanie.

  • Premièrement, la place prépondérante des deux puissances régionales l'Australie et la Nouvelle-Zélande dans les échanges économiques cache la faiblesse des ceux réalisés avec le reste des entités : ces deux derniers représentent 94,5 % des importations françaises en provenance de l'Océanie en 2019 et reçoivent 63,4% des exportations françaises.
  • Deuxièmement, la balance commerciale des échanges entre la France et les États et territoires d'Océanie est fortement bénéficiaire pour la France puisque les importations françaises représentent moins d'un tiers de la valeur des exportations en 2019. Ce phénomène est particulièrement visible avec les collectivités d'outre-mer françaises qui affichent toutes un fort déficit commercial avec la France.

Détail des échanges[modifier | modifier le code]

Principaux secteurs d'importation[modifier | modifier le code]
Principaux secteurs d'exportation[modifier | modifier le code]

Relations politiques, diplomatiques et militaires[modifier | modifier le code]

Presences françaises (diplomatique, aide au développement, militaire et culturelle) en Océanie.

Aujourd'hui la France dispose de trois collectivités d'outre-mer en Océanie :

Relations culturelles, scientifiques et universitaires[modifier | modifier le code]

Relations culturelles entre la France et les pays et territoires d'Océanie[modifier | modifier le code]

Culture et langue française en Océanie[modifier | modifier le code]

Les historiens utilisent deux expressions pour caractériser la domination anglo-saxonne qui a prédominé le continent Océanien sur ces trois derniers siècles (le passage d'un « English Lake » aux XVIIIe – XIXe siècles à un « American Lake » XXe siècle)[117]. Cette domination ne fut perturbée sur le temps long que par la seule puissance française, soulignant d'autant plus sa présence marginale et originale dans la région[32]. L'influence culturelle française est donc globalement restreinte aux trois collectivités territoriales françaises d'Océanie plus le Vanuatu ancienne colonie, même si à la marge la France fait partie de l'histoire d'un plus grand nombre de pays de la région (à l'instar de l'Australie ou la Nouvelle-Zélande).

Présence de la langue française en Océanie[modifier | modifier le code]
Présence du français en Océanie parmi les autres langues.

La langue française est présente en Océanie même si celle-ci demeure marginale en comparaison de l'anglais prédominant (l'Océanie ne comporte que 2% de francophones)[118]. Elle a la particularité d'être dans les quatre territoires francophones (partiellement ou majoritairement), la langue officielle ou une langue véhiculaire ou/et la langue maternelle des populations.

Les francophones sont donc présents majoritairement dans ces quatre territoires :

  • les trois collectivités d'outre-mer françaises (99% de francophones en Nouvelle- Calédonie, 98% en Polynésie française, 83 % à Wallis-et-Futuna,)
  • l'ancienne colonie du Vanuatu (32% de francophones)[119].

Ces quatre territoires font partie de l'OIF (la Nouvelle-Calédonie est membre associé)[120] et six pays hébergent une implantation de l'Alliance française (l'Australie dont 10 000 apprenants du français en 2018, la Nouvelle-Zélande, les Tonga, les Vanuatu, les Fidji, les Îles Cook)[121]. Par ailleurs, trois établissements scolaires français (en dehors de ceux présents sur les collectivités territoriales d'outre-mer françaises) sont implantés dans la région (deux en Australie et un au Vanuatu)[122].

Communauté française en Océanie[modifier | modifier le code]

En dehors des français vivant au sein des collectivités d'outre-mer françaises d'Océanie (environ 550 000 habitants), le registre des français établis à l'étranger du Ministère des Affaires étrangères estime en 2019 à environ 33 000 personnes leur nombre en Océanie (dont 24 825 pour l'Australie et 5 545 pour la Nouvelle-Zélande)[65]. Cependant, ces données sont parcellaires puisque l'inscription des français au registre n'est pas obligatoire et celui-ci ne recense pas tous les pays d'Océanie. Le nombre effectif est sans aucun doute plus élevé. À titre d'exemple, d'après le registre le nombre de français inscrits dans ces pays a été multiplié par trois entre 2000 et 2020 en Australie et Nouvelle-Zélande[65], pourtant le nombre réel de français présents dans ces pays est largement supérieur puisque le Ministère des affaires étrangères l'estime à environ 70 000 rien que pour l'Australie[123]. Effectivement, ces dernières années est observé un afflux importants de français se rendant en Australie ou Nouvelle-Zélande pour y travailler et voyager[124]. Les Français sont ainsi la deuxième source d'immigrants européens après les Anglais en Australie[125].

Culture française en Océanie[modifier | modifier le code]

Les cultures des populations autochtones des collectivités territoriales d'outre-mer françaises sont issues d'un mélange entre l'influence occidentale et les cultures autochtones présentes avant l'arrivée des Européens[126]. Ceci explique en partie la spécificité culturelle de ces territoires au sein de la République française. De plus de profondes différences existent entre les trois territoires qui ont évidemment un rapport différent à la France en raison de leur histoire :

  • La Nouvelle-Calédonie : Seule colonie de peuplement française en Océanie, la proportion de la communauté métropolitaine face aux descendants d'autochtone est supérieure aux autres COM. D'après les derniers recensements 27 % des habitants sont d'origine européenne[127].
  • La Polynésie française : Les polynésiens ou assimilés représentent 83 % de la population[128].
  • Wallis-et-Futuna : La grande majorité de la population est d'origine polynésienne (97 %)

Dans les autres pays du continent, la culture française peut être véhiculée par les canaux traditionnels de diffusion que sont internet, la télévision (avec notamment TV5 Monde), le cinéma etc. ou encore les outils et organismes liés à l'État français chargés de la promotion culturelle comme l'Institut français.

Culture d'Océanie en France[modifier | modifier le code]

Relations scientifiques et universitaires entre la France et les pays et territoires d'Océanie[modifier | modifier le code]

Coopération humanitaire et de développement[modifier | modifier le code]

Coopération de développement[modifier | modifier le code]

Organisations régionales[modifier | modifier le code]

Les collectivités d'outre-mer française de la Nouvelle Calédonie et de la Polynésie française ont pu intégrer le Forum des îles du Pacifique en 2016 avec un statut de membre à part entière.

La France est aussi membre a part entière de la Communauté du Pacifique.

Aide publique au développement[modifier | modifier le code]

L’Agence française de Développement a vu son mandat élargi aux petits États insulaires du Pacifique lors du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement du 8 février 2018, pour des actions d’adaptation au changement climatique et de protection de la biodiversité notamment au travers de l’Initiative adaptation- biodiversité, lancée un peu plus tôt par le président de la République lors du One Planet Summit (décembre 2017)[129].

Le Fond Pacifique, géré par le Secrétariat Permanent pour le Pacifique et inscrit au budget du Ministère de l'Europe et des Affaires Etrangères (MEAE), a pour objectif de promouvoir la coopération économique, sociale, scientifique et culturelle dans le Pacifique[130].

Aide humanitaire[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bougainville se félicita de n'avoir perdu que deux hommes du scorbut lors de son voyage, ce qui constituait un exploit pour l'époque.
  2. Situation différente de l’Angleterre, la démographie française n'imposait pas de projet de colonie de peuplement.
  3. Cette doctrine est notamment défendue par le Président du Conseil Guizot devant la chambre en 1843.
  4. Les exemples des initiatives de Dupetit-Thouars qui proclame le protectorat de Tahiti sans consignes claires du gouvernement, ou celui de Nouvelle-Calédonie qui sera refusé une première fois par le gouvernement sont des marqueurs de cette politique hésitante.
  5. Ces îles avaient déjà été revendiquées au nom du Roi par le capitaine Marchand en 1791.
  6. L’intérêt pour l'Australie a déjà été soutenu par un rapport du Sénat de 2016 suite à la vente de sous-marins nucléaires français à l'Australie et s'est matérialisé par un partenariat stratégique en 2017.
  7. Excepté l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les collectivités d'outre-mer françaises, seul les Fidji représentent un marché d'exportation supérieur à 10 millions d'euros pour la France en 2019.
  8. Le rapport Vlody remis au Premier ministre en 2016 élabore des pistes à suivre pour « lever les obstacles qui freinent la dynamique d'insertion régionale des territoires d'outre-mer alors même que plusieurs marchés en croissance constituent aujourd'hui des opportunités à saisir pour eux ».
  9. Ce métal est indispensable à la fabrication d'acier inoxydable et est la seule matière première stratégique française qui est déjà exploitée.
  10. Le nickel représente un quart de la richesse produite en annuellement en Nouvelle-Calédonie et 90 % de ses exportations.

Références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

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