Relations entre la France et l'Union africaine

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Les relations entre la France et l'Union africaine désignent les relations diplomatiques s'exerçant entre un Etat principalement européen, la République française, et une organisation interétatique africaine, l'Union africaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les élites indigènes d'AOF à la tête des projets d'unification de l'Afrique[modifier | modifier le code]

Les élites d'Afrique francophone ranimèrent le projet intellectuel et politique du panafricanisme dans les années qui précédèrent et suivirent l'indépendance. Aimé Césaire, Félix Houphouët-Boigny et Léopold Sédar Senghor sont ainsi à l'avant-garde du projet d'union des peuples africains. Par ailleurs, le Parti communiste français soutient les Africains dans leur volonté d'émancipation.

La première tentative d'union politique en Afrique fut menée dans les années 1960 par deux anciennes colonies françaises tout juste indépendantes, à savoir la Guinée et le Mali. Ces deux Etats créèrent l'Union des Etats africains, mise à mal dès 1962.

Relations contemporaines[modifier | modifier le code]

Médias et idées[modifier | modifier le code]

De nombreux médias panafricains sont édités en français, à l'image de Jeune Afrique, hebdomadaire basé à Paris. La France accueille également des penseurs panafricains à l'image de Kémi Séba.

Litiges territoriaux[modifier | modifier le code]

En mai 2004, la Commission de l'Union africaine dénonce l'occupation étrangère de territoires considérés comme africains. La France est qualifiée d'occupant en raison de sa présence à La Réunion, à Mayotte et dans les Îles éparses.

Rivalité économique[modifier | modifier le code]

L'Union africaine apparaît parfois comme un remède au néocolonialisme. Aussi, certains, à l'instar de RT France, considèrent que la République française cherche à entraver l'intégration africaine pour protéger ses intérêts économiques sur le continent africain. Ce même média considère ainsi que l'intervention française en Libye en 2011 visait à empêcher Mouammar Kadhafi de mettre ses réserves d'or et de change au service d'une monnaie commune au continent.

Sources[modifier | modifier le code]