Relations entre la France et le Japon

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Relations entre la France et le Japon
Drapeau de la France
Drapeau du Japon
France et Japon
     France      Japon
Ambassades
Ambassade de France au Japon
  Ambassadeur Thierry Dana
  Adresse 4-1-44, Minami-Azabu
Minato-ku
Tokyo
  www.ambafrance-jp.org
Ambassade du Japon en France
  Ambassadeur Yoichi Suzuki
  Adresse 7, avenue Hoche
75008 Paris
  www.fr.emb-japan.go.jp
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Football 5
Rugby à XV 2

Les relations franco-japonaises (日仏関係, Nichi-Futsu kankei?) débutent de manière fortuite au XVIIe siècle lorsqu'un samouraï et ambassadeur japonais, dans sa route vers Rome, fait escale pour quelques jours dans le sud de la France.

Après la longue période isolationniste du Japon (sakoku), la France et le Japon sont devenus de grands partenaires depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Les deux pays ont échangé autant dans les domaines militaire et économique que dans le domaine artistique. Le Japon a modernisé son armée avec l'aide du français Jules Brunet. La France a aidé le Japon à développer ses moyens de construction navale et a participé au développement des lois japonaises.

En France, l'influence japonaise s'est fait sentir dans le domaine artistique ; le Japon a inspiré les impressionnistes et est à l'origine du japonisme.

Histoire[modifier | modifier le code]

La France n'est pas concernée par l'Ambassade Tenshō (1582-1590).

Début de l'époque d'Edo (XVIIe et XVIIIe siècles)[modifier | modifier le code]

En 1615, Hasekura Tsunenaga, un samouraï japonais, envoyé à Rome par son suzerain le daimyō Date Masamune, fait escale quelques jours à Saint-Tropez. C'est le premier contact entre Français et Japonais. En 1619, le Français François Caron qui a émigré aux Pays-Bas, entre dans la compagnie néerlandaise des Indes orientales, et devient le premier Français (officiel) à poser le pied sur le sol japonais. Il reste vingt ans au Japon et devient directeur de la compagnie au Japon. Il fonda plus tard la compagnie française des Indes orientales.

En 1636, Guillaume Courtet, un Français prêtre dominicain, pénètre au Japon en toute clandestinité, malgré l'interdiction du christianisme au Japon. Il est capturé, torturé, et tué à Kagoshima le , devenant l'un des seize martyrs de Nagasaki. Aucun Français ne pénètre plus au Japon entre 1640 et 1780 à la suite de la politique de sakoku.

Réouverture du Japon au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1787 : Jean-François de La Pérouse, visite les îles Ryūkyū et le détroit entre Sakhaline et Hokkaidō porte aujourd'hui son nom.
  • 1808 : Le français est enseigné par le Hollandais Hendrik Doeff à 5 Japonais, dans le but qu'ils deviennent interprètes.
  • 1844 : L'expédition du Français Fornier-Duplan débarque à Okinawa, les Japonais refusent d'ouvrir des relations commerciales, mais le Français apprend sa langue à un Japonais.
  • 1855 : Depuis le début d'ouverture de ses frontières du Japon (bakumatsu), la France signe tout comme les États-Unis un traité avec les Japonais à Okinawa le 24 novembre.
  • 1858 : Après le traité d'amitié et de commerce signé à Edo (actuellement Tokyo), des relations diplomatiques sont ouvertes entre les deux pays.
  • 1862 : Le shogun envoie une délégation en France conduite par Yasunori Takenouchi (竹内 保徳, Takenouchi Yasunori?).
  • 1864 : Arrivée de Léon Roches au Japon. Bombardement de Shimonoseki par les bateaux français, anglais, hollandais et américains. Léonce Verny arrive au Japon pour la construction de l'arsenal de Yokosuka.
  • 1865 : Visite de Shibata Takenaka en France.
  • 1867 : Une mission militaire française conduite par Jules Brunet arrive au Japon. Une délégation japonaise est présente pour l'exposition universelle de Paris. Le Français Jean-François Coignet est envoyé au Japon pour prendre en charge les mines d'or d'Ikuno dans la préfecture de Hyōgo.
  • 1868 : 11 marins français sont tués par des forces rebelles au sud du Japon à l'incident de Sakai.
  • 1869 : Des troupes françaises combattent aux côtés des troupes du shōgun conduite par Enomoto Takeaki contre les troupes impériales à Hakodate (voir République d'Ezo).
  • 1870 : Henri Auguste Pélegrin dirige la construction d'un système d'éclairage des rues de Nihonbashi, Ginza et de Yokohama.
  • 1872 : Paul Brunat ouvre la première usine moderne de fabrication de soie à Tomioka dans la préfecture de Gunma. Deuxième mission militaire française au Japon.
  • 1873 : L'expert en droit Gustave Émile Boissonade est envoyé au Japon pour achever la construction du système de lois moderne.
  • 1874 : La seconde mission militaire française est envoyée au Japon et construit des centres de formation militaires.
  • 1876 : Arrivée au Japon du commandant Henri Rieunier (1833-1918) en mission diplomatique de la France, pour deux ans, à bord du Laclocheterie. Le Laclocheterie, en août 1876, est le premier bâtiment français à pénétrer dans la manche de Tartarie après ceux des équipages de La Pérouse au XVIIIe siècle de l'Astrolabe et de la ‘‘Boussole’’. Le il fait partie de la flottille qui escorte le Mikado - qui est à bord du Takawo-maru - de Yokohama à Kobe. Sa visite - après accostage du Laclocheterie à Naha - au dernier roi indigène Shō Tai au château royal à Tsouri (ou Shuri) en mai 1877, dans la grande île du petit royaume tropical japonais des Ryūkyū, Okinawa, est historique.
  • 1881 : Arrivée de Georges Ferdinand Bigot au Japon.
  • 1882 : Des tramways français sont introduits à Asakusa
  • 1884 : Troisième mission militaire française au Japon.
  • 1885 : Arrivée en mission diplomatique de la France au Japon pour deux ans de l'amiral Henri Rieunier (1833-1918) à bord du Turenne, commandant en chef de la division navale des mers de Chine orientale et du Japon. Le seul officier général français sur le sol de l'Empire du Soleil Levant.
  • 1886 : Le Français Louis-Émile Bertin (1840-1924), ingénieur général du Génie maritime, École polytechnique, crée la première marine militaire du Japon, repense totalement l'arsenal de Yokosuka, choisit de nouveaux emplacements, les propose et fait construire les arsenaux de Kure et de Sasebo, les navires de Bertin constituèrent le noyau de la flotte japonaise qui remporta la première guerre sino-japonaise (1894) et par la suite la guerre russo-japonaise (1905). Il reste quatre ans au Japon, parle le japonais, et a des relations étroites avec l'empereur Meiji et de hauts dignitaires de l'Empire.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Relations actuelles[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990 et 2000, la France a été très impliquée dans les échanges avec le Japon. Cela pourrait être le résultat de la politique menée par Jacques Chirac vis-à-vis du Japon. Le président français a en effet effectué pas moins de quarante visites dans ce pays, plus que n'importe quel autre président. La France a lancé le programme « Le Japon, c'est possible » destiné à encourager les exportations vers ce pays. Le Japon et la France ont aussi construit la maison de la culture du Japon à Paris. Sur la période 1993-2004, le montant des échanges commerciaux entre les deux pays a augmenté de 50 %, le Japon devenant le neuvième client de la France. La France se place en troisième position en termes d'investissements au Japon.

La France et le Japon ont travaillé ensemble dans des missions humanitaires, principalement dans des missions contre le SIDA et le sous-développement dans des pays africains : Djibouti, Madagascar, Ouganda.

Le Japon et la France partagent beaucoup d'idées sur l'art et la cuisine. Le Japon a été influencé par la cuisine française. En France, ce sont les mangas qui font connaître le Japon, et certains mangas ont pour toile de fond des épisodes de l'histoire de France (La Rose de Versailles, et plus récemment Nodame Cantabile et Les Gouttes de Dieu).

Dans le domaine économique, les deux pays sont actuellement en train de collaborer étroitement au sujet des réacteurs nucléaires de nouvelle génération. En juin 2005, la France et le Japon ont annoncé un projet commun pour construire un nouvel avion supersonique, qui pourrait être le successeur du Concorde. Un partenariat public-privé tout à fait original vient d'être signé entre la France et un consortium franco-japonais pour la reconstruction d'une nouvelle ambassade de France au Japon[1].

Le cent cinquantième anniversaire des relations franco-japonaises a été commémoré en 2008.

Depuis 2005, environ 30 000 Japonais vivent en France, contre 25 000 en 2000, et 15 000 en 1990[2]. La moitié d'entre eux vivrait en Île-de-France, et fréquenterait régulièrement le quartier japonais de Paris situé autour de la rue Sainte-Anne dans les 1er et 2e arrondissements, près de l'Opéra Garnier[3]. Le premier restaurant japonais du quartier, Takara, fut ouvert en 1963, rue Molière, par Takumi Ashibe[3].

En 2008, on comptabilisait 9 000 Français au Japon, contre 5 000 en 2000, et 3 000 en 1990[2]. Le quartier français à Tokyo se trouve dans le quartier de Kagurazaka près d'Iidabashi dans l'arrondissement de Chiyoda, où se trouvait jadis l'ambassade de France au Japon.

Fin septembre 2013, le gouvernement japonais accepte officiellement l'aide française pour la décontamination et le démantèlement des réacteurs défectueux de la centrale de Fukushima Daiichi[réf. nécessaire].

Français du Japon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Français du Japon.

Japonais en France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Japonais en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Pons (Tokyo correspondant), « La France s'offre une ambassade à Tokyo sans débourser un euro », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  2. a et b (en) (ja) Registered Foreigners by Nationality, Ministère japonais de la Justice, sur le site du Bureau des statistiques du Ministère japonais des Affaires intérieures et des Communications [xls]
  3. a et b « Quartier de l'Opéra », Jipango no 24, automne 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Ladam, Le Voyage d'Hugues Krafft au Soleil Levant. Pratiques du voyage et représentations du Japon d'un grand bourgeois français dans les années 1880, mémoire de master d'histoire soutenu à l'université de Reims Champagne-Ardenne, sous la direction de Catherine Nicault, 2008 [lire en ligne]
  • Bernard Hervé, Ambassadeurs au pays du soleil levant dans l'ancien empire du Japon, Atlantica.