Relations entre la France et la Géorgie

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Relations entre la France et la Géorgie
Drapeau de la France
Drapeau de la Géorgie
France et Géorgie (pays)
     France      Géorgie
Ambassades
France
  Ambassadeur Pascal Meunier
  Adresse 49 rue Krtsanissi, 0114 Tbilissi
Géorgie
  Ambassadeur Ecatériné Siradzé-Delaunay
  Adresse 104 avenue Raymond Poincaré, 75116 Paris
Rencontres sportives
Football Rencontres
Rugby à XV Rencontres

Les relations entre la France et la Géorgie datent d'au moins sept siècles. Les premières relations militaires connues remontent aux Croisades : les chevaliers géorgiens combattent les Sarrazins devant Jérusalem aux côtés des croisés français[1]. Les premières relations religieuses connues datent de l'époque du pape Pie II, au XVe siècle, lorsqu'une délégation géorgienne se rend en France sur les conseils du Vatican[2].Les premières relations diplomatiques connues d'État à État se nouent ainsi, lors des règnes de Charles VII à Paris et de Georges VIII à Tiflis[3]; certaines sources mentionnent des relations dès Saint Louis. Bien que les hellénistes français connaissaient antérieurement la Colchide par les textes de la Grèce antique, les premières relations culturelles structurées datent du XVIIe siècle, avec les voyageurs français découvreurs du Caucase. Depuis le retour à l'indépendance de la Géorgie, en 1991, les relations culturelles, diplomatiques, économiques, médiatiques, militaires, parlementaires, religieuses, scolaires et universitaires, de sécurité intérieure, sportives, territoriales, de la France avec ce pays, se sont densifiées.

Sommaire

Relation culturelle[modifier | modifier le code]

Pierre l'Ibère (412-491)

La relation culturelle entre les deux nations s’est élaborée au rythme des civilisations méditerranéennes, probablement de manière informelle à l’époque des premiers siècles du christianisme lors de contacts directs entre religieux et ensuite au Moyen Âge lors de combats communs en Palestine, avant de se structurer. Les historiens ont procédé à de multiples hypothèses, parfois s’appuyant sur des légendes entretenues par une tradition géorgienne ancienne, parfois sur des textes retrouvés. Il ne serait pas impossible que les premiers contacts directs entre Français et Géorgiens remontent à la période des monastères géorgiens de Palestine, c’est-à-dire au Ve siècle avec Pierre l'Ibère (412-491)[4].

Légendes[modifier | modifier le code]

Selon l’historien Zourab Avalichvili (1876-1944), ancien secrétaire d’État aux Affaires étrangères de la République démocratique de Géorgie, un morceau de la vraie croix aurait été donné aux Croisés français à la bataille de Didgori en 1121 et aurait été envoyé à la Cathédrale Notre-Dame de Paris[5]. Selon une autre légende Louis IX — dit Saint Louis — aurait fait confectionner au XIIIe siècle un reliquaire pour la Sainte-Chapelle de Paris par les orfèvres mingéliens à Zougdidi [6].

Premier sceau de Louis IX, dit Saint Louis

Ainsi sous les règnes des différents rois de France la Colchide était connue autrement que par les textes anciens. Des émissaires géorgiens ont fréquenté les cours royales françaises, en particulier celles de Charles VII, François Ier et Louis XIV : le moine-savant Saba Soulkhan Orbéliani reste pour les Géorgiens le découvreur de la culture française en 1714.

Saba Soulkhan Orbéliani, moine-savant à la cour de Louis XIV

.

Louis XIV

L’élite géorgienne se tourne vers d’autres horizons, Saint-Pétersbourg ou Berlin, afin de trouver le chemin de son identité : si Paris est porteur d’idées d’émancipation nationale, il faut attendre le XIXe siècle pour que des Géorgiens ne foulent à nouveau le territoire français. La relation entre les deux pays s’approfondit par l'intermédiaire des voyageurs porteurs de culture française et rapporteurs des cultures rencontrées au cours des périples ; en situation, ils utilisent auprès des clercs locaux une langue tierce, ancienne ou moderne, latin et grec, arabe et perse ; la langue russe apparaît comme véhicule de communication à partir du XIXe siècle.

XVIIe – XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle Jean-Baptiste Tavernier (1605-1689), Jean Chardin (1643-1713) et Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708) découvrent le Caucase. De 1631 à 1668, Jean-Baptiste Tavernier voyage en Orient à plusieurs reprises ; s’il atteint l’Inde, il s’arrête à Constantinople, au Caucase et en Perse ; il est l’auteur des Six Voyages en Turquie, en Perse et aux Indes, publié en 1676[7] et écrit : "Les Géorgiens ont une merveilleuse adresse à tirer de l’arc et sont en réputation d’être les meilleurs soldats de toute l’Asie.… Outre leur grande beauté, les Géorgiennes ont un autre avantage, elles se peuvent vanter surtout à Tiflis d’avoir plus de liberté que les femmes n’en ont dans tous les autres endroits d’Asie"[8]. Entre 1665 et 1680, Jean Chardin se rend en Inde et en Perse à plusieurs reprises, et séjourne en Géorgie ; il est l'auteur du Voyage en Perse et aux Indes, par la mer Noire et la Colchide, dont la publication en plusieurs volumes commence en 1686 et se termine en 1711 à Amsterdam, ayant émigré comme nombre de protestants[9] et réédité en 2007[10] ; il écrit à propos du vin en Géorgie "Il n'est pas de pays où l'on boive plus et mieux"[11]. Du au , Joseph Pitton de Tournefort effectue un voyage en Méditerranée, en mer Noire, en Géorgie, en Arménie et en Turquie ; il rapporte des notes très précises en termes d'archéologie, de botanique, de défense militaire, d'ethnologie, de géographie, de religion et de sociologie; il est l'auteur de Relation d’un voyage au Levant fait par ordre du roy, publié à titre posthume en 1717[12] et écrit "La Géorgie est un pays fort tranquille aujourdh‘hui, mais elle a servi plusieurs fois de théâtre à la guerre entre les Turcs et les Perses"[13].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle voit l’approfondissement des échanges entre les cultures française et géorgienne. Napoléon Ier en est le premier acteur involontaire : en attaquant l’Empire russe, il donne l’espoir d’une défaite de Saint-Pétersbourg -— la Russie a annexé unilatéralement le territoire géorgien en 1801 — et d’une libération de la Géorgie.

Marie-Félicité Brosset

Une série de voyageurs français s’intéressent ensuite au Caucase, de Frédéric Dubois de Montperreux (1798-1850) au baron Joseph de Baye (1853-1931), en passant par Marie-Félicité Brosset (1802-1880), Ernest Chantre (1843-1924) et Théophile Deyrolle (1844-1923), sans oublier Alexandre Dumas (1802-1870), qui par leurs publications, leurs livres et leurs photographies, contribuent à la connaissance de la Géorgie en France[14]. L’archéologue, et photographe, Joseph de Baye visite le Caucase chaque année de 1897 à 1904, en particulier Tiflis et les régions de la Géorgie ; il se lie d'amitié avec quelques intellectuels de l'époque (David Saradjichvili, Théko Sakhokia, Ekvtimé Takhaïchvili, Ilia Tchavtchavadzé, Alexandre Tsagréli, Akaki Tsérétéli…) ; il publie textes et photographies en France, mentionnant "Comme je l’ai dit maintes fois, il faut se hâter d’étudier ces races appelées à perdre leur originalité ou à disparaitre, en face de l’œuvre d’extension, de pénétration, d’assimilation opérée par les Russes"[15].

Alexandre Dumas

Marie-Félicité Brosset, membre de la Société asiatique à Paris et de l’Académie des sciences de Russie à Saint-Pétersbourg, locuteur en langue géorgienne –— après un apprentissage à partir de traductions de la Bible —, a été l’un des premiers linguistes à pouvoir établir des ponts entre les cultures française et géorgienne ; en 1841,il publie une version françaises du poème de Chota Roustavéli Le Chevalier à la peau de panthère ; il publie ensuite une monumentale Histoire de la Géorgie constituée à partir de documents consultés dans les bibliothèques et les archives, rapportés de Géorgie par d’autres voyageurs ou par lui-même (1847 et 1848)[16].

Niko Nikoladze

À contrario, de jeunes aristocrates et révolutionnaires, comme Niko Nikoladzé (1843-1928), Georges Dekanozichvili (1867-1910)[17] ou Joseph Davrichachvili (1882-1975)[18], viennent chercher les lumières françaises à Paris. Nikoloz Nikoladzé, écrivain et journaliste, séjourne à Paris durant les années 1860 ; il acquiert la conviction que le mouvement de libération nationale de la Géorgie est inévitable et qu’à l’image de l’Europe occidentale il faut le préparer par une économie libérale ; après son retour en Géorgie et son élection comme maire de Poti, il s’investit dans le développement économique — basé sur l’arrivée de capitaux —, chemin de fer, infrastructure portuaire, oléoduc et commerce[19]. Georges Dekanozichvili, ingénieur des mines, visite la France en 1899 et le Brésil en 1902, où il est sensibilisé aux conditions de vie des mineurs et au progrès social. De retour en Géorgie, il est l’un des fondateurs du Parti socialiste fédéraliste révolutionnaire, non marxiste, défendeur d’une Fédération de Russie laissant une large autonomie aux nations associées. Joseph Davrichachvili, révolutionnaire et détrousseur du Trésor public russe, gagne la France en 1912 où il devient français ; aviateur, membre du contre-espionnage et résistant durant la Seconde Guerre mondiale, il contribue au mythe de l’aventurier géorgien, magnifié en littérature française par l’une de ses descendantes, Kéthévane Davrichewy[20]. Le mouvement socialiste international, réunissant ou opposant selon les époques, sociaux-démocrates, sociaux-révolutionnaires, sociaux-fédéralistes, bolcheviks et mencheviks géorgiens, est vecteur de diffusion de la culture française auprès d'une partie des révolutionnaires géorgiens, lors des Congrès ou lors des périodes de proscription à l'étranger.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, durant la période soviétique, la relation culturelle franco-géorgienne est réduite, ou objet de propagande. En France, dès les années 1920, l'immigration politique géorgienne contribue à diffuser certains aspects de la culture géorgienne, l'Association géorgienne en France en particulier, mais également des professeurs d'université d'origine géorgienne comme Michel Mouskhély (1903-1964) et Alexandre Manvelichvili (1904-1997)[21] à l’université de Strasbourg, Georges Charachidzé[Note 1] à l'INALCO ou des historiens (Kalistrat Salia[22]).

Après la Seconde Guerre mondiale, le retour en Géorgie de quelques-uns des descendants d'émigrés (la musicienne Ethery Dajkéli[23], l'écrivain et traducteur Serge Tsouladzé[24] ou la traductrice et professeur Thina Sardjévaldzé[25]) suscite un intérêt pour la culture française.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Logo de l'Institut français en Géorgie.

En 2002, Mireille Musso, ambassadrice de France, crée le Centre culturel français Alexandre Dumas de Tbilissi[26],[27] — dont la direction est assurée par François Laurent jusqu'en 2007, puis par Joël Bastenaire[28] —. L'Institut français de Géorgie[29] lui succède en 2011 et constitue une institution de promotion de la culture française sur tout le territoire géorgien : il est d'abord dirigé par Gilles Carasso, puis par Jean-Yves Lavoir[30].

L'institut participe à la scène culturelle géorgienne en créant des évènements à dimension nationale, régionale ou locale, en créant des échanges entre la France et la Géorgie, et en développant des partenariats avec d'autres entités culturelles, gouvernementales ou non-gouvernementales. Il dispose d'une salle de conférence convertible en salle de cinéma, d'une galerie d'exposition, d'un club de lecture ainsi que d'un espace pour les plus jeunes. Il abrite une médiathèque disposant de plus de 16 000 documents et revues francophones accessibles au grand public, ainsi que d'une culturethèque en ligne proposant quelques milliers de documents supplémentaires[31]. Sa bibliothèque est abritée par la Bibliothèque nationale de Géorgie. Il propose un service de traduction professionnel français-géorgien[32]. Outre son activité culturelle, l’Institut français a pour mission de promouvoir la langue française par la formation auprès d’un public aussi large que possible, l’organisation des examens et la délivrance des certifications internationales associées. Il soutient également des filières universitaires francophones[33].

Art lyrique et musique classique[modifier | modifier le code]

Elisso Bolkvadze, ambassadrice de l'UNESCO

Dans la continuité d’une école lyrique géorgienne séculaire, les artistes de ce pays se produisent à l’étranger, et notamment en France, pour les femmes les soprano Tamar Iveri[34] et Nino Machaidze , les mezzo-soprano Nona Javkhidze et Anita Rachvelishvili, interprète principale de Giuseppe Verdi à l’Opéra de Paris[35]. pour les hommes les basses Paata Burchuladze, Nikia Guliashvili et Sulkhan Jaiani, les barytons Gocha Abuladze, Lado Ataneli et George Gagnidze , les ténors Otar Jorjikia et Irakli Kakhidze — ayant poursuivi sa formation en France —.

Tout comme pour l’art lyrique, l’école musicale géorgienne est ancienne. Se produisent régulièrement sur les scènes françaises, les pianistes Irakly Avaliani (vivant en France), Tamara Beraia, Georges Bériachvili (vivant en France), Elisso Bolkvadze (ambassadrice de bonne volonté pour l'Unesco, à Paris), Khatia Buniatishvili [36] (vivant en France), Margarita Chkheidze, Manana Doijachvili, Mikheil Kandashvili, Aliza Kezeradze, Nino Pavlenichvili (vivant en France), Elisso Virssaladze, la violoniste Lisa Batiashvili, mariée au musicien français François Leleux[37] ou le violoncelliste Giorgi Kharadze.

Chants et danses traditionnels[modifier | modifier le code]

Si l'immigration politique géorgienne des années 1920, et leurs descendants, ont fait connaitre le folklore traditionnel à une audience restreinte en France, à partir des années 1950, le Ballet national géorgien Soukhichvili produit des représentations pour un public plus large[38]. À la fin des années 1990, deux professionnels, Pascal Jordan et Jim Lowe, utilisant les techniques d'avant-garde, produisent à grande échelle le spectacle Georgian Legend[39]. Parallèlement, une multitude de chœurs de polyphonie géorgienne se développe, souvent encouragée par l'arrivée de chanteurs géorgiens sur le sol français, mais parfois après l'apprentissage effectué par des chanteurs français en Géorgie[40],[41].

Les champs polyphoniques et danses traditionnelles sont régulièrement représentés par des groupes ou troupes géorgiens en France et ils rencontrent chaque fois un franc succès à Paris comme en Province.

Le festival de champs polyphoniques organisé à Calvi en septembre invite toujours les Géorgiens à se produire et les performances des chanteurs émerveillent tous les groupes présents[réf. nécessaire].

Pierre Richard

Cinéma[modifier | modifier le code]

Durant la période soviétique, des films de réalisateurs géorgiens sont projetés dans certaines salles d'art et d'essai, comme ceux de Tenguiz Abouladzé. Après 1991, certains réalisateurs géorgiens se tournent vers des coproductions franco-géorgiennes faute de moyens dans leur pays, par exemple en 2012 Keep Smiling[42] ou en 2015 Particulier à particulier[43]. Ils s’installent même parfois en France comme Otar Iosseliani (1982), Gela Babluani (1996) ou Nino Kirtadzé (1997). Les générations les plus jeunes complètent leur formation dans des institutions françaises, Salomé Alexi (La Femis en 1996), Rusudan Chkonia (Cinéfondation du Festival de Cannes en 2007), Téona Grenade (La Fémis en 2008), George Varsimashvili (Université Paris VIII et ESRA), Dea Kulumbegashvili (Cinéfondation du Festival de Cannes en 2015). Parfois des réalisateurs géorgiens tournent en Géorgie avec des comédiens français, comme Nana Djordjadze avec Pierre Richard dans Les Mille et Une Recettes du cuisinier amoureux, en 1997. À l’inverse quelques réalisateurs français se sont lancés dans des tournages de longs métrages en Géorgie comme Julie Bertuccelli[44] ou de documentaires comme Mathilde Damoisel[45].

Sculpture monumentale[modifier | modifier le code]

Djoti Bjalava

Le sculpteur Zourab Tsereteli, auteur d’œuvres monumentales, a soulevé maintes polémiques en France tant sur le plan artistique (Statue de Jean-Paul II installée à Ploërmel en 2006, Groupe de statues des quatre mousquetaires installé en 2010 à Condom, statue de Marina Tsvetaïeva installée à Saint-Gilles-Croix-de-Vie en 2012…) que sur le plan politique (réfugié à Moscou sous la protection de Vladimir Poutine) [46]. Djoti Bjalava —  dans la région de Castelnaudary depuis les années 1990[47] —, ainsi qu’Irakli Chkhartishvili — dans la région de Mulhouse depuis 2009[48] — perpétuent la tradition géorgienne de la taille artistique de pierre, dans l'esprit de constitution d’œuvres monumentales.

Projets franco-géorgiens[modifier | modifier le code]

Les projets culturels franco-géorgiens prennent naissance la plupart du temps en France à partir de l'action de l'Ambassade de Géorgie (de l'exposition des œuvres du peintre Niko Pirosmani à Nantes en 2002 à celle des photographies d'Hughes Kraft à Reims en 2017 suite à son voyage dans le Caucase), celles d'entités territoriales françaises (jumelage ou coopération territoriale, Nantes et Tbilissi, Département de l'Yonne et Kakhétie, Cité du Vin à Bordeaux...) ou d'associations communautaires géorgiennes (Association géorgienne en France, Centre culturel géorgien Lazi de Paris...), en Géorgie souvent à partir de l'action de l'Institut français de Tbilissi (journée annuelle de la francophonie, devenue semaine annuelle puis mois de la francophonie par exemple) ou des entités territoriales associées à leurs homologues françaises : ils sont trop nombreux pour pouvoir être cités.

Néanmoins, le site emblématique de Leuville-sur-Orge, symbole durant 70 années d'une souveraineté géorgienne ne voulant rien céder à l'occupation soviétique, a abrité un premier projet culturel franco-géorgiens particulier, la création en 2003 par la Commission culturelle de la commune — sous l'impulsion du professeur Parmentier, maire-adjoint à la culture — des Journées franco-géorgiennes, annuelles, patronnées par le Sénat français et le Conseil général de l'Essonne[Note 2], et un second projet d'une toute autre ampleur, devant mobiliser 5 millions d'euros sur plusieurs années et lancé en 2016, celui de la création d'un centre culturel franco-géorgien par l'État géorgien, ayant pour maître d'œuvre le ministère géorgien des Affaires étrangères[49],[Note 3].



Relation diplomatique[modifier | modifier le code]

La relation la plus ancienne, en l'état actuel des connaissances, a été établie au XVe siècle. Depuis elle s’est faite et défaite en fonction des invasions et des occupations que le Caucase a connues, pour s’établir de manière plus structurée à partir de 1992.

Du XVe siècle au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

George VIII, roi de Géorgie
Charles VII, roi de France


En décembre 1460, Charles VII, roi de France, reçoit une délégation envoyée par Georges VIII de Géorgie, dirigée par Nikoloz Tpiléli et Pharsadan Kartsikhéli [50] : une lettre lui est remise, demandant une participation à la lutte contre la menace turque. Quelques jours plus tard, Le duc de Bourgogne, Philippe le Bon reçoit la même délégation, avec la même demande. Selon les historiens Nodar Assatiani et Alexandre Bendianichvili : En 1461, deux ambassadeurs se rendirent auprès du roi de France Charles VII et du duc de Bourgogne Philippe le Bon, mais ni l'un ni l'autre n'acceptèrent leur proposition[51]. Le roi de France meurt ; les Géorgiens assistent au couronnement du nouveau roi Louis XI et repartent à Tiflis sans avoir pu constituer une alliance contre les Turcs, qui se sont déjà saisi de Constantinople.

Entre 1515 et 1547, François Ier, reçoit à son tour une délégation diplomatique. Louis XIV, reçoit quant à lui deux fois une délégation géorgienne. La mieux connue se situe en 1714 ; elle est envoyée par le roi Vakhtang VI de Kartlie et conduite par Saba Soulkhan Orbéliani, l'un de ses collaborateurs, et moine savant. David Gouramichvili écrit : L'état de la Géorgie est désastreux. Elle est devenue une pomme de discorde entre la Perse et la Turquie qui l'ont complètement ruinée. L'aide des royaumes chrétiens d'occident est recherchée auprès du pape Clément XI et du roi de France, à la tête de la plus grande puissance de l'époque : le décès de Louis XIV interrompt les négociations selon l'historien Raphaël Isarloff[52].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Georges Clemenceau, président du Conseil (1917-1920)
Nicolas Tchkhéidzé, président du Parlement (1918-1921)

En 1919, lors de la Conférence de paix de Paris[53], Georges Clemenceau -— peu disposé à l'égard de la République démocratique de Géorgie qui avait conclu une alliance avec l'Empire allemand de Guillaume II afin de contenir la menace de l'Empire ottoman — accepte néanmoins de recevoir Nicolas Tchkhéidzé [54] et Irakli Tsérétéli [55], à la tête de la délégation géorgienne : ils s'étaient opposés, dans leurs fonctions antérieures à Petrograd, à la paix séparée entre l'Empire allemand et la Russie (conclue finalement par Lénine). La France refuse la proposition d'exercer un tutorat sur les affaires extérieures de la Géorgie (qui aurait laissé au gouvernement géorgien le plein exercice des affaires intérieures), mais reconnait de facto la république géorgienne.

Le , Nicolas Tchkhéidzé pose la première demande d'admission de la République démocratique de Géorgie à la Société des Nations[Note 4]. Le , la demande est renouvelée auprès du Secrétariat général[Note 5]. Les représentants de la France (ainsi d'ailleurs que ceux de la Grande-Bretagne) expriment leurs réserves, craignant de ne pouvoir porter secours en cas d'agression : la demande est rejetée le , 19 pays ne prennent pas part au vote, 13 États votent contre et 10 États vote pour[56].

Aristide Briand, Président du Conseil (1921 en particulier)

Le , Aristide Briand, président du Conseil des ministres de la IIIe République française, adresse à Evguéni Guéguétchkori, ministre géorgien des Affaires étrangères[57], la reconnaissance de jure de la République démocratique de Géorgie : ce dernier retransmet au gouvernement géorgien à Tiflis un télégramme chiffré par l'intermédiaire du ministère français des Affaires étrangères[Note 6]. L'autorisation est donnée d'ouvrir une Légation géorgienne à Paris, présidée par Akaki Tchenkéli, ministre plénipotentiaire[58], et dont le Premier secrétaire est Sossipatré Assathiany[59]. L'invasion complète de la Géorgie par les armées de la Russie soviétique le , l'exil en France, au château de Leuville, du gouvernement géorgien présidé par Noé Jordania le et la reconnaissance de l'URSS par le gouvernement d'Édouard Herriot le ne fossoient pas les relations diplomatiques officielles entre la République française et la République démocratique de Géorgie : une clause exclut la Géorgie du champ de reconnaissance de l'URSS[60].

Noé Jordania, Président de gouvernements (1918-1921)

Le , à la demande de Joseph Staline, lors de la ratification du pacte franco-soviétique par Édouard Daladier, la nationalité géorgienne n'est plus reconnue par la République française : la Légation géorgienne de Paris est fermée. La France et la Géorgie n'ont plus de relations officielles directes : l'émigration politique géorgienne, selon ses obédiences, entretient des relations avec les socialistes ou les chrétiens démocrates français élus de la IIIe République, puis de la IVe République française, dans un cadre politique, et non plus d'État à État.

Joseph Staline, URSS (1924-1953)
Charles de Gaulle, Président du gouvernement provisoire (1944-1946)

Le , à Moscou, Staline, dirigeant de l'URSS, rappelle à Charles de Gaulle, président du Gouvernement provisoire de la République française[61], l'accord signé avec Franklin Roosevelt et stipulant que les soldats soviétiques — dont plusieurs milliers de Géorgiens — faits prisonniers par la Wehrmacht, versés dans l'Organisation Todt comme travailleurs civils ou dans la Ostlegionen comme soldats[62], toujours présents sur le territoire français, doivent être renvoyés en URSS ; plusieurs camps de regroupement sont mis en place en France, avec la présence d'officiers soviétiques chargés des rapatriements ; certains Géorgiens échappent à cette double vigilance, en particulier ceux qui avaient rejoint la Résistance française durant les premiers mois de l'année 1944 : une photographie de mai 1945 permet d'en dénombrer 300 à Toulouse, dont Vakhtang Sekhniachvili et Pierre Kitiaschvili[63]. Par ailleurs les deux hommes d'Ètats s'entendent sur le rapatriement du Trésor national géorgien qui avait quitté le territoire national le pour la France : sous la garde du Professeur Takhaïchvili : 39 caisses reviennent à Tbilissi le avec l'engagement que les pièces de joaillerie et d'orfèvrerie, les émaux et autres objets précieux ne seront pas dispersés[64].

Lors d'un voyage dans l'espace soviétique, du au , Vincent Auriol, ex-président de la IVe République française, ne peut effectuer la visite de Tbilissi comme il le souhaite, de violentes émeutes — attribuées à la tentative de russification en cours — s’y déroulent : le président du Conseil des ministres Guy Mollet et le ministre des Affaires étrangères Christian Pineau en font état[65].

Edouard Chevardnadze, Président de la République (1992-2003)
François Mitterrand, Président de la République (1981-1995)

François Mitterrand, quatrième président de la Ve République française, signe le la reconnaissance de la République de Géorgie dirigée par Edouard Chevardnadze . Pierre Morel, en résidence à Moscou, est nommé premier ambassadeur de France pour la Géorgie : il tente à 3 reprises de rencontrer le président Chevardnadze pour lui remettre ses lettres de créances : l’insécurité créée à Tbilissi par les conflits claniques et les groupes armés ne le permet pas. L’ambassadeur de France échange les lettres d’ouverture de relations diplomatiques avec l’Ambassadeur de Géorgie à Moscou — exceptionnellement mandaté pour cette mission — et lui remet ses lettres de créances[66],[Note 7].

Le , la France ouvre une ambassade à Tbilissi[67]. Bernard Fassier est nommé ambassadeur de France en Géorgie[68]. Le , Gotcha Tchogovadzé est accrédité comme ambassadeur de Géorgie en France[69]. La Géorgie ouvre une ambassade à Paris[70]. La politique française est de soutenir le président Chevardnadze. L’ambassadeur Fassier se rend en avion militaire géorgien à Soukhoumi, encerclée par les indépendantistes abkhazes —  armés par les forces russes et aidés de groupes tchétchène — afin de réaffirmer le soutien à la souveraineté de la République de Géorgie sur la totalité de son territoire. Après la chute de la capitale abkhaze et l’exode de dizaines de milliers de civils vers la Svanétie par la vallée du Haut Kodori, 60 tonnes de vivre de première nécessité sont envoyées par Paris et délivrées en haute montagne par des hélicoptères ukrainiens prêtés pour l’opération. Le président Chevardnadze se rend deux fois en France, en 1994 pour rencontrer François Mitterrand et en 1997 pour rencontrer Jacques Chirac : à cette occasion il visite l’Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan où s’était formé le géorgien Dimitri Amilakvari — mort pour la France en 1942 à El Alamein —[71]. et le domaine géorgien de Leuville-sur-Orge à l’invitation de M. Akaki Ramichvili, fils du président du premier gouvernement de la République démocratique de Géorgie, Noé Ramichvili — assassiné à Paris en 1930 —. Un groupe d’amis de la Géorgie, réunissant les représentants diplomatiques de la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les États-Unis est créé afin de contrebalancer l’influence de l’armée russe auprès des indépendantistes abkhazes et de mieux faire respecter la position diplomatique de la Fédération de Russie dans les instances internationales (reconnaissance de l’intégrité territoriale de la Géorgie). Le , un traité d'entente, d'amitié et de coopération entre la République française et la République de Géorgie, est signé à Paris par les deux présidents[72]. Ce traité réaffirme certaines dispositions admises lors de la reconnaissance (primauté du droit international et respect des valeurs universelles de liberté, de démocratie et de justice), ajoute les principes de sécurité et de coopération en Europe (régit par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) et apporte des précisions sur les domaines de coopération entre les deux États (défense, agriculture, énergie civile, recherche, économie et finance, relations parlementaires, jumelages territoriaux, enseignement, culture, science et technique, protection de l'environnement, institutions judiciaire). Le , trois traités bilatéraux sont signés : ils concernent la confirmation de la convention franco-soviétique en vue d'éviter la double imposition, un accord-cadre dans le domaine des transports, et un accord de coopération culturelle, scientifique et technique[73].

Jacques Chirac, Président de la République (1995-2007)

Mireille Musso est nommée ambassadrice de France en Géorgie le [74],[75]. Les coopérations parlementaire, culturelle et scientifique sont développées, avec l'aide budgétaire du Sénat français. Le président de cette institution, Christian Poncelet, se rend à trois reprises en Géorgie : les groupes interparlementaires sont constitués. Le centre culturel Alexandre Dumas est créé à Tbilissi. Une coopération scientifique s'instaure, en particulier avec les professeurs Otar et David Lortkipanidze ; des fouilles s'engagent sur les sites antiques de Vani et préhistorique de Dmanissi ; le premier homme européen y est identifié et son origine est datée à 1,8 million d'années[76]. Le un traité bilatéral supplémentaire est signé par la France, il concerne un accord de coopération dans le domaine des archives[73].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Salomé Zourabichvili ambassadrice de France, ministre géorgienne (2003-2005)

Salomé Zourabichvili est nommée ambassadrice de France en Géorgie le [77] : elle occupe cette fonction six mois, car le , après la Révolution des Roses[78], elle est appelée à la tête du ministère des Affaires étrangères de la Géorgie à la demande du président Mikheil Saakachvili et avec l'accord du président Jacques Chirac[79],[80].

Mikheil Saakachvili, Président de la République (2004-2013)

Philippe Lefort[81] lui succède jusqu'en 2007[82],[83]. La diplomatie française œuvre en priorité sur trois axes, le dialogue politique et sécuritaire, l'éducation francophone et le soutien aux entreprises françaises. Le fort degré de confiance et la profondeur des échanges sont facilités par l'interlocuteur privilégié côté géorgien, ancienne ambassadrice de France, et contribuent à soutenir au mieux les négociations russo-géorgiennes en vue de l'évacuation des bases russes du territoire géorgien[Note 8]. En termes d'éducation francophone, les premières classes d'une école française sont ouvertes à Tbilissi à la rentrée 2006. Les bases d'un club d'affaires sont jetées, le French Business Council Georgia, sera créé en 2008, mais l'amélioration du climat des relations entre les entreprises françaises présentes sur le marché géorgien et les autorités géorgiennes est un premier résultat[84].

Jacques Chirac, cinquième président de la Ve République française accrédite le Natia Japaridze [85] comme ambassadrice de Géorgie, puis le Mamuka Kudava [86] comme ambassadeur[87].Le , un traité bilatéral en vue d'éviter les doubles impositions et de prévenir l'évasion fiscale en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune est signé[73].

Nicolas Sarkozy, Président de la République (2007-2012)

Eric Fournier[88] est nommé ambassadeur de France en Géorgie de 2007 à 2012, période couvrant la guerre russo-géorgienne, déclenchée le [89]. Nicolas Sarkozy, sixième président de la Ve République française et président en exercice de l'Union européenne, se rend le à Tbilissi — après s'être rendu à Moscou — afin d'essayer de mettre un terme aux combats et à l'occupation d'une partie du territoire géorgien[90]. La diplomatie française se mobilise, à Moscou, à Tbilissi et à Bruxelles: un plan en 6 points[91] est accepté par toutes les parties le . Devant les violations de l'accord, le président français et son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner engagent un deuxième cycle de négociation ; l'ambassadeur de France intervient sur le terrain afin de dissuader[92] ou de protéger — 250 Européens sont évacués par un vol spécial affrété par le Centre de crise du Quai d'Orsay et utilisant un aéroport bombardé —. Finalement, le , une manifestation de 100 000 personnes est organisée à Tbilissi, sur la place de la Liberté, lors de la 3e visite du président français, en remerciement. La diplomatie française a également œuvré sur un autre axe privilégié, celui des droits de l'homme : les échanges de prisonniers consécutifs à la guerre s'effectuent dans une tension extrême — récit de M. Eric Fournier conduisant, lors d'une opération nocturne, sur un pont, le passage de 5 prisonniers russes et de 15 prisonniers géorgiens, dont certains sont blessés, selon les consignes données par la Croix-Rouge[93] —. Enfin, à la rentrée 2010, l'école française, devenue l'École française du Caucase ouvre Parc Vaké, dans un édifice neuf, pouvant accueillir 300 élèves, grâce au soutien financier du milliardaire Bidzina Ivanichvili. Au total, de 1993 à 2008, l'historique des rencontres diplomatiques franco-géorgiennes dénombre une cinquantaine de visites présidentielles, ministérielles ou parlementaires tant à Tbilissi qu'à Paris, hors consultations politiques ponctuelles[94]. Le , un traité bilatéral relatif à la sécurité est signé[73].

Bidzina Ivanishvili Premier ministre (2012-2013)
Francois Hollande, Président de la République (2012-2017)

Renaud Salins[95] est nommé ambassadeur de France de 2012 à 2016[96]. Après le changement de majorité parlementaire géorgienne, conduit par Bidzina Ivanichvili, le président Saakachvili reste en place une douzaine de mois et la période de cohabitation — source de conflits — est observée avec attention par la diplomatie française : elle utilise le climat de confiance créé depuis plusieurs années avec les milieux politiques, parfois francophones, pour faire prévaloir l'intérêt supérieur du pays et l'avancement des négociations vers un accord de coopération avec l'Union européenne. Parallèlement un projet de réintroduction de la langue française dans les écoles publiques géorgiennes est lancé ; il est financé par un fonds public et privé, abondé par des entreprises françaises et géorgiennes, destiné à rémunérer un corps enseignant formé aux époques soviétique et post-soviétique notamment grâce à la coopération territoriale franco-géorgienne ; 25 écoles géorgiennes sont concernées. Enfin la visite du président François Hollande en Géorgie, et celles de ministres français, accélèrent le projet de coopération en termes de défense — déjà engagé avec les différents compléments de formation militaire apportées par la France et les escales de vaisseau à Batoumi —, dont les équipements de surveillance aérienne constituent le premier élément[97]. Le , un traité bilatéral relatif à l'échange et à la protection réciproque des informations classifiées est signé[73].

Le président Hollande, septième président de la Ve République française accrédite le Ecatériné Siradzé-Delaunay [98] comme ambassadrice de Géorgie[99],[100].

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, puis des Affaires étrangères
Guiorgui Kvirikachvili, Premier ministre

Le , un traité bilatéral relatif à l'établissement et aux activités de l'agence française de développement et de la société de promotion et de participation pour la coopération économique en Géorgie est signé[73]. Le , la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale française diffuse un rapport actant de l'amitié entre la France et la Géorgie, soutenant l'intégrité territoriale géorgienne (sécession de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud) et actant de la volonté géorgienne de rapprochement avec l'Union européenne (accord d'association et libéralisation des visas) et l'Alliance atlantique[101]. Le , la France ratifie l'Accord d'association entre la Géorgie et l'Union européenne.

Pascal Meunier est nommé le ambassadeur de France en Géorgie[102]. Le , la propriété du domaine géorgien de Leuville-sur-Orge est transférée à l’État géorgien, opération facilitée par le gouvernement français à la demande du gouvernement géorgien[103]. Le la directive européenne, prise à l'initiative de plusieurs pays dont la France, dispensant les citoyens géorgiens de visas pour entrer dans l'espace Schengen, prend effet sous différentes conditions (séjour de moins de 90 jours et conditions administratives)[104]. L'entrée de citoyens français sur le territoire géorgien, pour des séjours courts, était déjà dispensée de visa. Á l'automne 2017, l'ambassade de France en Géorgie célèbre le 25e anniversaire du rétablissement des relations entre la France et la Géorgie : à cette occasion elle diffuse sur les réseaux sociaux une série d'interviews, en particulier ceux de Pascal Meunier[105], de Guiorgui Margvelachvili, président de la République de Géorgie[106] et Téa Tsulukiani, ministre de la Justice dans le gouvernement géorgien[107].



Relation économique[modifier | modifier le code]

La relation économique entre les deux nations n'est prioritaire ni pour l'une, ni pour l'autre. L’économie géorgienne reste orientée vers les pays voisins (Azerbaïdjan, Russie, Turquie, Ukraine), voire vers quelques pays lointains comme la Chine ou les États-Unis, et se développe lentement avec certains pays de l’Union européenne comme l’Allemagne et la Roumanie[108]. L’économie française est peu tournée vers les pays du Partenariat oriental de l'Union européenne.

Échanges commerciaux[modifier | modifier le code]

Les échanges commerciaux croissent, mais restent à un niveau faible en pourcentages du commerce extérieur de la Géorgie [109]. Selon les années la France se situe au-delà de la dixième place parmi les partenaires de la Géorgie, voire au-delà de la vingtième place. Durant les 9 premiers mois de l'année 2017, les exportations françaises vers la Géorgie (produits industriels dont pharmacie, produits agricoles et agroalimentaires, produits chimiques, parfums et cosmétiques) ont représenté 99,1 millions d'euros. Durant la même période, les exportations géorgiennes vers la France ont représenté 18,5 millions d'euros[110]. Une campagne particulière est engagée par les autorités géorgiennes pour l'exportation de vins et spiritueux[111]. Durant les 9 premiers mois de l'année 2017 61 millions de bouteilles ont été exportées dont 100 000 vers la France[112].

Commerce extérieur en dollars[113]
Année Exportations géorgiennes totales Exportations géorgiennes vers la France Importations géorgiennes totales Imporations géorgiennes venant de France
1995 155 199 300 892 400 488 696 500 2 820 500
1996 203 022 300 75 600 751 223 600 23 796 400
1997 244 227 400 18 400 995 320 100 18 476 400
1998 191 317 500 6 153 800 882 491 100 20 939 200
1999 238 005 600 780 600 689 590 000 19 814 600
2000 323 938 300 1 057 300 709 509 100 11 015 700
2001 317 150 900 353 500 752 010 900 19 194 300
2002 345 736 100 3 030 400 794 691 600 15 776 800
2003 461 310 000 4 924 900 1 139 039 200 55 754 100
2004 646 903 000 9 555 900 1 844 342 900 63 230 400
2005 865 455 600 11 545 200 2 487 548 300 60 925 300
2006 936 374 600 12 445 200 3 674 832 400 68 731 800
2007 1 232 110 500 11 613 700 5 212 150 200 101 027 300
2008 1 495 345 200 39 910 100 6 301 540 300 98 479 500
2009 1 133 630 200 5 817 300 4 475 724 500 64 230 000
2010 1 677 306 900 10 921 900 5 235 964 600 73 392 800
2011 2 186 421 200 27 766 100 7 072 259 800 96 913 100
2012 2 376 635 400 17 156 300 8 056 379 000 106 388 600
2013 2 910 314 500 33 856 200 8 022 739 000 164 440 600
2014 2 861 045 200 26 884 600 8 601 814 400 130 956 400
2015 2 204 685 300 21 031 200 7 300 293 100 116 963 300
2016 2 113 136 100 25 005 900 7 294 605 000 120 069 500

Investissements français en Géorgie[modifier | modifier le code]

L’évolution des investissements français en Géorgie reste lente depuis une vingtaine d’années, à l’exception de l’année 2016 qui a fait l’objet d’un ajustement comptable, les investissements français représentent quelques pourcentages des investissements étrangers.

Investissements directs en dollars[114]
Année Total France
2001 109 839 800 17 391 700
2002 160 212 000 6 025 700
2003 334 649 100 16 448 100
2004 492 329 400 22 592 900
2005 452 752 300 14 121 900
2006 1 170 077 400 15 679 700
2007 1 750 242 600 37 484 400
2008 1 564 311 100 8 179 700
2009 658 895 000 11 958 400
2010 813 837 500 - 7 820 100
2011 1 048 233 200 7 353 100
2012 911 285 700 25 863 800
2013 949 917 000 11 034 400
2014 1 763 041 400 19 121 100
2015 1 575 966 700 22 050 400
2016 1 583 783 600 - 88 581 800

Chambre de commerce et d’industrie France-Géorgie[modifier | modifier le code]

Logo de la Chambre de commerce et d'industrie franco-géorgienne (Tbilissi).

La Chambre de commerce et d'industrie France-Géorgie a été fondée en 2011, émanation du French Business Council Georgia créé en 2008 par 7 entreprises présentes à Tbilissi : Bank Republic (à l'époque filiale de la Société générale, Gilber Hié président), Saint Michel Le Sommelier (Antoine Bardon, vice-président), Georgian Wines and Spirits (filiale de Pernod Ricard, Cédric Retailleau, vice-président), Castel Sakartvelo (filiale du Castel, Jean-Paul Lanfranchi), Georgian Glasss and Mineral Water, Jacques Fleury), Georgian Properties (Jacques Benhamou), Agritechnics (Fady Asly) et le support de la Chambre de commerce et d'industrie de Géorgie (Jemal Inaishvili)[115]. Une soixantaine d'entreprises, ou organismes, sont aujourd'hui adhérentes à la CCIFG, entreprises françaises présentes sur le marché géorgien et entreprises géorgiennes ; elle organise différentes manifestations afin de développer les échanges franco-géorgiens comme l'accueil de délégation du MEDEF[116],[117],[118].

Relation médiatique[modifier | modifier le code]

Natalie Nougayrède, journaliste au Monde
Irakli Metreveli, bureau de l'AFP à Tbilissi

Une forte médiatisation s'est développée en France en faveur de la Géorgie, de 2003 à 2013, et a donné une tonalité particulière aux relations franco-géorgiennes : elle est due à des causes multiples, en novembre 2004 à la Révolution des Roses (première révolution pacifique après l’éclatement de l’URSS, parfaite maitrise de la langue française du principal acteur de cette révolution et nomination de l’ambassadrice de France en Géorgie comme ministre géorgienne des affaires étrangères), en août 2008 à la guerre russo-géorgienne (présidence française de l’Union européenne à cette date), en octobre 2012 à la lutte électorale entre le Mouvement national uni de Mikheil Saakachvili et le Rêve géorgien de Bidzina Ivanichvili (futur premier ministre de nationalité française et devenu milliardaire en Russie). Les médias français ont entretenu cette situation le plus souvent par leurs correspondants permanents à Moscou, mais parfois aussi par des envoyés spéciaux venus de Paris. Ainsi pour le journal Le Monde, après Daniel Vernet[119] se succédèrent Sophie Shihab[120], Marie Jégo[121], Natalie Nougayrède[122], Alexandre Billette[123], Piotr Smolar[124], pour Le Figaro, se succédèrent Laure Mandeville[125], Isabelle Lasserre[126] ou Fabrice Nodé-Langlois[127], pour Libération Hélène Despic-Popovic[128]. Un journalisme français de proximité s’est parallèlement développé à Tbilissi : le premier à s’installer en 2001 fut Régis Genté — il couvre aujourd’hui le Caucase, l’Asie centrale, l’Ukraine et le Sud de la Russie —[129]. D’autres l’ont suivi comme Claire Delessard[130], François Grémy[131], Célia Chaufour[132], ou Nicolas Landru [133], ou Emmanuel Guillemain d’Echon[134] avant de connaitre d’autres destins. Ils ont donné naissance à des revues, des sites Internet ou des blogs plus ou moins éphémères, comme La Vie en Géorgie (2001 à 2004)[135], Géorgie Plus et Caucase international (2004 à 2006)[136], Caucaz Com (2004-2008) ou Le Canard du Caucase (2012 à 2015)[137]. En 2008 l'Agence France-Presse ouvre à Tbilissi son bureau régional pour les trois pays du Sud Caucase: l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Géorgie.

En sens inverse, la médiatisation de la France en Géorgie est relative : en termes militaires les États-Unis restent très présents dans l'opinion publique, en termes économiques l'Allemagne apparait comme le premier partenaire européen. Ponctuellement les médias géorgiens accompagnent leur actualité en France, comme les visites de leurs présidents (Edouard Chevardnadze en 1997[138], Mikheil Saakachvili en 2004[139] et Guiorgui Margvelchvili en 2016[140]), ou le retour de propriété du domaine géorgien de Leuville-sur-Orge à l'État géorgien[141].



Relation migratoire[modifier | modifier le code]

La relation migratoire entre les deux nations s’est établie au XIXe siècle lorsque des aristocrates et des révolutionnaires géorgiens sont venus chercher les lumières françaises : elle s’est densifiée à partir de 1921 après que les armées de la Russie soviétique aient envahi le territoire géorgien. En sens inverse, si des voyageurs français ont parcouru le Caucase aux XVIIIe et XIXe siècles, ce n’est qu’après le rétablissement de l’indépendance de la Géorgie en 1991 qu’un contingent significatif de citoyens français s’est installé dans ce pays.

Géorgiens de France[modifier | modifier le code]

Hors les missions d’ambassades ponctuelles entre le Royaume de Géorgie et le Royaume de France, initiées au XIIe siècle, et les séjours de jeunes aristocrates et de révolutionnaires opposés à l’Empire russe du XIXe siècle et du début du XXe siècle, peu de ressortissants d’origine géorgienne[Note 9] ont séjourné durablement sur le territoire français avant 1921[142],[143],[144].

Selon la Préfecture de police de Paris, à la fin des années 1920 — après l’invasion du territoire géorgien par l’Armée rouge en février 1921 et après l’insurrection nationale géorgienne d’août 1924 qui avaient provoqué deux vagues d’émigration — 1 200 immigrés politiques géorgiens sont réfugiés en France (dont 700 en région parisienne, et 500 sur les différents lieux de travail proposés comme Sochaux pour Peugeot)[145]. Selon les archives de l’Office des réfugiés géorgiens en France (1933-1952), 3 313 dossiers d’immigrés politiques géorgiens sont identifiés, essentiellement constitués avant la Seconde Guerre mondiale, avec un certain nombre de doublons et d’enregistrement à l’Office des réfugiés russes (en particulier pour les aristocrates géorgiens russifiés, et souvent établis à Petrograd avant les révolution de 1917)[146]. Selon l’OFPRA, la communauté géorgienne en France compte 719 personnes en 1955, 1 066 en 1960 et 287 en 1971, fluctuations dues d’une part aux décès des générations les plus anciennes et à la naturalisation française des générations les plus jeunes, d’autre part à l’arrivée d'anciens soldats de l’Armée rouge, faits prisonniers par l’Allemagne, versés dans l’Organisation Todt comme travailleurs civils ou dans la Ostlegionen comme soldats, et restés en France malgré l’obligation de retour en URSS.

Goudji, orfèvre géorgien, en France depuis 1974

Avant et après la perestroïka, un nombre marginal de dissidents et des juifs géorgiens parvient à quitter le territoire soviétique et à se réfugier en France, à l'issue de longues négociations. Le retour à l’indépendance en 1991, la guerre civile à Tbilissi et dans les régions, et l’ouverture des frontières conduisent au départ d’un million de personnes vivant sur le territoire géorgien : elles appartiennent essentiellement aux minorités ethniques ou religieuses. Néanmoins la violence des affrontements pour la conservation ou l’acquisition du pouvoir provoque une nouvelle émigration politique, dont une petite partie s’installe en France. À partir des années 2000 une émigration économique prend naissance en Géorgie vers les États européens, mais aussi vers l’Amérique et l’Australie : la baisse de population est significative sur le territoire national (3,7 millions d’habitants lors du recensement de 2014[147], soit une baisse de 700 000 par rapport aux prévisions). Le Consulat de Géorgie en France estime à 10 000 le nombre de Géorgiens installés légalement en 2013 et à 12 000 en 2016[99]. Si la région parisienne reste la principale région d’accueil, des communautés géorgiennes se sont formées autour d’Albi, de Caen[148], de Rennes[149] et de Strasbourg[150] par exemple. Depuis le l'Office français de protection des réfugiés et apatrides considère que les citoyens géorgiens proviennent d'un pays d'origine sûr[151] : les demandes d'asile sont traitées plus rapidement et le nombre d'acceptation est en diminution[152].

L'immigration économique clandestine constitue un volet non quantifiable par nature, d'autant plus que l'espace Schengen permet des mouvements migratoires échappant pour l'essentiel aux États membres. Par ailleurs la présence de filières géorgiennes de crime organisé — oeuvrant principalement dans le cambriolage — en Europe occidentale n'épargne pas le territoire français : la Gendarmerie et la Police nationale effectuent régulièrement des démantèlement de réseau[153],[154].Depuis plusieurs années les autorités françaises et géorgiennes concernées coopèrent et échangent opérationnellement afin de lutter contre le crime organisé[155].

Français de Géorgie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Français de Géorgie.

Les Français de Géorgie étaient 326 fin 2015, 376 fin 2016 et 405 fin 2017[156].Le principal contingent est constitué de membres — et de leur famille le cas échéant — d'institutions françaises (Ambassade de France, Institut français, Office français de l'immigration et de l'intégration... ) et d'organismes associés (École française du Caucase). Il comprend également des membres de délégations et missions internationales (Nations unies, Union européenne,..), ainsi que des membres d'associations caritatives et religieuses (Sœurs catholiques Sainte-Nino d'Akhaltsikhé par exemple). Un certain nombre de cadres d'entreprises françaises disposant de filiales sur le territoire géorgien et un certain nombre d'entrepreneurs privés — dont une poignée est présente depuis plus de vingt ans[157] et une autre s'intéresse à la viticulture traditionnelle géorgienne[158] — le complètent.



Relation militaire[modifier | modifier le code]

La relation militaire entre les deux nations relève de deux catégories différentes, celle de la relation d’État à État, et celle — assymétrique — de la relation de militaires géorgiens exerçants leur activité professionnelle au service de la France.

Relation militaire d'État à État[modifier | modifier le code]

Selon la légende, des soldats français foulent le sol géorgien à l'époque des Croisades ; à l'inverse, des soldats géorgiens escortent les différentes délégations diplomatiques géorgiennes auprès des rois de France. Au gré des alliances d’'État à État, la France et la Géorgie participent tour à tour aux mêmes coalitions militaires, et aux coalitions militaires opposées, au cours des XIXe siècle, XXe siècle et XXIe siècle.

1801 à 1892[modifier | modifier le code]

La Géorgie est annexée par l'Empire russe en 1801 : les militaires géorgiens intégrés à l'armée impériale russe combattent les armées du Premier Empire français.

Pétré Bagrationi

Le ils prennent part à la bataille de la Moskova contre les armées de Napoléon Ier et l'un des officiers supérieurs géorgiens, Pétré Bagrationi, y est mortellement blessé ; auparavant il avait combattu sans relâche les troupes impériales françaises à Trebbia le , à Marengo le , à Hollabrunn le , à Austerlitz le , à Eylau le — ville devenue Bagriationovsk — et à Friedland le [159]. Les troupes impériales russes, avec leur contingent géorgien, participent à la bataille de Paris (1814) le et occupent un temps la capitale française. Napoléon lui rend hommage, après que le Géorgien eut succombé à sa blessure : Il n'y a pas de bons généraux russes, à l'exception de Bagration !. Joseph Staline nommera opération Bagration, l'offensive soviétique lancée le et qui repousse les forces allemandes hors de Biélorussie.

1892- 1917[modifier | modifier le code]

L’alliance militaire signée entre la République française et l’Empire russe le , conduit les militaires géorgiens — formés dans les écoles militaires russes — du même côté que les militaires français, c’est-à-dire contre la Triplice réunissant l’Empire allemand, l’Empire austro-hongrois et le Royaume d’Italie. Ainsi le Corps expéditionnaire russe débarqué en France le afin d'aider les armées françaises devant l'offensive allemande[160], comporte des représentants des minorités ethniques, dont géorgienne, comme Michel Tsagarelli[161].

Mai 1918 à novembre 1918[modifier | modifier le code]

Quelques heures après la déclaration géorgienne de retour à l'indépendance — devant la menace armée de l'Empire ottoman — le gouvernement de la République démocratique de Géorgie signe le , à Poti, une convention avec le général Von Lossow (en poste à Constantinople) accordant aux troupes de l’Empire allemand le contrôle des lignes de chemin de fer de Batoumi vers Bakou, alors que la Première Guerre mondiale vit ses derniers mois : un contingent de 3 000 hommes, commandé par le général von Kressenstein, débarque sur le territoire géorgien le et se déploie. Le contingent est évacué lors de l’ Armistice du 11 novembre 1918.

Novembre 1919 - mars 1921[modifier | modifier le code]

Le général Ilia Odichelidze

Après la défaite de l'Empire allemand (et de l'Empire ottoman), la Grande-Bretagne et la France se répartissent les zones d'influence du Moyen-Orient et d'Asie mineure : un contingent britannique, fort de 30 000 hommes, vient occuper le territoire géorgien dès le et se déploie en priorité lui-aussi le long de la ligne de chemin de fer de Batoumi à Bakou et de l'oléoduc existant ; il occupe Tiflis quelques semaines plus tard. En avril 1920, après la visite du diplomate français Damien de Martel à Tiflis le , la République démocratique de Géorgie envoie à Paris une mission militaire conduite par son secrétaire d'État à la Défense, Ilia Odichelidze et par le général Eristavi, afin d'explorer quelles aides (munitions, matériels) pourrait apporter la France. L’invasion du territoire géorgien par les armées de la Russie soviétique en février et mars 1921 aboutit à un nouveau changement de camp pour les militaires géorgiens avec l’intégration de la Géorgie à l’Union des républiques socialistes soviétiques.

1921-1991[modifier | modifier le code]

Insigne des forces françaises en Allemagne

Une partie de l'État-major de l'armée nationale géorgienne prend la route de l'exil (en Pologne pour l'essentiel auprès du général Józef Piłsudski résolument anti-soviétique, en France pour les autres), l'autre partie est décimée lors des préparatifs du Soulèvement géorgien d'août 1924; les troupes géorgiennes sont progressivement intégrées à l'Armée rouge, institution privilégiée de russification. Avec la signature du pacte germano-soviétique, le , les militaires géorgiens se retrouvent dans le camp opposé à celui de la France. Cette situation prend fin le , lorsqu'Adolf Hitler décide d'attaquer l'URSS.

Ils rejoignent ensuite pour six années le camp des Alliés, où se situent dès 1940 les Français libres.

De 1947 à 1991, période de la Guerre froide, les militaires géorgiens se retrouvent à nouveau dans le camp opposé à la France, en particulier lors de la crise de Berlin, de 1958 à 1963, durant laquelle des contingents soviétiques et des contingents français stationnent de part et d’autre en Allemagne.

1993 à nos jours[modifier | modifier le code]

À partir de 1993, une coopération militaire structurée s'engage entre la République de Géorgie, qui a retrouvé son indépendance, et l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, dont la France est membre. Des conseillers militaires français sont envoyés auprès du président Chevardnadze. La candidature de la Géorgie au statut de membre de l'OTAN est régulièrement débattue. La position de la France (et de l'Allemagne) est prudente, ces deux États ne souhaitant pas compromettre leurs relations avec le Russie[162]. L'ambassade de Géorgie à Paris dispose d'un attaché militaire au rang de colonel[163]. Une mission de défense française pour le Caucase du Sud est présente à Tbilissi, à l’ambassade de France, sous la responsabilité d'un attaché militaire au rang de colonel[164]. Elle apporte son expertise sur quatre axes majeurs, le Centre de haute montagne de Satchkhéré (depuis 2006)[165], la contribution des forces géorgiennes aux forces françaises (Force internationale d’assistance et de sécurité en Afghanistan, depuis 2009), la formation des cadres militaires géorgiens en France (École d’infanterie, École d’État-major et École de guerre), la promotion de la langue française en milieu militaire géorgien [166],[167]. La coopération militaire bilatérale franco-géorgienne s'accentue au fil des années. Des entretiens périodiques entre ministres de la Défense sont organisés, le entre Irakli Alassania et Jean-Yves Le Drian à Paris[168], le entre Tina Khidasheli et Jean-Yves Le Drian à Paris [169], le entre Jean-Yves Le Drian et Levan Izoria à Tbilissi[170], et le entre Florence Parly et Levan Izoria à Tbilissi[171].

Entre 2004 et 2017, le contingent géorgien en Afghanistan — fort de 1 560 hommes au plus haut de ses effectifs le  — est placé à plusieurs reprises sous commandement français : des formations préalables sont organisées en France pour l’infanterie géorgienne[172], ainsi que pour l’artillerie géorgienne[173],[174].

Des vaisseaux de guerre français sont envoyés en visite à Batoumi, la Frégate Montcalm le [175], la frégate Surcouf le [176], la frégate Commandant Birot le [177] et la frégate Premier-Maître L'Her le [178].

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Depuis 2014, les forces européennes en République centrafricaine (EUFOR RCA) accueillent un détachement de 150 hommes de l'armée nationale géorgienne, en liaison avec l'armée française[179].

La Géorgie signe le l'acquisition d'un système de défense aérienne auprès de l'industriel français Thalès, en termes de surveillance radars[180] et le celle de la partie missile auprès du consortium MBDA à participation française[181], [182].

Le Chœur de l'Armée française et la musique de la Garde républicaine interprètent et enregistrent l'hymne national géorgien Tavisoupleba (Liberté)[183]. En 2017, un cadet géorgien, détaché de l'armée nationale géorgienne, intègre Saint-Cyr[184].

Relation de militaires géorgiens avec la France[modifier | modifier le code]

Légion étrangère française[modifier | modifier le code]

Années 1920 et 1930[modifier | modifier le code]

À l’issue de l’invasion du territoire géorgien par l’Armée rouge en février et mars 1921, et sur intervention du général Alexandre Eristavi, cinq Cadets de l’École militaire de Tiflis se présentent à l’École d’application de Saint-Maixent, sont intégrés et sortent sous-lieutenants : Alexandre Djintcharadzé[185], Alexandre Kintzourichvili[186], Georges Odichélidzé[187], Nicolas Tokadzé [188] et Jean Vatchnadzé[189]. D'autres jeunes militaires géorgiens se mettent au service de la France dès les années 1920, dont deux officiers formés à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, Dimitri Amilakvari[190] et Alexis Tchenkéli[191].

Général Maxime Weygand
Unité militaire géorgienne (avril 1940)[modifier | modifier le code]

En avril 1940 — Staline est alors toujours l’allié d’Hitler —, le général Maxime Weygand, commandant en chef de l’armée du Levant, envisage l’ouverture d’un front caucasien : il demande la création d’une « Unité géorgienne » constituée des militaires géorgiens de la Légion étrangère française afin qu’elle puisse provoquer un choc psychologique sur les populations géorgiennes soumises à l'occupation soviétique : le bataillon est formé au Camp de Barcarès et confiée au capitaine Georges Odichélidzé. Le plan du général Weygand n’est finalement pas mis en opération[192],[193].

Forces françaises libres (1940 à 1945)[modifier | modifier le code]

Le capitaine Dimitri Amilakvari répond à l'appel du , gagne la Grande-Bretagne dès le lendemain et l'Afrique quelques semaines plus tard ; il participe à la campagne de Syrie, puis à la campagnes de Libye avec une division blindée de la Légion étrangère sous les ordres du général Koenig ; après la bataille de Bir Hakeim, le général de Gaulle lui remet personnellement la Croix de la Libération ; il est tué au combat lors de la bataille d'El-Alamein[194].

Le sous-lieutenant Alexis Tchenkeli intègre les services secrets de l'armée française dès sa sortie d'école. En 1940, il rejoint Tanger et Gibraltar via Londres ; il prend part aux campagnes d'Égypte et de Libye au sein du corps expéditionnaire du général Montgomery ; en 1943, il participe au débarquement en Corse, puis à la campagne d'Italie[195]. Alexis Tchenkéli termine sa carrière militaire avec le grade de colonel, les six autres officiers d'origine géorgienne avec le grade de lieutenant-colonel.

Années 1990 et 2000[modifier | modifier le code]

La tradition est retrouvée à partir des années 1990 avec plusieurs Géorgiens — nouvellement immigrés — qui rejoignent l'armée française[196].

Armée allemande, et anciens de l'Armée rouge (1943 et 1944)[modifier | modifier le code]

En 1942, l’Allemagne envoie sur le front de l'Est une partie des prisonniers pris à l’Armée rouge en 1941/ 1942, avec deux statuts, celui de personnel auxiliaire (Hilfwilliger) ou celui de servants en armes (Ostlegionen). Les Hilfwilliger sont cuisiniers, chauffeurs, conducteurs de chevaux, manutentionnaires, ordonnances d’officiers, infirmiers… dans l’Organisation Todt ou dans les unités de construction et de transport, ou dans les services logistiques de l’armée allemande. Les bataillons de l‘Ostlegionen sont encadrés par des officiers allemands. Le général Jean-Pierre Faure[Note 10] estime que 30 à 35 000 soldats Géorgiens ont rejoint les Hilfwilliger et l’Ostlegionen sur les 250 à 300 000 Géorgiens que comptait l'Armée rouge en 1941 : leur motivation est double, survivre aux camps de prisonniers et contribuer à la libération de la Géorgie de l’occupation soviétique[197].Devant la pression des Alliés, l’Allemagne déploie une partie du contingent géorgien sur le territoire français; quatre bataillons de l’Ostlegionen rejoignent le Mur de l'Atlantique (795e, 797e et 798e) et la Dordogne (799e) au cours de l’été 1943; deux bataillons rejoignent Albi (I/9e) et Castres (II/4e) au printemps 1944. Les bataillons 795, 797 et 798 sont détruits en juin 1944 ; les survivants se réfugient dans les poches de Saint-Nazaire et Lorient ; quelques-uns sont faits prisonniers. Les bataillons I/9 et le II/4 sont disloqués à la fois par la Résistance française et par l’avant-garde de l’armée du général de Lattre de Tassigny : les survivants sont internés dans les camps de l’Ardèche[197].

Plusieurs centaines de ces anciens soldats soviétiques géorgiens passent dans la Résistance et combattent avec le maquis : pour la période du au une liste nominative de 183 militaires géorgiens du 799e bataillon est établie[197]. Une photographie de 300 d'entre eux est prise à Toulouse au printemps 1945[198].

Après la Libération, prisonniers de guerre et résistants géorgiens subissent un rapatriement obligatoire vers l'URSS comme Vakhtang Sekhniachvili, ou réussissent à y échapper comme Pierre Kitiaschvil [199], ou s’engagent dans la Légion étrangère française comme Petre Kvedelidze[200].



Relation parlementaire[modifier | modifier le code]

Si le voyage officiel de Raymond Poincaré en Russie, auprès de Nicolas II, du au , épargne à Nicolas Tchkhéidzé, chef de l’opposition à la Douma (et futur président des assemblées parlementaires géorgiennes de 1918 à 1921), l’arrestation que l’Okhrana, la police politique du tsar, lui a promise, la relation parlementaire entre la France et la Géorgie s’organise elles aussi après 1991.

Zourab Jvania

Assemblée nationale française[modifier | modifier le code]

L’Assemblée nationale française crée un « Groupe d’amitié France – Géorgie » : pour sa 15e législature, il est présidé par Jean-René Cazeneuve, composé de trois vice-présidents, Pascal Bois pour les affaires culturelles et l’éducation, Michel Delpon pour les affaires économiques et Pierre Vatin pour le développement durable, ainsi que de sept membres, Anne Genetet, Jean Lassalle, Marc Le Fur, Michèle Tabarot, Huguette Tiegna, Laurence Trastour-Isnart et André Villiers[201].

Sénat français[modifier | modifier le code]

De son côté, le Sénat français crée un « Groupe France-Caucase », avec à partir du pour président délégué à la Géorgie Jacques Genest, et composé de Jean-Marie Bockel, Pierre-Yves Collombat, Mathieu Darnaud, Jacky Deromedi, Laurent Duplomb, Christophe-André Frassa, Nathalie Goulet, Sylvie Goy-Chavent, Jean-Pierre Grand, Alain Houpert, Gisèle Jourda, Elisabeth Lamure, Jean-Yves Lecnte, Ronan Le Gleut, Olivier Paccaud, Catherine Proccaccia et André Reichardt[202].

Zourab Jvania, président du Parlement géorgien, fut particulièrement apprécié du « Groupe France-Géorgie » de l’époque : sa mort suscita des réactions publiques[203],[204],[205].



Relation religieuse[modifier | modifier le code]

Il est probable que des contacts aient été noués entre religieux français et géorgiens à la suite de la constitution de monastères géorgiens en Palestine au Ve siècle et lors des conciles qui aboutirent à la séparation des Églises d'Orient et d'Occident le , bien qu'aucun texte connu à ce jour ne le certifie avec authenticité. Selon une première légende, un morceau de la vraie croix aurait été donné en 1121 aux Croisés français à la bataille de Didgori et aurait été envoyé à la Cathédrale Notre-Dame de Paris[5] ; selon une seconde légende Louis IX — dit Saint Louis — aurait fait confectionner au XIIIe siècle un reliquaire pour la Sainte-Chapelle par les orfèvres mingéliens à Zougdidi [6] ; au-delà des querelles religieuses — dans lesquelles le clergé géorgien partage les positions du patriarcat byzantin —, les représentants des églises parviennent à maintenir un dialogue, sans toutefois empêcher les combats pour la possession des territoires de l'Empire byzantin, avec la mise à sac de Constantinople par les Croisés en 1204, puis le morcellement progressif de sa souveraineté et sa quasi disparition au XVe siècle, laissant cette région sans puissance chrétienne forte. Aujourd'hui, la relation religieuse entre la France et la Géorgie est doublement asymétrique; la religion orthodoxe est minoritaire en France à côté de la religion catholique majoritairement déclarée et de l' Église catholique séparée de l’ État ; la religion catholique est minoritaire en Géorgie à côté de la religion orthodoxe majoritairement déclarée et de l' Église de Géorgie non séparée de l’État. .

Orthodoxie géorgienne en France[modifier | modifier le code]

La chrétienté orthodoxe géorgienne est composée de trois paroisses. La Paroisse orthodoxe géorgienne Sainte-Nino de Paris, fondée en 1929, est rattachée au Patriarcat œcuménique de Constantinople par l'intermédiaire de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France[206] : elle a eu pour recteurs les pères Grégoire Péradzé (1931-1942), Nicolas Zabakhidzé (1943-1949), Élie Mélia (1949-1988) et Artchil Davrichachvili (depuis 1993). La Paroisse orthodoxe géorgienne Sainte-Kéthévane de Strasbourg, fondée en 1998, est rattachée à l'Église orthodoxe de Géorgie. La Paroisse orthodoxe géorgienne Sainte-Tamar de Villeneuve-Saint-Georges, consacrée en 2009, est rattachée à l'Église orthodoxe de Géorgie par l'intermédiaire du Métropolite Abraham[207] — le rattachement a créé des tensions avec la Paroisse orthodoxe géorgienne Sainte-Nino de Paris[208] —.

Le Patriarche Élie II, lors de sa troisième visite en France en 2009, rencontre le ministre français de l'Intérieur et des cultes, Michèle Alliot-Marie.

La chrétienté orthodoxe géorgienne en France concerne entre 10 000 à 15 000 fidèles.

Catholicisme en Géorgie[modifier | modifier le code]

Michel Tamarati, prêtre catholique géorgien (1858-1911)

La présence de l’ Église catholique romaine est acceptée en Géorgie en 1993, sous la présidence d’Edouard Chevardnadze : une délégation du Vatican est reçue et l’Administration apostolique du Caucase est créée. En 1994, l'œuvre de charité catholique Caritas Georgia est fondée[209]. En 1998, les Frères camiliens ouvrent un centre médical en périphérie de Tbilissi (puis en 2003 un centre pour handicapés)[210]. En 1999, le pape Jean-Paul II se rend en Géorgie[211]. En 2000, un évêché couvrant le territoire de l’Arménie et de la Géorgie est créé, avec pour cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Tbilissi[212]: Mgr Giuseppe Pasotto en prend la tête. En 2007, l'institution des Sœurs françaises Sainte-Nino, dépendante de la congrégation des Sœurs de Sainte-Chrétienne de Metz[213], s'installe à Akhaltsikhé[214]. Le , le pape François est reçu en visite officielle en Géorgie, prononçant un discours auprès du Patriarche de l’Église orthodoxe[215] : tout comme lors de la visite du pape Jean-Paul II, aucune prière commune entre représentants de l’Église catholique et ceux de l’Église orthodoxe de Géorgie n’a lieu. Le recteur de l'Institut catholique de théologie de Tbilissi, le Père Dumoulin, déclare lors de cette visite :Les catholiques géorgiens se sentent discriminés[216].

A la pâques orthodoxe[Quand ?] est sorti un livre sur l'histoire de la paroisse Sainte Nino mais aussi celle de l'orthodoxie en France en majeure partie écrit par son initiateur, Tariel Zourabichvili, ancien président de l'association géorgienne en France comme auparavant son oncle Lévan Zourabichvili. Un de ses prédécesseurs en tant que président et co-fondateur de l'église Sainte-Nino avec alors son frère Artchill Zourabichvili. Tariel Zourabichvili a aussi contribué fortement à ce que cette paroisse continue de vivre en étant notamment encore tout dernièrement Marguillier[pas clair].[réf. nécessaire]

Le catholicisme concerne en Géorgie moins de 20 000 fidèles.



Relation scolaire et universitaire[modifier | modifier le code]

La relation scolaire et universitaire entre les deux nations est apparue au XXe siècle. Elle se situe à l’intersection d’ensembles différenciés comme la relation culturelle, la relation diplomatique et la relation territoriale ; elle évolue lentement de la sphère étatique à la sphère privée, et a changé de véhicule linguistique intermédiaire[217].

Enseignement supérieur et recherche[modifier | modifier le code]

En France, la relation a été — et est — le fait de quelques universitaires, comme en particulier Jean-Pierre Mahé (École pratique des hautes études), Claire Mouradian (École des hautes études en sciences sociales), Jean Radvanyi (Institut national des langues et civilisations orientales ), Silvia Serrano (Sorbonne), Charles Urjewicz (Inalco), Françoise Thom ou Bernard Outtier (Institut catholique)[218], parfois d'origine géorgienne comme Georges Charachidzé (Inalco) ou Thorniké Gordadzé (Sciences Po Paris). Ils ont contribué, et contribuent, non seulement à une meilleure connaissance de la Géorgie, mais ont tissé des liens avec leurs homologues géorgiens. À de rares expressions près — Bernard Outtier, Jean-Pierre Mahé ou Silvia Serrano, kartvélophones — le véhicule linguistique privilégié a été la langue russe durant le XXe siècle ; la langue anglaise l’a supplanté peu à peu avec les nouvelles générations.

Torniké Gordadzé, universitaire français d'origine géorgienne

Différents programmes permettent d'accompagner les étudiants géorgiens dans les universités françaises, dont le programme de bourses Master du Centre International de l’Éducation, de l’Ambassade de France en Géorgie et de Campus France[219],[220].

Une dizaine de doctorats ont été obtenus par des étudiants géorgiens dans les universités françaises ces dernières années, Gaston Bouatchidzé en Littérature générale et comparée (1995)[221], Badri Goguia en Lettres et science humaine (1998) [222], Thorniké Gordadzé en Science Politique (2006)[223], David Totibadzé-Shalikashvili en Littérature française et comparée (2006)[224], Nina Iamanidzé en Histoire de l’art (2007) [225], Nana Mirachvili-Springer en Hagiographie géorgienne (2008)[226], Ana Mgeladze en Préhistoire (2008) [227], Georges Mamoulia en Histoire et civilisations (2009) [228], Maïa Varsimashvili-Raphaël en Littérature comparée (2012) [229], Maka Dzamukashvili-Nutsubidze en Droit public (2014)[230],Ana Trapaidze en Micro et nanosystèmes (2015)[231], Giorgi Bedianashvili en Archéologie des périodes historiques (2016)[232], Tamara Svanidze en Études géorgiennes (2016)[233] et Nino Tandilashvili en Sciences de gestion (2016)[234].

Si l’histoire, la littérature et les relations internationales ont souvent constitué l’essentiel des travaux universitaires croisés, les sciences y ont parfois contribué. En 2002, à l'initiative de Gotcha Tchogovadzé, ambassadeur de Géorgie en France et membre de l’Académie des Sciences de Géorgie, deux universités françaises (Université Paris-VIII et Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines), l'Institut national des langues et civilisations orientales et l'université technique de Géorgie lancent la filière francophone informatique, basée à Tbilissi[235],[236]. Depuis la filière a rejoint l'Université d'État de Tbilissi Ivané Djavakhichvili et formé plus d'une dizaine de promotions, dont les lauréats ont pour la plupart poursuivi leurs études de Master en France.

Enseignements primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

La relation scolaire a été — et est — l’objet d’initiatives multiples lors du jumelage entre Nantes et Tbilissi (IUFM de Nantes) ou de l’accord de coopération du département de l’Yonne et de la région de Kakhétie (collèges d’Auxerre et de Telavi, lors de l’action diplomatique française en Géorgie (soutien de la langue françaises dans les écoles publiques géorgiennes et dans les écoles privées), ou lors des dons ou des bourses privées.

En effet plusieurs établissement délivrent en Géorgie une formation franco-géorgienne, dont l'École Marie Brosset (en)[237], le Collège Saint Exupéry[238] et l'École française du Caucase, Cette dernière a été fondée en 2006, à l'initiative de Philippe Lefort, ambassadeur de France, avec l'aide financière de la Fondation Cartu (Bidzina Ivanichvili) : Virginie Constans-Villechange, attachée de coopération pour le français, prend la direction de cet établissement privé, reconnu par les autorités françaises et géorgiennes[239],[240]. À la rentrée 2016 / 2017, l'établissement est dirigé par Anne Deleskiewicz et compte 360 élèves[241].

Le , l’Association géorgienne en France signe une convention avec l’Université d'État de Tbilissi Ivané Javakhichvili délivrant chaque année des bourses d’études aux étudiants géorgiens en langue française. À partir de 2016, cette bourse est transformée en concours attribuant le prix Pégase au profit d’un projet collectif géorgien d'esprit européen : cette première année, il a financé la formation de 200 lycéens des zones montagneuses de Ratcha aux institutions européennes[242].

En 2012, à l’initiative de Renaud Salins, ambassadeur de France en Géorgie, un Fonds pour la promotion de l'enseignement de la langue française en Géorgie, dont les ressources proviennent des domaines privés et publics, est créé : il est destiné à promouvoir le français dans les écoles publiques géorgiennes. Quatorze d'entre elles sont concernées en 2014[243].


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Relation de sécurité intérieure[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des questions de sécurité intérieure, l'ambassade de France en Géorgie a créé en 2002 un service — placé sous la tutelle du ministère français de l'Intérieur — chargé d'assurer l'interface entre les institutions policières françaises et leurs homologues géorgiens. Au-delà de la coopération institutionnelle et technique, ce service traite 24 heures sur 24 en termes, 7 jours sur 7 de coopération opérationnelle, ordre public, lutte contre la criminalité organisée (Vory v zakone), lutte contre les stupéfiants, protection des personnalités, questions migratoires et sécurité civile, thèmes auxquels s'est rajouté plus récemment la lutte contre la cybercriminalité[244].



Relation sportive[modifier | modifier le code]

La relation sportive entre les deux nations date du XXe siècle et relève de deux catégories différentes, celle de la relation d’un État européen avec un autre État européen au sein de fédérations sportives internationales, et celle — assymétrique — de la relation de sportifs de haut niveau venus exercer leur activité temporairement dans un autre pays afin de contribuer au succès des clubs qui les ont engagés.

Relation sportive d’État à État[modifier | modifier le code]

Si le sport le plus populaire en France et en Géorgie reste le football, les rencontres entre les deux pays n’ont pas été nombreuses et restent à l’avantage de la France qui remporte 3 des 4 matchs officiels disputés depuis 2006, la Géorgie ayant obtenu un match nul en 2013. Pour le rugby à XV, au , la France occupe la 9e place mondiale et la Géorgie la 12e place[245], la France ayant remporté le seul match officiel disputé contre la Géorgie en 2007. La Géorgie a plusieurs fois souhaité disputer un match de barrage avec l’équipe placée 6e au Tournoi des Six Nations afin d’accéder à cette compétition[246]. Pour les moins de 18 ans, la France gagne le championnat d’Europe du groupe élite, en battant en finale la Géorgie en 2015[247], 2016[248] et 2017[249].

Pour le judo, en championnat d’Europe par équipes (hommes), la France conquiert la médaille d’argent en 2010 et 2011, la Géorgie conquiert la médaille d’or en 2010, puis de 2012 à 2017, ainsi que la médaille de bronze en 2011 ; l’exception reste le français Teddy Riner, champion d’Europe et champion du monde toutes catégories[250].

Pour la lutte libre et la lutte gréco-romaine, en championnat d’Europe, la Géorgie remporte régulièrement depuis 2005 plus de médailles que la France[251]. Pour l’haltérophilie, sport dans lequel les deux nations ne sont pas majeures en Europe, l’exception reste le Géorgien Lasha Talakhadze, champion d’Europe et champion du monde toutes catégories[252].

Pour les autres sports, qu’ils soient collectifs ou individuels, la France — nation olympique majeure pour les Jeux d'hiver comme pour les Jeux d'été — se classe évidemment mieux que la Géorgie, à quelques individualités près comme le tireur au pistolet Nino Salukvadze médaillée aux Jeux Olympiques, le basketteur Zaza Pachulia vétéran de la NBA ou les championnes du monde d’échecs Nona Gaprindashvili et Maia Tchibourdanidzé.

Relation de sportifs géorgiens avec des clubs français[modifier | modifier le code]

Mamuka Gorgodze, capitaine de l'équipe nationale géorgienne

Le fleuron de cette situation est le rugby à XV, issu en Géorgie d’un jeu ancestral de portage de ballon entre équipes villageoises — le Lélo —, et remis à la mode sur le territoire géorgien depuis les années 2000 par des entraineurs français et britanniques. La grande majorité des membres de l'équipe nationale de Géorgie joue en saison au sein de clubs français en Top 14 ou du Pro D2[253]. Pour la saison 2017 / 2018, en Top 14, les clubs d'Agen (avec Vakhtangi Akhobadze, Tamaz Mchedlidze et Giorgi Tetrashvili)[254], Brive (avec Karlen Asieshvili, Soso Bekoshvili et Vasil Lobzhanidze)[255], Clermont-Ferrand (avec Otar Giorgadze,Viktor Kolelishvili et Davit Zirakashvili)[256], Montpellier (avec Davit Kubriashvili, Konstantin Mikautadze et Mikheil Nariashvili)[257] et Toulon (avec Badri Alkhazashvili, Levan Chilachava et Mamuka Gorgodze)[258] comptent chacun dans leurs effectifs trois joueurs géorgiens, Lyon (avec Tornike Mataradze et Guram Papidze)[259], le Stade Français (avec Giorgi Melikidze et Zura Zvania)[260] et Oyonnax (avec Irakli Mirtskhulava et Giorgi Vepkhvadze) comptent chacun deux joueurs géorgiens[261], le Racing 92 (avec Vasil Kakovin)[262] compte un joueur géorgien, soit un total de 22 joueurs professionnels sans compter les contrats-espoirs qui concernent de jeunes joueurs. Si les piliers géorgiens sont recherchés pour leur solidité (athlète de 1,80 à 1,90 mètre, affleurant les 110 ou 120 kg), les deuxième et troisième lignes le sont également, plus rarement les demis de mêlée comme Vasil Lobzhanidze à Brive. D’autres sports collectifs français accueillent des Géorgiens, en football comme Guram Enukidze à Marseille en 2012[263] ou Jaba Kankava à Reims en 2015[264], en basket-ball comme Besik Lezhava à Dijon en 2004[265], Sergo Atuashvili à Chalons-sur-Saöne en 2011[266], ou Giorgi Tsintsadze à Rouen en 2016[267]. La lutte, en championnat de France par équipes 2017, le à Besançon, permet de constater que les clubs de 1re Division médailles d’argent (avec Irakli Khajaia pour Saint-Yrieux-la-Perche) et de bronze (avec Givi Davidovi pour Besançon)[268] et de 2e division médailles d’or (avec Saba Djavakhichvili pour Sotte-lès-Rouen) et médaille d’argent (avec Giorgi Tigishvili pour Lyon Saint-Priest)[269] comportent des athlètes géorgiens.

La présence de sportifs géorgiens de haut niveau en France a entrainé des contacts particuliers de fédération sportive à fédération sportive, Georgian Union Rugby avec la Fédération française de rugby, Georgian Judo Federation avec la Fédération française du judo, Georgian Wrestling Federation avec la Fédération française de lutte, les premières disposant de moins de licenciés et d’infrastructures d’entrainement, les secondes pouvant les appuyer auprès des fédérations internationales[270]. Pour la campagne de match-tests de rugby de l'automne 2017, la Georgian Union Rugby choisit Montpellier pour réunir son équipe nationale et parachever la préparation de ses joueurs[271].

Champions de France d'origine géorgienne[modifier | modifier le code]

Nino Maisuradze, double championne de France (échecs)
Victoria Ravva, 19 fois championne de France (volley-ball)

En judo, pour la catégorie seniors, les titres de champion de France 2e division (ouvert aux étrangers) pour Giorgi Khutsishvili en 2009, 2011 et 2012[272], pour Paata Doliashvili en 2014 et 2016[273], pour Irakli Tchilachava en 2017 (après deux médailles de bronze)[274], ainsi que celui de champion de France militaire 2016 pour Giorgi Goderzichvili peuvent être cités [Note 11].

Pour la catégorie junior, Luka Mkheidze remporte le championnat de France en 2014 et devient vice-champion en 2015[275]. Pour la catégorie cadets, Tristan Avaliani est champion de France en 2009 (il devient champion de France junior en 2012 et remporte la médaille de bronze au championnat de France senior en 2016)[276].

En lutte contact, Nika Tsurtsumia remporte la Coupe de France en 2017 en catégorie junior (moins de 65 kg) et en 2018 en senior (moins de 65 kg)[277].

En boxe anglaise amateur, Romani Monaselidze devient le champion de France dans la catégorie cadet (- 60 kg)[278].

Dans le sport féminin, trois exemples illustrent cette situation, celui de la volleyeuse Victoria Ravva qui a disputé plus de 20 saisons avec le Racing Club de Cannes et a remporté 19 championnats de France[279], celui de Nino Maisuradze championne de France d’échecs en 2013 et 2014, vice-championne de France en 2012 et 2015, championne de France de parties rapides en 2016[280] et celui d'Anna Khusishvili, championne de France de gymnastique rythmique en individuel, à 11 ans, dans sa catégorie d'âge, pour 2017[281].



Relation territoriale[modifier | modifier le code]

La relation territoriale entre les deux nations, créant un lien officiel entre des entités territoriales des deux pays, date de l’époque soviétique, en 1979 : elle concerne le jumelage des villes de Nantes et de Tbilissi, signé par les maires de ces deux villes Alain Chénard et Gouram Gabounia[282].

Jumelage[modifier | modifier le code]

Nantes et Tbilissi[modifier | modifier le code]

Blason de Tbilissi
Blason de Nantes

Les bilans du jumelage entre Nantes et Tbilissi, en 2007[283] ou 2008[284] font apparaître un grand nombre d’acteurs — tant du côté français que du côté géorgien — relevant des mouvements associatif (Association étudiante la Pech’, Association AGIR, Association Collect-if, Accueil paysan, La vie rurale, Association Nantes –Tbilissi… ), éducatif (IUFM de Nantes, École Marie Brosset, École Noé Jordania…) ou culturel (Musée des Beaux-Arts de Nantes, Bibliothèques de Nantes, Musée Jules-Verne…) et un grand nombre d’événements (échanges, formations, expositions…).

Les deux métropoles sont rejointes en 1975 par Sarrebruck (avec laquelle Nantes est jumelée depuis 1965), des manifestations triangulaires supplémentaires prennent naissance[285],[286].

Quelques évènements ont particulièrement marqué ce demi-siècle de jumelage, le départ de Nantes le d’un bibliobus chargé de livres français et son arrivée à Tbilissi le [287], le convoi de première nécessité envoyé le en pleine guerre russo-géorgienne[288] et le soutien sur place le du maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault[289].

Souvigny et Meskhéta[modifier | modifier le code]

Sous l'impulsion d'un entrepreneur français installé en Géorgie depuis une vingtaine d'années, les communes de Souvigny, dans le département de l'Allier, et de Mtskheta, capitale de l'ancienne Géorgie, décident de lancer un projet de jumelage en 2017[290],[291].

Coopération décentralisée[modifier | modifier le code]

Plusieurs accords de coopération décentralisée se sont mis en place entre entités territoriales françaises et géorgiennes.

Yonne et Kakhétie[modifier | modifier le code]

Blason de Telavi, capitale de Kakhétie
Blason de la ville d'Auxerre (Yonne)

Des représentants du département de l'Yonne et de la région de Kakhétie se rencontrent en 1999 à Vézelay, lors d'un séminaire organisé par l'UNESCO. Le domaine culturel est exploré en 2002, avec des manifestations géorgiennes dans l'Yonne et des manifestations françaises en Kakhétie. Les projets relevant de la francophonie conduisent des collégiens français en Kakhétie, des collégiens géorgiens dans l'Yonne, des étudiants géorgiens à l'Université de Bourgogne, ainsi que des professeurs de français ; un Festival de théâtre français est organisé à Telavi. La viticulture est à l'origine d'échanges entre vignerons français et géorgiens ; un manuel d'œnologie est traduit langue géorgienne. La race charolaise est introduite dans les fermes de Kakhétie. En 2008 une exposition Picasso est tenue en Kakhétie, en 2009 une exposition Pirosmani est tenue à Auxerre. En 2010, la coopération s'étend au domaine de la santé: les investissements fournis pour partie par le Conseil général de l'Yonne et pour partie par les autorités régionales de Kakhétie permettent l'obtention d'un terrain, la construction d'un centre et l'achat des matériels (laboratoire d'analyse, radiologie, cardiologie, neurologie, dialyse...). Des échanges entre médecins français et médecins géorgiens sont programmés, en termes de diagnostics et de thérapie. Le centre médical démarre sur la base d'une cinquantaine d'examens par jour et atteint 250 en 2017[292],[293].

Strasbourg et Koutaïssi[modifier | modifier le code]

Les ville de Strasbourg et de Koutaïssi, qui abrite le Parlement de Géorgie, coopèrent à partir de 2007 dans le domaine de la démocratie locale[294].

La Capelle et Satchkere[modifier | modifier le code]

Les communes de La Capelle, dans le département de l'Aisne, et de Satchkhere, en Iméréthie, nouent des liens d'amitié en 2014[295].

Autres[modifier | modifier le code]

D'autres projets de jumelage, ou de coopération, ont parfois été engagé, comme celui qui concernait les villes de Lyon et de Koutaïssi en termes d'assainissement d'eau et de protection de l'environnement (2007)[296], mais n'ont pas perduré. Le plus emblématique a été avancé au début des années 2000 entre la commune de Leuville-sur-Orge (4 000 habitants à l'époque) et Mtskheta (7 700 habitants à l'époque); il réapparaît lors du transfert de propriété du domaine d'exil de la République démocratique de Géorgie à l'État géorgien le  ; il est à nouveau controversé en raison de la disparité de taille (interview de la députée géorgienne Salomé Zourabichvili connaissant les deux communes[297].).



Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La transcription en langue française des patronymes géorgiens a été stable jusqu’à la fin du XXe siècle : les règles constituées par l’intermédiation de la langue russe, confirmées par la Légation de la République démocratique de Géorgie en France (1921-1933) et proches de la prononciation en langue géorgienne, étaient utilisées sans exception ; elles le sont encore aujourd’hui par le ministère français des Affaires étrangères et par la plupart des universitaires français s’intéressant à la Géorgie. L’usage a progressivement changé avec l’intermédiation de la langue anglaise et la définition d’une translittération latine proche de la transcription anglaise (2002). Ainsi გიორგუი ჯავახიძე donne Guiorgui Djavakhidzé en transcription française et Giorgi Javakhidze en transcription anglaise (et en translittération latine). La transcription en langue française des noms de villes a obéit à une évolution similaire, ოზურგეთი devient Ozourguéti en transcription française et Ozurgeti en transcription anglaise (et translittération latine), avec une difficulté supplémentaire liée au changement de nom de certaines villes durant l’époque soviétique (Ozourguéti s’est appelée Makharadzé durant 70 années).
  2. De 2003 à 2005, les journées franco-géorgiennes de Leuville-sur-Orge ont réuni des conférenciers comme Jean Radvanyi et Thorniké Gordadzé, professeurs d’université, des intervenants comme Vassil Karist, écrivain, Claude de Kémoularia, ambassadeur de France, et le général Jean-Pierre Faure, des concerts de polyphonies géorgiennes, des expositions photographiques, des stands commerciaux de libraires, de compagnie aérienne ou de voyagistes ; elles ont touché plusieurs centaines de personnes chaque année. Depuis 2006, cette journée annuelle perdure, dans un cadre communautaire, faisant place à l’histoire de la diaspora géorgienne en France et à la cuisine géorgienne.
  3. Le centre franco-géorgien de Leuville-sur-Orge, propriété de l’État géorgien, comprendra après réhabilitation de la construction principale actuelle — dite à tort Le château, puisqu’il s’agit d’un pavillon de chasse — un espace historique (où il sera possible d’organiser des expositions), un espace académique (destiné aux artistes et aux chercheurs géorgiens en résidence) et un espace étudiant. En dehors de la construction principale, il sera construit deux espaces résidentiels, un premier espace pour les résidents actuels (5 chambres d’habitation) et un second espace de chambres d’hôte réservables à l’avance, dont 13 seront destinées en priorité aux descendants de la diaspora géorgienne des années 1920 (Acte notarial du , convenu devant Maître Thierry Vachon, notaire à Meudon)).
  4. Lettre du Président de la Délégation géorgienne à la Conférence de la Paix, au Comité exécutif et à l'Assemblée de la Société des Nations: 37 rue de la Pérouse, Paris, le 21 mai 1919. La Délégation de la République géorgienne au nom du peuple et du gouvernement géorgien a l'honneur de solliciter l'admission de la Géorgie dans la Société des Nations, conformément aux stipulations du Pacte du 28 avril 1919. Signée Nicolas Tchéidzé.
  5. Lettre du Président de l'Assemblée constituante de Géorgie et de la Délégation géorgienne à la Conférence de la Paix : Londres 1er septembre 1920, demandant inscription à la prochaine Assemblée générale à Genève et annonçant un mémorandum explicatif (envoyé le 18 septembre 1920). Signée Nicolas Tchéidzé.
  6. Evguéni Guéguétchkori, ministre géorgien des Affaires étrangères, retransmet le 27 janvier 1921 par l'intermédiaire du ministère français des Affaires étrangères le télégramme no 6551 (chiffrage no 28) au gouvernement géorgien à Tiflis : 27 janvier Conseil Suprême reconnu indépendance de jure Géorgie. Félicite victoire remportée par Géorgie grâce à union inébranlable du peuple.
  7. À l’issue de la guerre russo-géorgienne d'août 2008, M. Pierre Morel participe, au titre de l’Union européenne, à la création de l’instance internationale de dialogue entre la Fédération de Russie et la République de Géorgie, tenue pluri-annuellement à Genève.
  8. M. Philippe Lefort participe de 2011 à 2013, au titre de l’Union européenne, à l'instance internationale de dialogue entre la Fédération de Russie et la République de Géorgie, tenue pluri-annuellement à Genève.
  9. La nationalité géorgienne a internationalement existé durant les premiers siècles et au Moyen Âge, de 1918 à 1933 (période de la République démocratique de Géorgie, puis de reconnaissance maintenue par la France jusques en 1933 malgré l’invasion soviétique), et à partir de 1991.
  10. Le général Jean-Pierre Faure est président des anciens de la 141e promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, nommée « Lieutenant-Colonel Amilakvari » et formée de 1954 à 1956.
  11. Au 1er janvier 2018, la Constitution de la République de Géorgie ne permet pas aux citoyens géorgiens de posséder deux nationalités, sauf par décret exceptionnel signé du président de la République : les sportifs géorgiens qui chercheraient à prendre une deuxième nationalité abandonneraient automatiquement leur citoyenneté d’origine. Des solutions ont été étudiées en commission parlementaire courant 2017 ; les amendements constitutionnels nécessaires n’étaient pas encore votés à cette date.

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]