Raivavae

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Raivavae
Vavitu
Image satellite de Raivavae (le nord est en haut).
Image satellite de Raivavae (le nord est en haut).
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Îles Australes
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 23° 52′ 00″ S, 147° 40′ 00″ O
Superficie 16 km2
Point culminant Mont Hiro (437 m)
Géologie Île volcanique
Administration
Collectivité d'outre-mer Polynésie française
Commune Raivavae
Démographie
Population 940 hab. (2012)
Densité 58,75 hab./km2
Autres informations
Fuseau horaire UTC-10

Géolocalisation sur la carte : Polynésie française

(Voir situation sur carte : Polynésie française)
Raivavae
Raivavae

Géolocalisation sur la carte : Îles Australes

(Voir situation sur carte : Îles Australes)
Raivavae
Raivavae
Îles en France

Raivavae ou Vavitu est une île située dans l'archipel des Australes en Polynésie française. Le village de Rairua est le chef-lieu de la commune de Raivavae.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 630 km au sud-est de Tahiti, Raivavae est une île volcanique qui culmine avec le mont Hiro à 437 mètres d'altitude. Elle présente une superficie de terres émergées de 16 km2, entourées d'un lagon assez important mais plus petit que celui de Tubuai, ceinturé par une barrière de corail comprenant vingt-huit motu (îlots).

L'île principale accueille quatre villages : Anatonu sur la côte nord, Rairua et situés sur la côte ouest, et Vaiuru situé sur la côte est.

La langue est une variante des langues australes, le reo raivavae.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Raivavae provient du toponyme tahitien Ra‘ivavae, qui est la combinaison des mots ra‘i (signifiant « ciel »[1]) et vavae (signifiant « se frayer un chemin »[1]), et signifie donc « ciel [qui permet de] se frayer un chemin », ou brièvement « ciel ouvert ». Le nom aurait été donné par le roi Pōmare IV, qui lors d'un voyage vers les Australes par un très mauvais temps, bénéficia d'une brusque accalmie au moment même où il arriva à Raivavae.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de l'île par les Européens a été enregistrée par l'officier de marine espagnol Tomás Gayangos le 5 février 1775, commandant à bord de la frégate Aguila à la suite du décès de Domingo de Boenechea, lors du voyage de retour des expéditions espagnoles à Tahiti (es) mandatées par le vice-roi du Pérou, Manuel de Amat y Junient (es)[2].

Dans les années 1820, les habitants se convertissent au protestantisme importé en Polynésie par les missionnaires de la Société missionnaire de Londres. À la suite de cette conversion de nombreux sites sacrés, marae et statues, furent détruits.

Culture[modifier | modifier le code]

À la suite de la conversion au christianisme des habitants de l'île à la fin du XIXe siècle, de nombreux sites sacrés, marae et statues, furent détruits. Il cependant reste à Raivavae un tiki qui présente une face rieuse. Trois autres tikis furent déplacés vers Tahiti en 1933 dont deux sont actuellement au musée Gauguin à Papeari. Le troisième a été repéré en 2004 dans le lagon de l'île. À ce jour, près de 600 structures (marae, structures d'habitation....) ont été répertoriées sur l'île. De nombreux objets en bois anciens de Raivavae (sculptures, pagaies sculptées, tambours, objets cérémoniels....) sont conservés dans des collections privées ou des musées comme le British Museum à Londres.

Comme Rimatara, c'est une île de très forte tradition protestante : il y a une dizaine d'années, le pasteur faisait couper l'électricité à l'heure des services religieux afin que les habitants ne puissent pas regarder la télévision[réf. nécessaire].

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Une libellule (Odonata, Coenagrionidae) endémique a été décrite de Raivavae, Ischnura jeanyvesmeyeri Englund & Polhemus, 2010[3] découverte sur le ruisseau de Vaipa[4]. Elle se différencie des autres Ischnura des Australes par sa grande taille et des caractères sexuels qui en font un taxon isolé et particulier chez les Zygoptères de Polynésie française. Sa position phylogénétique plus proche du genre Megalagrion pourrait militer pour placer l'espèce dans un nouveau genre[5].

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Comme dans d'autres îles des australes, le climat plus frais que dans le reste de la Polynésie est propice aux cultures maraichères des traditionnels tubercules de taro (Colocasia esculenta), des caféiers, de manguiers et bananiers. De ce fait de nombreuses familles vivent en autosuffisance. L'artisanat demeure très vivace sur l'île avec la confection de traditionnels colliers de coquillages, le tressage de chapeaux, la confection de tifaifai. Par ailleurs, Raivavae demeure la seule île de Polynésie française où perdure la construction de pirogues cousues.

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'île dispose d'un aérodrome, construit au sud sur un remplai dans le lagon, qui favorise le développement de l'écotourisme dans les quelques pensions de l'île[6]. Elle est desservie par Air Tahiti à raison de cinq ou six rotations par semaine réparties sur trois jours par semaine. Le temps de trajet varie de 1h50 à 3h00 en fonction du nombre d'escales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fare Vāna’a 1999
  2. Boenechea and Gayangos Explorers of the Pacific: European and American Discoveries in Polynesia
  3. Ischnura jeanyvesmeyeri sur Wikispecies
  4. Description de Ischnura jeanyvesmeyeri découverte à 23.86333ºS / 147.64676ºW. présente entre 0 et 270 m d'altitude.
  5. [PDF] Ecology and Phylogeny of Damselflies (Zygoptera) in French Polynesia par Ronald A. Englund, Steve Jordan & Dan A. Polhemus
  6. La communauté d'écotourisme de Raivavae

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]