Moustoir-Ac

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Moustoir-Ac
Moustoir-Ac
Le dolmen de Kermorvant.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Communauté de communes Centre Morbihan Communauté
Maire
Mandat
Benoît Rolland
2020-2026
Code postal 56500
Code commune 56141
Démographie
Gentilé Monastériens, Moustoiracais, Moustoiracaise
Population
municipale
1 768 hab. (2018 en diminution de 1,5 % par rapport à 2013[1])
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 23″ nord, 2° 50′ 03″ ouest
Altitude 146 m
Min. 46 m
Max. 176 m
Superficie 33,92 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Vannes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Grand-Champ
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Moustoir-Ac
Liens
Site web www.moustoir-ac.fr

Moustoir-Ac [mustwaʁak] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Moustoir-Ac possède une population municipale de 1 819 habitants en 2015. Elle est située sur les hauteurs granitiques que sont les Landes de Lanvaux.

De nombreux mégalithes jalonnent le territoire de la commune tel le Dolmen de Kermorvant, le Menhir de Kerara ou celui de Kermarquer, le menhir debout le plus haut du Morbihan. Le territoire de la commune possède également quelques sites archéologiques. Moustoir-Ac compte trois écoles (primaire et maternelle).

Moustoir-Ac existe depuis 1387 lorsqu'elle se sépare de l'ancienne paroisse primitive de Plumelin. Lors de la Chouannerie, Moustoir-Ac deviendra un repaire pour les chouans qui s'illustreront grâce aux chiens de bergers noirs utilisés pour des opérations de renseignements. Une grave affaire, l'affaire du Roh Jocim, aura lieu à Moustoir-Ac et à Saint-Jean Brévelay qui se terminera par sept morts au total.

Lors de la Première Guerre mondiale, Moustoir-Ac perd 110 des siens. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la bataille du bois de la Touche-Minio se déroulera sur le territoire. Charles de Gaule viendra rendre un hommage solennel aux martyrs de la Seconde Guerre mondiale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Moustoir-Ac se situe à 26 kilomètres au nord de Vannes et à 29 kilomètres au sud de Pontivy. Elle est située au croisement des axes routiers Rennes-Lorient et Vannes-Saint-Brieuc.

Moustoir-Ac s'étire sur 9,1 km sur sa plus grande longueur, de Les Trois Croix à Quistinic.

Les hauteurs granitiques des Landes de Lanvaux possèdent leur point culminant (175 m) sur la commune de Moustoir-Ac[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Paysage[modifier | modifier le code]

On rencontre les paysages caractéristiques propres aux landes de Lanvaux, grandes bandes de granite dans le Morbihan. Le territoire de Moustoir-Ac possède de multiples vallons aux versants plus ou moins raides et dégagés, des chaos rocheux, des pierres à bassin, des pierres branlantes, de multiples ruisseaux. La commune est riche de monuments mégalithiques. Le territoire de la commune dispose de chemins de randonnées pour les marcheurs, vététistes et cavaliers[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le plus gros cours d'eau de Moustoir-Ac est le Tarun, affluent de l'Ével. Le Tarun sert de limite de commune entre Moustoir-Ac et Plumelin, au nord-ouest de la commune. Le seul cours d'eau qui traverse presque entièrement la commune est le Pontcuel. Il prend sa source à Moustoir-Ac avant de se jeter dans le Tarun à la limite de Moustoir-Ac et de Plumelin. À l'est, le ruisseau de Kergueurh forme la limite des communes de Moustoir-Ac et de Bignan, le ruisseau du Pont Ruyen forme la limite de la commune avec Colpo. Ces deux ruisseaux forment le ruisseau de Trébimoël, affluant de la Claie, qui sert à la limite des communes de Bignan et de Colpo[2].

  • Le Tarun
  • Le Pontcuel
  • Le ruisseau de Trébimoël
  • Le ruisseau de Kergueurh
  • Le ruisseau du Pont Ruyen

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Moustoir-Ac est desservie à l'est de la commune par la D767 reliant Vannes à Pontivy. La D767 possède une bretelle de sortie permettant d'accéder directement au bourg et une bretelle d' entrée.

La D16 reliant Étel à Locminé passe du nord au sud sur le territoire de la commune, au hameau de Kerhéro.

Enfin, la D179 reliant Le Sourn à Grand-Champ passe à l'ouest de Moustoir-Ac.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[6]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 11,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 12 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 999 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Bignan », sur la commune de Bignan, mise en service en 1997[10] et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[11],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,7 °C et la hauteur de précipitations de 1 010,8 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Vannes-Séné », sur la commune de Séné, mise en service en 1998 et à 27 km[13], la température moyenne annuelle évolue de 12,3 °C pour 1981-2010[14] à 12,4 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Moustoir-Ac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vannes, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 47 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 1,0 % 35
Terres arables hors périmètres d'irrigation 37,6 % 1272
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 10,2 % 347
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 23,4 % 794
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 2,8 % 94
Forêts de feuillus 5,8 % 198
Forêts de conifères 10,4 % 353
Forêts mélangées 8,0 % 270
Forêt et végétation arbustive en mutation 0,8 % 26
Source : Corine Land Cover[21]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Monster en Radenec en 1182 [22], Moustoér Radennac en 1387, Moustoer Radennac en 1407, Monstouer Radennac en 1427, Monstouer Radenac en 1464 et en 1477, Moustoer Radenac en 1467, Moustouer Radenac en 1481, Moustouer Redenac en 1536 et Moustoir Radenac au XVIIe siècle[23],[24].

En français Moustoir-Radenac, qui va devenir Moustoir-Ac par simplification. La forme contractée Moustoir-Ac est utilisée dès le milieu du XVIIe siècle[23].

Moustoer-Logunec'h en breton contemporain. Ce toponyme est une forme modifiée de Moustoer Radeneg.

Histoire[modifier | modifier le code]

Néolithique[modifier | modifier le code]

Au tout début du Ve millénaire, pendant la période du Néolithique, les néolithiciens peuplant le territoire de Moustoir-Ac construisirent de nombreux mégalithes à partir d'affleurements de granite découverts sur place ou peu éloignés, ou de blocs arénisés[25]. Nombreux sont ceux disparus, mais nombreux sont ceux encore debout aujourd'hui. Pendant cette période, un remarquable tumulus fut construit. Au début du IVe millénaire , le menhir de Men-Bras-de-Kermar-Ker est érigé[26].

Antiquité et occupation romaine[modifier | modifier le code]

Lors de l'occupation romaine, les habitations étant dispersées, ceci explique la résistance du breton face au latin. La naissance du réseau routier va accélérer le processus. La via Angers-Carhaix, notamment, traversait le territoire de Moustoir-Ac. Un camp romain, des villae et un établissement romain avait élu domicile sur la commune. En l'an 450, les Romains se retirèrent[27].

Origine[modifier | modifier le code]

Vers le XIe siècle , un pionnier fonde une chapelle sur le territoire de Plumelin qui deviendra celui de Moustoir-Ac. Puis, quelques personnes viennent s’installer près de ce monster ou moustoir. Il sera bientôt connu sous le nom de Monster en Radenec, le monastère aux fougères.

En 1387[23], Moustoir-Ac se sépare de l'ancienne paroisse primitive de Plumelin. Lorsque Locminé fut érigée en paroisse, elle se tailla un territoire aux dépens de Plumelin pour se voir par la suite amputée par la création de Moustoir-Ac dont le nom montre qu’elle lui est postérieure.

Au XVe siècle, Moustoir-Radenac, après avoir longtemps constitué une paroisse indépendante, fut unie à Locminé et le demeura jusqu'à la Révolution. Toutefois le service paroissial : messes, baptêmes, enterrements y était intégralement assuré par un curé séjournant sur place[23].

L'église Sainte-Barbe située au bourg sera construite dans la première moitié du XVIe siècle[28]. La chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, située au hameau de Kerhéro est construite en 1749[24].

Révolution française et Chouannerie[modifier | modifier le code]

À la Révolution, en 1791, Moustoir-Ac est érigée en commune du canton de Locminé.

Avec la création des communes en 1789, les recensements de la population sont apparus. Le premier en 1793 a compté 1 512 habitants à Moustoir-Ac.

De 1792 à 1800, pendant la Chouannerie, le territoire de Moustoir-Ac se prêtant bien à cette guerre d'embuscade, ceci amène de nombreux Monastériens de devenir des chouans[29].

La fronde des chiens noirs[modifier | modifier le code]

Le 21 juillet 1795, les chouans local se retirent à Kerninen, lieu-dit à Moustoir-Ac. En 1796, les combats reprennent et en 1797, les combats s'arrêtent pour un temps. Pendant ce temps, les chouans locaux vont dresser des chiens de berger noirs destinés à des opérations de renseignements. Ces chiens leur apporteront une telle aide que les chouans de Moustoir Radenac seront surnommés "les chiens noirs du Moustoir" ou plus couramment les chas (chaj) du en breton. Ce surnom colle encore à la peau des Monastériens[29].

L'affaire du Roh Jocim[modifier | modifier le code]

En 1797 et en 1798, les conséquences d'une odieuse affaire à Moustoir-Ac paye un tribut de cinq morts, un abbé réfractaire, un républicain et sa mère, un chouan et un civil. À la suite de cette affaire, trois semaines plus tard, le frère du civil mort et son épouse sont lancés dans le vide d'une falaise rocheuse dite Roh Jocim à Saint-Jean Brévelay, ils mourront. Cette affaire restera gravée sous le nom de l'affaire du Roh Jocim[30].

La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, dite de la Congrégation, située au bourg, est terminée en 1888, elle sera consacrée le 8 septembre 1890. La chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs sera entièrement reconstruite en 1896.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Une épidémie de dysenterie fit 85 malades (dont 20 moururent) à Moustoir-Ac en 1876. Le docteur Alfred Fouquet explique la propagation de la maladie par les conditions de vie déplorables des habitants de la région qui « ne prennent absolument aucun soin, soit de leur propreté, soit de celle de leurs maisons. Ils jettent les selles des malades devant leur porte et parfois les vident dans la maison même, au milieu des cochons et des poulets, au milieu desquels ils grouillent. (...) Ils se refusent d'ailleurs à prendre aucun médicament »[31].

Première et Seconde Guerres mondiales[modifier | modifier le code]

La population de Moustoir-Ac a ensuite connu une rapide croissance pour atteindre les 1 900 habitants au début du XXe siècle soit plus qu'actuellement.

Lors de la Première Guerre mondiale, Moustoir-Ac a perdu quelque 110 des siens. Le monument aux morts sera édifié en 1924 dans l'ancien cimetière désaffecté.

Le cimetière de Moustoir-Ac est déplacé le 5 mai 1934.

En juin 1940, les premiers Allemands arrivent à Moustoir-Ac. Le 4 juin 1943, la Feld-kommandantur inflige à la commune une amende de 170 000 francs, Moustoir-Ac ne peut que se soumettre.

En 1944, une carrière de Moustoir-Ac sous le contrôle d'un seul Allemand est dépouillée de 320 kg de dynamite et de 1000 m de mèche lente. Un parachutage a lieu à Ty Planche, lieu-dit au sud-ouest de Moustoir-Ac.

Les premiers maquisards, sous l'autorité de Milès[32], occupent les bois de Moustoir-Ac. Après la bataille de Saint-Marcel, le 18 juin 1944, certains résistants, après s’être repliés, viendront rejoindre les maquisards des bois de Moustoir-Ac.

Un avion allemand basé à Meucon bombardera le Resto et Kerbouar, lieu-dit de Moustoir-Ac.

Les résistants qui combattaient à Botségalo, lieu-dit de Grand-Champ, se replient. La 17e compagnie de Milès trouve refuge au bois de la Touche. Le nombre de résistants cantonnés dans le bois de la Touche-Minio est chiffré à 183[33].

Bataille du bois de la Touche-Minio[modifier | modifier le code]

Le 28 juin 1944, dès 4 heures du matin, environ 1000 soldats et 47 blindés, canons et obusiers allemands commencent l'encerclement du massif forestier. Les Allemands ne parviennent pas à refermer le cercle. Certains résistants, avertis par des voisins, filent par la Villeneuve, lieu-dit de Moustoir-Ac. D'autres restent au Minio où se tient la bataille, deux heures plus tard, le dernier résistant, un tireur au FM, se replie. Un résistant, Georges Le Hyaric, meurt durant ce combat. Quelques heures plus tard, un adolescent de 15 ans meurt, tué par des Allemands, à proximité. Léon Allain, 24 ans, sera arrêté au Minio puis déporté en Allemagne où il mourra au camp de concentration de Neuengamme[33].

Fin de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un Algérien suspecté d'être collaborateur notoire est assassiné, proche du bourg, après avoir fui le maquis puis été grièvement blessé.

La population pourra à nouveau respirer un peu avec l'arrivée des Américains, début août 1944.

Le 25 octobre 1944, encore au Minio, un enfant de 6 ans, Jean Allain, meurt par une grenade oubliée.

Le 9 septembre 1960, Charles de Gaulle en personne, vient rendre un hommage solennel aux martyrs de la Seconde Guerre mondiale. Il passe à Kergueurh, lieu-dit situé au nord-est de Moustoir-Ac, où il signe un livre d'or[33].

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale, Moustoir-Ac connaîtra une longue période de baisse de sa population : crise des années 30, Seconde Guerre mondiale, exode rural… La dépopulation s'accélérera même dans les années 60. Avec la mécanisation, émerge une agriculture ayant moins besoin de bras. En 1975, Moustoir-Ac ne compte plus que 1 309 habitants.

Depuis 1975, la population démographique a petit à petit augmenté. La commune surtout agricole il y a 40 ans, est désormais péri-urbaine.

Un livre sur l'histoire et le patrimoine de Moustoir-Ac est sorti en 2010. Il est écrit par Jean-Étienne Picaut. Il est l'auteur de deux livres sur Colpo, sa commune d'adoption, et de Madame Napoléon Princesse Baciocchi, ayant vécu à la fin de sa vie à Colpo[3].

Le 16 janvier 2016, un accident impliquant une voiture et un camion fait trois morts à Moustoir-Ac[34].

Le soir du dimanche 16 avril 2017, une femme âgée de 84 ans est portée disparue à Moustoir-Ac. Les gendarmes de Pontivy entreprennent des recherches, en mobilisant 20 militaires et un maître-chien, interrompues par la nuit. Elle est retrouvée saine et sauve le lendemain matin, proche de son domicile, après avoir passé la nuit dehors[35]. Le 2 août de la même année, un jeune homme de 22 ans meurt dans un accident de moto sur la D16 au hameau de Kerhéro[36].

Un court-métrage pour promouvoir la commune a été créé en janvier 2019 réalisé avec l'entreprise Breizh Drones, basée à Plumelin[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1792 Mathurin Le Franger SE  
1792 1792 Yves Lamour SE  
1793 1795 Grégoire Lamour SE  
1795 1800 Louis Dréano SE  
1800 1808 Grégoire Lamour SE  
1808 1826 Jean Cadio SE  
1826 1828 Louis Jézo SE  
1828 1849 Marc Jaffré SE  
1849 1855 Vincent Samson SE  
1855 1880 Colomban Offredo SE  
1880 1887 Casimir de La Fruglaye SE Noble propriétaire du château du Resto et archéologue
1887 1929 Mathurin Jean Hilary SE Nommé chevalier de la Légion d'honneur
1929 1945 Henri de Kersabiec SE Noble propriétaire du château du Resto
1945 1953 Jean-Marie Offredo SE  
1953 1971 Jean-Louis Sevenno SE  
1971 1995 Sylvie de Kersabiec DVD Noble résidant au château du Resto
1995 2008 Hubert de la Forest DVD Huissier de justice - vice-président Locminé Communauté
2008 2014 Alain Jouan DVG Retraité SNCF - vice-président Locminé Communauté
2014
Réélu en 2020[37]
En cours Benoît Rolland UDI Responsable d'antenne d'un organisme professionnel agricole - vice-président Locminé Communauté - président du syndicat de la Vallée du Blavet
Les données manquantes sont à compléter.

Maire actuel[modifier | modifier le code]

Benoît Rolland est maire de Moustoir-Ac depuis 2014. Il a été élu avec 58,38 % des voix au premier tour face au maire sortant. Il est également élu vice-président de l'association des maires du Morbihan et de Locminé communauté chargé de l'agriculture, l'environnement, la culture et la communication.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[39].

En 2018, la commune comptait 1 768 habitants[Note 6], en diminution de 1,5 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5121 5101 4781 6661 7561 6121 6021 5891 565
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5181 5901 5801 5001 6331 6531 6531 7601 855
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8741 9241 9071 8151 8011 8021 8231 7761 656
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 6601 4701 3091 3421 4231 4761 5111 7411 808
2018 - - - - - - - -
1 768--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Moustoir-Ac possède une école primaire et maternelle publique (située au hameau de Kerhéro), une école maternelle privée (également située à Kerhéro) et une école primaire privée (située au bourg).

Histoire[modifier | modifier le code]

La première école de Moustoir-Ac fut une école privée de garçons, elle accueillit ses 34 premiers élèves en 1860. Elle était située au bourg et servait également de mairie car l’instituteur était aussi secrétaire de mairie. Une école privée de filles fut ouverte en 1880, elle était située au bourg. Mais en 1897, cette école est déplacée au lieu-dit Penhouët, à la place se tiendra une école privée de filles. Une école publique mixte située au hameau de Kerhéro fut ouverte en 1901 où elle accueillit 35 élèves. En 1906, l'école publique de filles située à Penhouët est réintégrée au bourg, dans le même bâtiment que l'école publique de garçons. Cette école devient donc l'école publique du bourg, séparée en deux, une partie filles et une partie garçons. Également en 1906, une école privée de garçons est ouverte dans le même bâtiment que celui des filles. En 1906, il y a donc deux écoles publiques, l'une au bourg et l'autre à Kerhéro et une école privée au bourg.

L'école publique mixte de Kerhéro est restaurée en 1935, en 1946, une seconde classe apparaît et un an plus tard une cantine ouvre. Une école privée mixte située à Kerhéro est ouverte en 1950 car le nombre d'élèves de l'école privée du bourg était trop important (101 garçons répartis en une classe et 102 filles réparties en deux classes en 1943). Cette école privée devient mixte en 1953. Dix ans après sa création, en 1960, l'école privée mixte de Kerhéro compte déjà deux classes, une cantine, deux cours et deux préaux. L'école publique du bourg ferme en 1963 en raison du trop peu d'élèves[44].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • De 1973 à 1986, chaque année, se tenait la fête des battages, fête qui consistait à faire revivre les gestes ancestraux: battre au fléau, couper la lande à la serpe, actionner le tarare ou scier un tronc d'arbre. Elle attira 30 000 spectateurs[46].

Sports[modifier | modifier le code]

Complexe polyvalent[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le circuit des Mégalithes, proposant de visiter tous les sites mégalithiques (menhirs, dolmens, etc.) disséminés sur tout le territoire de la commune.
  • L'émetteur de télévision de Vannes d'une hauteur de 142 mètres, qui dessert une grande partie du Morbihan et du Sud Finistère.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le patrimoine civil de Moustoir-Ac est composé de deux châteaux et d'un manoir, de deux fontaines, de quatre lavoirs, de trois puits à eau, de dix fours à pain et de deux monuments aux morts[54].

Châteaux et manoir

  • Château du Resto
  • Château de Kerlann, les familles Houstiou et du Plessis en furent propriétaire successivement[24].
  • Manoir de La Boulaye, il est propriété de la famille de La Coudraye en 1600 puis échoit au cours de la première moitié du XVIIe siècle à la famille de Langle[55].

Fontaines

Il y a deux fontaines sur le territoire de Moustoir-Ac[54].

Lavoirs

Ce sont cinq lavoirs qui sont recensés sur le territoire de la commune[54].

  • Lavoir de l'aire de jeux
  • Lavoir de la Villeneuve
  • Lavoir de Logeux
  • Lavoir de Touleu Douar
  • Lavoir de Parc er Mercer

Puits

Le territoire de Moustoir-Ac abrite trois puits à eau[54].

  • Puits Grugen
  • Puits de Brangouzerh
  • Puits de Gouah Fetain

Fours à pain

Il y a dix fours à pain recensés sur le territoire de la commune[54].

  • Four à pain de Kerliard
  • Four à pain de Kerluhan
  • Four à pain de Bodanquin
  • Four à pain de Talhouët
  • Four à pain de Gouah Fetain
  • Four à pain de Maria
  • Four à pain de Grugen
  • Four à pain de Kerbastard
  • Four à pain Laboulaye
  • Four à pain de Brangouzerh

Monuments aux morts

Moustoir-Ac possède deux monuments aux morts,le premier situé au bourg et le second dans la campagne[54].

  • Monument de l'église
  • Monument du Minio

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Le patrimoine religieux de Moustoir-Ac est constitué de deux monuments historiques, l'église et la croix de cimetière, de deux chapelles, d'un cimetière, de neufs calvaires, de deux autres croix ainsi que d'anciens menhirs christianisés, Les Trois Croix[54].

Église et chapelles

Moustoir-Ac possède une église et une chapelle situé au bourg ainsi qu'une deuxième chapelle situé au hameau de Kerhéro.

Cimetière

Un cimetière, situé au bourg, est présent à Moustoir-Ac.

Calvaires

Neufs calvaires sont recensés sur la commune. Ils sont disséminés un peu partout dans la campagne sur le territoire de Moustoir-Ac[54].

  • Calvaire Botergal
  • Calvaire du cimetière
  • Calvaire Croix de Kergo
  • Calvaire de Kerlaurent
  • Calvaire de Talouët
  • Calvaire de Kerbouard
  • Calvaire de Kerhéro
  • Calvaire de Mené
  • Calvaire Viaouit

Croix

Il y a trois croix recensés sur le territoire de la commune, dont la croix de cimetière qui est classé monument historique[54].

Autres

Monuments mégalithiques[modifier | modifier le code]

La période du Néolithique est très présente sur le territoire de Moustoir-Ac. En effet, les habitants de ce territoire lors de cette période ont laissé de nombreuses traces : dolmens, menhirs, allée couverte et autres[24]. Mais de nombreux monuments mégalithiques ont aujourd'hui disparu, abattus lors des opérations de remembrement ou détruit par le temps. Certains ont même été prélevés volontairement pour servir de stèle à fonction commémorative et envoyés à Locminé, Grand-Champ, Pontivy, Tréal, au camp militaire de Coëtquidan et au camp militaire de Meucon[56]. Heureusement, de nombreux mégalithes ont résisté à ces obstacles et témoigne encore aujourd'hui de la vie des néolithiciens sur le territoire communale. Voici ces monuments :

Sites archéologiques[modifier | modifier le code]

Les fouilles archéologiques entreprises sur le territoire de Moustoir-Ac sont en grande partie celles de M. de La Fruglaye qu'il entreprit en 1856 principalement. Il découvrira:

  • Le tumulus du dolmen du Resto.
  • De nombreux ensembles mégalithiques disparus comme le dolmen de Kervehin ou une allée couverte à Kerigo.
  • Plusieurs substructions gallo-romaines comme des restes de villae.
  • Les vestiges d'un camp romain ayant plusieurs enceintes et les fondations de deux maisons. Il y découvrit quantité d'objets romains notamment des vases en poterie, le pommeau et une partie de la lame d'un sabre romain et des pièces de monnaie.

M. de La Fruglaye ne découvrit pas tous les sites archéologiques de Moustoir-Ac, d'autres furent découverts plus tard :

  • Un dépôt de l'âge du bronze final au Cosquer découvert en 1923. Ce dépôt comprenait des haches armoricaines en bronze plombeux utilisé comme un lingot monnaie, un percuteur en quartz, des bifaces, des grattoirs de silex...
  • Les vestiges d'un camp gallo-romain découvert en 1964 au lieu-dit l'Hôpital, dont une tête en granite et trois colonnes en granite.
  • Une mystérieuse chambre souterraine découverte en 1972 à la limite des communes de Moustoir-Ac et de Bignan. Une galerie descend en pente prononcée pendant 5 m vers une salle ovoïde de 3 m de long sur 2 m de large. À l'extrémité opposée, une seconde galerie monte en pente assez fort jusqu'à une autre entrée. Aucun objet ne fut découvert à l'intérieur[57]

Personnalités liées à Moustoir-Ac[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. données officielles 2013 sur le site de l'Insee
  2. a et b « Moustoir-Ac », sur Google.com (consulté le ).
  3. a b et c « Accueil », sur Ville de Moustoir Ac (consulté le ).
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  6. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  7. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  9. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  10. « Station Météo-France Bignan - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Orthodromie entre Moustoir-Ac et Bignan », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station Météo-France Bignan - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. « Orthodromie entre Moustoir-Ac et Séné », sur fr.distance.to (consulté le ).
  14. « Station météorologique de Vannes-Séné - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Vannes-Séné - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Vannes », sur insee.fr (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  22. Dans les archives de l'abbaye de Lanvaux.
  23. a b c et d Jean-Étienne Picaut, Moustoir-Ac Sous les frondes des fougères, p. 13-15.
  24. a b c et d « ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MOUSTOIR-AC », sur infobretagne.com (consulté le ).
  25. Jean-Étienne Picaut, Moustoir-Ac Sous les frondes des fougères, p. 21.
  26. Jean-Étienne Picaut, Moustoir-Ac Sous les frondes des fougères, p. 35.
  27. Jean-Étienne Picaut, Moustoir-Ac Sous les frondes des fougères, p. 48-51.
  28. « Monuments historiques », sur www2.culture.gouv.fr (consulté le ).
  29. a et b Jean-Étienne Picaut, Moustoir-Ac Sous les frondes des fougères, p. 90-98.
  30. Jean-Étienne Picaut, Moustoir-Ac Sous les frondes des fougères, p. 99-100.
  31. Docteur Alfred Fouquet, « Compte-rendu des épidémies, des épizooties et des travaux des conseils d'hygiène du Morbihan. », (consulté le ).
  32. Ministère de l'Intérieur, « Jean Milès / Quelques portraits / Le musée Guillaudot / Groupement de gendarmerie départementale du Morbihan / Sécurité et protection des personnes / Services de l'Etat / Accueil - Les services de l'État dans le Morbihan », sur www.morbihan.gouv.fr (consulté le ).
  33. a b et c Jean-Étienne Picaut, Moustoir-Ac Sous les frondes des fougères, p. 222-238.
  34. « Moustoir-Ac - Moustoir-Ac. Voiture contre camion : 3 morts », sur Le Telegramme, (consulté le ).
  35. « Moustoir-Ac - Moustoir-Ac. Saine et sauve après avoir passé la nuit dehors », sur Le Telegramme, (consulté le ).
  36. « Moustoir-Ac : un jeune homme de 22 ans se tue dans un accident de moto », sur actu.fr (consulté le ).
  37. « Moustoir-Ac. Les 19 élus installés dans leurs fonctions », sur Actu.fr, (consulté le ).
  38. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  39. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  42. « Ecole Publique Les Petits Chaj'du », sur Moustoir-Ac (consulté le ).
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  46. Jean-Étienne Picaut, Moustoir-Ac Sous les frondes des fougères, p. 276-279.
  47. « Avenir Sportif de Moustoir-Ac » (consulté le ).
  48. « Osec Équitation » (consulté le ).
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  50. « Trophée Job Morvan », sur blogspot.com (consulté le ).
  51. « Salle Sterenn er Roz et salle de sports », sur Moustoir-Ac (consulté le ).
  52. « Terrain de Football », sur Moustoir-Ac (consulté le ).
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  54. a b c d e f g h et i « Moustoir-Ac Plan local d'urbanisme », sur moustoir-ac.fr (consulté le ).
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  56. Jean-Étienne Picaut, Moustoir-Ac Sous les frondes des fougères, p. 39.
  57. Jean-Étienne Picaut, Moustoir-Ac Sous les frondes des fougères, p. 51.