Bignan

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la commune du Morbihan. Pour le constructeur automobile fondé en 1918, voir Bignan (automobile).

Bignan
Bignan
L'allée couverte de Kergonfalz.
Blason de Bignan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Moréac
Intercommunalité Communauté de communes Centre Morbihan Communauté
Maire
Mandat
Louis Morio
2014-2020
Code postal 56500
Code commune 56017
Démographie
Gentilé Bignanais
Population
municipale
2 787 hab. (2016 en augmentation de 1,6 % par rapport à 2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 48″ nord, 2° 46′ 23″ ouest
Altitude Min. 53 m
Max. 181 m
Superficie 45,84 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pays-st-jean.com/bignan/

Bignan [biɲɑ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Le château de Kerguéhennec, parfois surnommé le « Versailles breton », est l'un des lieux les plus visités sur la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune repose sur les Landes de Lanvaux.

Bignan est située entre les cantons de Locminé et Saint-Jean-Brévelay. Bignan n'est qu'à une demi-heure des principales villes du Morbihan : Vannes, Lorient et Pontivy. temps de trajet pour accéder aux principales villes du Morbihan :

  • BignanVannes : 25 minutes
  • BignanLorient : 30 minutes
  • BignanPontivy : 20 minutes

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes les plus anciennes de Bignan, qui soient connues, ne remontent pas au-delà du XVe siècle. On trouve, dans les archives des Rohan, Bingnen en 1421, Buignen en 1428[1] et Bignen en 1461. Cette paroisse relevait en effet autrefois du doyenné de Porhoët, fief des seigneurs de Rohan. La signification de ce toponyme est obscure. Plusieurs hypothèses existent[2] :

  • Un Beg (soit Beg-Hent- soit Beg-nein : bout du chemin ou de Naizin) mais la nasalisation du breton semble s’y opposer.
  • Une origine similaire ("petite Béthanie")[3] aux Beignon et Bignac des pays Gallo et charentais ce qui lui donnerait une origine gallo-romaine.
  • Une origine bretonne via le terme Bedun signifiant bouleau qui se dit beg beu aujourd’hui, on trouve effectivement un lieu-dit, le Bézo, qui pourrait le confirmer (bézo = bouleaux)
  • Une idée de hauteur basée sur les radicaux celtiques benn(Benian) et penn = hauteur (rapprochement avec pign : pignein (monter). Le bourg est en effet situé sur une hauteur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bignan. Grande-Rue

Préhistoire[modifier | modifier le code]

On a trouvé à Bignan en 1906 des vestiges d'habitats de l'âge du fer et en particulier de l'époque acheuléenne[4].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Bignan fut un centre très actif de chouannerie à partir de 1794 par l'action de Pierre Guillemot, dit « le roi de Bignan », lieutenant de Georges Cadoudal[5],[6].

Le château de Kerguéhennec, parfois surnommé le « Versailles breton », servit d'entrepôt aux chouans pour soustraire les récoltes à la loi de réquisition des grains appliquée par l'administration républicaine[7],[8].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

L'abbé Jérôme Buléon[9], recteur de Bignan, estime en 1902 que dans sa paroisse une quarantaine de personnes comprennent le français ; il assure pour celles-ci une prédication spéciale en français dans une chapelle[10]. Le curé de Bignan vit son traitement [11] suspendu en janvier 1903 pour avoir prêché et enseigné le catéchisme en breton[12].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Bignan porte les noms de 149 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : parmi eux trois au moins sont morts sur le front belge (Jean Dréano à Maissin et Albert Moisan à Rossignol, tous les deux dès le et Henri Le Quentrec à Poperinghe le ) ; 4 au moins (Joachim Cadoret, François Le Corvic, Allain Le Quentrec et Félix Le Turnier) sont morts alors qu'ils étaient en captivité en Allemagne; un au moins (Jacques Suillaud[13]) est un marin disparu en mer ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français[14].

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Bignan porte les noms de 12 personnes mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs d'entre elles étant des résistants (par exemple Ben Ghali, Henri Jegat), d'autres étant des victimes civiles (par exemple Aimé Jegoux), d'autres des soldats[14].

La guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Trois soldats originaires de Bignan (Georges Le Barzic, A. Quilleré et H. Roger) sont morts pour la France pendant la Guerre d'Algérie[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1881 1916 Paul Henri, 3e comte Lanjuinais Monarchiste Officier de cavalerie
    ...    
1981 2008 Henri-Michel Kersuzan DVD Retraité civil - conseiller général
2008 en cours Louis Morio SE Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Un parc éolien de deux mâts est installé sur le territoire de la commune depuis 2009. L'entreprise InnoVent qui en est propriétaire l'utilise en 2015 comme support d'un prêt participatif ouvert au public[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2016, la commune comptait 2 787 habitants[Note 1], en augmentation de 1,6 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8912 8952 8622 5702 8223 0003 0063 0853 081
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0633 0092 6282 5092 5612 7032 6992 7452 756
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7872 7702 6432 3912 4732 5072 4082 2832 095
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 0612 0672 2272 4462 5672 5462 5312 7232 784
2016 - - - - - - - -
2 787--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

En breton la ville se nomme Begnen. La commune a signé la charte Ya d'ar brezhoneg le .

À la rentrée 2016, 49 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 22 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Bignan (Morbihan).svg

Les armes de Bignan se blasonne ainsi :

Coupé, au un au chevron de gueules accompagné en chef de deux hures de sable et en pointe d’un lévrier du même ; au deux d’azur à trois bandes d’hermine.
(à partir des armes de la famille de Janzé)
Conc. J. Daniele

Archives[modifier | modifier le code]

  • Lettre du 10 septembre 1743 concernant le projet de lettres de rémission présenté par Sébastien Legrand, prêtre de Bignan, pour l'homicide du nommé Marguerin qu'il avait surpris en train de le voler. Source : C 39

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aveu de Margarite de Kerdel - 30 septembre 1428 (parchemin)
  2. http://www.mairie-bignan.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=47&Itemid=101
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations dialectales (suite) et françaises : étymologie de 35000 noms de lieux, t. 3, Librairie Droz, , 480 p. (lire en ligne), p. 1719.
  4. in Revue morbihannaise - Volume 15 - 1911 - p. 48 de Max Nicol, l'abbé Jerome Buléon et Paul Aveneau de la Granciére.
  5. in Georges Cadoudal et les chouans, p. 156 de Patrick Huchet
  6. in 1788-1795: les Quévenois à l'heure de la Révolution française, p. 57 du Comité historique quévenois
  7. in Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, 1911, Volumes 21 à 23, p. 210 de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne.
  8. in La Chouannerie de 1815: les Cent-Jours dans l'Ouest, p. 210 de Roger Grand.
  9. Jérôme Buléon (1854-1934), né à Plumergat, ordonné prêtre en 1878, orateur et historien, enseigna au petit séminaire de Sainte-Anne-d'Auray entre 1877 et 1899 avant d'être nommé curé de Bignan jusqu'en 1906. Il dirigea la "Revue morbihannaise" entre 1905 et 1914, écrivant en breton et en français.
  10. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902, Coop Breizh, (ISBN 2-909924-78-5)
  11. En vertu du Concordat de 1801, les prêtres étaient payés par l'État.
  12. « Une mesure inique », L'Ouest-Éclair,‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2019).
  13. Jacques Suillaud, quartier-maître Boulanger-Coq, disparu lors du naufrage du cuirasséSuffren le .
  14. a b et c « Morbihan », sur MémorialGenWeb (consulté le 18 avril 2019).
  15. Eric Nedjar, « Éolien à Bignan : un placement qui rapporte », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 18 janvier 2017).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  21. Mairie de Brignan, A la découverte des 42 calvaires de Brignan, p 16/17

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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