Monstre du Loch Ness

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Monstre du Loch Ness
Sculpture, interprétation d'artiste, en Écosse.

Le monstre du Loch Ness, surnommé Nessie (parfois orthographié Nessy), désigne une créature lacustre supposée vivre, ou avoir vécu, dans le Loch Ness, un lac d'eau douce des Highlands en Écosse. La majorité de la communauté scientifique considère l'existence plus qu'improbable de cet animal aquatique, fruit de l'imaginaire humain et devenu emblématique de la cryptozoologie[1], ce qui n'a pas empêché Robert H. Rines (en) et le naturaliste Sir Peter Scott de doter en 1975 le monstre d'un nom binominal, Nessiteras rhombopteryx, comme on le fait pour une espèce animale attestée.

Il est généralement décrit comme ressemblant à un serpent de mer ou à un plésiosaure. De nombreux enthousiastes se rendent sur les eaux du Loch depuis le début des années 1930, date de la première apparition « moderne » du monstre, afin de le rechercher. Des photos et des films ont été présentés, mais leur authenticité est difficile à prouver. La créature mystérieuse est au centre de nombreuses œuvres de fiction ou de représentations imaginaires.

Légende[modifier | modifier le code]

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L’Écosse a toujours été réputée pour ses légendes de monstres évoluant dans les eaux profondes des rivières et des lochs. Ces créatures aquatiques sont des dragons des eaux celtes qui gardaient le trésor de chefs enterrés dans le loch, des kelpies ou « chevaux des eaux », qui ont la particularité de noyer les voyageurs imprudents. Jadis, les parents défendaient à leurs enfants de se baigner dans les profondes rivières, craignant que les esprits des eaux ne les emportent[2].

La légende du monde pourrait également avoir pour origine un récit hagiographique, la Vita Columbae qui raconte un miracle de saint Colomba, un moine irlandais. En 565, il aurait sauvé l'un de ses disciples d'une mort certaine alors qu'il tentait de traverser le lac à la nage pour ramener une barque échouée : un épouvantable monstre fit brusquement surface et se précipita sur lui, « avec de grands rugissements et la gueule ouverte ». Saint Colomba fit un signe de croix et invoqua la puissance de Dieu, en criant au monstre de ne pas toucher le malheureux, ce que fit « an Niseag » (nom celte de Nessie)[3].

Les récits mythologiques et les témoignages sur la présence d'un monstre ont pu s'accumuler en raison de la présence dans le loch d'une couche thermique d'inversion à l'origine de mirages à la surface du lac qui peuvent faire croire à un tronc d'arbre (généralement un pin) redressé ou donner une apparence grotesque à toutes sortes d'objets (mouette, bouteille, tonneau)[4]. Cette inversion thermique est également à l'origine de vagues sans vent qui peuvent faire dériver à contre-courant un tronc d'arbre, donnant l'impression d'une créature qui nage en remontant ce courant[5]. Des phoques (Phoca vitulina) ou des loutres qui entrent parfois dans le loch Ness en passant les écluse ont également pu alimenter ces légendes[6].

Le mythe du monstre du Loch Ness, quant à lui, acquiert une renommée mondiale dans les années 1933-1934 (voir plus bas, la section Canulars et mystification).

En 1961 fut officiellement créé le Loch Ness Phenomena Investigation Bureau (Bureau d’enquêtes sur les phénomènes du Loch Ness). Le 14 octobre 1971, le père Gregory Brusey de l'abbaye de Fort Augustus (en) contemplait le lac en compagnie d’un visiteur de l’abbaye bénédictine lorsqu'il vit un grand animal s’éloigner au large[7]. Depuis les observations se sont multipliées, surtout près des ruines du château d'Urquhart qui est un poste d’observation idéal. En 1972, un plongeur raconta avoir vu une énorme « grenouille » alors qu'il explorait l'épave d'un chalutier et refusa de descendre au fond du lac une nouvelle fois. Plusieurs pêcheurs mirent longtemps à révéler avoir vu le monstre dans les eaux du Loch, par crainte d'être pris pour des affabulateurs…[8].

Plusieurs expéditions ont été menées pour tenter de trouver la « créature ». Dans les années 1930, les volontaires ont essayé de l'attraper avec de simples outils : tonneaux, fils de pêche, hameçons et morceaux de poisson en guise d'appât. Aujourd'hui, c'est à l'aide de moyens sophistiqués comme des submersibles, radar naval, sonar et même des webcam que les scientifiques espèrent identifier ou capturer la bête (expéditions Pisces en 1969, Yellow Submarine en 1972 et Deepscan en 1987[9])[réf. souhaitée]. Plusieurs échos signalant la présence de « grandes masses non-identifiées en mouvement » et de cavernes sous-marines ont été enregistrées par les appareils mais il s'agit d'artefacts car le soubassement du loch est en granite et en schiste, ne pouvant donc pas abriter de grottes sous-marines[10].

Dans les années 1990, on rapporta la présence de saumons échoués sur le rivage présentant des traces de morsures de très grande taille. Dans la même période, deux amis pêcheurs, pourtant sceptiques sur l'existence du monstre, racontèrent avoir aperçu une bosse marron-grise émergeant de l'eau. En se rapprochant pour voir ce dont il s'agissait, le bateau fut entouré par trois bosses distinctes de même couleur. Ils parvinrent à revenir vers le rivage après que l'une des trois « bosses » les eut suivis sur une centaine de mètres[réf. nécessaire].

En 2007, une vidéo montrant un mouvement sous l'eau du lac ranime l'attraction autour du site[11]. En 2011, George Edward, propriétaire d’un bateau de tourisme, prend une photo saisissante, qualifiée de « la photographie la plus claire de la créature de légende »[12]. Elle s’avérera finalement être une supercherie : la bosse marron apparaissant sur la photo était en réalité une reconstitution en fibre fabriquée pour un documentaire sur le monstre du Loch Ness[réf. souhaitée][13].

Bien qu'il s'agisse d'un canular, le monstre continue de susciter la curiosité : en 2015 d'après Google, il est à l'origine de 200 000 recherches sur Internet par mois et 150 000 demandes d'informations touristiques afin de se rendre sur les lieux[14].

Nom scientifique[modifier | modifier le code]

En 1975, Sir Peter Scott et Robert Rines attribuent au monstre du Loch Ness un nom scientifique, basé sur la photographie sous-marine floue d'une supposée nageoire du monstre : Nessiteras rhombopteryx. Ce nom vient du grec et signifie « la merveille du Ness à la nageoire en forme de diamant »[15]. Le journal Daily Telegraph nota par la suite que c'est également en anglais l'anagramme de Monster hoax by Sir Peter S qui signifie « Canular du monstre par Sir Peter S »[16].

Canulars et mystification[modifier | modifier le code]

Nessie inspire aussi les plaques d'immatriculation des habitants d'Inverness.

Selon Neil Clark, paléontologue et conservateur du musée Hunterian de l'université de Glasgow, la croyance populaire au sujet de l'existence du monstre serait seulement l'effet d'« un magnifique exemple de marketing » [17]. En effet, plusieurs rumeurs courent que l'invention du monstre serait due à un certain Bertram Mills, directeur de cirque de son état. En 1933, lors d'une tournée en Écosse, il faisait baigner longuement ses éléphants dans l'eau des lochs. Les gens d'alors qui n'avaient jamais vu un éléphant étaient particulièrement impressionnés par ces animaux dont « seuls la trompe, le haut de leur tête et de leur dos étaient visibles (…) L'impression était alors celle d'un animal avec un long cou et deux bosses, et peut être davantage s'il y avait plus d'un animal ». Amusé par cette méprise, Mills offrit jusqu'à 20 000 livres — ce qui correspond à 1 million de livres d'aujourd'hui — à quiconque capturerait le monstre pour sa ménagerie. Il était conscient de l'énorme publicité que cela allait engendrer, sans beaucoup de risques financiers pour lui puisqu'il pensait qu'il n'y avait pas de monstre, mais seulement une confusion avec ses pachydermes.

Un autre coup de marketing pourrait être à l'origine de cette légende. Le couple Mackay, gérant du « Drumnadrochit (en) Hotel », revient d'Inverness en voiture le 14 avril 1933, et raconte voir un monstre ressemblant à une baleine s'ébrouer pendant une minute avant de plonger. Narrant cette aventure à leur ami Alex Campbell, jeune garde-pêche et journaliste amateur, ce dernier publie dans le journal local l’Inverness Courrier cette anecdote dans un article du 2 mai sous le titre « A Strange Spectacle on Loch Ness », article bientôt repris par la presse londonienne, ce qui déclenche cette année-là une série d'« apparitions » et une vague touristique qui fait gonfler les réservations dans l'hôtel des MacKay[18]. Le 22 juillet 1933, un couple de touristes londoniens, les Spicer raconte avoir vu un monstre ressemblant à un animal préhistorique. Le correspondant local Campbell propage dès lors l'histoire d'un plésiosaure dans le journal local[19].

La première photo officielle du monstre date du 12 novembre 1933. Elle est prise par Hugh Gray. Floue et de mauvaise qualité, elle est aussitôt publiée par le Glasgow Daily Record et le Daily Sketch de Londres. Les sceptiques ont estimé que la forme grise était celle d'un labrador jouant dans l'eau, un bâton dans la gueule[20],[21].

La photo la plus célèbre du monstre du Loch Ness, réalisée en 1934, montre la tête et le cou de l'animal émergeant du lac, entouré de cercles concentriques formés par l'eau. Elle est publiée le 21 avril 1934 dans le Daily Mail et fait sensation car elle est nette et évoque un plésiosaure[22]. Son auteur, le gynécologue londonien Robert Kenneth Wilson, prit une photo du monstre sur ordre du gouvernement[réf. nécessaire]. La photo fit le tour du monde, mais, quelques années plus tard, Robert Kenneth Wilson avoua que la photo était un canular : il s'agissait d'un jouet en plastique. Il a même avoué que c'était lui qui avait tracé sur la berge de prétendues traces du monstre. Il en existe d'ailleurs une deuxième, montrant la tête de l'animal sous un angle différent, au moment de l'immersion.

Le 7 décembre 1975, un article du Sunday Telegraph évoque un canular mais ne reçoit pas d'écho, jusqu'aux aveux de Christian Spurling lors d'un entretien auprès de deux auteurs anglais, peu avant son décès, en 1993 (et non sur son lit de mort comme l'a prétendu une thèse abondamment reprise) et à la parution en 1999 du livre Nessie – the Surgeon's Photograph Exposed qui détaille la thèse du canular : au milieu des années 1930, la compétition entre les cinq principaux quotidiens britanniques pour obtenir un cliché de qualité du monstre était intense. Le Daily Mail engage alors le chasseur de gros gibier Marmaduke Wetherell pour traquer Nessie. Wetherell publie à la fin de l'année 1933 les empreintes du monstre qui se révèlent, après l'analyse des scientifiques du British Museum, celles d'un hippopotame. Humilié par ses employeurs du Daily Mail, il se serait vengé en un réalisant un montage grossier avec un sous-marin pour enfant affublé d'une tête sculptée par son gendre Christian Spurling. Pour donner de la crédibilité à sa photo, il aurait demandé à Wilson, une de ses connaissances, d'endosser la paternité du cliché[23].

Mais les propos de Christian Spurling, tenus devant la presse près de 60 ans après les faits, ont été mis en doute : l'industrie du jouet était encore loin d'avoir conçu des sous-marins miniatures en 1934, une époque où le plastique (nécessaire pour que l'objet ne coule pas) n'était pas utilisé. Mais surtout, un autre homme s'était déjà désigné comme le soi-disant mystificateur, en 1992. Le professeur Lambert Wilson avait en effet affirmé dans l'hebdomadaire danois Hjemmet que c'était lui qui avait été à l'origine de la prise de la fameuse photo en montant un faux ensemble cou-tête sur un masque de plongée. Selon lui, Robert Kenneth Wilson n'avait fait que se trouver là par hasard pour le photographier alors qu'il se déplaçait juste sous la surface de l'eau. De leur côté, deux océanographes, Paul LeBlond et Michael Collins, qui ont examiné le célèbre cliché dans sa version non recadrée (où l'on voit en arrière-plan la rive opposée du loch) estimaient en 1987 que le cou et la tête représentés sur le cliché culminaient à environ 1,20 mètre, et non quelques dizaines de centimètres comme le sous-entendent les thèses d'une mystification[réf. nécessaire].

Un des riverains du Loch Ness a laissé en testament, une lettre expliquant qu'il avait sculpté un monstre en bois, et qu'il s'amusait à le sortir pour gonfler la légende. On a retrouvé, effectivement, dans son hangar, le modèle du monstre du Loch Ness qui perpétua le mythe et attira le tourisme[24].

Identités proposées[modifier | modifier le code]

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  • Le plésiosaure, un grand reptile marin préhistorique doté d'un long cou et de nageoires dont la morphologie correspond aux descriptions du monstre faites par les témoins : c'est l'hypothèse la plus répandue dans le grand public, lancée par Robert Rines, inventeur, avocat, professeur et chercheur au prestigieux MIT. Trois coquillages fossilisés furent remontés à la surface par des robots sous-marins, apportant la preuve incontestable que le Loch Ness, à une époque, donnait directement dans l'océan. La méthode du carbone 14 a permis de faire remonter ces coquillages à 12 800 ans, c'est-à-dire la fin de la dernière période glaciaire[réf. nécessaire]. Mais un reptile ne pourrait survivre dans le lac car il s'agit d'un animal à sang froid, inadapté à des eaux glaciales. Il est cependant admis que les plésiosaures ont eu un métabolisme endotherme et ont pu réguler leur température corporelle[25].
  • En 1965, Bernard Heuvelmans, zoologue belge réputé pour sa ténacité à rechercher les animaux encore inconnus de la science, a émis l'hypothèse d'une espèce inconnue de pinnipède, une otarie à long cou nommée Megalotaria longicollis. Il a également suggéré que les « cornes » ou « épines » aperçues par les témoins pourraient s'expliquer par des tubes respiratoires. Heuvelmans a fait remarquer que l'on signale des créatures répondant au même portrait-robot dans d'autres lacs tout autour du monde. Tous ces lacs sont souvent d'anciens fjords coupés de la mer et sont situés de part et d'autre de la ligne isotherme 10 °C. Mais le nombre d'observations est très inférieur à ce que l'on peut attendre d'un mammifère respirant en surface plus de 24 fois par jour.
  • L'esturgeon. Adrian Shine qui a mené l'opération Deepscan de 1987, affirme que le monstre pourrait être un esturgeon baltique[9], une espèce de poisson qui peut mesurer jusqu'à 5 mètres pour un poids de 360 kg. Les plaques osseuses épaisses et brillantes qui recouvrent leur corps forment un véritable bouclier. Leur longévité est de plus de 100 ans.
  • Rupert Gould suggéra qu'il pourrait s'agir d'un triton à long cou. Roy Mackal la lista comme la plus probable.
  • Jeremy Wade, dans l'émission Rivers Monsters, estime qu'il s'agirait d'un requin du Groenland. En effet, ce requin qui peut mesurer jusqu'à 7 mètres affectionne les eaux ne dépassant pas 12 °C. Disposant d'un petit aileron, sa silhouette à la surface ressemble à une bosse.

Phénomènes et témoignages[modifier | modifier le code]

Silhouettes supposées du monstre hors de l'eau

Liste des films et vidéos du monstre « réel »[modifier | modifier le code]

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Liste des documents présentés comme étant des témoignages visuels en mouvement de l'existence du monstre.

Date Auteur
24 septembre 1898 Guillaume Adhémard
15 septembre 1939 James Fraser
22 septembre 1936 Dr McRae
1935 Malcolm Irvine
29 mai 1938 G.E. Taylor
1938 James Currie
23 avril 1960 Tim Dinsdale
18 octobre 1962 Loch Ness Investigation Bureau
6 juin 1963 Nyan McCain
13 juin 1963 Loch Ness Investigation Bureau
21 mai 1964 Pauline Hodge
1er août 1965 Elizabeth Hall (Loch Ness Investigation Bureau)
2 mai 1966 Christian Bastit (Loch Ness Investigation Bureau)
14 février 1967 Dick Raynor (Loch Ness Investigation Bureau)
22 mai 1967 Chapman/Christopher (Loch Ness Investigation Bureau)
30 mai 1967 Samson Convert (Loch Ness Investigation Bureau)
13 juin 1967 Edouard Emuralian (Loch Ness Investigation Bureau)
22 août 1967 Luigi Skelton (Loch Ness Investigation Bureau)
23 août 1967 Irvine / Young / Barnett
5 octobre 1967 Mario Barsky
4 mai 1968 Skelton / Daevis (Loch Ness Investigation Bureau)
27 mai 1969 Shield / Baker (Loch Ness Investigation Bureau)
23 juin 1969 Margaret Edward
19 septembre 1969 Renzo Serafini
18 juin 1975 Alan Wikins
22 août 1977 Gwen Smith
25 avril 1982 Marion Aquino (FBI)
6 août 1985 John Eric Beckjord
12 décembre 2010 Malcolm Irvine

Tableau des expériences d'échos au sonar[modifier | modifier le code]

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Date Instigateurs Résultats
1954 Capitaine Donald MacLean et Mate Peter Non concluant
1965 Anderson Non concluant
1961 Dr Peter F. Baker et Mark Westwood Non concluant
1962 Birmingham University Loch Ness Expedition Non concluant
avril 1968 Oxford and Cambridge Loch Ness Expedition Positif, écho étrange
août 1968 Université de Birmingham Positif, écho étrange
1969 Université de Birmingham, même équipe Non concluant
1969 Université de Birmingham, même équipe Positif, écho étrange
1969 Vickers, Ltd., R.W. Eastaugh Non concluant
1969 Loch Ness Investigation Bureau (LNPIB) Non concluant
1969 Independant Television (ITN) Positif, écho étrange
1970 World Book Encyclopaedia Griffis Foundation Positif, écho étrange
1970 Université de Birmingham Positif, écho étrange
1970 World Book Encyclopaedia Positif, écho étrange
1972 Academy of Applied Science Positif, écho étrange

Méprises[modifier | modifier le code]

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Plusieurs photographies ont été publiées pour prouver l'existence de Nessie. Si l'on exclut les mystifications avérées, des phénomènes liés aux conditions de prise de vue peuvent expliquer bon nombre d'images controversées : lumière rasante, reflets sur l'eau, obscurité…

Dans un certain nombre de cas, l'objet photographié a pu être identifié. Dans d'autres cas, les observateurs estiment que l'image s'explique clairement sans qu'on ait à évoquer l'hypothèse d'un monstre. On peut ainsi voir :

  • un esturgeon [26];
  • un ou plusieurs phoques [26];
  • un groupe d'oiseaux s'envolant ou amerrissant ;
  • un nageur ;
  • un soliton (vague se propageant sur de longues distances comme un mascaret ou un raz-de-marée) ;
  • un tronc d'arbre de forme bizarre, pouvant figurer un long cou et une tête. Il existe un phénomène naturel appelé sèche dans le Loch Ness, naissant de la superposition de couches d'eau chaude et froide, et qui crée un courant à la surface. Ce courant peut entraîner des débris avec lui, même contre le sens du vent. On peut ainsi voir des souches sembler naviguer contre le vent, ce qui peut enflammer les imaginations ;
  • des phénomènes sismiques souterrains créant des remous à la surface (le Loch Ness est le long de la ligne de faille des Highlands) ;
  • les vagues provoquées par l'étrave d'un navire lui-même hors de vue, peuvent être prises pour le dos d'un animal, sur des photographies de mauvaise qualité. En 2004, un reportage présenté sur différentes chaînes de télévision européennes montrait que lorsqu'une baleinière à moteur accomplit un large virage, et que la vague principale de l'étrave reflète une ligne de crête assez douce, cela ressemble au cou et/ou au corps d'un paléo-reptile ;
  • un éléphant de cirque se baignant dans ces eaux.

« Enfin, il faut prendre en compte le "conditionnement" des témoins à voir un monstre dans le Loch Ness. Cela a fait l'objet d'une étude menée par une université écossaise : présents au bord du Loch Ness, et ayant remarqué au loin un madrier flottant dans l'eau, des touristes ont tendance à voir un animal. D'autres personnes mises en présence du même madrier dans les mêmes conditions, mais cette fois autour d'un lac voisin, sont moins enclines à décrire le monstre, et décrivent un bâton, une épave, ou encore un périscope. Selon des internationaux, le monstre serait beaucoup trop grand pour se nourrir à sa faim. Il n'y aurait jamais assez de poisson pour un animal d'une telle proportion. »

Œuvres de fiction[modifier | modifier le code]

Loch Ness Monster, peinture d'Hugo Heikenwaelder (1999).

Films[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Witchell, Nicholas. Le Monstre du Loch Ness. Paris : le Livre de poche, 1979, 316 p. (Le Livre de poche ; 6806). (ISBN 2-253-02117-2)
  • Livingstone, J. B. Les Disparus du Loch Ness. Monaco ; Paris, éd. du Rocher, 1991, 199 p. (Dossiers de Scotland Yard). (ISBN 2-268-01226-3)
  • Wolff, Patrice R. A. Lona et le Temps des Dragons. Édition des Mondes oranges, 2007, 180p. (ISBN 9782952805339)
  • Bibi Fricotin et le monstre du Loch Ness / ill. Pierre Lacroix, textes de Manguin. Paris : Société parisienne d'éd., 1981, 47 p. (Bibi Fricotin ; 114) (Les Beaux albums de la jeunesse joyeuse).
  • Duquennoy, Jacques. Les Fantômes au Loch Ness. Paris : A. Michel jeunesse, 1996, 48 p. (Collection Zéphyr). (ISBN 2-226-07120-2)
  • Probst, Pierre. Caroline et le fantôme du Loch Ness. Paris : Hachette jeunesse, 2004, 24 p. (Caroline ; 25). (ISBN 2-01-224560-9)
  • Kérillis, Hélène. La Classe de 6e et le monstre du Loch Ness. Paris : Hatier, 2004, 93 p. (La classe de 6e) (Ratus poche : grands lecteurs ; 42). (ISBN 2-218-74802-9)

Pièce de théâtre[modifier | modifier le code]

  • Profit, Jean. L'Influence du mystère du Loch Ness : comédie en trois actes. Valence : J. Profit, 1997, 90 p. (ISBN 2-912788-01-3)

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • Loch Ness (2001), enquête policière autour du loch et de son monstre.
  • Lokhlass, un Pokémon marin fondé sur le monstre en question.

Jouets[modifier | modifier le code]

  • La marque de jouets Playmobil commercialisa deux boites mettant en scène un serpent de mer géant et vert. La première où l'animal est avec un viking et une autre avec le monstre seul (nommé Nessie dans la légende).

Dessin animé[modifier | modifier le code]

  • L'épisode 1 saison 1 de l'Inspecteur Gadget a comme titre le monstre du Loch Ness (qui en fin de compte est une machine construite par le Docteur Gang).
  • Dans L'épisode 20 de la série télévisée Esprit fantômes "Le monstre d'Albert Creek", apparaît une machine imitant un monstre marin et est clairement inspirée du mythe de Nessie.
  • L'épisode 21 de la saison 10 des Simpson fait référence au monstre, qui est capturé très facilement en vidant le lac.
  • Dans l'épisode 36 de Clémentine, apparaît Nessie.
  • Scoubidou et le monstre du Loch Ness fait référence au monstre dans une des aventures de Scoubidou.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Boëtsch, Jean Gagnepain, Du Bigfoot au Yeti : anthropologie de l'imaginaire, Musée de préhistoire des gorges du Verdon, , p. 12
  2. (en) Holly Wallace, The Mystery of the Loch Ness Monster, Heinemann-Raintree, , p. 7
  3. (en) Carol P. Shaw, Scottish myths & customs, HarperCollins, , p. 190
  4. (en) Ronald Binns, The Loch Ness Mystery Solved, Prometheus Books, p. 178
  5. (en) Ronald Binns, The Loch Ness Mystery Solved, Prometheus Books, p. 141
  6. (en) Paul Harrison, The Encyclopaedia of the Loch Ness Monster, Robert Hale, , p. 151
  7. (en) Paul Harrison, The Encyclopaedia of the Loch Ness Monster, Robert Hale, , p. 74
  8. (en) Paul Harrison, The Encyclopaedia of the Loch Ness Monster, Robert Hale, , p. 121
  9. a et b (en) « The murky allure of the Loch Ness monster », sur bbc.com,‎ (consulté le 21 avril 2015)
  10. (en) Tony Harmsworth, Loch Ness Understood, Lulu.com, , p. 86
  11. (en) CNN.com
  12. http://www.gentside.com/insolite/il-devoile-la-plus-belle-photo-du-monstre-du-loch-ness_art43489.html
  13. (en) « Loch Ness Monster: George Edwards ‘faked’ photo », sur www.scotsman.com, https://plus.google.com/+thescotsman (consulté le 15 janvier 2016)
  14. « Ecosse. Google se lance à la recherche du monstre du Loch Ness », sur courrierinternational.com,‎
  15. (en) Sir Peter Scott, Robert Rines, Naming the Loch Ness monster, dans la revue Nature no 258, 11 décembre 1975, 466-468.
  16. (en) Monster Hoax?, dans New Scientist, Christmas Double Issue, volume 68, no 980, p. 739 (18–25 décembre 1975).
  17. Article de l'Open Geological Society Journal, mars 2006
  18. (en) Bradley Steffens, The Loch Ness Monster, Lucent Books, , p. 8
  19. (en) Bradley Steffens, The Loch Ness Monster, Lucent Books, , p. 9
  20. (en) Ambermont magazine
  21. Institut virtuel de cryptozoologie
  22. « Monstre du Loch Ness : une mystification vieille de 81 ans », sur http://www.lepoint.fr,‎
  23. (en) Stuart A. Kallen, The Loch Ness Monster, Capstone, , p. 56-57
  24. http://www.passionmysteres.com/?p=126.
  25. « Des reptiles marins à sang chaud au temps des dinosaures », sur 2.cnrs.fr,‎ (consulté le 21 avril 2015)
  26. a et b « Encyclopédie du paranormal - Monstre du Loch Ness », sur paranormal-encyclopedie.com (consulté le 15 janvier 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Roger Grimshaw et Paul Alfred Lester, The Meaning of the Loch Ness Monster, Birmingham, Centre for Contemporary Cultural Studies, University of Birmingham, 1976, 42 p.
  • Rémy T.F. Gantès, Le Mystère du Loch Ness, ill. Chantal Beaumont, Jacques Blanpain. Montréal / Paris, Études vivantes, 1979, 62 p. (Mysterium ; 1). ISBN 2-7310-1211-0
  • Michel Meurger, « Le Monstre du Loch Ness. Du folklore à la zoologie spéculative », dans Scientifictions. La revue de l'imaginaire scientifique, vol. 2, Amiens, Encrage, coll. « Interface », (ISBN 2-906389-84-6, présentation en ligne), p. 135-254.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]