Manifeste cyborg

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Manifeste cyborg (A Cyborg Manifesto) est un essai féministe de Donna Haraway publié en 1984 et traduit en 2002 en Français par Nathalie Magnan.

Le Manifeste critique la politique identitaire binaire du féminisme traditionnel basée sur une définition binaire et essentialiste du genre, et propose comme alternative au groupes identitaires le regroupement par affinité. Il utilise la métaphore du cyborg pour exhorter les féministes à aller au-delà des limites du genre traditionnel, du féminisme et de la politique.

Il est devenu un ouvrage iconoclaste incontournable des études de genre et se présente une double utopie critique des catégorisations de genre et de nature, en mettant en avant la figure du cyborg, un être vivant composé de parties organiques et de parties provenant de machines. Il s'achève par ces mots devenus cultes:

"Je prèfère être cyborg que déesse."

Historique[modifier | modifier le code]

Harraway débute l'écriture du Manifeste cyborg en 1983 sur une demande de la Socialist Review des socialistes féministes américaines de reéfléchir au futur du féminisme socialiste dans le contexte du début de l'ère Reagan et du déclin des politiques de gauche. Les premières versions de l'essai avaient de fortes connections socialistes et européennes que le collectif de la revue refuse de publier les trouvant trop controversées. La revue The Berkeley Socialist Review Collective publie l'essai en 1985 sous la responsabilité de l'éditeur Jeflef Escoffier. L'essai est le plus lu dans la version incluse dans le livre Simians, Cyborgs and Women paru en 1991. Nathalie Magnan le traduit en français en 2002[1].

Points clés[modifier | modifier le code]

Haraway, l'auteure, en 2006

Haraway débute le Manifeste en expliquant que l'introduction du mythe hybride du cyborg au XXe siècle a rendu possible une modification substancielle de la délimitation des champs suivants  : la répartition de la frontière entre l'humain et l'animal, homme-animal et la machine, et physique et non-physique. En effet, l'évolution a brouillé les lignes entre l'humain et l'animal; les machines du 20e siècle ont rendu ambigüe les frontières entre le naturel et l'artificiel; et la microélectronique et la politique d'invisibilité des cyborgs ont confondu les lignes de la physicalité[2].

Elle indique que le concept émergent de cyborg est un rejet de la rigidité des frontières, notamment celles séparant "l'humain" de «l'animal» et «l'humain» de «la machine». Elle écrit : « Le cyborg ne rêve pas de communauté sur le modèle de la famille organique, cette fois sans le complexe oedipien. Le cyborg ne reconnaîtrait pas le Jardin d'Eden ; il n'est pas fait de boue et ne peut pas rêver de retourner à la poussière. »

Critique des catégorisations dualistes occidentales[modifier | modifier le code]

Haraway met en exergue l'utilisation problématique et la justification de traditions occidentales telles que le patriarcat, le colonialisme, l'essentialisme, et le naturalisme (entre autres). Ces traditions permettent à leur tour la formation de taxonomies (et identifications à l'autre) et ce qu'Haraway présente comme des «dualismes antagonistes» qui norment le discours occidental. Ces dualismes selon Haraway «Ont tous été systématiques au sein du paradigme de domination des femmes, des personnes de couleur, de la nature, des travailleurs et des travailleuses, et des animaux... Tout ce qui est constitutif des autres.». Elle souligne les dualismes spécifiques et problématiques du soi/autre, culture/nature, civilisé/primitif, juste/faux, vérité/illusion, total/partiel, Dieu/homme entre autres. Elle explique que ces dualismes sont en compétition les uns envers les autres créant des relations paradoxales de domination (particulièrement entre l'Un et l'Autre). Cependant, la culture high-tech apporte un défi à ces dualismes antagonistes.

Théorie du cyborg[modifier | modifier le code]

La théorie cyborg d'Haraway rejette la notion d'essentialisme, proposant en remplacement un monde chimérique et monstrueux de fusions entre l'animal et la machine. La théorie cyborg s'appuie sur des écrits tels que «la technologie des cyborgs» et affirme que «la politique cyborg est le combat pour le langage et la lutte contre la communication parfaite, contre le code unique qui traduit toute signification parfaitement, le dogme central phallogocentriste ». Au lieu de cela, le cyborg d'Haraway fait appel à une métaphore non essentialisée, sémiotique matérielle capable d'unifier des oalitions politiques diffuses selon un axe définit par l'affinité plutôt que par l'identité. Suivant en cela les féministes lacaniennes telles que Luce Irigaray, les travaux d'Haraway ont pour objet l'abime entre les discours féministes et le langage dominant du patriarcat occidental. Comme Haraway l'explique «la grammaire est la continuation de la politique par d'autres moyens» et les politiques effectives requièrent de parler dans le langage de la domination

Comme elle le détaille dans le Manifeste à l'aide d'un diagramme des changements de l'épistémologie moderne à l'épistémologie postmoderne, l'identité du sujet humain unifié a migré vers l'humain hybride de la technoscience, de la «représentation» à la «simulation», du «roman bourgeois» à la «science-fiction», de la «reproduction» à la « réplication», du «patriarcat capitaliste blanc» à une «l'informatique de la domination».

Alors que le “rêve ironique d'un langage commun” de Haraway est inspiré par l'argument d'Irigaray, l'argument en faveur d'un discours autre que celui du patriarcat, elle rejette l'essentialisation de la construction de la-femme-en-tant-que-non-mâle d'Irigaray en faveur d'une communauté linguistique d'un savoir situé et partiel dans laquelle personne n'est innocente[3].

La critique du féminisme traditionnel[modifier | modifier le code]

Haraway engage un débat avec certaines féministes traditionnelles qui se reflètent dans des déclarations telles que " les femmes plus que les hommes sont impliquées dans la vie quotidienne, et donc ont une position épistémologique potentiellement privilégiée". Les vues du féminisme traditionnel opèrent à partir de postulats totalitaires considérant que les hommes seraient d'une nature, et les femmes d'une autre, tandis qu'une "théorie cyborg du tout et des parties" ne souhaite pas expliquer les choses dans leur totalité. Haraway suggère que les féministes aillent au-delà du naturalisme et de l'essentialisme, critiquant par là même les tactiques féministes de politiques identitaires qui victimisent les personnes exclues, et elle propose de brouiller les identités comme stratégie alternative[4].

Pour contrer la rhétorique essentialiste et anachronique des écoféministes spirituelles, qui combattent le patriarcat avec des constructions modernistes présentant la femme en tant que naturelle et mères de la nature, haraway utilise le cyborg pour reconfiguer le féminisme en code cybernétique.

Appel à l'action[modifier | modifier le code]

Haraway appelle à une révision de la notion de genre, en s'éloignant de l'essentialisme occidental pour s'approcher d'un "rêve utopique permettant d'espérer un monde monstrueux sans genre", affirmant que les "les Cyborgs pourraient envisager plus sérieusement les aspects partiels, fluides, sexuels de la corporéïté". Le genre pourrait somme toute ne pas être une identité globale, même s'il bénéficie d'un profond ancrage historique." [4].

Haraway encourage une voie de reconstruction de l'identité, qui ne serait plus dicté par le naturalisme et la taxonomie, mais plutôt par l'affinité. Les personnes pourraient alors construire leurs propres groupes par choix, et les groupes d'affinité seraient en mesure de construire un "post-moderniste de l'identité, de l'altérité, de la différence et de la spécificté.". Cela constituerait un moyen de contrer les traditions occidentales d'identifications exclusives.

Mises à jour et révisions[modifier | modifier le code]

La métaphore du cyborg de Harraway a été étiquetée comme une déclaration post-genre. Haraway a cependant clarifié sa position sur le post-genderism dans certains entretiens[3]. Elle reconnaît que son argument dans le Manifeste vise à remettre en question la nécessité de la catégorisation du genre, mais elle ne met pas cet argument en relation avec le post-genderisme. Elle clarifie cette distinction parce que le post-genderisme est souvent associé avec le concept utopique de se situer au-delà de la masculinité et de le féminité. Harraway note que les constructions genrées prévalent et font sens même si elles sont problématiques et doivent donc être éliminées en tant que catégorie définissant l'identité.

Les mises en pratique du manifeste cyborg[modifier | modifier le code]

Donna Harraway a construit son concept de cyborg pour constituer une critique féministe, mais elle reconnait que d'autres académicien·ne·s et des médias populaires comme Wired (Magazine) se soient emparées de son concept et l'ai appliqué à d'autres contextes. Harraway est consciente et receptives aux différentes mises en pratique de son concept de cyborg, mais admet que "très peu de gens prennent ce qu'elle considèrent comme constitutif de toutes ses parties"[3]. Wired (Magazine) a ignoré la théorie genrée du cyborg de harraway et l'a utilisé pour produire un commentaire pragmatique sur l'imbrification de l'humain et de la technologie. Malgré cela, Harraway reconnait aussi que les nouvelles universitaires féministes " s'approprient le concept du cyborg en poursuivant leurs propres objectifs".

Patchwork Girl[modifier | modifier le code]

Shelley Jackson, auteur de Patchwork Girl.

Patchwork Girl (hypertext) (en) est une œuvre de littérature éléctronique de l'autrice américaine Shelley Jackson (en), écrite dans Storyspace (en) et publiée par Eastgate Systems (en) en 1995. Cette œuvre est souvent discuté avec afternoon, a story (en) de Michael Joyce et présentée comme une œuvre majeure de la fiction hypertexte (en). À l'origine, Patchwork girl est le personnage du roman Frankenstein ou le Prométhée moderne de Marry Shelley. Crée par Victor Frankentstein, c'est une monstre femelle qui est en partie male, en partie femelle, animale et est âgée de 175 ans. elle en quelque sorte ressuscitée par la technologie hypertexte. Suite à sa destruction par Victor Frankenstein, l'autrice imagine qu'elle est recousue par Mary Shelly même, tout en devenant son amante. Elle est donc "une cyborg queer, dispropotionnée et recousue de manière visible". Elle facilite et sape tout à la fois les préoccupations concernant les technologies reproductives en incorporant toutes les monstruosités que les contrôles reproductifs /fétaux sont supposé détecter et un jour prévenir[5].

Le thème principal de l'œuvre est donc centrée sur la connexion entre la monstruosité, subjectivité et les nouvelles technologies reproductives. Le public entre dans l'œuvre en ouvrant un hypertexte pour trouver l'image d'un corps de femme nu et cicatrisé, dons les parties sont recousues à l'aide d'une unique ligne de points. La Patchworkgirl incorpore à la fois la conception de Harraway d'une être cybernétique post-humaine dans sa corporéïté multiple et son défi d'images et de fantaisies appuyant une politique reproductive.

«Les Déesses Cyborgs»[modifier | modifier le code]

Leman Giresunlu utilise le cyborg de Harraway pour examinier les films contemporains de science-fiction comme Lara Croft: Tomb Raider et Resident Evil dans son essai Cyborg Godesses: The Mainframe revisited" (Les déesses cyborg: le contexte revisité)[6]. Elle explore dans cet essai comment son nouveau concept de la déesse cyborg, une figure féminine "calpable d'inflliger de la souffrance et du plaisir simultanément" peut être utilisée pour illustrer le glissement de la représentation féminine vers des postures plus multidimensionnelles. Giresunlu construit son concept à partir du cyborg de Harraway parce que la déesse cyborg continue et dépasse le cyborg de Harraway , offrant une voie d'échapatoire à la dualité et une piste de travail pour montrer le potentiel de la technologie et de la spiritualité pour fournir une représentation des femmes plus complexe et plus précise.

«L'Esprit au dessus de la matière»[modifier | modifier le code]

Dans son essai "Mind Over Matter: Mental Evolution and Physical Devolution in The Incredible Shrinking Man" (L'esprit au-dessus de la matière: évolution mentale et dégénérescence physique dans L'Homme qui rétrécit, Ruthellen Cunnally, critique universitiare américiane, se sert du cyborg de Harraway pour rendre intelligible la façon dont Robert Scott Carey se transforme en cyborg au beau miliieu d'une métaphore de la guerre froide dans son domicile. Comme Robert coninue de rétrécir, la dynamique de genre entre lui et sa femme Louise glisse du "registremari/femme" à celui de "mère/fils". Quand Robert se retrouve perdu dans l'espace féminin au sous sol dévolu aux tâches domestiques de Louise concernant le nettoyage des vêtements et la couture, il doit se battre pour préserver sa vie et regagner sa masculinité.

Bien qu'il soit capable de battre certains de ses annemis et retrouve sa masculinité, les lignes de démarcation genrées ne se reforment pas, parce qu'il n'y a personne pour partager et implémenter les structures de pouvoir genrées. La transformation de Robert présente une "existence et un sens qui sont désormais libérés des limitations du dualisme patriarcal, selon les termes du cyborg d'Harraway[5].

La critique[modifier | modifier le code]

De nombreux critiques d' Un Cyborg Manifesto l'accent sur un niveau de base de lecteur de compréhension et de style d'écriture, comme Orr de l'observation que "les étudiants de premier cycle dans un science et de la technologie de la classe de trouver le cyborg manifesto curieusement pertinents, mais un peu impénétrable à lire." [7][8] Ceci est corroboré par Hélène Merrick et Margret Grebowicz de l'observation que les scientifiques qui ont examiné Primate Visions eu des problèmes similaires, surtout en ce qui concerne Haraway l'utilisation de l'ironie[9]. Judy Wajcman, Professeur de Sociologie à la London School of Economics and Political Science, suggère dans TechnoFeminism que "l'ouverture de son écriture à une variété de lectures est intentionnel, qui" peut parfois faire Haraway difficile à interpréter;" cependant, il ne semble pas que Wajcman critiques Haraway ton pour sa capacité à englober plus de possibilités, plutôt que de les limiter[10].

Critiques[11] de Haraway ont aussi porté sur l'accessibilité des thématiques qu'elle aborde dans son écriture, et selon la troisième vague féministe, de lectures, de son travail "suppose un lecteur qui est familier avec la culture Nord-Américaine", et affirme que "les lecteurs sans l'culturelle de la capitale sont...susceptibles de trouver infuriatingly obscur et impénétrable." compte tenu de la question de l'accessibilité de façon plus générale, les études sur le handicap ont mis l'accent sur Haraway, son essai, compte tenu de l'absence de "toute forme d'engagement critique avec handicap...désactivé corps sont simplement présentées comme exemplaires...nécessitant ni analyse ni critique"—un écart qui Alison Kafer, Professeur en Études Féministes, au sud-ouest de l'Université, tente de répondre dans Féministe, Queer, Crip.[12]. Wajcman également fait valoir que Haraway de vue de la technologie dans Un Cyborg Manifesto est peut-être trop de totalisation, et que le binaire de "le cyborg de la solution et de la déesse de la solution" définitive "des caricatures féminisme" en se concentrant trop facilement sur une dichotomie qui peut en fait être un faux.

Au-delà de sa présence dans le contexte académique, Un Cyborg Manifesto a également populaire de traction, y compris le Magazine Wired'pièce par Hari Kunzru [13] et Muet Magazine'[14], ainsi que BuzzFeed[15]. Rétrospective des articles régulièrement l'occasion de son anniversaire[16].

Les féministes traditionnelles ont critiqué le Manifeste cyborg parce qu'il nie toute expérience communale féminine. Dans le Manifeste, Harraway écrit " il n'y a rien dans le fait d'être féminine qui lie naturellement les femmes entre elles", ce qui va contre une définition des caractéristiques du féminisme traditionnel qui appelle les femmes à se réunir pour défendre les membres de leur genre.

Les critiques et les controverses ont été intégrés dans l'historique de publication de l'essai: Le East Coast Collective of the Socialist Review trouva que c'était "une approche naïve de la technology" et s'opposa à sa publication, tandis que le The Berkeley Collective insistait pour qu'il soit publié[17]. L'essai a été libellé "controversé" et "viral" lorsqu'il circulait à travers les multiples départements académique et au travers des frontières disciplinaires, en contribuant au discours critique de ses allégations.

Ces controverses n'ont d'égales que son omniprésence; Jackie Orr, professeur associée de sociologie à la Maxwell School of Syracuse University, écrit " il est difficile d'être une étudiante féministe dans les sciences sociales aux États-Unis après 1985 et de ne pas avoir été touchée de près ou de loin par le Manifeste cyborg."[18]. Son adoption rapide dans les cercles académiques accéléra aussi le pas critiques autour de l'essai, et en 1990, Harraway pensait qu'il avait acquis comme une deuxième vie , ce qui rendait impossible de le réécrire et nécessitait un réexamen du sujet dans les publications ultérieures[19].

De nombreuse critiques du manifeste se concentrent sur son style difficilement compréhensible à un public disposant d'un niveau de lecture et d'écriture basique, faisant écho à l'observation de Orr " les étudiant·e·s de premier cycle en sciences et technologie trouvent curieusement le manifeste pertinent mais quelque peu impénétrable à lire"[8][7]. Ceci est corroboré par Helen Merrick and Margret Grebowicz's, qui constatent que les scientifiques qui ont évalué Primate Visions ont des problèmes similaires, en particulier en relation avec l'utilisation de l'ironie par Harraway[9]. Judy Wajcman, professeure de sociologie à la the London School of Economics and Political Science, suggère dans TechnoFeminism que l'ouverture de son écriture à une palette élargie de modes de lecture est intentionnelle, ce qui fait que son texte est parfois diffiicle à interpréter. Il ne semble toutefois pas que Wajcman se livre à une critique du ton employé par Haraway's tone dans sa possibilité d'englober davantage de grille de lecture, plutôt que de les restreindre.

D'autre critiques se sont centrées sur l'accessibilité des sujets abordés dans son écriture, et selon des lectures de féministes de la troisième vague,son œuvre demande à son lectorat de connaître la culture d'Amérique du Nord et suppose que le lectorat sans le capital culturel approprié trouve son travail obscure et impénétrable. Concernant la question plus générale de l'accessibilité, les études relatives aux personnes en situation de handicap se sont focalisées sur l'essai d'Harraway, notant l'absence d'un tant soit peu d'engagement critique en ce qui concerne la question du handicap. Les corps désarticulés sont simplement donnés à voir en exemples ne requérants ni analyse ni critique, un fossé que Alison Kafer, professeure des études féministes à la Southwestern University, essaie d'aborder dans Feminist, Queer, Crip.. Wajcman argumente aussi que les vues d'harraway sur la technologie dans le Manifeste cyborg sont trop totalitaires et que la solution binaire du cyborg versus la déesse caricature en définitive le féminisme en se concentrant trop sur une dichotomie qui peut en définitive s'avérer erronée.

Au-dela de sa présence dans le contexte académique, le manifeste cyborg a été relayé avec succès par Wired Magazine's sous la plume de Hari Kunzru , ainsi que Mute Magazine', BuzzFeed. Des restrospectives marquent toujours régulièrement sa date anniversaire de publication.

Échographique du fœtus en tant que cyborg[modifier | modifier le code]

Érudit Marilyn Maness Mehaffy écrit que le "échographique du fœtus est à bien des égards l'ultime cyborg en ce qu'il est "créé" dans un espace de la virtualité, qui chevauche la limite conventionnelle entre un corps organique et un texte numérique."[20] c'est Pourtant un cyborg qui présente une limite Haraway est posthuman théorie. Le échographique du fœtus, comme postulé par le savant Heather Latimer, "est publiquement envisagé à la fois comme indépendant de [sa mère] corps et indépendant de la échographique de l'équipement utilisé pour lire ce corps. Nous savons que le fœtus images sont des représentations, mais l'échographie invoque un documentaire-comme l'accès à des fœtus qui le rend facile à ignorer ce qui à son tour peut limiter l'autorité et de l'agence de la femme enceinte."[21] le positionnement du fœtus comme indépendante, et par conséquent de l'opposition, à la mère enceinte, ces technologies de la reproduction "réinscrire stable significations de l'homme/machine dualisme ils sont censés perturber." Valerie Hartouni fait valoir que "la plupart des techniques de reproduction ont assimilé dans l'ordre de la nature", "[22] qui ferait de Haraway la vision de régénération des espèces, sans restriction par les hétéronormatif conceptions de la reproduction, inaccessible dans le échographique du fœtus.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « poptronics ' Haraway invite humains, machines et animaux à la table des négos », sur www.poptronics.fr (consulté le 1er octobre 2017)
  2. Full text of the article Cyborg Manifesto (an archived copy, in the Wayback Machine). It is the full text of the article: Donna Jeanne Haraway, Simians, Cyborgs and Women: The Reinvention of Nature, Routledge, (ISBN 0415903866), « A Cyborg Manifesto: Science, Technology, and Socialist-Feminism in the Late Twentieth Century »
  3. a, b et c Francesca Ferrando, « Posthumanism », Kilden Journal of Gender Research, vol. 2,‎ , p. 168–172 (lire en ligne)
  4. a et b (en) Francesca Ferrando, « Posthumanism », Kilden Journal of Gender Research, vol. 2,‎ , p. 168–172 (lire en ligne)
  5. a et b Ruthellen Cunnally, « Mind Over Matter: Mental Evolution and Physical Devolution in The Incredible Shrinking Man », Journal of Popular Film and Television, vol. 41,‎ , p. 2–9 (DOI 10.1080/01956051.2012.674070)
  6. Leman Giresunlu, « Cyborg Goddesses: The Mainframe Revisited », At the Interface / Probing the Boundaries,‎ , p. 157–187
  7. a et b Jackie Orr, « Materializing a Cyborg's Manifesto », Women's Studies Quarterly, vol. 40, no 1/2,‎ , p. 275 (JSTOR 23333457)
  8. a et b Hamner, M. Gail. "The Work of Love: Feminist Politics and the Injunction to Love." Opting for the Margins: Postmodernity and Liberation in Christian Theology. Joerg Rieger, ed. Oxford University Press. 2003.
  9. a et b Margret Grebowicz et Helen Merrick, Beyond the Cyborg: Adventures with Donna Haraway., New York: NY, Columbia University Press, (lire en ligne), p. 158
  10. Judy Wajcman, TechnoFeminism, John Wiley & Sons, (lire en ligne)
  11. Cyborgs, Coyotes, and Dogs: A Kinship of Feminist Figurations and There are Always More Things Going on Than You Thought! Methodologies as Thinking Technologies, Routledge, 321–341 p. (ISBN 0-415-96688-4)
  12. Alison Kafer, Feminist, Queer, Crip, Indiana, Indiana University Press, , p. 104
  13. Hari Kunzru, « You Are Cyborg », sur Wired, Wired (consulté le 21 septembre 2015)
  14. Maria Fernandez et Suhail Malik, « Whatever Happened to Cyborg Manifesto? », sur Mute, Mute (consulté le 21 septembre 2015)
  15. Haley Mlotek, « You’re A Woman, I’m A Machine Self-help for the "working woman" isn’t helping. », sur BuzzFeed.com, BuzzFeed (consulté le 12 octobre 2015)
  16. « 25 years later: Donna Haraway's "A Cyborg Manifesto" », sur sentient developments (consulté le 22 septembre 2015)
  17. Alison Kafer, Feminist, Queer, Crip, Indiana, Indiana University Press, , p. 103
  18. Jackie Orr, « Materializing a Cyborg's Manifesto », Women's Studies Quarterly, vol. 40, no 1/2,‎ , p. 276 (JSTOR 23333457)
  19. Joseph Schneider, « Haraway's Viral Cyborg », Women's Studies Quarterly, vol. 40, no 1/2,‎ , p. 295 (JSTOR 23333459)
  20. Marilyn Maness Mehaffy, « Fetal attractions: the limit of cyborg theory », Women's Studies: An Interdisciplinary Journal, vol. 29, no 2,‎ , p. 177–194 (DOI 10.1080/00497878.2000.9979307)
  21. Latimer, Heather. "Reproductive Technologies, Fetal Icons, and Genetic Freaks: Shelley Jackson’s Patchwork Girl and the Limits and Possibilities of Donna Haraway’s Cyborg." Modern Fiction Studies 57.2 (2011): 318-335.
  22. Hartouni, Valerie. Cultural Conceptions: On Reproductive Technologies and the Remaking of Life. Minneapolis: U of Minnesota Press, 1997.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]