Catherine Dufour

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Catherine Dufour
Catherine Dufour aux Utopiales 2014 - 2.jpg
Catherine Dufour aux Utopiales 2014.
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Œuvres principales
Le Goût de l'immortalité, Ada ou la beauté des nombres (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Catherine Dufour, née en à Paris, est une romancière, nouvelliste et informaticienne française.

Elle écrit des romans et des nouvelles de fantasy, de science-fiction et de littérature blanche utilitaires. Elle est ingénieure en informatique[1], chargée de cours à Sciences Po Paris[2] et chroniqueuse au Monde diplomatique[3]. Elle fonde le collectif Zanzibar avec d'autres auteurs de science-fiction, dont Norbert Merjagnan et Alain Damasio, pour avoir une réflexion commune afin de « désincarcérer le futur »[4].

Biographie professionnelle[modifier | modifier le code]

Après un bac scientifique Catherine Dufour se lance dans une préparation HEC. Puis elle intègre une école de commerce avant de travailler dans le domaine de la formation.[réf. nécessaire] L'arrivée des technologies informatiques pour le grand public au milieu des années 1990 la pousse à entreprendre des études d'informatique pour devenir ingénieure[5],[6]. Elle réalise des bibliothèques numériques[7].

Catherine Dufour écrit également dans Le Monde diplomatique où elle a notamment produit une analyse de Fifty Shades of Grey[8].

Au cours de l'année 2018, elle anime les ateliers d'écriture Bright Mirror, un projet d'écriture collective lancé à Paris par l'entreprise de conseil Bluenove visant à produire, en contrepoint de la série Black Mirror et des nombreuses œuvres de science-fiction dystopiques, des nouvelles basées sur des projections positives de l'avenir[9],[10].

En 2019, elle publie Ada ou la beauté des nombres. Lovelace, une pionnière en informatique, première biographie sur Ada Lovelace en français[11].

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Elle écrit beaucoup de nouvelles, par exemple L'accroissement mathématique du plaisir. Son roman Le Goût de l'immortalité reçoit le prix Bob Morane en 2006, le Grand prix de l'Imaginaire en 2007[5].

Dans Entends la nuit, Catherine Dufour reprend la thématique de l'homme puissant tombant amoureux d'une femme de condition modeste[12],

Son style est souvent caustique et cynique. Dans la série Quand les dieux buvaient, qui comprend Blanche Neige et les lance-missiles, elle montre une grande maîtrise et une connaissance des textes médiévaux, notamment de l'Historia Regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth, texte rédigé entre 1135 et 1138[13].

Une série aux nombreuses influences[modifier | modifier le code]

Dès sa première série Quand les Dieux buvaient, Catherine Dufour mélange beaucoup d'inspirations et de styles narratifs : on retrouve des personnages de contes tels que Blanche-Neige ou Merlin autant que des personnages historiques comme Évariste Galois, des inspirations de textes médiévaux, ou réinterprétant des épopées fantastiques (comme L'immortalité moins 6 minutes, qui reprend un scénario similaire à celui du Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien), dans une volonté de revisiter et déconstruire les contes de fées à la manière absurde de Terry Pratchett [14]. Chaque tome possède son ambiance propre, souvent en équilibre entre deux inspirations (au minimum) : conte et texte sacré pour le tome 1, fantastique et culture numérique pour le tome 2, légende arthurienne et science-fiction pour le tome 3, conte et médiéval-fantastique pour le dernier tome.

Forte de son expérience en tant qu'ingénieure informatique, elle donnera naissance au « premier virus littéraire » dans L'ivresse des Providers, qui, en plus de changer la fin du livre au nez et à la barbe des personnages, va jusqu'à faire de la programmation un aspect essentiel de la mise en page. En effet, les chapitres sont introduits par d'étranges discussions tirées de Messagerie instantanée, et lorsque le « virus littéraire » apparaît, c'est en prenant la page comme écran ; il se déploie sur plusieurs doubles pages, les vidant de leur texte pour les remplacer par des lignes de codes mystérieuses, avant que tout ne rentre dans l'ordre avec la nouvelle version de la fin.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Série Quand les dieux buvaient[modifier | modifier le code]

Première publication en grand format :

En poche :

Romans[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • L'Histoire de France pour ceux qui n'aiment pas ça, 2012
    Ce livre est accompagné de commentaires, photos et cartes sur le site Catherine Dufour.
  • Le Guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses[5], 2014
    Ce livre est accompagné de commentaires et photos sur le site Catherine Dufour.
  • La Vie sexuelle de Lorenzaccio, 2014
    Ce livre est accompagné de commentaires et photos sur le site de Catherine Dufour.
  • Ada ou la Beauté des nombres, Fayard, 2019, 300 p. (ISBN 978-2-213-71279-6)

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Isabelle Maradan, « C. Dufour : "On se fiche de savoir si Einstein avait de belles fesses et des enfants" », sur letudiant.fr, (consulté le 19 septembre 2016).
  2. « Nos étudiants imaginent le futur », sur Sciences Po (consulté le 8 novembre 2020)
  3. « Catherine Dufour, SF "Fever" », sur Université Paris 8 (consulté le 19 octobre 2020).
  4. « Le futur a une gueule d'accident de voiture », sur Usbek&Rica,
  5. a b c et d madmoiZelle, « Catherine Dufour et son guide de métiers pour les petites filles ! », (consulté le 18 novembre 2018)
  6. « La Méthode scientifique : la 500ème ! », France Culture,‎ (lire en ligne, consulté le 18 novembre 2018)
  7. « Catherine Dufour », sur ActuSF (consulté le 19 octobre 2020).
  8. « « Fifty Shades », pornographiquement correct », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 18 novembre 2018)
  9. « Bright Mirror », bluenove,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2018)
  10. bluenove, « Bright Mirror 3 : écrivons collectivement la ville du futur », sur Medium, (consulté le 3 décembre 2018)
  11. Suzy Gaidoz, « Ada ou la beauté des nombres. Lovelace, une pionnière en informatique », sur Le Monde diplomatique, (consulté le 22 avril 2020)
  12. a et b « Interview 2018 : Catherine Dufour pour Entends la Nuit | notag : ActuSF », sur www.actusf.com (consulté le 18 novembre 2018)
  13. Mélanie Rebeaud, « Blanc comme la neige noire des cauchemars », Merlin, don du ciel et excroissance de l'enfer ? Le bien et le mal dans un corpus médiéval et un texte de Catherine Dufour, mémoire de maîtrise, Lausanne, Université de Lausanne, (lire en ligne)
  14. Jacques Baudou, « Catherine Dufour : délires de chasseur », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 28 mai 2019)
  15. « Nouveautés Éditeurs - ENTENDS LA NUIT - Librairie L'Atalante - Dufour Catherine », sur nouveautes-editeurs.bnf.fr (consulté le 18 novembre 2018)
  16. https://masterton.noosfere.org/index.php/laureats/
  17. https://bobmorane.noosfere.org/?p=350
  18. https://www.imaginales.fr/prix-litteraires/prix-imaginales/
  19. « L’Accroissement mathématique du plaisir de Catherine Dufour », sur Le Bélial' (consulté le 18 octobre 2020).
  20. « L’Accroissement mathématique du plaisir », sur Éditions Gallimard (consulté le 19 octobre 2020).
  21. « L'Arithmétique terrible de la misère de Catherine Dufour », sur Le Bélial' (consulté le 18 octobre 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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