Yánnis Rítsos

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Yánnis Rítsos
Γιάννης Ρίτσος
Naissance
Monemvasia,
Drapeau de la Grèce Royaume de Grèce
Décès
Athènes, Drapeau de la Grèce Grèce
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture grec moderne
Signature de Yánnis RítsosΓιάννης Ρίτσος

Yánnis Rítsos (grec moderne : Γιάννης Ρίτσος), né le 1er mai 1909 à Monemvasia et mort le 11 novembre 1990 à Athènes, est un poète grec.

« La poésie n’a jamais le dernier mot
Le premier, toujours » (Yánnis Rítsos)

Biographie[modifier | modifier le code]

Monemvasia, village natal du poète.

Né à Monemvasia en Laconie, cadet d'une famille de grands propriétaires terriens, il est imprégné par ce « rocher » natal, lourd de souvenirs historiques. Sa famille très tôt détruite (ruine économique, mort de la mère, Eleftheria Vouzounaras, et du frère aîné, Mimis, démence du père, Eleftherios Ritsos, et de sa sœur bien-aimée, Loula), ainsi que les attaques de tuberculose, marquent sa vie et obsèdent son œuvre. Prolétarisé, précarisé – il survit en calligraphiant des actes juridiques à l'Ordre des avocats et en participant à des spectacles de danse classique.

Poète et militant[modifier | modifier le code]

Il a commencé à militer au sein du parti KKE,  le Parti Communiste Grec en 1931. Ce militantisme lui a permis de réaliser sa première formation idéologique. 1931 coïncide avec aussi avec son rétablissement.

Sans aucun doute,  son engagement politique a influencé le style de Ritsos. Depuis cette date, son militantisme politique et social ira de pair avec son engagement en littérature et en poésie, dans une absolue symbiose jusqu’à la fin de ses jours.

Son premier livre "Tracteur" (Τρακτέρ, Traktér), publié en 1934, influencé par le réalisme socialiste de Vladimir Maïakovski est un exemple de l’influence de son engagement politique sur ses œuvres.

En 1935, il publie "Pyramides" (Πυραμίδες, Piramídes).

Ces deux œuvres témoignent d’un fragile équilibre entre sa foi dans le futur basé sur ses idéaux communistes et son désespoir personnel.


Vue panoramique de l'actuelle Thessalonique, ville dans laquelle a eu lieu en 1936 la manifestation ouvrière et la répression qui a inspiré Ritsos pour écrire "Epitaphe".



En 1936, inspiré par les événements qui sont intervenus en Grèce cette année comme des grèves, des manifestations et des confrontations avec la police, il publie sa première œuvre qui le rend célèbre , "Épitaphe" (Επιτάφιος, Epitáfios). Cette œuvre porte sur la douleur et les pleurs d’une mère qui a perdu son fils assassiné par les forces répressives et sur les opinions des villageois suite aux dix morts après une marche d’ouvriers dans la ville de Thessalonique. Ces écrits ont d’abord été publiés dans le journal du KKE, Rizospastis. L’accueil du public fut tellement enthousiaste que le journal a décidé d’éditer les poèmes avec le titre "Epitaphe" avec une publication à 10 000 exemplaires qui a été rapidement épuisée.

Dans cette œuvre, il rompt avec la poésie grecque traditionnelle et expressive dans un langage clair et simple avec un message d’unité adressé à son village. Ce poème populaire est connu de beaucoup de grecs de l’époque et des générations suivantes qui en connaissent par cœur certaines strophes.

Metaxas, la prison et le Surréalisme[modifier | modifier le code]

Le 4 août 1936, le général Ioánnis Metaxás, prend le pouvoir en réalisant un coup d’Etat. Inspiré par la pensée de Mussolini, il fait entrer la Grèce dans une période de fascisme. De plus, il persécute tous ses opposants politiques surtout ceux appartenant à la gauche de l’échiquier politique. Ainsi, des copies de l’"Epitaphe" sont brûlées au pied de l’Acropolis. Cet événement sera le premier épisode de l’incessante persécution dont sera victime Ritsos et ses idées durant toute son existence.

Metaxas a exigé que soient brûlées les copies de "Epitaphe", poème portant sur la dénonciation sociale et premier grand succès artistique de Ritsos.

Il décide de changer son style lyrique en réponse aux incidents précédents. Son œuvre, jusque là de facture assez classique, s’ouvre à des influences nouvelles, et se rapproche par certains aspects du surréalisme. Il explore ainsi les conquêtes du surréalisme à travers l’accès au domaine du sommeil, aux associations surprenantes et à l’explosion des images et des symboles. Il canalise désormais son angoisse, ses souvenirs suaves et amers qu’il exprimaient dans son lyrisme antérieur. C’est à cette période qu’il publie "Chant de ma sœur" (Το τραγούδι της αδελφής μου, To Tragúdi tis Adelfis mu) en 1937 et "Symphonie du printemps" (Εαρινή συμφωνία, Eariní sinfonía) en 1938.

La seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1940, il publie "La marche de l'océan" (Το εμβατήριο του ωκεανού, To Embatírio tu Okeanú).. Le 28 octobre 1940, Metaxas rejette l’ultimatum de l’ambassadeur italien à Athènes, Emanuele Grazzi, provoquant la guerre gréco-italienne qui a abouti à la défaite de l’Albanie occupée par Mussolini. En mai 1941, le dictateur occupe la Grèce avec les troupes allemandes faisant débuter la seconde guerre mondiale en territoire hellénique.

Ritsos décide de rejoindre le Front de Libération Nationale, (Εθνικό Απελευθερωτικό Μέτωπο, Ethniko Αpeleftherotiko Metopo), armé par le KKE. Ce mouvement de résistance a été le plus actif en Grèce durant la guerre. Il a coopéré à la réalisation d’œuvres destinées à promouvoir la culture et il a écrit des poèmes pour les combattants. A cette époque sont publiées des œuvres comme "Vieille mazurka au rythme de la pluie" (Παλιά μαζούρκα σε ρυθμό βροχής, Paliá Mazúrka se Rithmό Brojís) (1943), " Preuve" (Δοκιμασία, Dokimasía) (1943) et "Notre Compagnon" (Ο σύντροφός μας, O Síntrofós Mas)(1945).

La guerre civile et la prison[modifier | modifier le code]

En 1944, la Grèce est libérée. Mais la monarchie grecque devait récupérer le contrôle du pays dominé par le Front de Libération Nationale. Avec l’appui des Etats-Unis, débute la guerre civile grecque de 1946. Dans ce contexte, Ritsos soutient le Front de Libération Nationale et intensifie son engagement politique. En 1948, il est incarcéré dans les Camps de Rééducation de Lemnos, Agios Efstrátios et Makronissos.

Statue mémorielle du Front de Libération Nationale grec auquel a participé Ritsos

En prison, il continue à écrire donnant naissance à des œuvres comme "Districts du Monde" (Οι γειτονιές του κόσμου, I Gitoniés tu Kósmu) (1951) dans laquelle il aborde les horreurs qui se sont produites durant le conflit. Il écrit aussi secrètement des poèmes comme par exemple "Journal de déportation", de 1948 à 1950, interrompu en 1949 par l’écriture de "Temps pierreux". Les poèmes sont enfermés dans des bouteilles et cachés sous la terre.

Cette expérience a forgé son caractère, sa manière d’appréhender l’art et d’envisager le monde en général . La guerre civile prend fin en 1949. C’est seulement en 1952 sous la gouvernance d’ Alexandros Papagos qu’il est enfin libéré.

La libération[modifier | modifier le code]

Après être sorti de prison après plus de vingt années de troubles, Ritsos accède enfin à une période de calme et à la reconnaissance.

Jusqu’à ce moment, sa poésie s’était élevée contre l’horreur et la barbarie avec une syntaxe d’urgence qui ne compromettait pas sa profonde aspiration artistique. A cette époque, La Sonate au clair de lune (Η σονάτα του σεληνόφωτος, I Sonáta Tu Selinófotos) publié en 1956 qui est considéré par la critique comme son chef-d’œuvre.

La Sonate au Clair de Lune de Beethoven a inspiré le poème homonyme de Ritsos, chef d'oeuvre de sa créatión littéraire.


La Sonate est un long poème dans lequel le sujet est une femme d’âge mur qui parle à un homme jeune avec une prière constante - "Permets moi que j'aille avec toi"- pour qu’il l’aide à abandonner sa vieille maison pour contempler la vie. Cette œuvre est une allégorie sur la déliquescence des ruines et de la décadence d’un monde, d’un pays et d’une époque. En 1956, il a aussi reçu le Prix National Grec de Poésie pour cette œuvre.

Ludwig Van Beethoven, compositeur de la Sonate au Clair de Lune.

La période mythologique et la Grécité[modifier | modifier le code]

La Sonate au clair de lune marque le début d’une période où il commence une série de monologues dramatiques en lien avec les mythes et les personnages de l’antiquité classique, en les représentant dans la réalité contingente. Une démarche littéraire qui n’est pas sans rappeler celle de Kavafis à qui il dédiera plus tard des vers dans 12 Poèmes à Kavafis (12 ποιήματα για τον Καβάφη, 12 Piímata gia tu Kaváfi) (1962). ). “ Quand vient l’étranger ” (Οταν έρχεται ο ξένος, Otan Érjete o Xénos) (1958), La vieille Femme et la mer ” (Οι γερόντισσες κ' η θάλασσα, I Geróntisses ke i Thálassa) (1959) et “ La Maison morte ” (Το νεκρό σπίτι, To Nekró Spíti) (1962) font partie de cette période.

En 1959, Mikis Theodorakis a mis en musique le poème Épitaphe, donnant le coup d’envoi de la révolution culturelle grecque dans laquelle se combinait la musique traditionnelle grecque, la musique classique occidentale et le lyrisme des poètes locaux, réussissant à plusieurs reprises à sortir ces vers de leurs propos intellectuels pour les diffuser au sein de la population. En Grèce, son œuvre rencontre donc un vaste écho populaire avec plusieurs de ses poèmes mis en musique par Theodorákis.

En 1959, le musicien Mikis Theodorakis met en musique "Epitaphe". En 1966, il fera de même avec "Grécité".

En 1966, il a publié Grécité (Ρωμιοσύνη, Romiosini), un chant rendant hommage à la résistance des guérilleros communistes pendant l’invasion nazie. Dans ces poèmes, se trouve la Grèce entière, la vieille, la pauvre, la souffrante et la rageuse Grèce de l’invasion et de la guerre civile. C’est une nouvelle épopée dans laquelle les héros classiques ont été remplacés par un héros collectif. Cette œuvre a aussi été mise en musique par Theodorakis qui deux ans auparavant avait fait la même chose avec Axion Esti, le chef-d’œuvre de Odysseas Elytis.

Si Rítsos reste fidèle au parti communiste d’obédience soviétique, à la différence de la plupart des intellectuels grecs qui se tournent vers un « eurocommunisme » dénonçant l'intervention en Tchécoslovaquie, il n’en poursuit pas moins une œuvre peu conforme à ce que son public pouvait en attendre et qui reste hantée par la tragédie familiale originelle : il revisite les grands mythes antiques au moyen de ses souvenirs de Monemvassia en publiant une série de monologues dramatiques centrés sur les personnages d’Oreste, de Phèdre, d’Hélène, de Philoctète, etc.

La dictature des colonels[modifier | modifier le code]

Après des années de calme, une période obscure a suivi de nouveau.

Les emprisonnements et les humiliations ont continué. Le 21 avril 1967, en pleine Guerre Froide, un coup d’État mené par Georgios Papadopoulos met en place une dictature pro-nordaméricaine pendant laquelle se poursuit les persécutions vis à vis de l'opposition politique.

Le militantisme et l'engagement social de Ritsos ont été les causes de son emprisonnement. Cette période d’incarcération s’est déroulée tandis que sa santé se détériorait. Il a commencé à souffrir du cancer.

Entre 1967 et 1970, il a été tenu reclus à Gyaros (cette île est un grand rocher sans arbre, sans eau et infesté de rats) et Leros, des îles véritablement inhospitalières dans lesquelles il a écrit tout en étant surveillé par des soldats armés. Sa santé chancelante l'a obligé à entrer dans un hôpital d'Athènes. La Junta le maintiendra à son domicile en résidence surveillée à Samos. Au lieu de se désespérer de cette situation, il a continué à écrire plusieurs séries de poèmes, toujours en cachette, regroupés sous le titre "Pierres Répétitions Grilles".

Plaque en hommage à Ritsos au Festival International de poésie de Struga en Macédoine en 1985.

Sa renommée s'étend alors au-delà de son pays, notamment en France sous l’impulsion de Louis Aragon qui le salue comme « le plus grand poète vivant » et mène campagne pour sa libération.

Grâce à un prisonnier qui lui a transmis un message secret de Theodorakis lui demandant des poèmes inspirés de l’actualité dure de l’époque, Yannis Ritsos a écrit "18 Chansons de la Patrie amère" (Δεκαοχτώ λιανοτράγουδα της πικρής πατρίδας, Dekaojtó Lianotráguda tis Pikrís Patrídas) (1973), quelques poèmes en versification traditionnelle composés pour être chantés.

De cette époque datent "Perséphone", "Agamennon", "Ismene" (Ισμήνη), "Ajax" et "Chrysothémis" (Χρυσόθεμις). Tous ces écrits sont des réflexions liées à des sujets essentiels comme la vieillesse, la mort, l’amour. Ces thèmes s'inscrivent à l'intérieur de tensions dialectiques entre des exigences individuelles et des engagements collectifs. Tous ces monologues dramatiques ont été rassemblés dans un seul volume sous le nom "Quatrième dimension" (Τέταρτη διάσταση, Tétarti Diástasi) (1972).

À la chute des Colonels en 1974, Rítsos acquiert, avec la liberté, un statut hugolien de « poète national ».

Les dernières années[modifier | modifier le code]

En 1977, il a reçu le Prix Lénine pour la paix. Il est un des deux grecs (l’autre étant Kóstas Várnalis en 1959) à avoir reçu l’équivalent soviétique du Prix Nobel occidental. Malgré plusieurs candidatures, Elytis et Séferis n’ont jamais réussi à obtenir ce prix (mais ils ont eu des prix Nobel).

En 1977, Ritsos reçoit le Prix Lénine de la Paix


Pendant la période de transition, le poète ajoutera à sa riche production poétique la publication de nouvelles, regroupées sous le titre commun d’"Iconostase des saints anonymes" (1983-85).

Son dernier livre a été “ Tard, très tard dans la nuit” (1987-1989), qui reflète la tristesse du poète, sa conscience de la perte mais aussi sa grande espérance dans la créativité et dans la vie.

En marge de ces recueils importants, Rítsos multiplie les séries de très courts poèmes qui mêlent humour, visions cauchemardesques et notations d’un quotidien sacralisé. Il meurt alors que s’effondre, dans les pays socialistes, le rêve pour lequel il a lutté et souffert pendant tant d’années. Son ancienne gloire « militante » compromet alors sa gloire littéraire et entraîne son œuvre, à l’étranger du moins, dans un discrédit dont elle mériterait amplement de sortir.

Son œuvre publiée comporte plus de cent recueils de poèmes, des pièces de théâtre, des essais ainsi que des traductions. Il a aussi laissé un grand nombre d'œuvres inédites. Des poèmes de Ritsos ont été traduits dans plus de quarante langues.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(Les titres proposés sont des traductions françaises même dans les cas où les œuvres en question n'ont pas été entièrement traduites en français.)

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Tracteurs (1934)
  • Pyramides (1925)
  • Épitaphe (1936)
  • Le chant de ma sœur (1937)
  • Symphonie printanière (1938), mise en musique par Mikis Theodorakis en 1966
  • La marche de l'océan (1940)
  • Vieille mazurka au rythme de la pluie (1942)
  • Épreuve (1943)
  • Notre compagnon Níkos Zachariádis (1945)
  • L'homme avec l'œillet (1952)
  • Aux quartiers du monde (1951)
  • Veillée (1954)
  • Étoile de la matinée. Petite encyclopédie de surnoms pour ma petite fille (1955)
  • La sonate au clair de lune (1956)
  • Au revoir. Les dernières heures de Grigoris Afksentiou dans la grotte brûlante (1957)
  • De Makronissos (1957)
  • Cruche. Élégie pour un Printemps court (1957)
  • Clarté d'hiver (1957)
  • Chronique (1957)
  • Ville rebelle (1958)
  • L'architectonique des arbres (1958)
  • Quand vient l'étranger (1958)
  • Figure de l'absence (1958)
  • Les vieilles femmes et la mer (chorique) (1959)
  • Le pont (1960)
  • La fenêtre (1960)
  • Le saint noir (1961)
  • Sous l'ombre de la montagne (1962)
  • La maison morte (1962)
  • 12 poèmes pour Cavafy (1963)
  • Témoignages A’ (1963)
  • L'arbre de la prison et les femmes (1963)
  • Jeux du ciel et de l'eau (1964)
  • Philoctète (1965)
  • Témoignages B’ (1966)
  • Oreste (1966)
  • Grécité (1966)
  • Ostrava (1967)
  • Le corps et le sang (1970)
  • Le chef-d'œuvre sans queue ni tête (1971)
  • L'Hélène (1972)
  • Le retour de l'Iphigénie (1972)
  • Ismène (1972)
  • Pierres Répétitions Barreaux (1972)
  • Quatrième Dimension (1972)
  • Gestes (1972)
  • Chrysothémis (1972)
  • Graganda (1973)
  • Dix-huit chansons de la patrie amère (1973), mise en musique par Mikis Théodorakis
  • Couloir et escalier (1973)
  • Le mur dans le miroir (1974)
  • Hymne et lament pour Chypre (1974)
  • En papier (1974)
  • Phèdre (1975)
  • L'essentiel (1975)
  • Concierge (1976)
  • Gignesthai (1977)
  • Le heurtoir (1978)
  • Alors ? (1978)
  • Femmes de Monemvassia (1978)
  • Écriture d'aveugle (1979)
  • Transparence (1980)
  • Monochordes (1980)
  • Erotica (1980)
  • Rêve de midi d'été (1981)
  • Triptyque italien. Transfusion. Le monde est unique. La statue dans la pluie. (1982)
  • Creux (1982)
  • Gestes (1982)
  • Monovassia (1983)
  • Tirésias (1983)
  • 3x111 tercets (1987)
  • Correspondences (1987)
  • Les négatifs du silence (1987)
  • Semicircle (1989)
  • Tard, bien tard dans la nuit (1991)
  • L'Adieu (1967)

Prose[modifier | modifier le code]

  • Ariostos l'attentif raconte des moments de sa vie et de son sommeil (1982)
  • Quels choses étranges (1983)
  • Avec la poussée du coude (1984)
  • Peut-être qu'il soit comme ça (1985)
  • Le vieillard avec les cerf-volants (1985)
  • Pas seulement pour toi (1985)
  • Ariostos refuse devenir saint (1986)
  • Scellées d'un sourire (1986)
  • Se déclinent les questions (1986)

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Au-delà de l'ombre des cyprès : Drame épique en trois actes (1958)
  • Une femme vers la mer : Drame en trois actes (1959)
  • La colline à la fontaine : Drame en trois actes (1990)
  • Les cannes des aveugles : Drame en trois actes (1990)

Essais[modifier | modifier le code]

  • Études : Maïakovski - Hikmet - Ehrenburg - Éluard / Témoignages / Concierge (1974)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]