Saint-Germain-de-la-Grange

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Saint-Germain-de-la-Grange
Saint-Germain-de-la-Grange
La mairie.
Blason de Saint-Germain-de-la-Grange
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Aubergenville
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Yvelines
Maire
Mandat
Bertrand Hauet
2014-2020
Code postal 78640
Code commune 78550
Démographie
Gentilé Saint-Germanois[1]
Population
municipale
1 861 hab. (2015 en augmentation de 2,03 % par rapport à 2010)
Densité 356 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 03″ nord, 1° 54′ 01″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 170 m
Superficie 5,23 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-germain-de-la-grange.net

Saint-Germain-de-la-Grange est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Saint-Germain-de-la-Grange dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Germain-de-la-Grange se trouve dans le sud-ouest de la plaine de Versailles. L'habitat est rassemblé dans deux bourgs distincts, le village de Saint-Germain-de-la-Grange proprement dit (le Bourg), situé à peu près au centre du territoire de la commune et abritant la mairie, et au sud le hameau de Châtron, étagé sur la pente nord de la butte de Neauphle-le-Château, en lisière de cette commune et de Plaisir.
Il s'agit dans les deux cas de maisons individuelles construites en dehors du noyau ancien du village dans des lotissements relativement récents.
Le territoire communal s'étend sur le versant nord de la vallée du ru du Maldroit, affluent de rive droite de la Mauldre, au pied de la butte-témoin sur laquelle est établie la ville de Neauphle-le-Château. Il est relativement accidenté en pente marquée vers le nord. Sa limite nord suit essentiellement le cours du ru du Maldroit. Ce territoire est peu urbanisé (15 %) et pratiquement pas boisé. Il est consacré essentiellement à l'agriculture (céréales, colza).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Beynes Thiverval-Grignon Thiverval-Grignon Rose des vents
Beynes N Thiverval-Grignon
O    Saint-Germain-de-la-Grange    E
S
Villiers-Saint-Frédéric Neauphle-le-Château Plaisir

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la voirie communale qui donne accès à deux axes plus importants : les départementales D 11 (Saint-Cyr-l'École à Bréval) au sud et D 119 (Thiverval-Grignon à Hargeville) au nord.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

L'arrêt de car Villeroy.
L'arrêt de car « Villeroy ».

La ligne de Saint-Cyr à Surdon passe par le territoire communal. Jusqu'à Dreux 1864 - l'Aigle 1866 - Surdon 1867 - Vire 1868 - Granville 3 juillet 1870. De plus il existe une bifurcation vers Mantes-la-Jolie par la ligne de Plaisir - Grignon à Épône - Mézières (30 août 1900).

Les gares ferroviaires les plus proches de la commune sont celles de Beynes à 4 km, Villiers - Neauphle - Pontchartrain à 4,5 km et Plaisir - Grignon à 5 km.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 12, B, M, P, Q et V de la société de transport Hourtoule et par la ligne 27 de la société de transport CSO.

Sentier de randonnée[modifier | modifier le code]

La commune est également traversée par un sentier de grande randonnée, le GR 1 (tour de l’Île-de-France).

Autres[modifier | modifier le code]

Une double ligne à haute tension est orientée ouest-est dans le sud de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Morainville à l'époque franque [2], Sancto germano subtus neaupfle vers 1184[3], Sanctus Germanus de Morevilla en 1205[4], Saint Germain de Morainville en 1484[5].

Morainville désignait anciennement le « domaine de Morinus ».

Toponyme composé de Saint-Germain et grange[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Germain-de-la-Grange

Les armes de Saint-Germain-de-la-Grange se blasonnent ainsi :

Tranché au premier d'azur à trois colombes d'argent, au second de gueules à un chien passant d'or, une bande du même chargée de cinq coquilles de sable brochant sur la ligne de partition.

Historique[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
Le monument aux morts place Alphonse-Mainguet.

L’origine de Saint-Germain-de-la-Grange n’est pas connue. Mais, on estime que c’est entre le IXe et le XIe siècle que le nom de saint Germain (496-576), nommé évêque de Paris au VIe siècle par le roi Childebert (fils de Clovis) en 555, lui a été donné. Un sarcophage de cette époque a été retrouvé dans la commune[7]. La Grange provient vraisemblablement de l’existence pendant plusieurs siècles d’un ensemble de bâtiments construits selon l’architecture cistercienne. Il était composé de plusieurs granges et d’un bâtiment principal d’habitation où logeaient des frères converts. Une autre origine pourrait provenir de l’existence d’une grange destinée à contenir les produits de la dîme qui était un impôt représentant un dixième de tout ce qui croissait et naissait au bénéfice des seigneurs et du clergé. C’était l’endroit où étaient collectés les impôts. Ce privilège donna lieu, dès le Moyen Âge, à de fructueuses transactions, parfois irrégulières, que Charlemagne dénonça.Très répandus dans la région, des fours à chaux de diverses époques ont été installés pour les constructions. Au cours des travaux de l'Espace-Loisirs, trois datant de l'époque mérovingienne (VIe et VIIe siècles) furent découverts. En 1987, un sarcophage de cette époque a été découvert à l'emplacement de l'ancien cimetière derrière la place Mainguet où se trouve le monument aux morts de la commune [8].

Avant 1179
À l’époque gauloise, Saint-Germain-de-la-Grange était situé à l’extrême ouest du territoire des Parisii. La frontière avec celui des Carnutes était matérialisée par la Mauldre qui prend sa source à Coignières (169 mètres d’altitude). Son cours s’étend sur 30 kilomètres jusqu’à la Seine (18 mètres d’altitude)[7].

XIIIe siècle
Le fief de Saint-Germain dépendait de la baronnie de Neauphle-le-Château et se trouvait administré par les seigneurs de Chateron. Ils ont habité le hameau actuel de Chatron situé sur le point culminant de la commune[8].

XVe siècle
Mathurin de Harville, né en 1459, fut seigneur de la Grange. Le roi Louis XI cède, en 1450, la châtellerie de Neauphle-le-Château à François Ier, duc de Bretagne, qui se trouve ainsi rattachée au comté de Montfort. Charles VIII, le 6 mai 1484, déclare que Saint-Germain de Morainville est réuni au comté de Montfort[8].

XVIIe siècle
Claude de Bullion, seigneur de Wideville, avait acquis, le 31 août 1639, les terres de Saint-Germain de Morainville (aujourd'hui Saint-Germain-de-la-Grange), de Plaisir, de la Grange-du-Bois et de Thiverval[9].

Le 12 mai 1682, Pierre de Bellièvre vend à André Potier, chevalier, seigneur de Novion (Novigentum) et conseiller au Parlement, le marquisat de Grignon et la seigneurie de Saint-Germain-de-la-Grange[10].

XVIIIe siècle
En 1789, les Révolutionnaires ont voulu faire disparaître tout ce qui rappelait la dîme. De nombreux documents ont été détruits et le village changea plusieurs fois de nom. Le 28 mars 1789, Nicolas Hautdecoeur, laboureur né à Vicq en 1729, fut élu député à l’Assemblée Nationale comme représentant du tiers état. La paroisse est rattachée depuis 1802 à celle de Villiers-Saint-Frédéric. L'église Saint-Martin (Saint-Germain ?) était à l'emplacement de la croix sur la place Alphonse-Mainguet, à proximité de deux anciennes fermes au centre du village actuel, elle a été désaffectée après le Concordat et démolie après 1818. Elle figure sur le cadastre napoléonien[11].

XIXe siècle
En 1814, la commune ne compte plus que 169 habitants à cause de la saignée des guerres napoléoniennes. Symboles de l’Ancien Régime en 1789, les terres rattachées à la cure furent confisquées et vendues comme biens nationaux. À la Restauration, la commune va devenir un autre symbole : celui de la Révolution. Plus rien ne sera alors fait pour elle[10].

XXe siècle
Jusqu'à 1960, cinq fermes existaient. Cinq familles différentes en étaient propriétaire. À l'école il n'y avait qu'une classe unique avec seulement 12 élèves, enfants d'agriculteurs, d'ouvriers agricoles et de cheminots .

XXIe siècle
Au début du XXIe siècle, deux fermes existent encore. Une seule est réellement exploitée. Les autres surfaces agricoles sont toujours exploitées par des agriculteurs n’habitant pas le village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1998 en cours Bertrand Hauet[12]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2015, la commune comptait 1 861 habitants[Note 1], en augmentation de 2,03 % par rapport à 2010 (Yvelines : +1,32 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
144187208192176168159172157
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
159175145138138147158155165
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
178157155136143156167170146
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2252898211 1871 4621 6221 7901 8371 850
2015 - - - - - - - -
1 861--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,4 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 24,1 %, plus de 60 ans = 18,3 %) ;
  • 49,6 % de femmes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 23,8 %, 45 à 59 ans = 23,2 %, plus de 60 ans = 19,2 %).
Pyramide des âges à Saint-Germain-de-la-Grange en 2007 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90  ans ou +
0,0 
2,5 
75 à 89 ans
3,1 
15,7 
60 à 74 ans
16,1 
24,1 
45 à 59 ans
23,2 
20,1 
30 à 44 ans
23,8 
15,4 
15 à 29 ans
12,5 
22,1 
0 à 14 ans
21,3 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

L'abreuvoir de Saint-Germain-de-la-Grange.
L'abreuvoir de Saint-Germain-de-la-Grange.
  • Commune rurales et sans commerces.
  • Deux zones d'activtés : PAVY I et PAVY II où sont installées plus de dix PME.
  • La population en est majoritairement résidentielle.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Plaque Jules GOHARD école St germain de la grange.jpg

La commune possède[19] :

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La croix de la place Alphonse-Mainguet.
La croix de la place Alphonse-Mainguet.
  • Grange aux dîmes : bâtiment qui servait sous l'ancien régime à stocker les céréales collectées au titre de la dîme (sentier de la Grange-aux-Dîmes).
  • Croix, place Alphonse-Mainguet : cette croix marque l'emplacement de l'église paroissiale brûlée pendant la Révolution.

Activités festives[modifier | modifier le code]

Autrefois

  • Dans les années 1950 et 1960, pendant les vacances de Noël et tous les 14-Juillet il y avait la fête de l'école avec des spectacles créés par les élèves et leur maitresse d'école, avec remise de cadeaux et de friandises pour la fête de Noël, et la remise des prix suivi d'un banquet avec les habitants du village pour le 14-Juillet.
  • Le 11 novembre et le 8 mai il y avait le dépôt d'une couronne de fleurs au monuments aux morts par les enfants de la classe unique de l'école, leur maîtresse et les personnalités locales (les élus municipaux et le garde champêtre). La couronne était confectionnée avec le cercle d'une roue de vélo, avec des bouquets de fleurs cueillies par les habitants du village dans leurs jardins et dans les champs par les élèves. À cette époque la commune n'était pas riche mais tous les habitants était associés à toutes les fêtes et commémorations.

Aujourd'hui

  • La Fête du village a lieu au mois de juin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://datafrance.info/saint-germain-de-la-grange-78640
  2. Revue de l'histoire de Versailles et de la Seine-et-Oise -Toponymie du pays de cruye et du val de galie p. 40.
  3. Dans une charte de Philippe Auguste.
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Tome 3, page 1545.
  5. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  6. Grange dîmière : bâtiment qui servait sous l'ancien régime à stocker les céréales collectées au titre de la dîme (sentier de la Grange-aux-Dîmes)
  7. a et b Histoire de Saint Germain de la grange, situation historique, page 1.
  8. a, b et c Histoire de Saint Germain de la grange, situation historique, page 2.
  9. Léon L. Risch, Lucien Brétignière, J. Guicherd -, Histoire du domain de Grignon, Page 10.
  10. a et b Histoire de Saint Germain de la grange, situation historique, page 3.
  11. Archives départementales des Yvelines, plan cadastraln 3P 2/269, feuille 2.
  12. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture des Yvelines.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. « Évolution et structure de la population à Saint-Germain-de-la-Grange en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 mai 2011).
  18. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 9 mai 2011).
  19. « Site officiel de l'inspection académique des Yvelines »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).