Neauphle-le-Château

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Neauphle-le-Château
Vue aérienne de Neauphle-le-Château.
Vue aérienne de Neauphle-le-Château.
Blason de Neauphle-le-Château
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Aubergenville
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Yvelines
Maire
Mandat
Bernard Joppin
2014-2020
Code postal 78640
Code commune 78442
Démographie
Gentilé Neauphléens
Population
municipale
3 134 hab. (2014)
Densité 1 458 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 55″ nord, 1° 54′ 11″ est
Altitude Min. 92 m – Max. 172 m
Superficie 2,15 km2
Localisation

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Neauphle-le-Château
Liens
Site web www.neauphle-le-chateau.com

Neauphle-le-Château est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Neauphle-le-Château dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

Construite sur une butte rocheuse, Neauphle-le-Château domine, vers l'ouest, la plaine de Montfort-l'Amaury vers Houdan et se situe à l'extrémité ouest de la plaine de Versailles.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune vue de l'ouest.
La commune vue de l'ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Germain-de-la-Grange Saint-Germain-de-la-Grange Plaisir Rose des vents
Villiers-Saint-Frédéric N Plaisir
O    Neauphle-le-Château    E
S
Villiers-Saint-Frédéric Jouars-Pontchartrain Jouars-Pontchartrain

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route nationale 12 puis par la route départementale 134 appelée avenue de la République aboutissant à la place Mancest. Une importante circulation locale s'effectue par la route départementale 11 (Saint-Cyr-l'École - Septeuil) qui traverse la ville selon un axe est-ouest en passant par ladite place Mancest, avec Plaisir à l'est et Villiers-Saint-Frédéric et son important carrefour du Pontel à l'ouest. Au carrefour dit des Trois Communes, à mi-chemin de la descente vers le Pontel, commence la route départementale 15 dite route de Chevreuse qui mène à Jouars-Pontchartrain jusqu'au hameau des Mousseaux.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Villiers - Neauphle - Pontchartrain qui est située à 2,5 km sur la commune de Villiers-Saint-Frédéric.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 7, 78, B, DF, M, P, Q et V de la société de transport Hourtoule.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Niefla castrum en 1118[1], Neauflejarum castellum en 1225[1], Nealpha Castri en 1351[2], Neaufle-le-Perreux[3].

Neauphle est un type toponymique commun au nord ouest de la France. Il apparaît sous différentes formes recensées par Albert Dauzat et Charles Rostaing à l'article Neaufles-Saint-Martin : Neauphle (Île-de-France), Neaufles (Eure), Neauphe (Basse-Normandie), Niafles (Mayenne)[4].

Il s'agit d'un composé d'origine germanique, basé sur les éléments *niwi- « neuf, nouveau » (vieux saxon, vieux haut allemand niuwi, vieil anglais nēowe, moyen néerlandais nie(uwe) « neuf, nouveau ») et *alah « temple, sanctuaire »[5],[6] (cf. gotique ahls, vieux haut-allemand alah, moyen haut-allemand alah).

Il se réfère probablement à des lieux de culte de la religion germanique primitive, les Saxons et les Francs étant restés païens lors de leur installation au nord de la Gaule. La localisation de ce type toponymique au nord de la France, uniquement, conforte cette hypothèse.

Le même élément *alah se retrouve dans un autre type toponymique répandu Bouafle, Bouafles (Bodalca 750 ; Bodelfa 1040), Boffles.

La graphie hellénisante avec ph permet de distinguer les Neauphle de l’Île-de-France de ceux du département voisin de l’Eure.

« Le château » fait référence au château fort de " La Butte à Philippe " [7], il fut détruit par les Anglais lors de la guerre de Cent Ans.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Neauphle-le-Château

Les armes de Neauphle-le-Château se blasonnent ainsi : parti, au premier d'argent à l'aigle de sable, au second de gueules au lion d'or.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
Le monument aux morts.

Le site est occupé pendant la Préhistoire.

Probable emplacement de Divoduro, station citée dans l'itinéraire d'Antonin entre Evreux et Lutèce.

Le château fort, de " La Butte à Philippe " [8], fut détruit par les Anglais lors de la guerre de Cent Ans.

En 1478, la baronnie de Neauphle-le-Château est rattachée au comté de Montfort-l'Amaury - les deux fiefs appartenant au duc de Bretagne -, mais Olivier Le Daim, qui a reçu le comté de Meulan dont relève la baronnie s'y oppose et le rattachement n'est entériné qu'en 1483, après la mort d'Olivier le Daim.

Réunie à la couronne au XVIe siècle, Neauphle-le-Château passe ensuite entre les mains de divers seigneurs (dont Nicolas Potier de Novion en 1682-1693[9]) jusqu'à la Révolution.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Neauphle-la-Montagne[10].

Grand Marnier « Cordon rouge ».

En 1798 : le clocher de l'église est réquisitionné pour l'installation d'un télégraphe Chappe, relais entre le poste des Clayes-sous-Bois et celui de La Queue-les-Yvelines ; le télégraphe sert jusqu'en 1851.

En 1827, Jean-Baptiste Lapostolle fonde une distillerie produisant des liqueurs de fruits, le futur Grand Marnier (1880)[11].

Le , l’ayatollah Khomeini expulsé d’Irak se réfugie en France, et s’installe en exil à Neauphle-le-Château quatre jours plus tard[12], d'où il rentre en Iran le 1er février 1979. Téhéran a ainsi une rue Neauphle-le-Château[13] où se trouve l’ambassade de France en Iran[14]. La propriété où il résidait, route de Chevreuse, a longtemps été clôturée et interdite d'accès et l'habitation est aujourd'hui détruite. Le gouvernement iranien a fait une demande afin de transformer en musée l'ancienne résidence de l'ayatollah Khomeini[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Bernard Joppin[16]    
1979   Michel Lorieux    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 134 habitants, en augmentation de 4,64 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
936 918 814 961 1 015 1 105 1 129 1 271 1 264
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 220 1 242 1 284 1 215 1 221 1 253 1 294 1 303 1 253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 303 1 237 1 228 1 111 1 219 1 176 1 135 1 123 1 338
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 301 1 558 1 952 2 151 2 499 2 771 2 973 3 028 3 134
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 16,6 %) ;
  • 50,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 20,1 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 18,2 %).
Pyramide des âges à Neauphle-le-Château en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
0,2 
3,3 
75 à 89 ans
5,7 
12,8 
60 à 74 ans
12,3 
20,4 
45 à 59 ans
20,1 
23,4 
30 à 44 ans
21,9 
19,0 
15 à 29 ans
20,1 
20,6 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[21]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

L'usine Grand Marnier.
Les bureaux de l'usine Grand Marnier.
  • Commune essentiellement résidentielle
  • Commerces exclusivement de proximité
  • Usine Grand Marnier. Cette distillerie, construite en 1827, produit environ dix millions de litres de Grand Marnier par an. Toutefois elle a fermé en juin 2012, date à laquelle la production a été transférée sur un autre site du groupe Marnier-Lapostolle à Bourg-Charente (Charente). Le transfert a été motivé par des contraintes environnementales et des normes de sécurité[22].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède[23] :

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs[modifier | modifier le code]

  • Le club de tennis de Neauphle-Le-Château.
  • Le RC 78. Équipe de football.

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Deux stades de football ;
  • sept courts de tennis (dont 3 couverts) ;
    • 2 quiks ;
    • 2 terre battue ;
    • 3 résine (couverts);
  • 1 citystade.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas.
L'église Saint-Nicolas.
  • Église Saint-Nicolas : église datant du XIIe siècle, restaurée au XVe siècle après les dommages subis au cours de la guerre de Cent Ans et dont la façade et la nef ont été reconstruites après un incendie au XVIIe siècle. L'ensemble a été restauré au milieu du XIXe siècle et à nouveau dans les années 1980-90.
  • Distillerie Grand Marnier : XIXe siècle.

Activités festives[modifier | modifier le code]

  • Brocante.
  • Marché d'automne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Leroy, Si Neauphle-le-Château m'était conté, histoire et histoires d'un village d'Île-de-France, Mairie de Neauphle-le-Château, 2003. (ISBN 2-9520638-1-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  2. Auguste Longnon, Pouillé de la Province de Sens, 1904, p. 213G
  3. Jean-Aimar Piganiol de La Force - Nouveau voyage de France, 1780, Tome 1, page 178.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968 (réédition Guénégaud 1979).
  5. ibidem
  6. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 149
  7. Service Archéologique Départemental des Yvelines - Moyen Âge.
  8. Service Archéologique Départemental des Yvelines - Moyen Âge
  9. « L'histoire de Neauphle-le-Château », sur www.neauphle-le-chateau.com (consulté le 1er février 2012)
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Histoire de la marque Grand Marnier sur le site officiel.
  12. Gérard Puechmorel, documentaire « Les 112 jours de Khomeiny en France » sur France 3, 2012
  13. Orthographiée "نوفل لوشاتو", et "Nofel Loshato street" sur les panneaux bilingues de la capitale
  14. Ambassade de France à Téhéran.
  15. La brouille Paris-Téhéran se nourrit de mesquineries, Le Figaro, 15 décembre 2008.
  16. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture des Yvelines.
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. « Évolution et structure de la population à Neauphle-le-Château en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 mai 2011).
  21. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 mai 2011).
  22. « Neauphle-le-Château - L'ultime visite de la distillerie Grand Marnier », Le Parisien,‎ , p. III (édition des Yvelines).
  23. Site officiel de l'inspection académique des Yvelines.
  24. http://www.pescarolo.com/team.asp?mode=Pilotes