Alfred Sommier

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Alfred Sommier
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Alfred Sommier (1835 - 1908) est un industriel français, fils de Pierre-Alexandre Sommier, et principalement connu pour avoir dirigé et fait prospérer les Sucres Sommier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à La Villette (Paris 19e actuel), il épouse en 1872 Jeanne de Barante, fille du baron Prosper-Claude-Ignace-Constant Brugière de Barante qui lui donnera trois enfants :

  • Edmé (1873-1945), épouse en 1902 Germaine Casimir Périer
  • Lucie (1874-1946), épouse en 1897 Robert de Vogüe
  • Alexandre, mort jeune de tuberculose

En 1867, il fonde un établissement hospitalier destiné à recevoir les vieillards indigents (situé faubourg Sommier à Villeneuve-sur-Yonne).

Il achète en 1872 un hôtel particulier situé 54, rue de Ponthieu à Paris.

Les Sucres Sommier[modifier | modifier le code]

Pierre-Alexandre Sommier, et ses deux fils, Honoré et Alfred, font construire une petite raffinerie de sucre dans la maison familiale.

Alfred Sommier dynamise l'entreprise qui devient leader du marché français devant Say, puis se rapproche dans les années 1930 des Sucres Lebaudy, maison que la famille Sommier rachète dans les années 1960 pour former Sommier-Lebaudy.

Jusqu'en 1940, l'entreprise est dirigée par Roger Soulange-Bodin, qui épouse la fille du copropriétaire des sucres Lebaudy-Sommier, Émile Boivin, descendant des Sommier.

Sommier-Lebaudy est vendue dans les années 1960 et devient la Générale Sucrière qui supprime ensuite les deux marques.

Château de Vaux-le-Vicomte[modifier | modifier le code]

En 1875, le préfet de Seine-et-Marne (nommé en 1873 par le duc de Broglie, Président du Conseil) Gustave Guyot de Villeneuve, amateur d'art et bibliophile, informe son ami Alfred Sommier de la vente prochaine par les ducs de Choiseul-Praslin du château de Vaux-le-Vicomte, qui, inhabité, en partie démeublé et assez délabré, risque d'être démoli.

Le 15 juin à Paris, celui-ci fait acheter par son notaire, à la bougie, les « château et terre de Vaux-Praslin, jardin et parc clos de murs (370 hectares), dépendances (27 hectares), fermes de la Basse Cour (144 hectares), de la Ronce (139 hectares) et des Granges (203 hectares) », en trois lots, réunis pour 2 275 400 francs-or[1].

De 1875 à 1908, le couple Sommier consacra l'énorme somme de 5 558 000 francs-or pour financer les gigantesques travaux de restauration des bâtiments vieux de deux siècles, menés par le célèbre architecte Hippolyte Destailleur (1822-1893)[2]. Le domaine appartient aujourd'hui à leurs descendants et le château est classé au titre des monuments historiques[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gabriel Milési, Les dynasties du pouvoir de l'argent, Michel de Maule, , p. 28.
  2. Patrice de Vogüe, Mémoire d'un chef-d'œuvre, Vaux-Le-Vicomte, 1875-2008, éditions de l'Imprimerie Nationale, 2008, p.28
  3. « Château de Vaux-le-Vicomte », sur www.culture.gouv.fr (consulté en août 2017)

Articles connexes[modifier | modifier le code]