Montainville (Yvelines)

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Montainville
Montainville (Yvelines)
La mairie.
Blason de Montainville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Intercommunalité Communauté de communes Gally Mauldre
Maire
Mandat
Éric Martin
2020-2026
Code postal 78124
Code commune 78415
Démographie
Gentilé Montainvillois
Population
municipale
501 hab. (2018 en diminution de 5,29 % par rapport à 2013)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 57″ nord, 1° 51′ 43″ est
Altitude Min. 37 m
Max. 131 m
Superficie 4,79 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aubergenville
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Montainville
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Montainville
Liens
Site web montainville78.com

Montainville est une commune française située dans le département des Yvelines (arrondissement de Mantes-la-Jolie), en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Montainvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de Montainville dans les Yvelines.

Situation[modifier | modifier le code]

Montainville se trouve dans le centre du département des Yvelines, à 19 km au sud-est de Mantes-la-Jolie et à 26 km au nord-ouest de Versailles.

Communes limitrophes de Montainville
Maule Mareil-sur-Mauldre
Andelu Montainville
Marcq Beynes

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Rivière la Mauldre en limite est de la commune.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Montainville, vue de la route d'Andelu
Montainville, vue de la route d'Andelu.

Le territoire de la commune est relativement peu étendu (479 hectares contre 872 en moyenne pour les communes des Yvelines) et s'étend à la limite est du plateau du Mantois et sur le versant ouest de la vallée de la Mauldre. La dénivellation est relativement importante entre le plateau, qui se trouve entre 120 et 130 mètres d'altitude, et le fond de la vallée, à environ 40 mètres. Le village se trouve sur le rebord du plateau, autour de la cote 100 mètres, qui correspond à une ligne de sources. Le site du village forme un promontoire limité par deux vallons dénommés d'après le nom de sources, le vallon de la Serpe au nord, celui de l'Orme au sud, qui forme la limite sud de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Montainville est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 et 5 °C en hiver (janvier) et 14 et 25 °C en été (juillet)[1]. La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.


Utilisation du territoire[modifier | modifier le code]

Type d'occupation % Hectares
Espace urbain construit 5 % 25,33
Espace urbain non construit 4 % 20,36
Espace rural 91 % 436,56
Rue du Pressoir
Rue du Pressoir.

Le territoire de la commune est essentiellement rural (91 %)[2], l'espace urbain construit représentant seulement 5 % du total, soit 25 hectares.

L'espace habité est groupé dans le village, à l'exception de quelques habitations en bord de Mauldre. Le village de Montainville est construit principalement en pierre. De grandes demeures rustiques y ont été construites, notamment au XIXe siècle. S'y sont ajoutés au XXe siècle quelques lotissements résidentiels.

Le plateau à l'est est entièrement consacré à la grande culture céréalière, dans un paysage d'openfield. Les zones boisées, principalement dans la vallée, ne dépassent guère 3 % de la superficie totale.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale no 191 qui relie Mantes-la-Jolie et Rambouillet et passe dans le fond de la vallée. La voirie communale relie cette route au village et celui-ci à la commune voisine d'Andelu sur le plateau.

Projet routier[modifier | modifier le code]

Un projet de liaison routière express nord-sud entre l'autoroute A13 au nord et la route nationale 12 au sud, connu sous le nom de voie nouvelle de la vallée de la Mauldre (VNVM), devait traverser, à une échéance indéterminée, le territoire communal dans sa partie est (sur le plateau). La municipalité de Montainville - au sein du collectif « Sauvons les Yvelines », réunissant des élus, des agriculteurs et des associations de défense de l'environnement - a combattu ce projet, a rallié 25 autres communes situées sur le tracé, opposées à tout projet routier dans cette région des Yvelines, qui a fait par ailleurs l'objet d'un virulent débat entre le conseil général des Yvelines et le conseil régional d'Île-de-France. En 2007, la région Île-de-France a tranché : pas de liaison routière dans le nouveau schéma directeur IdF.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche est celle de Mareil-sur-Mauldre, à 2,5 km du village environ, sur la ligne de la vallée de la Mauldre, qui assure des liaisons directes avec la gare Montparnasse, indirectes avec la gare Saint Lazare à Paris d'une part, et avec Mantes-la-Jolie d'autre part.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 18 de l'établissement Transdev d'Ecquevilly et par la ligne 13 de l'établissement Transdev de Houdan.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montainville est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[6],[7].

Logement[modifier | modifier le code]

En 1999, Montainville comptait 222 logements, en augmentation de 9,4 % par rapport à 1990, dont 174 résidences principales (78,4 %) et 33 résidences secondaires[8]. L’âge moyen du parc immobilier est relativement élevé, près de 70 % des logements ayant été construits avant 1975 et plus de 45 % avant 1949 (contre 33,7 % pour la moyenne régionale francilienne). On constate cependant un certain renouvellement du parc avec 13,8 % de logements construits après 1990 (contre 9,1 % en Île-de-France).

Il s'agit essentiellement de maisons individuelles (209 logements, soit 94,1 %), seuls 13 logements étaient en 1999 en immeuble collectif (ces proportions diffèrent totalement de la moyenne régionale qui est de 26,9 % en individuel et 73,1 % en collectif).

La grande majorité des habitants (81,6 %) étaient propriétaires de leur logement, contre 12,1 % de locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région)[9],[10].

Montainville ne comptait en 1999 aucun logement HLM. Les grands logements sont très majoritaires : la plupart des habitations possèdent quatre pièces et plus (72,4 %), puis trois (21,8 %) et deux pièces (5,7 %). Aucun logement d'une pièce n'était recensé en 1999.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Montenvilla vers 1130[11], Montenvilla 1220[12], Montainvilla vers 1248[13] en 1272[14], en 1351[14],[15], Montainville 1370, Montainvilla en 1494, Montainville en 1564, Matinville vers le XVIIe siècle[16].

L'hypothèse qu’Amonte villa ou Amons villa mentionné au IXe se rapporte à Montainville a été jadis formulée[17],[18], mais elle est désormais rejetée de manière explicite ou implicite, car elle se rapporterait en réalité à Amonville, devenu Monville / Mouville, au finage de Champseru[19].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural », dont le premier élément Montain- représente un anthroponyme[11],[20] selon le cas général.

Monten- peut résulter de l'évolution du nom de personne germanique Muntinc[11] (> Munding) cf. *païsenc > paysan, à moins que la forme initiale ne soit Montan- qui s'expliquerait alors aussi par l'anthroponyme féminin Monta[20], ce dernier étant au cas régime féminin Montan, cas le plus souvent utilisé pour les types toponymiques en -ville à l'exception de la Normandie. Le cas régime masculin aurait été Mondon / Monton ex. : Mondonville-Saint-Jean, Mondonville) et le patronyme français Mondon.

Homonymie avec Montainville (Eure-et-Loir)

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

  • On a trouvé à Montainville, tant sur le plateau que dans la vallée, des outils préhistoriques en silex et des restes de poteries montrant que le territoire était habité depuis le Paléolithique jusqu'au Néolithique.

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • Du IIIe siècle au Ier siècle av. J.-C., le territoire occupé par Montainville se trouvait dans le territoire de la grande tribu gauloise des Carnutes qui s'étendait entre la Loire et la Seine avec deux cités importantes, Autriacum (Chartres) et Genabum (Orléans).
  • Du Ier siècle au IIIe siècle, ce territoire fait partie de l'Empire romain. Il est rattaché à la Provincia lugdunencia ou Gaule lyonnaise. Plusieurs sites gallo-romains ont été découverts et fouillés à Montainville au cours du XXe siècle, notamment sur le plateau à la limite d'Andelu[21]. Des témoignages archéologiques attestent l'occupation du site de la Ferme du Fort dès le Ier siècle: céramiques, tronçon de voie antique partant de la Ferme du Fort à la rue de l'Ormoir (voie antique secondaire sur l'itinéraire Epône/Jouars-Pontchartrain) [22].

Mérovingiens, Carolingiens[modifier | modifier le code]

  • Des témoignages archéologiques attestent l'occupation du site de la Ferme du Fort dès le premier Moyen Âge. Des structures maçonnées, et des céramiques y ont été mises au jour, faible occupation du site aux VIIe – VIIIe siècles, haute fréquentation aux IXe – XIe siècles[22].

Féodalité, les barons de Maule[23][modifier | modifier le code]

  • Au Haut Moyen Âge, la partie nord de ce territoire, centrée sur le bassin de la Mauldre a formé par la suite le pagus pinciacus (Pincerais). Ce terme perdurera dans la limite religieuse du diocèse de Chartres, le doyenné du Pincerais. Dans son ouvrage Jacques Tréton[24] propose de nommer Montainville-en-Pincerais pour le distinguer de Montainville-en-Beauce localisé près de Chartres.
  • Au tout début du XIIe siècle, un premier seigneur de Montainville apparait.
  • Au XIIIe siècle, le village n'aura plus de seigneur autonome mais sera rattaché à une seigneurie extérieure plus puissante (la famille de Maule, issue des Le Riche[25]).
  • 1234 - Création de la paroisse de Montainville. Le hameau de Montainville dépendait avant le 28 juin 1234 de Mareil-sur-Mauldre. "L’église de Montainville, dépendant de l’église de Mareil [ecclesia de Montanvilla, dependens ab ecclesia de Marolio], jusque-là fût éloigné de celle-ci, que le recteur lui même ne pouvait convenablement servir les deux églises, à cause de quoi la dénommé église de Montainville et les paroissiens de celle-ci souffraient assez souvent du manque de dieu, et que ledit recteur de la dicte église eût librement résigné"[26]. La nouvelle paroisse de Montainville fut créée peu après. Elle dépendit directement de l'archidiacre du Pincerais qui nommait à la cure[27].

XVe siècle, famille des Morainvillier[28][modifier | modifier le code]

  • En 1398, la seigneurie passe aux mains de Simon de Morainvillier qui épouse l'héritière des Maule (famille Le Riche)[29]. Il mourut en 1415 à la bataille d'Azincourt avec la fine fleur de la chevalerie française. Ses successeurs seront Louis de Morainvillier, Jean de Morainvillier, reconstruira le vieux château en un Manoir (La Ferme du Fort) et un hôtel pour son gendre de Châteaubriant (mairie, bat. disparu)[30]. Sans héritier mâle, il adoptera son neveu Guillaume Vipart qui « relèvera » le nom des Moranvillier et sera appelé Guillaume de Morainvillier. Ce dernier fera édifier la tour clocher de style Renaissance de l'église de Maule.

Fin du XVIe siècle, famille de Vic[modifier | modifier le code]

  • Jehanne de Morainvillier apporte en dot la seigneurie de Montainville et celle de Mareil lors de son mariage avec Oudard Blondel de Joigny, baron de Bellebrune, dont elle avait eu une fille, Louise Blondel de Joigny qui épousa Jacques II d'Espampes Valençay[31],[32],[33].
  • Devenu veuve Jehanne de Morainvillier se remarie, le 5 mai 1578, avec Dominique de Vic[34],[35],[32]. Ils reconstruiront le chœur de l'église vers 1603. Les clés de voûte de l'église portent leurs armes respectives. Dominique de Vic fut un guerrier inlassable. Il perdit une jambe à la suite d'un combat, et continua à servir Henri III puis Henri IV auquel il était très reconnaissant, malgré sa jambe de bois, de s'être vu confier plusieurs missions royales. Quand le « Bon roi Henri » fut assassiné par Ravaillac rue de la Ferronnerie à Paris le , il était près de lui : « outré d’indicible regret et déplaisir, comme grand serviteur du Roi qu’il était, s’y étant trouvé et fondant tout en larmes, pria qu’on lui en donnât la chemise, laquelle toute percée et sanglante il mit dans ses chausses et l’emporta avec lui». Il mourut de chagrin un jour après () : «Le dimanche 15e, à deux heures après minuit, est mort, en cette Ville de Paris, M. de Vicq, Gouverneur de Calais, bon et fidèle serviteur du Roi et de Son État, et qui avait fait de grands services à cette Couronne»[36].
  • En 1618, Jeanne de Morainvillier marraine signe les registres paroissiaux (ADY en ligne p. 28/114).
  • En 1622, deux de ses petits enfants, Jehan d'Estampes et Eléonor d'Estampes sont parrain et marraine et signent les registres paroissiaux de Montainville (ADY, en ligne p.34B/114).

Début du XVIIe siècle, famille de Harlay, famille de Bullion[modifier | modifier le code]

  • En 1620, la seigneurie de Montainville est transmise par héritage à sa cousine Jacqueline de Morainvillier, épouse du célèbre Nicolas de Sancy[37],[38]. Il donnera son nom au fameux diamant le Sancy. Il se trouve ruiné par les guerres de religion, et vendra (vers 1630) la seigneurie de Montainville à Claude de Bullion[39], riche Surintendant des finances. Il inventera en 1640 le louis d'or. Ses descendants resteront jusqu'à la Révolution[40].

Fin du XVIIe siècle installation de la Fauconnerie du Cabinet du Roi[modifier | modifier le code]

  • Vers 1670, Louis XIV, qui n'a pas la même prédilection que son père Louis XIII pour la chasse au vol avec les faucons, lui préférera la vénerie avec la chasse à courre (ou au mousquet), installe son équipage ou Fauconnerie du Cabinet du Roi à Montainville. C'est la famille de Jean-Claude Forget et ses successeurs qui contrôlera durant les XVIIe et XVIIIe siècles la Fauconnerie du Roi. Elle perdurera tout en déclinant en nombre et en importance jusqu'à la Révolution. Les maitres fauconniers étaient souvent originaires de la région d'Anvers en Flandres.
  • Depuis Claude de Bullion la seigneurie de Montainville passera aux mains de prestigieuses familles qui résidèrent non loin de Montainville, au château de Wideville. Ils occupèrent également la charge de Grand Fauconnier de France, Louis-César de La Baume Le Blanc de La Vallière (1708-1780), Grand Fauconnier en 1748; son gendre lui succéda Louis Gaucher de Châtillon (1737-1762) duc de Châtillon et pair de France Grand Fauconnier en 1762. Ne doutons pas qu'ils passèrent de temps à autre à la Fauconnerie de Montainville. Louis César épousa Anne-Julie Françoise de Crussol d'Uzès (1713 – 1797) en 1732[41]. Elle fut le dernier représentant des seigneurs de Montainville. Elle anima dans son château de Wideville une société brillante et raffinée. Ses bons rapports avec la population et son grand âge lui firent traverser les débuts de la Révolution sans trop de tracas et elle put mourir dans son château en 1797 où elle repose dans la chapelle[42].
  • À partir du XVIIIe siècle, un moulin sur la Mauldre se consacre à la fabrication du papier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Marius Lamarre    
1947 1959 Roger Olivier    
1959 1971 André Hérard    
1971 1983 Paul Pouliquen    
1983 2003 Serge Raoux    
2003 2008 Pascale Oger    
2008 En cours Eric Martin    

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune de Montainville appartient au canton d'Aubergenville et est rattachée la communauté de communes Gally Mauldre.

La commune est adhérente[43] depuis 2006 à l’association patrimoniale de la plaine de Versailles et du plateau des Alluets (APPVPA). Cette association qui comprend trois collèges, élus, agriculteurs et associations, a pour objectif[44] d'établir un projet de développement durable dans le plaine de Versailles et en particulier maîtriser l'urbanisation en préservant les activités agricoles.

Sur le plan électoral, la commune est rattachée à la neuvième circonscription des Yvelines, circonscription à dominante rurale du nord-ouest des Yvelines.

Sur le plan judiciaire, Montainville fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[45],[46].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[48].

En 2018, la commune comptait 501 habitants[Note 3], en diminution de 5,29 % par rapport à 2013 (Yvelines : +1,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540585523484463456431445411
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
414389358335321274292277307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
304313332272267263254205242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
305317396382419507553559537
2017 2018 - - - - - - -
506501-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

À la fin du XVIIIe siècle, Montainville était surpeuplée avec une densité de 123 habitants/km2 en 1800 (contre 82 en moyenne sur l'Île-de-France). La population de Montainville a sensiblement décru tout au long du XIXe siècle, passant de 585 habitants en 1800 à 274 en 1881, soit une baisse de 53,2 %. Cette évolution, nette sous le Second Empire, s'explique par l'émigration, notamment vers Paris, concomitante de l'amélioration des voies de communication, et à partir de 1860 par un solde démographique négatif, les décès l'emportant sur les naissances[16].

Au cours du XXe siècle, on constate, après le minimum absolu de 205 habitants constaté en 1946, une nette reprise de la démographie depuis la Seconde Guerre mondiale et notamment dans la dernière période, la commune ayant gagné 88 habitants, soit + 21 %, entre les recensements de 1990 et 1999. Cette augmentation correspond à la construction de nouvelles habitations, qu'il s'agisse de résidence principales ou secondaires, conférant un caractère résidentiel à la commune.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,8 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 25,4 %, plus de 60 ans = 13,4 %) ;
  • 52,1 % de femmes (0 à 14 ans = 24,7 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 24,1 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 14,4 %).

La pyramide des âges de la commune en 1999[51] fait apparaître un creux chez les adolescents et jeunes adultes (tranche 15-29 ans), qui représentent 11,4 % de la population totale, taux nettement inférieur à la moyenne régionale et en baisse par rapport à 1990 (15,0 %). Les jeunes enfants (tranche de 0 à 14 ans) représentent 27,5 % de la population, marquant un certain dynamisme démographique, et la tranche 30-44 ans est également, avec 25,1 %, plus forte qu'en moyenne régionale.

On constate entre 1990 et 1999 un certain rajeunissement de la population, les moins de 45 ans passant 60,4 à 64,9 % du total et les 45 ans et plus de 39,6 à 35,1 %.

Pyramide des âges à Montainville en 2007 en pourcentage[52]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,3 
5,6 
75 à 89 ans
6,2 
7,8 
60 à 74 ans
7,9 
25,4 
45 à 59 ans
21,3 
22,0 
30 à 44 ans
24,1 
16,4 
15 à 29 ans
15,5 
22,8 
0 à 14 ans
24,7 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[53]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Montainville dépend de l'inspection académique de Versailles (académie de Versailles) et de la circonscription d'Aubergenville.

La commune dispose d'une école élémentaire publique qui comprend trois classes et scolarise 60 enfants de la maternelle au cours moyen 2e année[54].

Événements[modifier | modifier le code]

  • Concerts et spectacles à la salle des fêtes et à l'église.
  • Olympiades de la Saint-Lubin en septembre.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture (céréales).
  • Commune résidentielle.

Une auberge, restaurant et café, est un lieu vivant de la commune.
Cet établissement a subi une profonde mise aux normes en 2007 et une réorganisation de la salle et a rouvert en .

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église sous le patronage de l'Assomption-de-la-Vierge[55].
Église en pierre et gros appareils dont on a la trace depuis la fin du XIIIe siècle.
Le clocher en pierre a été reconstruit par Simon de Morainvillier à la fin du XIVe siècle et porte son blason à neuf merlettes. La nef a été plusieurs fois remaniée à travers les siècles et détruit en partie pendant les guerres de religion.
Le chœur en pierre de taille a été reconstruit par les Vic-Morainvillier au début du XVIIe siècle, le blason des Vic avec une foi (deux mains jointes) et des Morainvillier avec les neuf merlettes. Sur une colonne du chœur est figuré un petit soleil, c'est un gnomon en lien avec le solstice d'été, le .
  • La ferme du Fort, ancienne ferme seigneuriale, possède encore une fenêtre à meneau du XVe siècle et renfermait jusqu'à la fin du XVIIIe siècle une tour carrée, vestige de l'ancien château seigneurial du XIIe siècle.
  • La grange seigneuriale du XVIe siècle avec ses belles charpentes.
  • La mairie actuelle est la partie occupée par le « Logis du Capitaine » de la Fauconnerie du Roi (famille Forget). Le gros du bâtiment date des XVIIe – XVIIIe siècles, mais il a été fortement réaménagé au XIXe siècle pour loger la mairie et l'école. Sur le côté droit de la cour de la mairie se trouve l'ancien bâtiment des communs (XVIIIe siècle), c'est aujourd'hui un gîte rural avec l'ancien parc du domaine. La Fauconnerie du roi a été installée dans le village par Louis XIV (1670). La propriété et ses bâtiments ont été morcelés à la Révolution.
  • Le lavoir route de Mareil-sur-Mauldre a été édifié en 1892 grâce au legs de madame Sacavin pour éviter aux habitants de descendre jusqu'à la Mauldre et favoriser l'hygiène du linge.
  • L'oratoire, proche de l'église, représentant la Vierge Marie moitié du XXe siècle était l'objet de pèlerinages.
  • Le bassin de la Serpe, dans les champs, abrite quelques familles de salamandres[réf. nécessaire]. C'était l'ancien abreuvoir pour les troupeaux de moutons et de vaches.

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Films tournés dans la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tombe de Bourvil
Tombe de Bourvil.
  • François Jean dit Montainville (1756 - ?), dessinateur juriste marchand d’estampes.
  • Bourvil (André Raimbourg), chanteur et acteur, qui a acheté en 1955 une maison de campagne dans le village, qui avait l'avantage d'être près de Paris. Il y séjourna avec sa famille jusqu'à sa mort. Il est enterré dans le cimetière communal de Montainville. Sa maison de campagne appartient toujours à la famille.
  • Dans ce qui est devenu le gîte rural de la Fauconnerie du Roy, a vécu Jacques Lanzmann.
  • Catherine Lara y habite à l'année.
  • Jean Jaurès eut pour projet d'y construire une maison mais un différend avec la mairie et le maire de l'époque, Charles Sacavin (1908-1911), ne permit pas de faire aboutir le projet. Le différend prit part autour du PLU (Plan Local d'Urbanisme). Jean Jaurès et Charles Sacavin ne trouvèrent aucun accord quant à la dimension du potager de Jean Jaurès.[57]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Montainville

Les armes de Montainville se lisent :

Parti au premier de gueules à la foi de carnation, parti au second d'argent à neuf merlettes de sable 3, 3, 2, 1.

La « foi » (deux mains jointes) représente la famille de Vic. Les « merlettes » (petits oiseaux sans bec ni pattes) représentent la famille de Morainvillier. Il correspond au blason de Jeanne de Morainvillier, dans la nef de l'église.

Le blason de Montainville appartient à l'Armorial des communes des Yvelines.

légendes[modifier | modifier le code]

L'historien E. Houth écrit en 1938 : "Des légentes fantastiques s'attachent quelquefois concernant des souterrains, des infractuosités diverses (...) et on peut citer notamment “la Carrière au Diable à Montainville” [58]. Ce lieu est à Falaise. Il s'agit d'une cavité datant du moustérien[59]. Elle servit de carrière au Moyen Âge.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Tréton, Histoire de Montainville en Pincerais, Tréton J.A., , 515 p. (ISBN 2-9512315-0-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Climat des Yvelines sur le site de Météo-France.
  2. Mode d'occupation du sol en 1999, Iaurif
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  4. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 4 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur insee.fr (consulté le 4 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  8. INSEE - le parc de logements à Montainville (Yvelines)
  9. INSEE - Logements à Montainville (Yvelines) : les occupants
  10. INSEE - Logements en Île-de-France : les occupants « Copie archivée » (version du 14 février 2009 sur l'Internet Archive).
  11. a b et c Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 476a.
  12. ANONYME La Chatellenie de Poissy (vers 1220) registre F de Philippe-Auguste (1165-1223). BN Ms. Lat. 9978, registre des fiefs f° 238. Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin (1922), t. 37, p. 66.
  13. A.N.série S 2249 No 16 (Abbaye de Saint Denis).
  14. a et b Auguste Longnon, Pouillé de la province de Sens, 1904, p. 120F ; note c.; p. 158f.
  15. Jacques Tréton, Histoire de Montainville: joli village du pays du Pincerais, 1998, p. 56.
  16. a b et c Histoire de Montainville en Pincerais (cf. Bibliographie).
  17. B. Guérard, Polyptyque de l'abbé Irminon, (1844), t. 2, De Amonte Villa, §116, p. 93 et note c.
  18. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  19. Auguste Longnon Polyptyque de l'Abbaye de st-Germain-des-Prés, 1895, t. 1 & 2, p. 121.
  20. a et b Marianne Mulon, Noms de lieux d'Ile-de-France, Bonneton, Paris, 1997, p. 83.
  21. Jacques Tréton, Hist. de Montainville, 1998, p. 33-35.
  22. a et b JAULNEAU (C.) INRAP Archéologie DIAG-Rapport de Diagnostic MONTAINVILLE SADY (2012), p. 51, 53-54, 55.
  23. Famille de Maule (fr) [1]
  24. Jacques Tréton, Hist. de Montainville (1998), p. 5.
  25. « Maule », sur Racines et Histoire.
  26. AUVRAY (Lucien) Les registres de Grégoire IX : recueil des bulles de ce pape (1896), t. 1, p. 1075, § n° 1978.
  27. DOUBLET (Nic.) Pouillé du diocèse de Chartres, ...(1738)
  28. Famille de Morainvillier (fr) [2]
  29. Jacques Tréton, Hist. de Montainville (1998), p. 137-139.
  30. Jacques Tréton, Livre d'Heures des Morainvillier. Rev. de l'ACIME (2018), t. 45, p.
  31. Recherches historiques de l'Ordre du Saint Esprit (1710), t. 1, p. 280.
  32. a et b CAIX DE SAINT-AYMOUR (Vte de), Mémoires et documents pour servir à l'histoire des pays qui forment aujourd'hui le département de l'Oise : (Picardie méridionale, nord de l'Ile-de-France) (1898), p. 6.
  33. MORERI Le Grand dictionnaire historique ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée (1759), t. 4, p. 245.
  34. Jacques Tréton, Hist. de Montainville (1998), p. 184-190.
  35. Famille de Vic (fr) [3]
  36. PETITOT (M.), Collection complète des mémoires relatifs à l'histoire de France : Registres Journaux de P. de l'Estoile (1826), t. 49, p. 120.
  37. Jacques Tréton, Hist. de Montainville (1998), p. 192-195.
  38. Famille Harlay de Sancy (fr) [4]
  39. Jacques Tréton, Hist. de Montainville (1998), p. 212-217.
  40. Famille de Bullion (fr) [5]
  41. Le PAIGE (André René), Dictionnaire topographique, historique, généalogique et..., (1777) Vol. 2, p. 500.
  42. Jacques Tréton, Histoire de Montainville (1998), p. 341.
  43. Vivre à Montainville, p. 3 [PDF]
  44. APPVPA, dossier de presse [PDF].
  45. « Tribunal d'instance de Mantes la Jolie - Liste des communes et cantons », Cour d'appel de Versailles (consulté le 20 avril 2011).
  46. « Tribunal de grande instance de Versailles - », Cour d'appel de Versailles (consulté le 20 avril 2011).
  47. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  48. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  49. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  50. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  51. INSEE : pyramide des âges 1999 - Montainville
  52. « Évolution et structure de la population à Montainville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011).
  53. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011).
  54. « Liste des écoles maternelles et primaires par commune - Commune : MONTAINVILLE », Inspection académique de Versailles (consulté le 7 juin 2011).
  55. « Le mobilier classé de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture.
  56. L2TC.com - Lieux de tournage cinématographique
  57. Max Gallo, Le grand Jaurès, Paris, Tallandier, , 672 p. (ISBN 1021040428), p. 123.
  58. HOUTH (E. Le folklore en Vexin, Pays de France et de Cruye, Hurepoix, Val de Galie, Parisis et Yveline. Revue de folklore français et de folklore colonial oct-dec 1938 (1938), t. 9, p. 161.
  59. LACHIVER (M.) Histoire de Meulan et de sa région par les textes (1965), p.39.