Goupillières (Yvelines)

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Goupillières
Goupillières (Yvelines)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Yvelines
Maire
Mandat
Régine François
2020-2026
Code postal 78770
Code commune 78278
Démographie
Gentilé Goupilliérois
Population
municipale
512 hab. (2018 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 50″ nord, 1° 45′ 57″ est
Altitude Min. 87 m
Max. 189 m
Superficie 5,63 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aubergenville
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Goupillières
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Goupillières
Liens
Site web goupillieres78.fr

Goupillières [ɡupijɛʁ] Écouter est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Goupillières dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se situe au sud du plateau du Mantois, sur un léger contrefort qui marque sa délimitation avec l'extrême nord du massif forestier de Rambouillet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La principale voie de communication routière est la route départementale 11 qui traverse le sud-ouest de la commune, menant à Septeuil vers l'ouest et à Thoiry vers le sud-est.
La route départementale 119 qui lui est parallèle, à peine à un kilomètre plus au nord permet de rejoindre, à Hargeville, près de l'église de Thoiry, au lieu-dit les Vignettes la route départementale 45 qui conduit à Maule vers le nord-est.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les gares ferroviaires les plus proches de la commune sont celles d'Orgerus - Béhoust à 8 km et Garancières - La Queue à 8,5 km.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 31, 45, Orgerus et SMTS de l'établissement Transdev de Houdan et par la ligne 78 de la société de transport Hourtoule.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Goupillières est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[4],[5].

Occupation des sols simplifiée[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se compose en 2017 de 87,87 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 5,9 % d'espaces ouverts artificialisés et 6,23 % d'espaces construits artificialisés[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Goupillières au XIIIe siècle[7], Goupillerie en 1351[8].

Le mot évoque l'ancien français goupil (du latin vulpes), du bas-latin vulpiculus[9], qui voulait dire "renard". Avec le suffixe de présence -aria, Goupillières veut donc dire : « lieu où il y a des renards ». C'est-à-dire du gallo-roman WULPICULU, avec une influence germanique sur la consonne initiale.

Goupillières était jadis un endroit qu'affectionnaient les renards[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
Le monument aux morts.

Certains documents font état, pour le XVe siècle, d'une seigneurie de Goupillières ayant successivement appartenu à la famille de Vitry, seigneurs de la Bretesche, puis à la famille de la Villeneuve, seigneurs de Noisy et Bailly, lesdites seigneuries se retrouvant réunies, vers le milieu du XVIe siècle, entre les mains de la famille de Pommereu pour être vendues en 1700 à Louis XIV[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2020 Raymond Jean[12]    
2020 En cours Régine François    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2018, la commune comptait 512 habitants[Note 3], en stagnation par rapport à 2013 (Yvelines : +1,62 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
348358371319367377368372379
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
393378378349357315318302287
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
284277280237252235227183169
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
207234289282357381433480512
2018 - - - - - - - -
512--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges en 2007[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Goupillières en 2007 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
0,5 
4,1 
75 à 89 ans
3,3 
11,7 
60 à 74 ans
13,3 
22,1 
45 à 59 ans
22,3 
24,3 
30 à 44 ans
26,1 
15,3 
15 à 29 ans
13,7 
22,1 
0 à 14 ans
20,9 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,3 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 24,3 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 16,3 %) ;
  • 48,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 26,1 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 17,1 %).

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède[19] une école élémentaire publique.

Économie[modifier | modifier le code]

L'abreuvoir de Goupillières.
L'abreuvoir de Goupillières.
  • Exploitations agricoles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Germain.
L'église Saint-Germain.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Germain.
Église du XIIe, XIIIe et XIVe siècles  ; son portail d'entrée est protégé par un porche en bois recouvert de tuiles datant du XIVe siècle et l'accès à ce porche se fait par deux rampes en pierre. L'église, ainsi que le porche et ses rampes d'accès, est protégée et inscrite aux monuments historiques depuis 1969[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Dorizon, (1860-1938), ancien directeur puis président de la Société générale, y avait son manoir.
  • Maurice de Grossouvre (1883-1923), directeur de la banque de Salonique et père de François de Grossouvre (1918-1994) y avait une propriété et est enterré avec son épouse et sa famille à Goupillières
  • Maurice Biraud, (1922-1982), y a habité. Il a été conseiller municipal.
  • Fred Mella, (1924-2019), soliste des Compagnons de la chanson y habitait et y est décédé. Il a été conseiller municipal.
  • Suzanne Avon, (1924-2018), actrice, épouse de Fred Mella y habitait et y est décédée.
  • Claude Mauriac, (1914-1996), écrivain, fils de François Mauriac, y posséda une résidence et y écrivit un part de son journal.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le patrimoine des communes des Yvelines - tome 2, Paris, Editions Flohic, , 1155 p. (ISBN 2-84234-070-1), « Goupillières », p. 578–579

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. [PDF]« Occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) », sur cartoviz.iau-idf.fr (consulté en ).
  7. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  8. Auguste Longnon, Pouillé de la Province de Sens (1904), p. 212.
  9. Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Paris, Bonneton, , 231 p. (ISBN 2862532207).
  10. Marianne Mulon, op. cit.
  11. « Chronologie Seigneurs de la Bretêche », Les Amis de Saint Nom La Bretêche, (consulté le ).
  12. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture des Yvelines.
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « Évolution et structure de la population à Goupillières en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  18. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  19. Site officiel de l'inspection académique des Yvelines.
  20. « Église Saint-Germain », notice no PA00087445, base Mérimée, ministère français de la Culture.