Garancières

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Garancières
La mairie.
La mairie.
Blason de Garancières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Aubergenville
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Yvelines
Maire
Mandat
Christian Lorinquer
2014-2020
Code postal 78890
Code commune 78265
Démographie
Gentilé Garanciérois
Population
municipale
2 377 hab. (2013)
Densité 222 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 18″ Nord 1° 45′ 31″ Est / 48.8217, 1.7586
Altitude Min. 87 m – Max. 188 m
Superficie 10,69 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-garancieres78.fr

Garancières est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Garancières dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Garancières est située dans la plaine de Montfort-l'Amaury à 32 km à l'ouest de Versailles, la préfecture, et à 26 km de Rambouillet, la sous-préfecture.

Communes limitrophes de Garancières
Flexanville Villiers-le-Mahieu Autouillet
Béhoust Garancières Boissy-sans-Avoir
Millemont La Queue-les-Yvelines

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Haute Perruche, le Breuil, la Vieuvigne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ru de Millemont.
Le ru de Millemont.

Le territoire communal est traversé d'ouest en est par le ru de Millemont et le ru des Fontaines provenant de La Queue-les-Yvelines au sud. Ces deux rus se jettent dans le ru de Garancières qui s'écoule vers Boissy-sans-Avoir.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route départementale 42 qui mène, vers l'est, à Boissy-sans-Avoir et Neauphle-le-Vieux et, vers l'ouest, à Béhoust et, au-delà, à Septeuil. La route départementale 155 est la rue Louis-Siou ou route de la Gare qui mène à La Queue-les-Yvelines. La route départementale 197 qui commence à proximité de la gare, traverse le sud du territoire communal pour mener, vers le sud-ouest, à Millemont et à la route nationale 12.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ligne de Saint-Cyr à Surdon traverse le territoire communal. La commune possède une gare ferroviaire sur cette ligne.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 02 et 67 de la société de transport Transdev Houdan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Waranceræ en 774[1], Warenceras[2] et Warenceriae au IXe siècle [3], Garanceriæ au XIIIe siècle[1].

Garancières, mot d'origine germanique Warenceras IXe siècle, est un champ de garance, plante tinctoriale[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien que certaines traces de peuplements antérieurs aient été découvertes sur la commune, c'est au IXe siècle qu’apparaît la première trace écrite de l'existence du village. Garancières s'appelle alors Warenceras dont la racine germanique est Warens qui signifie mur de clôture.

Warenceras fait partie de l'abbaye de saint-Germain-des-Prés au même titre que Flexanville, Orgerus et d'autres villages des environs. À la fin du IXe siècles Garancières est intégrée au comté de Montfort, et les seigneurs de Garancières sont les vassaux des comtes de Montfort.

Le village fait alors partie des marches du royaume de France. Il est donc menacé par les attaques barbares et normandes jusqu'à la fin du XIe siècle. C'est seulement pendant les XIIe et XIIIe siècles que Garancières renoue avec l'expansion. Cette période est marqué par des défrichements et la création du village de Béhoust.

Ce sont les mariages d'Anne Bretagne comtesse de Montfort qui rattachent définitivement la seigneurie de Garancières à la couronne de France.

Le XVIIe siècle est marqué par les aléas climatiques. Le refroidissement du climat, les inondations de 1650 et les épidémies causent une diminution de la population villageoise.

Finalement, au XVIIIe siècle, Garancières renoue avec la prospérité. Un réchauffement du climat et de meilleures récoltes permettent à la population de croître à nouveau. À l'époque le village est essentiellement agricole dont les cultures principales sont les vigne et les céréales. L'élevage est alors très peu pratiqué dans la commune.

Durant cette période la qualité de vie ainsi que l'éducation s'améliore dans l'ensemble du village. À titre d'exemple, 75% de la population masculine sait lire en 1650.

Les troubles révolutionnaires affectent assez peu Garancières qui devient chef de canton en 1791. Elle perd ensuite ce titre très rapidement.

Le XIXe siècle est une période faste pour la commune due essentiellement à l'explosion de l'activité vinicole. En effet, le phylloxéra causant la quasi-disparition des vignobles du Midi, favorise ceux d’Ile-de-France. Quelques années plus tard, ce parasite touchera tout aussi durement la région qui perdit ses vignes en une dizaine d'année.

L'activité vinicole n'a jamais repris depuis lors. La monoculture céréalière s'est imposée depuis accentuée par la modernisation et notamment la mécanisation de l'agriculture. Le paysage en est resté durablement marqué.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 en cours Christian Lorinquer[4]    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 377 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
798 866 821 806 880 848 823 824 823
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
774 780 791 795 750 749 741 815 905
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
865 904 907 857 854 796 803 917 930
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
902 1 025 1 193 1 392 1 923 2 242 2 331 2 356 2 395
2013 - - - - - - - -
2 377 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,6 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 24,2 %, plus de 60 ans = 14,5 %) ;
  • 49,4 % de femmes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 25,1 %, 45 à 59 ans = 23,7 %, plus de 60 ans = 16,3 %).
Pyramide des âges à Garancières en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,2 
4,2 
75 à 89 ans
5,3 
10,2 
60 à 74 ans
10,8 
24,2 
45 à 59 ans
23,7 
21,6 
30 à 44 ans
25,1 
15,2 
15 à 29 ans
15,2 
24,6 
0 à 14 ans
19,8 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède[9] :

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un stade (terrain de football). Elle est également dotée d'un terrain de roller, un City stade, un skate Park et une balançoire, située au domaine de la Boissière

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La fontaine.
La fontaine.
L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.
Le monument aux morts.
Le monument aux morts.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre : édifice en pierre du XIIe siècle, inscrit monument historique le 17 février 1950[10].
  • Vestiges d'un ancien pigeonnier, la tour du Fresnay.
  • Abreuvoir XVIIe siècle.
  • Château du Breuil (XVIe siècle).
  • Entre Garancières et Millemont, prés du château du Moulinet, il y avait une rue (chemin) des Juifs. M. Walter Eytan, ancien ambassadeur d’Israël en France, fait état d’une rue de la Synagogue, en bordure de forêt.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le général Claude-François de Malet (1754-1812), auteur d'une tentative de coup d'État contre Napoléon, fut propriétaire du château du Breuil.
  • Alice Staudenmann, a reçu le titre de Juste parmi les nations par le Comité pour Yad Vashem, dont les noms figurent sur le Mur d'honneur du Jardin des Justes à Jérusalem, mais également à Paris, dans l'allée des Justes, près du mémorial de la Shoah, rue Geoffroy-l'Asnier[11].
  • La chanteuse Sheila habite Garancières.
  • Le groupe Cupofty vient de Garancières.
  • Le journaliste Michel Lancelot est enterré à Garancières.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Garancières

Les armes de Garancières se blasonnent ainsi :
D'azur à la tour d'or chargée d'une quintefeuille de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  2. a et b – Marianne Mulon –Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  3. Stéphane Gendron, Les noms des lieux en France: essai de toponymie - Page 225
  4. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture des Yvelines.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  7. « Évolution et structure de la population à Garancières en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 mai 2011).
  8. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 mai 2011).
  9. Site officiel de l'inspection académique des Yvelines.
  10. « Notice no PA00087441 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Alice Staudenmann, dirige "L’Enfant au Grand Air", un home d'enfants de l'Entraide temporaire, à Garancières. Sur les quarante enfants de l'établissement, 10 étaient juifs. Ils avaient été convoyés par Hélène Berr et sa sœur Denise Berr. Elle cacha leurs papiers et garda le secret. Pour se venger d'une punition, un jeune pensionnaire délinquant dénonça Alice Staudenmann. Un officier de la Gestapo vint enquêter et perquisitionner. Alice Staudenmann nia fermement abriter des enfants juifs. Les membres du personnel, qui n'étaient pas au courant, renchérirent et couvrirent de louanges leur directrice. Par mesure de sécurité, craignant une nouvelle perquisition, la directrice décida de transférer les enfants juifs dans un autre refuge