Diodurum

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Diodurum
Jouars-Pontchartrain
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Gaule lyonnaise
Type Ville
Coordonnées 48° 48′ 14″ nord, 1° 54′ 08″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Diodurum
Diodurum
Histoire
Époque Empire romain

Diodurum est une importante ville gallo-romaine en terre Carnute sur le site de l'actuelle ville de Jouars-Pontchartrain (Yvelines), la plus grande cité gallo-romaine administrative et commerciale recensée en Île-de-France.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La localité antique de Diodurum ne se trouve mentionnée que dans l’Itinéraire d'Antonin[1] sous la forme Dioduro, forme latine tardive issue du gaulois divo-> dio- « divin », associé à duron à l'origine « porte », puis « marché enclos, place, forum », enfin « ville close, bourg »[2]. Il a donné le toponyme Jouars par évolution phonétique romane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de la cité gallo-romaine de Diodurum remonterait au Ier siècle av. J.-C.. Elle fut habitée jusqu’au VIe siècle.

Diodurum se situait à un carrefour stratégique entre plusieurs voies de transports, notamment sur la voie allant de Lutèce à Durocasses (Dreux), ainsi que de Caesaromagus (Beauvais) à Autricum (Chartres) et Cenabum (Orléans). Le site est devenu par la suite, au XIIe siècle, une ferme cistercienne nommée ferme d'Ithe[3], qui dépendait de l’Abbaye Cistercienne Notre-Dame des Vaux de Cernay, située à une vingtaine de km au sud.

Évoqué dès le XVIIIe siècle, le site de Diodurum était connu dans les années 1950, mais ne fut véritablement fouillé qu'au moment des travaux de la déviation de la Route Nationale 12, entre 1994 et 1998, au titre de l’archéologie préventive. Ces fouilles ont permis de mettre au jour de nombreux vestiges (nécropoles, temples, sanctuaires, habitats, ruines d’un théâtre antique…). Depuis 2003, le site fait l'objet d'un programme de recherche archéologique sur le bâti cistercien et sur un quartier de l'ancienne cité antique.

Les fouilles liées aux travaux de la RN 12 sont à l'origine de la création de l'association pour la protection du site archéologique de Diodurum (APSAD). Son objectif est de réaliser un musée à ciel ouvert sur le site[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Itinéraire d'Antonin, 384, 6. Itineraria Antonini Augusti et Burdigalense, éd. Otto Cuntz, Leipzig, 1929 (Itineraria Romana, 1) ; repr. Stuttgart, 1990 (ISBN 3-519-04273-8).
  2. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003, p. 142 et 156.
  3. Ithe vient de Ayte, ou Ayta, qui serait un dérivé du celtique attegia signifiant « dépendance, baraque », Paris et Ile-de-France - Volume 49 - Page 135.
  4. Article d'Anne Le Lagadec, « Diodurum, sous les pavés cisterciens, « la ville des dieux » », l'Écho du Parc n°55,‎ (lire en ligne [PDF]).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvan Barat, Bruno Dufay, Ingrid Renault, Carte archéologique de la Gaule. Vol. 78. Les Yvelines, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, Paris, 2007, (ISBN 978-2-87754-189-3)
  • Olivier Blin, « Diodurum : l'agglomération antique de Jouars-Pontchartrain, dans les Yvelines », dans La France archéologique : vingt ans d'aménagements et de découvertes, Paris, 2004, p. 146-149
  • P. Brun, C. Marcigny, J. Vanmoerkerke (dir.), « Jouars-Pontchartrain (Yvelines). Extension spatiale et profondeur de temps : une question d'échelle », dans Une Archéologie des réseaux locaux. Quelles surfaces étudier pour quelle représentativité ? Actes de la table ronde des 14 et 15 juin 2005 à Châlons-en-Champagne, Revue Les Nouvelles de l'Archéologie, no 104-105, Paris, 2006

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]