Givraines

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Givraines
Image illustrative de l'article Givraines
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Pithiviers
Canton Malesherbes
Intercommunalité Communauté de communes de Beauce et du Gâtinais
Maire
Mandat
Patrick Guérinet
2014-2020
Code postal 45300
Code commune 45157
Démographie
Gentilé Givrainois[1]
Population
municipale
418 hab. (2012)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 57″ N 2° 22′ 08″ E / 48.1491666667, 2.3688888888948° 08′ 57″ Nord 2° 22′ 08″ Est / 48.1491666667, 2.36888888889
Altitude Min. 95 m – Max. 127 m
Superficie 11,26 km2
Localisation

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Givraines est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Givraines et des communes limitrophes

La commune de Givraines se trouve dans la quadrant nord du département du Loiret, dans la région agricole du Gâtinais riche[2] [3]. À vol d'oiseau, elle se situe à 43,7 km d'Orléans[4], préfecture du département, à 8,7 km de Pithiviers[5], sous-préfecture, et à 8,7 km de Pithiviers, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie de Pithiviers[3].

Les communes les plus proches sont : Yèvre-la-Ville (3,2 km), Boynes (3,2 km), La Neuville-sur-Essonne (4,3 km), Barville-en-Gâtinais (4,8 km), Gaubertin (5,1 km), Estouy (5,3 km), Aulnay-la-Rivière (5,3 km), Échilleuses (5,9 km), Boësses (5,9 km) et Grangermont (6,3 km)[6].

Communes limitrophes de Givraines
La Neuville-sur-Essonne Boësses
Yèvre-le-Châtel Givraines Gaubertin
Yèvre-la-Ville Boynes Barville-en-Gâtinais

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Intvilliers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

De 1790 à 1801, la commune est rattachée au canton de Boynes dans le district de Pithiviers. À partir de 1801, la commune est reversée dans le canton de Pithiviers[7].

De 1926 à 1942, Givraines, comme toutes les communes du canton de Pithiviers, dépendantes depuis 1800 (an VIII) de l'arrondissement de Pithiviers, a été rattachée à l'arrondissement d'Orléans, durant la suppression temporaire de l'arrondissement. La réforme de 1942 reconstitua cet arrondissement dans les limites et le découpage qui étaient les siens jusqu'en 1926[7].

Liste des maires successifs[8]
Période Identité Étiquette Qualité
1823 1834 Noël Bouttet    
1835 1858 Jean-Pierre Catineau    
1858 1860 Noël Bourdeaux    
janvier 1860 1870 Adolphe Bannier    
14 mai 1871 février 1874 Ambroise Bouttet    
9 mars 1874 avril 1890 Adonis Catineau    
4 mai 1890 17 mai 1896 Pascal Billard    
17 mai 1896 20 mai 1900 Henri Gilbon    
20 mai 1900 15 mai 1904 Anatole Merlet    
15 mai 1904 17 janvier 1909 Léon Bruneau    
6 avril 1909 18 juin 1922 Léon Gilbon    
18 juin 1922 26 mai 1940 Ernest Bruneau    
26 mai 1940 7 mai 1953 Joseph Hutteau    
7 mai 1953 26 mars 1965 André Hureau    
26 mars 1965 27 mars 1971 Henri Bouttet    
27 mars 1971 19 mars 1983 Pierre Benoist    
19 mars 1983 24 juin 1995 André Guérinet    
24 juin 1995 en cours Patrick Guérinet   Responsable de formation

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : démographie de Givraines.

En 2012, la commune comptait 418 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 620 584 576 575 572 602 606 603
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
602 578 553 549 561 574 578 615 575
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
513 523 515 462 469 455 424 393 387
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
378 354 308 284 326 306 338 343 418
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Givraines comprend une ZNIEFF[15].

La ZNIEFF, de deuxième génération et de type 2[Note 3], dénommée « Coteaux de l'Essonne et de la Rimarde », d'une superficie de 1 812 hectares, s'étend sur 17 communes, dont Givraines dans la partie nord de la commune[16]. Son altitude varie entre 90 et 140 m[17]. Les coteaux de l'Essonne et de la Rimarde sont un des espaces les plus intéressants du Loiret sur le plan biologique et écologique et géologique, tant pour les habitats naturels et les espèces d'intérêt patrimonial qu'ils abritent que pour le rôle fonctionnel qu'ils jouent. Les éléments singuliers et typiques de la flore sont notamment l'aster amelle (station très localisée), le carex de Haller, le lin de Léon, la violette des rochers ou encore le petit pigamon[18].

Zone Natura 2000[modifier | modifier le code]

La commune de Givraines est intégrée depuis 2004 au réseau Natura 2000. Le site « Vallée de l'Essonne et vallons voisins », qui concerne 19 communes du Loiret, est en effet déclaré site d'importance communautaire (SIC) au titre de la directive directive habitats (92/43/CEE)[19] le 7 décembre 2004 puis zone spéciale de conservation (ZSC) le 29 novembre 2011[20],[21].

Le site, très éclaté, se compose d’une multitude d’îlots plus ou moins isolés, qui se répartissent sur une surface de plus de 60 000 hectares, entre la vallée de la Juine à l’ouest et la vallée de l’Essonne à l’est, dans la petite région naturelle du Pithiverais. Le site lui-même ne couvre qu’une surface de 969 hectares[22]. Il s’agit d’un ensemble formé par les coteaux et les vallées qui constituent l’entité la plus étendue et la plus remarquable du Loiret au titre de la flore calcicole. On recense plusieurs espèces végétales en limite de leur aire de répartition (cardoncelle douce, baguenaudier). Les fonds de vallée de la ZSC renferment plusieurs vastes mégaphorbiaies et stations marécageuses[23]. Outre les espèces thermophiles des pelouses, sont intégrées au site des espèces est-européennes également en limite d’aire de répartition comme l’inule hérissée et les pétasites. De manière complémentaire dans l’intérêt floristique, un très important cortège mycologiques, lichenique et entomologique a été identifié[23].

Selon le FSD (Formulaire Standard des Données), le site Natura 2000 est occupé par une diversité d’habitats inscrits a l’annexe 1, dont on retiendra tout particulièrement les pelouses sèches seminaturelles et faciès d’embroussaillement sur calcaire[23]. La présence de populations d'espèces d'insectes inscrites à l’annexe II de la directive 92/43/CEE comme le lucane cerf-volant (Lucanus cervus) ou l' écaille chinée (Euplagia quadripunctaria) et de poissons comme le chabot commun (Cottus gobio), la bouvière (Rhodeus amarus ) ou la lamproie de Planer (Lampetra planeri) caractérisent le site[23].

Le secteur de Givraines comprend deux noyaux du site Natura 2000 localisés au Nord du bourg de Givraines, au sein de la vallée sèche, et est constitué de pelouse sèche sur calcaire[24],[25]. Malgré un état de dégradation prononcé, la diversité floristique de ces pelouses demeure intéressante. Le cortège floristique se constitue notamment d'hippocrépis à toupet (Hippocrepis comosa), de thym faux pouliot (Thymus pulegioides), de Brize intermédiaire (Briza media) et de séséli des montagnes (Seseli montanum). En outre, deux espèces d'intérêt patrimonial ont également été inventoriées dans cet habitat : la cardoncelle molle (Carduncellus mitissimus) et la Germandrée petit-chêne (Teucrium chamaedrys). Ces deux espèces sont déterminantes de ZNIEFF en région Centre et la première est protégée au niveau régional. Une diversité relativement intéressante d'Orchidacées s'y développe également (données provenant du Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien). On y retrouve notamment : l'orchis moucheron (Gymnadenia conopsea), l'orchis brûlé (Neotinea ustulata), l'ophrys mouche (Ophrys insectifera), l'ophrys abeille (Ophrys apifera)[26].

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilés des communes du Loiret. Consultation : novembre 2009.
  2. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 30 juillet 2015)
  3. a et b « Fiche communale », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 30 juillet 2015).
  4. « Orthodromie entre "Givraines" et "Orléans" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 30 juillet 2015).
  5. « Orthodromie entre "Givraines" et "Pithiviers" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 30 juillet 2015).
  6. « Villes les plus proches de Givraines », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 30 juillet 2015).
  7. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Liste des maires successifs de Givraines sur mairesgenweb. Consultation : novembre 2009.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  10. « L'église Saint-Aignan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Le presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Croix de Saint-Roch », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Croix de Saint-Roch », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Grange », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Liste des ZNIEFF de la commune de Givraines », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 8 août 2015).
  16. « Découpage communal de la ZNIEFF 240030654 - Coteaux de l'Essonne et de la Rimarde », sur le site des zonages du domaine de la Biodiversité, publié par la DREAL Centre. (consulté le 8 août 2015).
  17. « ZNIEFF 240030654 - Coteaux de l'Essonne et de la Rimarde - fiche de synthèse », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 8 août 2015).
  18. « ZNIEFF 240030654 - Coteaux de l'Essonne et de la Rimarde - fiche descriptive. », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 8 août 2015).
  19. Directive habitats
  20. « Arrêté du 29 novembre 2011 portant désignation du site Natura 2000 vallée de l'Essonne et vallons voisins », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 8 août 2015)
  21. « Site Natura 2000 FR2400523 - - fiche de synthèse », sur le site de l'Atelier technique des espaces naturels du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie (consulté le 8 août 2015).
  22. « Site Natura 2000 n°2400523 « Vallée de l'Essonne et vallons voisins » - Document d'objectifs - Introduction présentation », sur le site de la DREAL Centre (consulté le 8 août 2015), p. 7
  23. a, b, c et d « Site Natura 2000 n°FR2400523 - - fiche détaillée », sur le site de l'Atelier technique des espaces naturels du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie (consulté le 8 août 2015).
  24. « Site Natura 2000 n°2400523 « Vallée de l'Essonne et vallons voisins » - Atlas cartographique - secteur de Givraines - Habitats », sur le site de la DREAL Centre,‎ (consulté le 8 août 2015)
  25. « Site Natura 2000 n°2400523 « Vallée de l'Essonne et vallons voisins » - Atlas cartographique - secteur de Givraines - état de conservation », sur le site de la DREAL Centre,‎ (consulté le 8 août 2015)
  26. Rapport de présentation du Plan local d'urbanisme de Givraines, arrêté le 26 mai 2015 - p. 30
  27. Creff D, Jean Anguera l'académicien, La République du Centre, édition Orléans du 11 décembre 2014, p 3

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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