Boiscommun

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Boiscommun
Image illustrative de l'article Boiscommun
Blason de Boiscommun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Pithiviers
Canton Malesherbes
Intercommunalité Communauté de communes du Beaunois
Maire
Mandat
Agnès Chantereau
2014-2020
Code postal 45340
Code commune 45035
Démographie
Gentilé Boiscommunois
Population
municipale
1 132 hab. (2012)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 15″ N 2° 23′ 02″ E / 48.0375, 2.3838888888948° 02′ 15″ Nord 2° 23′ 02″ Est / 48.0375, 2.38388888889
Altitude Min. 108 m – Max. 147 m
Superficie 16,06 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loiret

Voir sur la carte administrative du Loiret
City locator 14.svg
Boiscommun

Géolocalisation sur la carte : Loiret

Voir sur la carte topographique du Loiret
City locator 14.svg
Boiscommun

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Boiscommun

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Boiscommun

Boiscommun est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Boiscommun et des communes limitrophes

La commune de Boiscommun se trouve dans le quadrant nord-est du département du Loiret, dans la région agricole du Gâtinais pauvre[1] [2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 38,3 km d'Orléans[3], préfecture du département, à 17,9 km de Pithiviers[4], sous-préfecture, et à 5,1 km de Beaune-la-Rolande, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie de Beaune-la-Rolande[2].

Les communes les plus proches sont : Montbarrois (1,6 km), Montliard (2,2 km), Saint-Loup-des-Vignes (2,9 km), Saint-Michel (3,5 km), Batilly-en-Gâtinais (4 km), Nibelle (4,4 km), Nesploy (4,8 km), Fréville-du-Gâtinais (4,8 km), Nancray-sur-Rimarde (5 km) et Beaune-la-Rolande (5,1 km)[5].

Communes limitrophes de Boiscommun
Nancray-sur-Rimarde Saint-Michel Montbarrois
Nancray-sur-Rimarde Boiscommun Saint-Loup-des-Vignes
Nibelle Nibelle Montliard

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

L'ancienne commune de Chemault, à l'ouest, est depuis 1973 une commune associée à Boiscommun.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cité royale, sous Louis VII Boiscommun était entouré d'un riche domaine et jouissait déjà de privilèges qui furent confirmés par Philippe Auguste en 1186. Gauthier de Villebéon en fut le seigneur, et la seigneurie passa à son fils Orson de Nemours par héritage en 1205[6].

Elle fut chef-lieu du district de Boiscommun de 1790 à 1795.

Le 24 novembre 1870, durant la guerre franco-allemande, eurent lieu les combats de Chilleurs, Ladon, Boiscommun, Neuville-aux-Bois et Maizières ou furent engagés le 29e régiment de marche[7],[8], le 44e régiment de marche[9], le 7e régiment de chasseurs à cheval[10], du 2e régiment de marche de lanciers[11], du 67e régiment provisoire composé de la garde nationale mobile de la Haute-Loire[12] et du 2e bataillon de la garde nationale mobile de la Corse.
Le 30 novembre eut lieu un second combat ou furent engagés le 42e régiment de marche[13], le 47e régiment de marche[14], du régiment de marche d'infanterie légère d'Afrique[15], du régiment de marche de tirailleurs algériens[16], du 12e régiment provisoire formé de la garde nationale mobile de la Nièvre, du 18e régiment provisoire formé de la garde nationale mobile de la Charente et du 1er bataillon de la garde nationale mobile de la Corse.

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[17], dont un à Boiscommun[18]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[19]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[18].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Boiscommun

Les armes de Boiscommun se blasonnent ainsi :

D'azur à un chêne terrassé au naturel et sommé d'un corbeau de sable, accompagné de 6 fleurs de lis d'or, 4 en chef, une à dextre et une à sénestre[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Depuis 1973, l'ancienne commune indépendante de Chemault (code Insee 45090) est devenue une commune associée à celle de Boiscommun.

Liste des maires depuis la Libération[21]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1946 André Beauvallet    
1946 1947 Gabriel Condé    
1947 1954 Jean Gérard    
1954 1959 Camille Alliot    
1959 1977 Jean Delaplanche DVD Conseiller général du canton de Beaune-la-Rolande (1964-1970)
1977 2014 Michel Grillon RPR puis UMP Entrepreneur
Conseiller général du canton de Beaune-la-Rolande (1982-2015)
Président de la communauté de communes
2014 en cours Agnès Chantereau DVD Conseillère départementale du canton de Malesherbes

Économie[modifier | modifier le code]

Économie qui dépend de l'agriculture voisine, des artisans, et du tourisme.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.
  • Église Notre-Dame contenant notamment l'un des plus anciens vitraux du département du Loiret[22] ;
  • Église Saint-Aignan de Chemault ;
  • Vestiges de l'ancien château de Chemault.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Boiscommun comprend une ZNIEFF[INPN 1] de type 2[Note 1], dénommée « Massif forestier d'Orléans ». D'une superficie de 36 086 hectares, elle s'étend sur 37 communes, dont Boiscommun[DREAL 1]. Son altitude varie entre 126 et 174 m[INPN 2]. La forêt d'Orléans repose pour l'essentiel sur des terrains de nature comparable à celle des terrains de la Sologne (Burdigalien) épandus sur le coteau de Beauce. Les formations végétales sont donc plutôt acidoclines à acidiphiles avec des secteurs secs et d'autres très humides. L'intérêt dépasse les contours complexes du massif domanial et s'étend également aux lisières et enclaves privées qui le prolongent[INPN 3].

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Lebeau (1868-1959), chimiste et académicien des sciences français est né à Boiscommun.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Boiscommun.

En 2012, la commune comptait 1 132 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 100 1 125 1 170 1 193 1 158 1 214 1 188 1 192 1 234
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 219 1 202 1 237 1 216 1 152 1 130 1 124 1 122 1 076
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 013 975 955 744 754 748 725 746 724
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
676 658 841 807 923 1 045 1 153 1 168 1 132
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2004[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 29 juillet 2015)
  2. a et b « Fiche communale », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 29 juillet 2015).
  3. « Orthodromie entre "Boiscommun" et "Orléans" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 29 juillet 2015).
  4. « Orthodromie entre "Boiscommun" et "Pithiviers" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 29 juillet 2015).
  5. « Villes les plus proches de Boiscommun », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 29 juillet 2015).
  6. Un diplome inédit de Philippe-Auguste - Acte de partage des biens du chambellan Gautier fondateur de Nemours. Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais, 1906.
  7. Le 29e régiment de marche était composé des 8e compagnies des 2e et 3e bataillons des 1er, 7e, 8e, 9e, 10e, 11e, 12e, 14e, 26e, 28e, 38e, 55e, 61e, 71e, 77e, 83e et 90e régiments d'infanterie de ligne
  8. Aristide Martinien : Guerre de 1870-1871 : État nominatif, par affaires et par corps, des officiers tués du 15 septembre 1870 au 12 février 1871 pages 84-85
  9. Le 44e régiment de marche était composé de compagnies de marche des 3e, 17e, 21e, 49e, 53e, 56e, 66e et 73e régiments d'infanterie de ligne, de 2 compagnies des 34e et 42e régiments d'infanterie de ligne, de 3 compagnies des 88e et 99e régiments d'infanterie de ligne et d'une compagnie du 98e régiment d'infanterie de ligne
  10. Le 7e régiment de chasseurs à cheval était composé des 2e, 3e, 4e et 5e escadrons
  11. Le 2e régiment de marche de lanciers était composé d'un escadron des 1er, 5e, 7e et 8e régiments de lanciers
  12. 1er, 2e et 3e bataillons de la garde nationale mobile de la Haute-Loire
  13. Le 42e régiment de marche était composé de 2 compagnies de marche des 1er, 5e, 8e, 9e et 30e régiments d'infanterie de ligne, de 3 compagnies de marche du 36e régiment d'infanterie de ligne, de 4 compagnies de marche du 55e régiment d'infanterie de ligne, de 1 compagnie de marche du 109e régiment d'infanterie de ligne
  14. Le 47e régiment de marche était formé du 1er bataillon de marche de la légion d'Antibes, de 700 moblots des Deux-Sèvres et de Saône-et-Loire et du 4e bataillon du 78e régiment d'infanterie de ligne
  15. Le régiment de marche d'infanterie légère d'Afrique était composé de 2 compagnies du 1er, 2e et 3e bataillons d'infanterie légère d'Afrique
  16. Le régiment de marche de tirailleurs algériens était formé à 18 compagnies avec des détachements des 1er, 2e et 3e régiments de tirailleurs algériens
  17. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  18. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  19. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  20. Armoiries et blasons des villes du département du Loiret par Eugène Harot, 1936-1937.
  21. a et b Les maires de Boiscommuns sur MairesGenWeb
  22. L'église Notre-Dame sur www.tourismeloiret.com
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]