Cuisine dauphinoise

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Suisse de Valence

La cuisine dauphinoise, qui correspond aux trois départements de la Drôme, des Hautes-Alpes et de l'Isère, est un compromis entre celle de la Provence et celle de la Savoie. Elle tire donc ses racines à la fois dans une tradition méditerranéenne et alpine, ce qui lui a donné des spécificités qui lui sont propres.

Produits[modifier | modifier le code]

Charcuterie[modifier | modifier le code]

  • Le murçon est un saucisson à cuire, spécialité charcutière de La Mure, composé de chair de porc hachée et de morceaux plus gros, aromatisé au carvi.

Céréale[modifier | modifier le code]

Petit épeautre de Haute-Provence et sa farine, sur le marché provençal du dimanche de Séderon

Petit épeautre de Haute-Provence[modifier | modifier le code]

Le petit épeautre de Haute-Provence et la farine issue de cette céréale sont tous deux protégés par une IGP (indication géographique protégée), depuis 2007 pour le premier, et 2010 pour la seconde. Cette reconnaissance s'ajoute à celle l'association internationale Slow Food qui, depuis 2005, a classé cette production parmi les Sentinelles du goût[1],[2].

Olive[modifier | modifier le code]

Huile d'olive de Nyons[modifier | modifier le code]

L'huile d'olive de Nyons est protégée par une AOC.

Olive de Nyons[modifier | modifier le code]

L'olive noire de Nyons est protégée par une AOC[3].

Huile d'olive de Provence[modifier | modifier le code]

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le et la signature du décret paru au Journal officiel, le . Rochegude est la seule commune de la Drôme à produire cette AOC.

Fruit[modifier | modifier le code]

Ail blanc de la Drôme[modifier | modifier le code]

L'ail blanc de la Drôme est protégé par une IGP.

Châtaigne d'Ardèche[modifier | modifier le code]

Châtaignes de Cévennes
Castagnade

La châtaigne d'Ardèche est protégée par une AOC, depuis le [4]. Cette AOC concerne la châtaigne fraîche et sèche, les brises de châtaignes sèches, la farine, la purée et les châtaignes entières épluchées. Son terroir couvre 108 communes de l'Ardèche, 7 du Gard et 2 de la Drôme[5].

Melon de Montoison[modifier | modifier le code]

Melon de Montoison

Le melon de Montoison

Noix de Grenoble[modifier | modifier le code]

Noix de Grenoble (AOC)

La noix de Grenoble (AOC) est protégée par le décret-loi du . L'aire de production couvre 259 communes sur trois départements dont 183 en Isère, 47 dans la Drôme et 29 en Savoie, principalement le long de la vallée de l’Isère[6].

Élevage[modifier | modifier le code]

Champignon[modifier | modifier le code]

Rabassier et son chien
Tuber melanosporum, le diamant noir

La truffe du Tricastin est protégée par une AOC depuis 1978[7], elle s'étend sur 68 communes de la Drôme et 15 communes de Vaucluse[8]. Pour revendiquer cette appellation, la truffe du Tricastin exige une stérilisation en première ébullition et uniquement avec des Tuber melanosporum[9].

Dans cette région, comme dans d'autres, les trufficulteurs se sont regroupés en syndicat de producteurs comme ceux de la Drôme des collines (et Isère limitrophe)[10] ou le syndicat général de la truffe noire du Tricastin, qui a son siège social à la Maison de la Truffe et du Tricastin, à Saint-Paul-Trois-Châteaux[11].

Fromage[modifier | modifier le code]

Plateau de fromages du Dauphiné

Chocolat et confiserie[modifier | modifier le code]

Nougat de Montélimar[modifier | modifier le code]

Le nougat de Montélimar est une mention réservée à des produits contenant au minimum soit 30 % d'amandes, soit 28 % d'amandes plus 2 % de pistaches, et 25 % de miel. La fabrication est soit industrielle, soit traditionnelle (cuisson au chaudron). Treize entreprises en perpétuent aujourd’hui la fabrication.

Valrhona[modifier | modifier le code]

Valrhona est un chocolatier français installé dans la petite ville de Tain-l'Hermitage (Drôme), dans le vignoble des côtes-du-rhône, au nord de Valence. La société a été créée en 1922[12] par un chef pâtissier français, Albéric Guironnet, originaire de la vallée du Rhône. La société est de dimension mondiale avec cinq filiales et présente dans soixante pays.

Miel[modifier | modifier le code]

Miel de Provence[modifier | modifier le code]

Le miel de Provence est protégé par un Label rouge, associé à une indication géographique protégée, tant pour le miel toutes fleurs que pour le miel de lavande et lavandin. L'arrêté du concernant l'attribution du Label rouge, associé à une indication géographique protégée pour le miel de Provence, a été publié au Journal officiel, no 0195 du [13]. Sa récolte se fait en Drôme provençale.

Liqueur[modifier | modifier le code]

Chartreuse verte et jaune[modifier | modifier le code]

Chartreuse verte

La chartreuse tire ses origines dans une liqueur verte et jaune, fabriquée par les moines chartreux en Isère, en bordure du Massif de la Chartreuse. Aujourd'hui, les liqueurs sont produites à Voiron, en utilisant un mélange de plantes et d'herbes préparé par deux moines du monastère de la Grande-Chartreuse. La recette exacte de la chartreuse demeure secrète et n'est connue que des deux moines qui préparent le mélange végétal. La recette ne faisant pas l'objet d'un brevet, son secret n'expire pas et permet donc de préserver le monopole de l'ordre cartusien. Depuis 1970, la société Chartreuse Diffusion se charge du conditionnement, de la publicité et de la vente.

Arquebuse de l'Hermitage[modifier | modifier le code]

Cherry Rocher est une distillerie, fondée en 1705, à La Côte-Saint-André (Isère) par Barthélémy Rocher. Elle est renommée pour ses eaux-de-vie et liqueurs de fruits. L'Arquebuse, boisson phare de cette distillerie, est préparée par macération et distillation de plantes choisies pour leurs vertus naturelles. Sa composition contient 33 plantes, dont sauge, gentiane, tilleul et arnica.

Liqueur et sirop d'Eyguebelle[modifier | modifier le code]

Liqueur et sirop d'Eyguebelle[14],[15].

Distillerie Bigallet[modifier | modifier le code]

La distillerie Bigalet est une entreprise familiale, implantée dans les hautes terres du Dauphiné, en Isère, à Panissage. Elle fabrique principalement des sirops et des apéritifs à base de fruits, mais aussi des crèmes et des liqueurs régionales de fruits et de plantes, ainsi que des produits d'épicerie fine comme des bonbons, du nougat, dont elle a acquis le savoir-faire au fil des années. L'une de ses dernières créations, la liqueur de génépi au miel de Savoie, a été médaillée d'argent au concours général agricole de Paris, en 2009[16].

Antésite[modifier | modifier le code]

L'antésite est un concentré à base de réglisse, créé en 1898 par Noël Perrot-Berton, apothicaire à Voiron (Isère), qui entendait ainsi lutter contre l'alcoolisme chez les cheminots et sur les chantiers. Dilué dans de l'eau, à raison de 10 gouttes pour un verre, il donne une boisson désaltérante. Sans sucre ni édulcorant, Antésite existe en plusieurs parfums : anis (le parfum d'origine), citron, menthe, orange (créés dans les années 1920), cola (1976), thé (1998), pamplemousse rose/citron vert (2010) et eucalyptus-pin (2010).

Alcool[modifier | modifier le code]

Eau-de-vie de poire[modifier | modifier le code]

L'eau-de-vie de poire est élaborée à base de poires d'Upie, d'Anneyron ou de Moras-en-Valloire.

Génépi[modifier | modifier le code]

Le génépi est une liqueur élaborée dans tout le massif alpin. Entrent dans sa composition l’Artemisia genipi (génépi noir) et l’Artemisia umbelliformis (génépi blanc), car ce sont les seules espèces suffisamment aromatiques pour être récoltées pour la fabrication de liqueurs.

Marc de Provence[modifier | modifier le code]

Le marc de Provence est réglementé par arrêté du portant application des décrets no 603 et 604 du [17] : « Seules pourront bénéficier des dénominations “eaux-de-vie de vin originaires de Provence” et “eaux-de-vie de marc originaires de Provence” les eaux-de-vie de vin ou de marc répondant aux conditions ci-après énumérées et provenant de vins ou de marcs récoltés et distillés sur les territoires des départements suivants : Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Basses-Alpes, Hautes-Alpes, Drôme et Isère[18],[19]. »

Eau[modifier | modifier le code]

Vin[modifier | modifier le code]

Clairette de Die tradition.
AOC Vinsobres rouge

Ils se trouvent quasiment tous concentrés dans le département de la Drôme. Parmi les crus se distinguent trois vins : Hermitage (AOC), crozes-hermitage (AOC) et vinsobres (AOC). Les côtes-du-rhône villages sont représentés par Rousset-les-vignes (AOC), Saint-maurice-sur-eygues (AOC) et Saint-pantaléon-les-vignes (AOC). Un côtes-du-rhône, seul dans son cas, porte un nom de lieu-dit, le Brézème (AOC). La région du Diois produit deux vins tranquilles : châtillon-en-diois (AOC) et coteaux-de-die (AOC), et deux vins mousseux : clairette de die et crémant de Die. Le département a aussi une AOC spécifique, le grignan-les-adhémar (AOC). Il produit aussi des vins de pays : vin de pays de la Drôme, vin de pays des collines rhodaniennes, vin de pays de Grignan, vin de pays des coteaux de Montélimar et vin de pays des Coteaux des Baronnies. Le département de l'Isère produit un vin de pays départemental, le vin de pays de l'Isère, avec possibilité d'indication géographique Vin de pays des Balmes dauphinoises, ainsi que les Coteaux du Grésivaudan, et celui des Hautes-Alpes, le vin de pays des Hautes-Alpes.

Mets[modifier | modifier le code]

Charcuterie[modifier | modifier le code]

Caillettes prêtes à être enfournées

Caillette[modifier | modifier le code]

La caillette est une préparation culinaire issue de la tradition de cochonnaille en Ardèche, dans la Drôme et en Provence. Les paysans de ces régions en faisaient déjà au XVIe siècle. La ville de Chabeuil, où siège depuis 1967 la « Confrérie des chevaliers du Taste-Caillette », s'enorgueillit d'en être la capitale[20].

Les principaux ingrédients traditionnels de la caillette sont de la viande de porc grasse et maigre, des blettes, épinards ou certaines salades, et des aromates et condiments. La recette pouvant varier selon les familles et les lieux, peuvent s'y ajouter des œufs, d'autres condiments, et divers autres ingrédients (châtaignes, noix, ou alcools, par exemple). Les ingrédients sont mélangés et hachés à la moulinette avant d'être moulés à la main et recouverts de crépine. Vient ensuite une cuisson au four.

La caillette se déguste froide ou chaude, en entrée ou en plat principal.

Viandes[modifier | modifier le code]

Volailles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Volailles de la Drôme.

On peut citer le poulet aux écrevisses, plat typiquement Isérois[21], originaire de Grenoble[22].

Défarde[modifier | modifier le code]

Défarde de Crest

La défarde est un mets d’abats d’agneau cuisiné dans du vin blanc. C'est une spécialité de la ville de Crest.

Légume[modifier | modifier le code]

Blettes à la voironnaise[modifier | modifier le code]

Les blettes à la voironnaise sont un plat traditionnel isérois, originaire de la ville de Voiron, fait essentiellement à base de côtes de blettes. La recette originelle permettait de cuisiner ce légume de manière rapide ; en effet, la côte de bette était simplement débarrassée de sa verdure, coupée en morceaux et mise dans de l'eau bouillante citronnée pendant un quart d'heure. Ensuite, les côtes cuites étaient jetées dans une poêle, accommodées de beurre et assaisonnées de diverses manières (jus de viande ou gruyère)[23].

Crique[modifier | modifier le code]

La crique est une galette de pommes de terre revenue à la poêle. Elle se retrouve notamment en Ardèche et dans la Drôme. La recette traditionnelle consiste à râper les pommes de terre crues, pour leur ajouter ensuite un assaisonnement (sel, poivre et persil) et les additionner d'un ou plusieurs œufs battus, avant de cuire le tout à la poêle sous forme d'une galette d'un doigt d'épaisseur[24].

Gratin dauphinois[modifier | modifier le code]

Le gratin dauphinois (ou pommes de terre à la dauphinoise) est un mets français, d'origine dauphinoise, à base de pommes de terre et de crème liquide. Ce plat traditionnel possède une recette officielle, celle d'Autrans[25]. Si on utilise du fromage (emmental, gruyère râpé, etc.) il ne s'agit alors en aucun cas d'un gratin dauphinois : cet ajout le transforme en gratin savoyard.

Tourton[modifier | modifier le code]

Tourtons au fromage de chèvre et aux pommes de terre
Tourtons aux pruneaux

Le tourton est une spécialité culinaire des Alpes méridionales, de Barcelonnette à Gap, de la vallée du Champsaur à celle du Valgaudemar[26]. C'est un beignet garni de viande, de fines herbes, de pommes de terre, ou d'un mélange de légumes et de fromage, ou encore de pruneaux. La pâte est faite à base de farine, eau, œufs, sel, levure, plus, dans quelques variantes, de sucre. Cette recette de tradition dauphinoise se cuisait initialement dans l'huile de noix (en friture) ; une huile neutre peut lui être substituée. Mets familial, le tourton en version salée se sert en entrée. Il a la réputation de « tenir au corps » et d'être un bon reconstituant par grand froid ou dur labeur[27].

Fleurs[modifier | modifier le code]

Le Dauphiné bénéficie de territoires avec une grande variété de plantes et fleurs. Dans le parc naturel régional du Queyras (département des Hautes-Alpes), par exemple, il a été identifié 2 500 espèces de fleurs ; certaines sont typiquement alpines, d'autres, profitant des influences méditerranéennes, sont des fleurs courantes en Provence[28]. Une bonne partie de ces fleurs peuvent être cuisinées ; cependant, il est nécessaire de bien les connaître, toutes les plantes et fleurs n'étant pas comestibles. La cuisine des fleurs se définit comme une cuisine alimentaire qui intègre les fleurs comestibles fraîches ou séchées pour la saveur et l'esthétique d'une préparation culinaire.

Seuls celles et ceux qui ont une parfaite connaissance des plantes sont à même d'éviter celles qui sont toxiques. De plus, il faut éviter toute pollution liée à la vie urbaine et ne cueillir que des fleurs hautes. Cette dernière précaution permet d'éviter « tout risque de contracter l’échinococcose (maladie transmise par les défections des renards, chiens, chats... le conseil est valable pour les fraises des bois, myrtilles sauvages ». S'il subsiste un doute, seule une cuisson au-delà de 60°C détruit le parasite[29].

Œuf[modifier | modifier le code]

Œufs à la Monteynard[modifier | modifier le code]

Les œufs à la Monteynard sont une spécialité culinaire de l’Isère. Il s’agit d’une recette traditionnelle consistant en un mélange de riz et d’œufs mollets, le tout recouvert de gruyère râpé ou de parmesan. Comme son nom l’indique, cette recette a pour origine le plateau matheysin et, plus précisément, le village de Monteynard. Cette recette aurait été un moyen pour les habitantes de cette région de valoriser les œufs de ferme et d’accommoder les restes[30].

Pâtes[modifier | modifier le code]

Ravioles du Dauphiné[modifier | modifier le code]

La raviole du Dauphiné est une spécialité culinaire de la région de Romans-sur-Isère. Elle bénéficie, depuis 1989, d'une appellation d'origine concernant la raviole et, en 1998, d'un Label rouge. Depuis 2009, la « raviole du Dauphiné » est enregistrée comme Indication géographique protégée.

Ravioles du Champsaur[modifier | modifier le code]

Ravioles du Champsaur

La raviole du Champsaur est une spécialité des Hautes-Alpes. Il s'agit d'une purée de pommes de terre agrémentée de tome fraîche et de farine ; la préparation est roulée en petits boudins puis frite. Elle peut se déguster en plat salé (souvent servie en entrée avec une salade) ou en dessert, avec du miel ou de la confiture, par exemple. Les ravioles crues se font aussi « au plat » avec de la béchamel et du fromage.

Pâtisserie[modifier | modifier le code]

Croquette de Vinsobres[modifier | modifier le code]

Croquants de Vinsobres

La croquette de Vinsobres est un petit biscuit dur et croquant fourré aux amandes. Sa recette familiale a commencé à être commercialisée, en 1908, par le boulanger de Vinsobres. Ce biscuit traditionnel est maintenant fabriqué et commercialisé par la Biscuiterie de Provence, qui est installée dans le village voisin de Saint-Maurice-sur-Eygues.

Couve[modifier | modifier le code]

une couve avant cuisson
Couve

Le couve est un gâteau provençal de la période de Pâques. À l'origine, début du XVIIIe siècle, le couve est présent un peu partout dans l'arrière-pays provençal. Aujourd'hui, il semble que « la » couve, héritière du gâteau d'origine, ne soit plus présente que dans la seule ville de Crest. La couve représente un nid de poule, elle est ronde et plate avec les bords relevés, de couleur dorée. Des poules et des œufs façonnés dans la même pâte ornent le dessus.

Lunettes de Romans[modifier | modifier le code]

Lunettes de Romans

Les lunettes de Romans sont un sablé pâtissier à la forme d'un cercle, ou d'un losange arrondi, aux bords dentelés. Il est recouvert de sucre glace. Composé de deux épaisseurs et garni d'un fourrage (framboise ou abricot), sa partie supérieure est percée de deux ou trois trous. Avec deux trous, il ressemble à un loup (masque), dont on verrait les deux orbites ou à une paire de lunettes ; avec trois, à une figure riante. Il se compose de farine, de sucre, d’œufs, de matières grasses, de levure et de beurre. Il est fourré de confiture. On les trouve dans différents lieux en France mais leur terroir d'origine est le Dauphiné, à Romans-sur-Isère[31].

Gâteau aux noix de Grenoble[modifier | modifier le code]

Gâteau aux noix de Grenoble

Le gâteau aux noix de Grenoble que l’on trouve parfois sous le nom de dauphinois (parfois même dauphinoix), ou grenoblois, est une pâtisserie, spécialité de la région Grenoble. Cette recette utilise comme son nom l’indique des noix de Grenoble (AOC depuis 1938) comme ingrédient principal. Le gâteau originel, que l’on peut encore trouver dans quelques pâtisseries de Grenoble et de la région de Vinay, est une sorte de tourte, fourrée de miel, de caramel et de crème aux noix[32].

Pain-coing[modifier | modifier le code]

Pain-coing

Le pain-coing est une pâtisserie provençale qui est élaborée à base de pâte à pain et de coing. Ce mets automnal est fabriqué aussi bien en boulangerie qu'en pâtisserie ou familialement. Il se trouve principalement dans le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, la partie rhodanienne de la Drôme, de l'Ardèche et du Gard, en Drôme provençale et dans la partie méridionale des Alpes-de-Haute-Provence[33].

Le fruit qu'il utilise est le coing de Provence, qui « se distingue des autres coings par sa taille plus petite, sa forme plus régulière, son parfum agréable et persistant, sa couleur jaune vif à maturité avec, occasionnellement, des traces un peu verdâtres sur le côté resté à l’ombre[34] ». Dénommé pan coudoun en Provence, c'était « un régal réservé aux pauvres qui attendaient la fin de la cuisson du pain au four banal pour amener leurs sucreries[35] ». Puis il devint le régal des petits écoliers, sa consommation commençant à la rentrée des classes et se faisant à l'heure du goûter. Les enfants surnommaient leur pain-coing, le « pingouin[36] ».

Pangée[modifier | modifier le code]

La pangée est un gâteau à base d'abricot, d'amande, de pomme et de miel[37].

Pogne[modifier | modifier le code]

Pogne de Romans

La pogne est une brioche du Sud-Est de la France, en forme de couronne, faite à partir de farine, œufs et beurre et parfumée à la fleur d'oranger. C'est une spécialité de la ville de Romans-sur-Isère (Drôme). Sa confection remonte à la fin du XIVe siècle) et, à l’origine, cette brioche n’était confectionnée que pour Pâques. Les œufs, dont la consommation était prohibée en Dauphiné pendant le Carême, devenaient, le jour de Pâques, le principal apprêt de la table. Le printemps étant alors la période de reprise de la ponte, les œufs devenaient moins rares à cette époque de l'année et de nombreuses pâtisseries pascales doivent le jour à cette raréfaction.

Ruifard de Valbonnais[modifier | modifier le code]

Le ruifard de Valbonnais est un mets traditionnel isérois, originaire de la ville lui ayant donné son nom dans le sud-Isère. C'est une tourte farcie de pommes rouges produites dans cette région, ces dernières sont revenues au beurre avec un peu de chartreuse verte[38].

Suisse de Valence[modifier | modifier le code]

Suisses maison

Le Suisse, spécialité de Valence, est un biscuit un peu compact en forme de bonhomme. Il est en pâte sablée et contient de petits morceaux d'écorce d'orange confite. Il est parfumé à la fleur d'oranger. Le nom, la forme et la décoration de ce biscuit sont inspirés de l'uniforme des gardes suisses du pape Pie VI, prisonnier puis décédé à Valence, en 1799. Il est caractéristique avec son chapeau sur la tête, une fine moustache, des yeux en grains de café et des boutons en raisin de Corinthe.

Tarte des Alpes[modifier | modifier le code]

La tarte des Alpes est une pâtisserie spécifique des Alpes du Sud. Elle est fourrée à la confiture et recouverte de croisillons de pâte. Fabriquée artisanalement par les pâtissiers des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence, ou industriellement par quelques entreprises haut-alpines, elle a l'avantage de pouvoir se conserver plusieurs mois sans perdre ses qualités gustatives.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le petit épeautre de Haute-Provence déclaré Sentinelle du goût par Slow Food, depuis 2005.
  2. Petit épeautre de Haute-Provence sur le site signes-qualite-paca.com.
  3. Olives noires de Nyons sur le site Légifrance.
  4. Castagnades d'automne en Ardèche.
  5. Décret no 2010-1290 du 27 octobre 2010 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Châtaigne d'Ardèche », entérinant la décision de l'INAO.
  6. Fiche de l'INAO sur la noix de Grenoble.
  7. La truffe du Tricastin sur le site www.culture.gouv.fr.
  8. AOC truffe du Tricastin.
  9. La truffe du Tricastin AOC.
  10. Syndicat des producteurs de truffes de la Drôme des collines.
  11. Syndicat général de la truffe noire du Tricastin.
  12. Valrhona.
  13. Site légifrance relatif à la parution au JO de l'arrêté du 30 juillet 2009.
  14. Liqueur et sirop d'Eyguebelle
  15. Société Eyguebelle à Valaurie.
  16. Site de la distillerie Bigallet.
  17. Décrets réglementant les eaux-de-vie de Provence sur le site légifrance
  18. Eau-de-vie de marc de Provence
  19. Distillation des marcs de Provence.
  20. Histoire de la caillette.
  21. « Poulet aux écrevisses », sur www.isere-tourisme.com (consulté le 20 octobre 2013)
  22. « Gastronomie et spécialités à Grenoble », sur www.expat.org (consulté le 21 octobre 2013)
  23. Corinne Lacrampe, rubrique « Les bons goûts de notre terroir », Isère Magazine, no 67, novembre 2005, p. 46.
  24. La crique sur le site cuisinorama.com
  25. Recette officielle du gratin dauphinois.
  26. François Bellon, L'Autrefois en Valgaudemar, tome 1 : La Bourse du chat, Édisud, coll. « Traces de mémoire », 208 p. (ISBN 2-85744-588-1).
  27. Dictionnaire de la Provence op. cit., p. 781.
  28. Flore des Hautes-Alpes
  29. Vanessa Romano, La cuisine des fleurs
  30. Corinne Lacrampe, Isère Magazine, rubrique « Les bons goûts de notre terroir », no 92, juin 2008, p. 50.
  31. Sylvianne Léveillé, La Cuisine du Dauphiné, Éditions Gisserot, coll. « Gisserot gastronomie », 2005, p. 98 (ISBN 978-2877478014), 125 p.
  32. Corinne Lacrampe, rubrique « Les bons goûts de notre terroir », Isère Magazine, no 89, février 2008, p. 46.
  33. Conseil national des arts culinaires, Provence-Alpes-Côte d'Azur. Produits du terroir et recettes traditionnelles, volume 9, 1995.
  34. Coing de Provence sur le site provence7.com.
  35. Pan coudoun, recette de cuisine économique.
  36. Anne-Marie Afanassieff, Porté disparu
  37. http://www.lepoint.fr/villes/ces-joyaux-du-terroir-22-03-2012-1449977_27.php
  38. Corinne Lacrampe, rubrique « Les bons goûts de notre terroir », Isère Magazine, no 86, novembre 2007, p. 46.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. d'Arces et A. Vallentin du Cheylard, Cuisine du Dauphiné. Drôme, Hautes-Alpes, Isère. De A à Z, Éd. Bonneton, coll. « Dictionnaire de la cuisine », Paris, 1997, 160 p. (ISBN 2-86253-216-9) en ligne.
  • Jacques Marseille (dir.), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Éd. Larousse, coll. « Pays et Terres de France », Paris, 2002, 849 p. (ISBN 2-03-575105-5).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]