Monteynard

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Monteynard
Monteynard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes de la Matheysine
Maire
Mandat
Richard Passelande
2020-2026
Code postal 38770
Code commune 38254
Démographie
Gentilé Monteynardons
Population
municipale
493 hab. (2018 en diminution de 1,99 % par rapport à 2013)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 58′ 37″ nord, 5° 42′ 21″ est
Altitude 780 m
Min. 362 m
Max. 1 712 m
Superficie 10,7 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Grenoble
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Matheysine-Trièves
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Monteynard.fr

Monteynard est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Monteynardon(ne)s [1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

La commune, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Les calcaires argileux de la commune ont été exploités pour la production de ciments hydrauliques[2].

Le lac de Monteynard est une retenue d'eau artificielle pour la centrale hydro-électrique EDF sur le Drac.

Ce lac est souvent venté c'est pourquoi il est très apprécié des pratiquants des sports de glisse aquatique. Il est également un site de pêche important, il possède une grande richesse piscicole (grande variété d'espèces).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Panorama du lac de Monteynard-Avignonet depuis le chemin de fer de la Mure.

Le village de Monteynard, ainsi que le village voisin de Notre-Dame-de-Commiers se situent sur le flanc est de la combe monoclinale aalénienne, qu'emprunte le torrent du Drac dont le site forme un lac, entre le revers ouest du crêt liasique du Conest et l'alignement des buttes boisées du Bajocien qui dominent les replats de sa rive gauche[3]

Climat[modifier | modifier le code]

Situé à la limite du Trièves et de la Matheysine, le territoire de Monteynard est essentiellement une zone de basse et de moyenne montagne entourée de massifs élevés, quelque peu abritée des flux d'ouest par le Vercors. Cette région, à pluviosité plus réduite connait un climat de transition entre les Alpes du Nord humides et les Alpes du Sud relativement sèches.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Drac, principal affluent de l'Isère sur sa rive gauche, longe la partie occidentale de la commune sur toute la longueur du territoire, la séparant des communes du Trièves voisin. Cette rivière, parfois qualifiée de torrent, naît dans le Champsaur, dans le département des Hautes-Alpes à un peu plus de 2 000 mètres d'altitude et finit par se jeter dans l'Isère, à la limite nord du territoire de Grenoble et de Fontaine.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Monteynard est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (75,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (74,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,4 %), zones agricoles hétérogènes (10,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,6 %), prairies (7,2 %), eaux continentales[Note 3] (6,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,9 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Hameaux, lieux-dits et écarts de la commune[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Monteynard est situé en zone de sismicité n°4, à la limite septentrionale de la zone n°3 (sur une échelle de 1 à 5) qui couvre la quasi-totalité des secteurs de le Matheysine et du Trièves[11].

Terminologie des zones sismiques[12]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 2014 Daniel Arnaud    
2014 En cours Richard Passelande SE Cadre supérieur

Jumelages[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2018, la commune comptait 493 habitants[Note 4], en diminution de 1,99 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
289305308367461457470473488
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
433432441407391474384426437
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
454484466375330300284272285
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
307174154244330402452459496
2017 2018 - - - - - - -
487493-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble (Zone A)

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de Monteynard , ou château fort des Aynard, du XIIe siècle[17].
  • Barrage de Monteynard
  • L'écrivain Éric Tasset, auteur d'un ouvrage sur les châteaux forts de l'Isère, relève la présence de vestiges anciennes sur le même coteau du château, peut-être d'un castrum gallo-romain, mais cette hypothèse serait à confirmer ou démentir par d'autres études[17].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Présentation du blason
Escutcheon to draw-fr.svg

Monteynard possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes du département de l'Isère
  2. M. Berthelot, Hartwig Derenbourg, F.-Camille Dreyfus et al., La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, t. 20, Paris, H. Lamirault, 1885-1902 (lire en ligne), p. 990.
  3. Site Géol-Alp, page ""Commiers - Monteynard", consulté le 27 janvier 2019
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 avril 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  12. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. a et b Éric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), p. 686.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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