Léon Bollée

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Léon Bollée
Description de cette image, également commentée ci-après

Léon Bollée.

Naissance
Le Mans
Décès
Neuilly-sur-Seine
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Autres activités
Distinctions
Photo de pied de Léon Bollée.
Léon Bollée en avril 1898 (premier du Critérium des Motocycles).
Photo d'une statue sur un promontoire.
Le monument Léon Bollée du circuit du Mans, en 1920.

Léon Bollée ( au Mans - à Neuilly-sur-Seine) est un inventeur et constructeur automobile français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le second fils du grand pionnier de l'automobile Amédée Bollée, dont le premier fils se prénommait également Amédée -et le troisième Camille-. Tous trois furent constructeurs automobile.

En 1885, à 14 ans, inventeur précoce, Léon Bollée se fait connaître par la construction d'une sorte de pédalo[1]. En 1889, à 19 ans, pour venir en aide à son père fondeur de cloches, et éviter les erreurs dans les nombreux calculs que requiert leur fabrication, il invente et réalise une calculatrice mécanique révolutionnaire, de 3000 pièces, dite à multiplication directe, qui reçoit un premier prix à l'Exposition universelle de Paris de 1889. Il invente en outre d'autres instruments de calcul, parmi lesquels le célèbre 'tableau multiplicateur/diviseur' et perfectionne l'arithmographe[2]. Il avait également entrepris la construction d'une machine à différences opérant sur les différences du 27éme ordre inspirée des travaux de Charles Babbage. C'est dans une lettre du directeur technique de Léon Bollée adressée à Maurice d'Ocagne que ces travaux sont mis au jour[3].

En 1896, il commercialise un véhicule à trois roues (tricar) qui, fait nouveau, est équipé de roues à pneumatiques. Le moteur horizontal a été conçu par son frère Amédée. Il la baptise d'un mot de son invention « Voiturette » et en dépose le nom ; la position à l'avant du passager fit surnommer la voiturette : « Le Tue Belle-mère ». Fort de ce premier succès, il crée son entreprise au Mans qu'il baptise de son nom.

En 1896 il participe le 14 novembre au premier London to Brighton qu'il termine premier (ou Emancipation Run, avec arrivée sur la plage de Madeira Drive; deuxième Camille Bollée sur le même véhicule), sur "Voiturette" (alors dite trike en Angleterre, pour tricycle) Léon Bollée (nom commercial) propulsé par un moteur monocylindre 3HP conçu par Amédée[4]. Deux ans plus tard il gagne le Critérium des Motocycle, en avril 1898 en France cette fois.

En 1903, il produit sa première grosse voiture. Réputée pour sa qualité, la marque connaît rapidement le succès. Léon Bollée construit deux modèles à 4 cylindres, un de 28 ch de 4,6 litres, et un de 45 ch de 8 litres de cylindrée qui remporte en septembre 1904 le Southport Speed Trials de Blackpool devant la Gladiator de Dorothy Levitt[5], suivis en 1910 d'un modèle de 10 litres. En 1911, il produit 600 véhicules.

Photo d'une statue en pierre et de son promontoire.
Le monument actuellement, dédié à Léon Bollée au Mans.
Photo d'un couple assis sur un véhicule à trois roues.
Léon Bollée, madame, et leur voiturette.

En 1907, il est de la réunion informelle où l’Aéro-Club de la Sarthe est fondé (avec Jamin, Pellier, Durand, Singher, Carel, Gaulier et Verney). C'est lui qui invite les frères Wright au Mans à l'occasion de leur visite en France en 1908 et qui trouve à Wilbur Wright un terrain pour les nombreux essais de son Model A, à l'hippodrome des Hunaudières, près de l'actuel circuit automobile du Mans, puis au camp militaire d'Auvours, entre juin 1908 et janvier 1909 (Hunaudières).

Après sa mort en 1913, sa veuve continue la production d'automobiles et d'armements. La marque est finalement rachetée en 1922 par la firme anglaise Morris, pour devenir Morris-Léon Bollée, installée au Mans. La production commence en 1925 avec des véhicules équipés de moteurs Hotchkiss, mais par suite de leur mévente, la production s'arrête en 1928 et Morris ferme l'usine définitivement en 1931.

Titres et hommage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Vélocipède nautique », La Nature, no 602,‎ (lire en ligne)
  2. « Arithmographe de Léon Bollée - France - 1889 », sur https://interstices.info
  3. Cette lettre est dans la collection homo calculus, Maurice d'Ocagne y fait référence dans son ouvrage: Le calcul simplifié, seconde édition - 1905, p. 87-88
  4. Les résultats des courses automobiles de 1894 à 1899 (Mini.43).
  5. The Times, 17 October 1904, article Motor Races at Blackpool, et autobiographie The Woman and the Car – A chatty little handbook for all women who motor or who want to motor (autobiographie de Dorothy Lewitt datée de 1909; rééd. Old House (18 novembre 2014; (ISBN 978-1908402875)).
  6. Hervé Guyomard et Pierre-André Bizien, L'ACO - un siècle de vie associative et sportive, Transit, , 225 p. (présentation en ligne)
  7. « Notice « Avenue Léon-Bollée » », sur Mairie de Paris (consulté le 2 avril 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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