Guigues VI de Viennois

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Guigues VI de Viennois
764 album dauphiné, Dauphins, by AD cropped 5.jpeg
Portrait imaginaire d'André de Bourgogne par Alexandre Debelle (1805-1897).
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
André Dauphin de BourgogneVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoints
Enfants
Guigues VII de Viennois
Béatrice de Viennois (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

André Dauphin de Bourgogne, né vers 1184, mort le , comte d'Albon et du Viennois de 1228 à 1237, connu — à tort — sous le nom de Guigues VI[Note 1] (parfois sous le nom Guigues-André), fils de Hugues III, duc de Bourgogne, et de Béatrice d'Albon, comtesse d'Albon et du Viennois.

Biographie[modifier | modifier le code]

André, de son nom de baptême, naît probablement vers 1184 d'un second mariage de sa mère[2]. Il se fait appeler Dalphinus, d'où l'usage André-Dauphin[2].

Il est fait chevalier en 1204[2].

Il fit des donations à plusieurs monastères et fonda la Collégiale Saint-André de Grenoble. Prudent et mesuré comme sa mère, il utilisa plus souvent la diplomatie que la force pour agrandir ses états.

André Dauphin a eu la lourde tâche de gérer les conséquences du déluge de Grenoble en 1219 qui a ravagé la ville. C'est à la suite de cet événement tragique pour le Dauphiné qu'il décida de construire la collégiale Saint-André de Grenoble en 1228, mais il n'en verra pas l'achèvement[3].

Union et postérité[modifier | modifier le code]

Il épouse en premières noces, en 1202, Béatrice de Sabran[2] (1182-vers 1248), dotée des comtés de Gap et d'Embrun, petite-fille du comte Guillaume II de Forcalquier et sœur cadette de Garsende de Sabran, comtesse de Provence. Béatrice et le dauphin ont eu une fille :

Béatrice de Sabran est répudiée en 1210.

André se marie en secondes noces en 1211 avec Semnoresse fille d'Aymar de Poitiers-Valentinois, qui décède sans enfant [6].

Il se marie en troisièmes noces le avec Béatrice de Montferrat[7] (1210-1274), fille de Guillaume VI, marquis de Montferrat, et de Berte de Clavesana. Ils eurent deux enfants :

  • Guigues VII (1225-1269), dauphin de Viennois ;
  • Jean (1227-1239).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce nom, fautif, lui fut donné beaucoup plus tard par certains historiens. En réalité, dans tous ses actes, il signait André Dauphin. C'est donc par ce dernier nom que l'on devrait désigner ce personnage[1],[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Giordanengo, « L'"état" dauphinois au milieu du XIIIe siècle: une esquisse », Cahiers lausannois d'histoire médiévale,‎ , p. 333-368, dans Actes du colloque international de Lausanne, 30-31 mai 1997 - Bernard Andenmatten, Agostino Paravicini Bagliani et Eva Pibiri (sous la dir.), Pierre II de Savoie (+ 1268) : Le "Petit Charlemagne", t. 27, Lausanne, Fondation Humbert et Marie José de Savoie et Université de Lausanne, coll. « Cahiers lausannois d'histoire médiévale », , 444 p. (ISBN 2-940110-40-9)
  2. a b c d et e Gilles-Marie Moreau, Le Saint-Denis des Dauphins : histoire de la collégiale Saint-André de Grenoble, L'Harmattan, 293 pages, 2010, (ISBN 2296130623), p. 16 (lire en ligne).
  3. Jean Pilot-de-Thorey, Notice sur l'église Saint-André, 1851, notamment les pages 3 et 66 (lire en ligne).
  4. Renée de Lespinasse, Hervé de Donzy, comte de Nevers, Nevers, P. Fay, imprimeur, 1868, p. 22 et note 2. [lire en ligne]
  5. Généalogie historique de la maison de Sabran-Pontevès, Paris, Firmin-Didot, , 205 p. (lire en ligne), p. 147-148
  6. U. Chevalier, Regeste dauphinois, Tome II, pages 51 (article 6132) et 147 (article 6672)
  7. Pierre Vaillant, « Les origines d'une libre confédération de vallées : les habitants des communautés briançonnaises au XIIIe siècle », Bibliothèque de l'école des chartes,‎ , p. 301-348 (lire en ligne)