Châtelaillon-Plage

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Châtelaillon-Plage
La mairie.
La mairie.
Blason de Châtelaillon-Plage
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement La Rochelle
Canton Châtelaillon-Plage
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de La Rochelle
Maire
Mandat
Jean-Louis Léonard
2014-2020
Code postal 17340
Code commune 17094
Démographie
Gentilé Châtelaillonnais
Population
municipale
6 064 hab. (2014en diminution de -0.28 % par rapport à 2009)
Densité 920 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 27″ nord, 1° 05′ 12″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 21 m
Superficie 6,59 km2
Localisation

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Liens
Site web chatelaillonplage.fr

Châtelaillon-Plage est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine)

Ses habitants sont appelés les Châtelaillonnais et les Châtelaillonnaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune de Châtelaillon-Plage se situe dans le nord-ouest du département de la Charente-Maritime, dans l'ancienne province d'Aunis.

Sur un plan plus général, Châtelaillon-Plage est située dans le Sud-Ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « Midi atlantique »[2].

Châtelaillon-Plage est avant tout une commune littorale, située à 12 km au sud de La Rochelle et à 18 km au nord de Rochefort. La ville est reliée à ces deux villes par la ligne ferroviaire régionale Nantes - Bordeaux et par une voie express à 2×2 voies, la RD 137 (ex-RN 137).

Article détaillé : Gare de Châtelaillon-Plage.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Châtelaillon-Plage[3]
Angoulins Salles-sur-Mer
Océan Atlantique Châtelaillon-Plage[3] Saint-Vivien
Yves

Un site géographique privilégié mais fragile[modifier | modifier le code]

Malgré la présence du toponyme balnéaire dans le nom de la commune, la plage de Châtelaillon-Plage est artificielle. Il se trouve en effet que cette plage nécessite un ensablement régulier, sinon la force des courants marins la ferait complètement disparaître[Note 2].

La commune comprend notamment une partie du village des Bouchôleurs, à vocation mytilicole et ostréicole, partagé avec la commune d'Yves. Ce village a été particulièrement touché par la tempête Xynthia du 28 février 2010. Le gouvernement français y a distingué des zones « dangereuses pour la vie humaine » au sein desquelles toute habitation devrait être détruite. Contestant cette position, certains habitants se sont constitués en association de sauvegarde du village des Bouchôleurs (cf. liens externes).

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune s'est appelée Chatel Aillon à sa création en 1793, puis Chatelaillon en 1801, puis Châtelaillon (date non précisée). Elle a été réunie à Angoulins en 1823, puis s'en est séparée en 1896. Elle s'appelle Châtelaillon-Plage depuis 1928[4].

Histoire [5],[6],[7][modifier | modifier le code]

Cimetière mérovingien.

Un cimetière, situé aux Boucholeurs non loin du cimetière actuel, atteste d'une présence humaine à l'époque mérovingienne.

Dès le XIe siècle, voire le Xe siècle, se dressait, sur la pointe du Cornard aujourd'hui engloutie sous les flots, la forteresse de Castrum Allionis alors capitale de l'Aunis. C'était une forteresse du comte du Poitou (actif à Angoulins, et en dès le Xe siècle ; l'église d'Angoulins dépend de l'abbaye St-Pierre de Bourgueil fondée en 990 par Emma de Blois fille du Tricheur et épouse du comte Guillaume Fièrebrace), confiée à la famille des Èble(s) et des Isembert. Il semble admis que le nom de Châtelaillon, Castrum Allionis, désigne un possesseur (seigneur, châtelain, viguier/vicaire ?) du nom d'Allio(n), Allionis, Alon : un ancêtre des Èble et Isembert ? Était-ce leur surnom, leur cognomen ? Ou est-ce le nom d'un propriétaire ou tenancier plus ancien ? Toujours est-il que des auteurs font remonter la dynastie à la deuxième ou même à la première moitié du Xe siècle, en ajoutant notamment un ou deux Isembert et un Èble, ce qui décale la numérotation dynastique. C'est du nom Castrum Allionis que viendrait par déformation le nom Aunis.

En août 1130, le duc d'Aquitaine Guillaume X, voulant mieux contrôler les ports et forteresses de l'Aunis, fait le siège devant le château. Le dernier seigneur du lieu Isembert II de Châtelaillon, dépourvu de soldats face aux troupes de son suzerain, capitule d'autant plus vite que sa seigneurie était en plein désarroi à cause du comportement extravagant de sa femme Aelina, une maîtresse femme. Cette dernière bafouait ouvertement son mari, avait des bâtards, et les incitait à mettre la main sur le fief en commandant aux serviteurs du faible Isembert, ce qui poussait lesdits serviteurs à se rebeller : l'anarchie gagnait la seigneurie... Bien sûr, Guillaume X était aussi attiré par l'essor économique de l'Aunis (vin, sel, commerce maritime), jusque là plutôt une côte ingrate et désolée. Il garda la moitié des revenus du fief, avec le château ; le reste fut laissé à Isembert, le sire vaincu, retiré à l'île de Ré jusqu'à sa mort. Mais le gendre et la fille de Guillaume X, Louis VII et sa femme Aliénor d'Aquitaine (comtes conjoints du Poitou entre 1137 et 1152), restituèrent l'ensemble ou presque du fief à ses deux héritiers indivis : Èble de Mauléon et Geoffroi III de Rochefort, qui finirent par procéder à un partage.

Il ne reste plus aucun vestige de cette cité engloutie qui disparut totalement, pour ne laisser au XVIIe siècle qu'un petit hameau, quelques fermes et des cabanes de marais. A partir de Guillaume X, La Rochelle, domaine du comte-duc, va pouvoir commencer son essor.

Liste des seigneurs de Châtelaillon[modifier | modifier le code]

  • actif vers 1004-1047 : Èble(s) Ier (ou II), châtelain
  • actif vers 1060-1083 : Isembert Ier (ou II ou III), son fils, seigneur, épouse Claricia (sans doute de Parthenay : cf. Guillaume Ier) ; frère plausible de Rivalia et Osiria ci-dessous
  • actif vers : Èble(s) II, son fils, épouse Iveta ou Julita (possible de La Motte) ; sa sœur Aurengardis épouse Foulque le Réchin comte d'Anjou en 1076, répudiée en 1080. En 1086, avec l'accord du comte-duc, Èble prend la moitié de l'île d'Oléron (prieuré St-Georges) qui appartenait à l'abbaye de la Trinité de Vendôme, et la tient en fief de Guillaume IX, mais doit la restituer en 1096-97 : dans cette affaire, Èble fut excommunié et il y eut peut-être des ravages et des représailles de part et d'autre, car le prieuré de Montierneuf à Saint-Agnant (siège de la présence de La Trinité de Vendôme en Saintonge ; l'abbaye de La Trinité est installée en Saintonge depuis 1040) et le château de Soubise sont incendiés les 4 et 5 juin 1092. Il apparut aussi des tensions, mais peu graves, avec les abbayes de St-Maixent (pour les marais de Mouillepied : entre Yves et Ballon ?) et de St-Jean-d'Angély (pour les marais d'Yves), les sires de Châtelaillon cherchant sans doute à étendre, dans leur politique d'expansion, leurs droits et domaines aux dépens des abbayes.
  • actif vers 1100/1104-1130/1137 : Isembert II (ou III ou IV), son fils, épouse Aelina

La succession d'Isembert II-III est revendiquée par Èble(s) de Mauléon et Geoffroy III de Rochefort, probablement deux cousins issus de germain et parents à ce même degré d'Isembert II, héritiers aux droits de deux sœurs dont l'ancêtre (sans doute la grand-mère) d'Èble, Rivalia, était l'aînée[8], et celle de Geoffroy, Osiria, la cadette. Rivalia et Osiria pouvaient être les filles d'Èble Ier de Châtelaillon, et donc les sœurs d'Isembert Ier. Rivalia aurait épousé Raoul de Mauléon grand-père d'Èbles, et Osiria : Geoffroy Ier de Rochefort grand-père de Geoffroy III. On remarque aussi que les Châtelaillon tenaient le château de Soubise juste au sud de Rochefort, puis ce furent peut-être les Mauléon (si c'est le cas : dès le mariage de Rivalia ou à la succession d'Isembert II ?), puis en tout cas les Lusignan[9], dont le tiendront les Parthenay ci-dessous.

Finalement les deux cousins héritiers se partagent la seigneurie :

Geoffroy de Rochefort hérite d'Isembert II la moitié de Châtelaillon : Yves dont Voutron, Ballon, Thairé dont Mortagne, Le Thou, donc le sud et l'est du domaine, plus le Petit Fief (ou Petite Baillie) de Rochefort à l'est de La Rochelle ; l'autre moitié allant à son cousin Èbles de Mauléon : le château, le nord de la seigneurie-châtellenie, plus les îles et la mer[10],[11].

Succession de la seigneurie châtelaine : les deux fils d'Èble de Mauléon : < Raoul et Guillaume < Savary fils de Raoul et sénéchal de Saintonge < Raoul († vers 1251) ; sa demi-sœur Alix x Guy Ier de Thouars : d'où la suite des vicomtes de Thouars ; une autre demi-sœur est mariée à Geoffroy de Tonnay-Charente ; une autre demi-sœur, Marquise de Mauléon dame de Châtelaillon, épouse Guillaume II de Lusignan dit de Valence, petit-fils d'Hugues VIII < Valence de Lusignan dame de Châtelaillon, Soubise, Moncontour, Mouchamps, Mervent et Vouvant x vers 1247 Hugues II de Parthenay († 1271)

< Guillaume VI de Parthenay († vers 1315-1322) x 1° Jeanne dame de Montfort-le-Rotrou, Vibraye, Bonnétable et Semblançay et x 2° Marguerite de Thouars arrière-petite-fille de Guy et Alix ci-dessus < Jean Ier de Parthenay, fils de Jeanne de Montfort-le-Rotrou < Guillaume VII de Parthenay [sa demi-sœur Isabelle de Parthenay dame de Montfort-le-Rotrou, Vibraye, Bonnétable, Semblançay x Jean IV premier comte d'Harcourt, vicomte de Châtellerault, seigneur d'Arschot < Jean V comte d'Aumale, vicomte d'Abbeville et baron de Montgomery, exécuté en 1356 < son fils cadet Jacques Ier baron de Montgomery < Jacques II ci-dessous] < la fille de Guillaume VII : Jeanne héritière de Parthenay et de Châtelaillon x Guillaume IV vicomte de Melun et comte de Tancarville, sire de Montreuil-Bellay et Varenguebec(† 1415 à Azincourt)

< Marguerite vicomtesse de Melun et comtesse de Tancarville, baronne de Parthenay, dame de Châtelaillon x Jacques II d'Harcourt baron de Montgomery ci-dessus < Marie d'Harcourt x Dunois fils de Louis duc d'Orléans < les Orléans ducs de Longueville, comtes de Dunois et de Tancarville, barons de Parthenay, princes de Neuchâtel et Valangin, princes de Châtelaillon...

Aux XVe et XVIe siècles, le règne des Parthenay puis des Orléans-Longueville n'alla pas sans des interruptions : Châtelaillon fut temporairement à des princes Valois (Charles VII dauphin et comte de Poitiers ; aussi son fils Louis XI et son beau-frère Charles du Maine) ; au connétable de Richemont alias Arthur III duc de Bretagne comte de Richmond/Richemont ; en 1541 à l'amiral Chabot neveu par alliance de François Ier ; le 27 mars 1546 Antoinette d' Amboise rachète la principauté à la veuve de ce dernier; en 1596 c'est Antoine Courault, procureur du Roi au Présidial de la Rochelle qui en est le propriétaire.

Châtelaillon fut cédé, le 31 août 1615, et définitivement le 5 février 1699, aux Green (ou Grain) de Saint-Marsault (ou Saint-Marceau), qui devinrent marquis de Châtelaillon en 1780 avec Henri-Charles Benjamin, grand-sénéchal de La Rochelle et de l'Aunis. Cette famille était protestante lors des premières acquisitions (Daniel fut un combattant rochelais lors du siège de 1622), mais Pharamond se convertit au catholicisme sous Louis XIV.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

De l’histoire antérieure au XIXe siècle, il demeure quelques bâtisses agricoles ou ostréicoles (village des Boucholeurs). Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle, avec l'apparition du chemin de fer, que se construisit la station balnéaire pour accueillir les premiers amateurs des bains de mer ; de plus de 1500 villas 1900 parsèment depuis la côte. L'église et le marché couvert furent construits dès 1885, tandis que la construction d'une nouvelle gare en lieu et place de l'ancienne halte, allait précipiter le développement de la station. La digue du front de mer, quant à elle, date de 1894. Les rues jusqu'alors ensablées furent empierrées en 1899, et c'est en 1900 que furent construits le groupe scolaire, et la poste. L'éclairage public a été installé en 1906, à l'époque un éclairage à l'acétylène remplacé depuis par l'éclairage électrique[12].

En 1988, la commune a décidé de procéder à un réaménagement total de la zone englobant le Casino, son parc, et une partie du parc municipal pour construire un ensemble immobilier baptisé « Les Principautés du Casino ». Lors des travaux de terrassement, le Casino construit sur une dune, a subi des dommages considérables avec l'écroulement complet de sa partie centrale. Mais l'édifice centenaire a aussitôt bénéficié d'une restauration pour lui rendre sa splendeur d'antan.

En 1991, la piscine Tournesol, de l'architecte Bernard Schoeller construite en 1975, située au no 1 de la rue Barraud, a été détruite. L'emplacement est resté libre, servant de parking, avant d'accueillir en 1998 la résidence Atlantica. Ce même emplacement était aussi celui d'un parc d'enfants, créé en 1937. Il possédait deux entrées (une sur la rue Barraud, et une dans le parc du Casino, et abritait jeux de ballon, échasses, manèges, portique et balançoires, et un théâtre de Guignol qui divertissait les enfants deux fois par semaine[13].

Un ouvrage récent[Quand ?] donne un aperçu de toutes les découvertes archéologiques effectuées sur le coteau du Vieux Châtelaillon (occupation gallo-romaine, nécropole des Sables, christianisation du site, découvertes de sépultures, mobilier funéraire découvert dans les sarcophages etc.). De plus on y trouve un article capital traitant de la localisation du château médiéval réfutant les thèses d'une implantation au Cornard ou à la Turge[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’or à l’aigle bicéphale de sable, à la bordure de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1974 1984 Paul Michaud    
1984 1995 Jean-Louis Léonard UMP Ingénieur
1995 1996 Alain Lemaire   Professeur
1996 en cours Jean-Louis Léonard UMP puis LR Ingénieur, ancien député
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la mise en application de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 6 064 habitants, en diminution de -0,28 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : 3,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1901 1906 1911 1921 1926
147 142 170 134 814 987 1 183 1 267 1 724
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
2 106 2 233 4 125 4 967 5 234 5 377 5 354 5 439 4 993
1999 2007 2012 2014 - - - - -
5 625 5 959 5 937 6 064 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (34,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46 % d'hommes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 17,2 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 32,1 %) ;
  • 54 % de femmes (0 à 14 ans = 11,2 %, 15 à 29 ans = 14,3 %, 30 à 44 ans = 15,7 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 37,1 %).
Pyramide des âges à Châtelaillon-Plage en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90  ans ou +
2,2 
11,4 
75 à 89 ans
15,7 
19,8 
60 à 74 ans
19,2 
21,5 
45 à 59 ans
21,6 
17,2 
30 à 44 ans
15,7 
15,4 
15 à 29 ans
14,3 
13,8 
0 à 14 ans
11,2 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Les services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les écoles

Châtelaillon-Plage dispose de trois écoles de l'enseignement primaire public qui sont réparties dans les différents quartiers de la ville.

  • École maternelle et élémentaire Pierre-Jonchery
  • École maternelle Les Sables
  • École élémentaire Paul-Michaud

À savoir qu'une autre école était située dans le bâtiment abritant aujourd'hui l'Hôtel de ville, accueillant à l'époque les filles dans sa partie droite et les garçons dans sa partie gauche, telles qu'en témoignent les inscriptions toujours présentes sur sa façade. L'école a ensuite déménagé juste derrière la mairie dans de nouveaux locaux jusqu'en 1932, où ces locaux sont devenus une bibliothèque, et ensuite la médiathèque actuelle, depuis 2004[13].

Le collège

Le collège André-Malraux est un établissement de l'enseignement secondaire public, situé près du Centre de formation professionnelle et qui a été implanté dans la ville dans le cadre d'une politique de dissémination des collèges dans l'agglomération de La Rochelle. Il regroupe 588 élèves à la rentrée 2010 qui sont enseignés par 38 enseignants[21].

Le CIPECMA

CIPECMA (Centre Interconsulaire de Perfectionnement et d'Enseignement de la Charente-Maritime) géré par la Chambre de commerce et d'industrie de La Rochelle.

Services de la santé[modifier | modifier le code]

Châtelaillon-Plage dispose d'un certain nombre de services dans les secteurs médicaux, paramédicaux et médico-sociaux[22] qui en font une station balnéaire bien équipée dans ce domaine, situation particulière qu'elle doit beaucoup à sa fonction de villégiature.

Les services médicaux

La ville dispose de cinq cabinets médicaux, dont les médecins généralistes exercent tous dans le centre-ville, et de quatre cabinets dentaires.

Châtelaillon-Plage ne dispose d'aucuns médecins spécialistes, les habitants vont habituellement consulter ceux situés à La Rochelle.

De même, la station balnéaire n'est pas équipée d'un centre de radiologie médicale ou IRM, elle dépend de La Rochelle pour ce type de prestation[Note 4].

L’hôpital général le plus proche est le Centre Hospitalier de La Rochelle, situé à environ une douzaine de kilomètres au nord ; il offre une palette fort étendue de soins et est en fait le plus grand établissement hospitalier de la Charente-Maritime.

Les services paramédicaux

Dans ce domaine, Châtelaillon-Plage possède une gamme plus élargie de prestations. Ainsi, la ville dispose-t-elle d'un laboratoire d'analyses médicales[Note 5], de trois centres en soins infirmiers, de cinq cabinets de kinésithérapie, d'un cabinet en diététique, de trois cabinets de pédicure-podologue ainsi que de trois orthophonistes et de deux ostéopathes.

À cela s'ajoutent trois pharmacies, un audioprothésiste et deux opticiens-lunettiers. De plus, un laboratoire de prothèses dentaires y est en activité.

Un service d’ambulanciers est présent dans la ville et assure des interventions qui s'étendent jusque dans le canton voisin de La Jarrie.

Châtelaillon-Plage est également équipée d'un centre de secours où les pompiers sont habilités à intervenir en situation d'urgence médicale. Cette caserne, qui relève du SDIS de la Charente-Maritime, dépend plus précisément du Centre de secours principal de La Rochelle.

Par ailleurs, une clinique vétérinaire y est en activité et intervient en partie sur les communes voisines du canton de La Jarrie.

Les services médico-sociaux

La ville possède une maison de retraite qui a également le statut d'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

Un important institut médico-pédagogique pour enfants y est implanté dans la ville : l'Esat - Œuvre d'Emmanuelle[23].

Les équipements de loisirs[modifier | modifier le code]

Le centre Beauséjour[modifier | modifier le code]

Centre Beauséjour.

Beauséjour fut construit à la fin du XIXe siècle lors de l'installation de la gare de Châtelaillon-Plage et de son essor en tant que station balnéaire. Sa première vocation fut l'hôtellerie. Il devint au début du XXe siècle une colonie de vacances puis hébergea l'école maternelle de Châtelaillon-Plage avant d'être rénové entièrement en 2007. Ce magnifique hôtel particulier est aujourd'hui un espace culturel et un lieu de loisirs pour les Châtelaillonnais.

Le centre aquatique[modifier | modifier le code]

Centre aquatique.

Une première piscine « Tournesol », issue d'un programme national de construction, vit le jour en 1975 à Châtelaillon-Plage. Le Centre aquatique lui succéda et ouvrit ses portes en juin 1991. Deux bassins intérieurs, deux jacuzzis, deux bassins extérieurs, deux toboggans géants et un moyen le constituent.

Le casino[modifier | modifier le code]

Casino (vu côté océan).

Il fut construit en 1893 lorsque Châtelaillon se transforma en station balnéaire recherchée. Après des dégâts causés par la Seconde Guerre mondiale, l'entrée fut reconstruite, un cinéma installé ainsi qu'une salle de spectacle en plein air. Détruit pendant la deuxième moitié du XXe siècle, il fut reconstruit à l'identique. Il est toujours le lieu central des soirées châtelaillonnaises avec son restaurant, sa discothèque (La Licorne) et sa salle de jeux.

Transports[modifier | modifier le code]

Desserte routière et urbaine[modifier | modifier le code]

Les infrastructures routières[modifier | modifier le code]

Châtelaillon-Plage est accessible par la RD 137, voie express reliant La Rochelle à Rochefort.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les transports en commun de l'agglomération de La Rochelle par la ligne 16 du réseau Yélo. Elle est aussi traversée par la ligne 9 du réseau départemental reliant La Rochelle à Rochefort. En saison estivale, une navette plage gratuite permet de relier l'office de tourisme à la plage, et d'éviter l'encombrement du petit centre-ville de la station.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par des TER Poitou-Charentes à destination de La Rochelle, Rochefort et Saintes, mais aussi par des Corail Intercités à destination de Nantes ou Bordeaux. La desserte est d'ailleurs améliorée en saison estivale, afin de garantir un accès optimal à la station pour les vacanciers arrivant par TGV à la gare de La Rochelle-Ville.

Les évènements[modifier | modifier le code]

Festival de cerfs-volants[modifier | modifier le code]

Il a débuté en 1993 grâce à un groupe de cervolistes passionnés. IL est aujourd'hui le lieu de rassemblement des passionnés de cerfs-volants et du vent. Il se déroule chaque année durant le week-end de Pâques sur la plage de Châtelaillon. Combats de rokakkus, démonstrations de kite surf, essai de char à voile, vol de nuit, spectacle son et lumière, font de cette manifestation un moment fort du début de saison en Charente-Maritime.

Chatel en Fête[modifier | modifier le code]

Le projet d'une fête communale rassemblant les habitants de Châtelaillon-Plage est né lors de la célébration du centenaire de la station. Au vu de l'enthousiasme des Châtelaillonnais, cette fête est devenue annuelle et représente chaque année un thème nouveau : l'Inde, l'Amérique Latine, l'Espagne, les îles, l'Asie… Chaque quartier s'investit durant toute l'année pour ces 2 jours des festivités. Marché artisanal, spectacle de rue, défilé géant rythment ces 2 jours de fête. Chatel en Fête ouvre tous les ans le Festival de Charente-Maritime Sites en Scène.

La Fête des Boucholeurs[modifier | modifier le code]

Le village des Boucholeurs.

Au mois d'août, Châtelaillon-Plage fête son patrimoine ostréicole et conchylicole. Les Boucholeurs est un village de pêcheurs sur les communes d'Yves et de Châtelaillon-Plage. Cette fête est l'occasion de rappeler ce patrimoine local, de faire revivre les jeux d'antan avec le foot dans la vase, la course de brouette, la pêche au canard vivant et de déguster les huîtres et moules des îles.

Le marché nocturne[modifier | modifier le code]

Brocante le dimanche soir en saison le long de la plage.

Châtelaillon-Plage en images[modifier | modifier le code]

Les touristes peuvent profiter de la plage, du casino, d'hôtels et de campings. Le village pittoresque des Bouchôleurs donne un aperçu intéressant des activités issues de la production des moules et des huîtres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Châtelaillon-Plage comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Sud-Ouest français et parfois le Grand Ouest français.
  2. Pour mémoire, il n'y avait pas de sable avant les années 1970.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Les onze villes de la Charente-Maritime équipées au moins d'un centre de radiologie médicale sont par ordre alphabétique les suivantes : Jonzac, Marennes, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon et Surgères
  5. Liste des villes de la Charente-Maritime équipées au moins d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale (par ordre alphabétique) : Aytré, Châtelaillon-Plage, Jonzac, Marans, Marennes, Montendre, Pons, Puilboreau, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon, Surgères, Tonnay-Charente et La Tremblade. À cette liste de 19 villes s'ajoute le centre rural de Montguyon dans la Double saintongeaise.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p. 21
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. « Observations sur les seigneurs et la seigneurie de Châtelaillon », sur Revue de la Saintonge et de l'Aunis, t. XIX, 1993 ; par Jacques Duguet
  6. « d'après la « Petite histoire de Châtelaillon », d'Eric Birrier, Rupella, 1996 », sur Périgny Story
  7. « Châtelaillon », sur forum-jeux Château du Poitou
  8. Observation sur les seigneurs et la châtellenie de Châtelaillon (XIe siècle-(XIIIe siècle) Bull. Soc. Géographie de Rochefort, 2e série, t. II, no 9, 1971, p. 255-275.
  9. La venue de Soubise aux Lusignan n'est pas claire. C'est bien Valence de Lusignan qui la transmet par son mariage aux Parthenay : elle pouvait la tenir de sa mère Marquise de Mauléon, issue des Châtelaillon. Mais son oncle Geoffroy II la Grand'Dent, † 1248, pilleur et incendiaire de l'abbaye de Maillezais en 1225, frère aîné de Guillaume le père de Valence, était déjà seigneur de Soubise, Moncontour, Mervent et Vouvant, et déclarait tenir ses fiefs de son cousin Hugues X de Lusignan comte de la Marche, chef de Maison. Si Soubise est bien compris dans le lot, cela signifie qu'à une date indéterminée Soubise est devenue un fief Lusignan, ce qui est corroboré par le fait que le père de Geoffroy II et Guillaume, Geoffroy Ier de Lusignan (né avant 1150 - † vers 1224 ; fils cadet d'Hugues VIII), possédait aussi ces seigneuries. On peut donc imaginer que Soubise a été saisi sur les Châtelaillon par le comte-duc, par exemple suite à l'intervention de 1130. Puis un comte-duc ultérieur, donc un Plantagenêt roi d'Angleterre ou même ensuite un Capétien roi de France, a pu en gratifier Geoffroy Ier, qui fut le vassal d'Henri II, Richard Cœur-de-Lion, Jean sans Terre (le petit-neveu de Geoffroy, Hugues X de Lusignan, sera d'ailleurs le demi-frère d'Henri III fils de Jean sans Terre), Philippe Auguste voire Louis VIII ! Mais Geoffroy II la Grand'Dent a aussi déclaré qu'il ne tenait Soubise qu'au nom et au droit de sa nièce Valence, en quelque sorte comme une seigneurie utile mais non éminente, comme un bail : cela semble renforcer l'idée d'un bien propre de Valence, venu de sa mère, d'autant que son père Guillaume ne semble pas en avoir été bénéficiaire. Mais alors, pourquoi Geoffroy Ier est-il dit seigneur de Soubise ? Peut-être Soubise était-elle partagée en plusieurs fiefs...
  10. Outre la seigneurie-châtellenie de Châtelaillon (dont la limite passait par L'Houmeau/la pointe du Plomb, Lagord, La Rochelle avec Laleu, Lafond et St-Maurice, Périgny, Saint-Rogatien, Clavette, La Jarrie, Le Thou, Ballon, Yves, et comprenait Aytré, Angoulins, Salles, Saint-Vivien, Thairé, mais aussi Soubise au sud de la Charente), l'Aunis était composée, au nord : du Grand Fief d'Aunis (Marsilly, Nieul, Saint-Xandre, Villedoux, Esnandes, Puilboreau, Andilly) issu du fief (plus tard comté de) Benon/Benaon, et des seigneuries conjointes de Mauzé et Marans ; à l'est : de la seigneurie de Surgères avec Aigrefeuille ; au sud : de la seigneurie de Rochefort, avec Fouras et son fort, Saint-Laurent, Loire, Breuil-Magné, Vergeroux, puis vers la moitié du XIIe siècle Geoffroy III de Rochefort agrandit son domaine du Petit Fief rochelais plus la moitié méridionale et orientale de la seigneurie de Châtelaillon, en héritage de son cousin Isembert II (Yves dont Voutron, Ballon, Thairé dont Mortagne, Le Thou) ; à l'ouest : des îles, notamment et Oléron.
  11. « La constitution de la banlieue rochelaise à la fin du Moyen Âge : Formes d’emprise urbaine sur un espace rural, par Mathias Tranchant », sur Histoire urbaine 2003/2, n° 8, Société française d'histoire urbaine
  12. Guide du baigneur (1926)
  13. a et b Châtelaillon-Plage, mémoire de notre ville en images, Bernard Alvarez - Jacky Lancereau (2009)
  14. Histoire et patrimoine d'Angoulins-sur-Mer
  15. Site des villes et villages fleuris, consulté le 25 décembre 2016.
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. « Évolution et structure de la population à Châtelaillon-Plage en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 17 janvier 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 17 janvier 2010)
  21. Fiche de présentation du collège de Châtelaillon-Plage
  22. Site de l'annuaire de la santé
  23. Site de présentation de l'œuvre d'Emmanuelle

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