Soubise (Charente-Maritime)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Soubise.
Soubise
L'hôtel des Rohan, actuel hôtel de ville.
L'hôtel des Rohan, actuel hôtel de ville.
Blason de Soubise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Tonnay-Charente
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rochefort Océan
Maire
Mandat
Robert Chatelier
2014-2020
Code postal 17780
Code commune 17429
Démographie
Gentilé Soubisiens
Population
municipale
2 978 hab. (2013)
Densité 272 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 34″ N 1° 00′ 28″ O / 45.9261111111, -1.0077777777845° 55′ 34″ Nord 1° 00′ 28″ Ouest / 45.9261111111, -1.00777777778
Altitude Min. 0 m – Max. 22 m
Superficie 10,93 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte administrative de la Charente-Maritime
City locator 14.svg
Soubise

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte topographique de la Charente-Maritime
City locator 14.svg
Soubise

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Soubise

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Soubise
Liens
Site web www.soubise.fr

Soubise est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes).

Ses habitants sont appelés les Soubisiens et les Soubisiennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Soubise est située dans le Sud-Ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est distante de moins d'une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau, faisant partie du « Midi atlantique »[2].

Commune fluviale et estuarienne, elle est longée uniquement sur sa rive gauche par la Charente.

Elle appartient à la couronne périurbaine de l'aire urbaine de Rochefort et s'étend entièrement sur la rive sud de l'estuaire de la Charente en aval de Rochefort.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Soubise[3]
Saint-Nazaire-sur-Charente Rochefort
Moëze Soubise[3] Échillais
Beaugeay Saint-Agnant

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de Soubise est construit sur le premier éperon rocheux rencontré en venant de la mer, sur la rive gauche de la Charente. Sur un cachet daté de 1383 se trouve cette incription en latin : « subissia prima urbs insularum est sub borea » que l'on peut traduire par : « Soubise est la première ville sous le vent des îles ».

Sur cet éperon en surplomb de la Charente et qui se prête naturellement à la défense, il y avait un château et une ville fortifiée. Le château existait probablement depuis le Xe siècle, mais c'est à partir de 1092 qu'il entre dans l'histoire avec un premier siège, une capitulation et un premier incendie.

Le château qui fut un des fiefs les plus considérables de la seigneurie de Châtelaillon changea par la suite plusieurs fois de main. Il domina son éperon rocheux jusqu’en 1844, année où un deuxième incendie le détruisit entièrement.

En septembre 1346, le comte de Derby s’empare de la ville[4] (guerre de Cent Ans).

C'est en 1575 que la baronnie de Soubise entre dans la famille des Rohan, par le mariage de Catherine de Parthenay, héritière des Comtes de Parthenay, avec René II de Rohan. Catherine de Parthenay participa au siège de La Rochelle, côté Huguenot, sous le nom de Douairière de Rohan C'était une femme remarquable. C'est elle qui fit construire au début du XVIIe siècle le bel hôtel qui se trouve en face de l’église et qu’on appelle ici : l’hôtel des Rohan.

Soubise, lieu historique, doit peut-être sa notoriété à Charles de Rohan-Soubise, duc de Rohan-Rohan, prince de Soubise, comte de Saint-Pol, maréchal de France, dit le maréchal de Soubise, vaincu à la bataille de Rossbach, ou plus avant dans l’histoire, à Benjamin de Rohan, dit Soubise, qui participa au siège de La Rochelle, ou tout simplement au somptueux hôtel de Soubise qui abritent les Archives Nationales à Paris.

Soubise fut érigée en principauté pour les Rohan. Cette principauté jouissait d’une certaine liberté fiscale, ce qui en faisait un point de passage privilégié et bien situé pour la contrebande de tabac et d’étoffes d’importation[5].

Autrefois la ville était un point de passage important pour traverser le fleuve entre Rochefort et l'océan. C'était un des seuls points de franchissement « organisé » de la Charente (avec le bac de Saint-Savinien) entre Taillebourg et l'océan jusqu'à la construction du Pont suspendu de Tonnay-Charente en 1842.


Le bac de Soubise[modifier | modifier le code]

Le bateau-passeur le Rohan (bac) et la cale côté Rochefort.

Un bac a longtemps permis de traverser la Charente au niveau du port de plaisance actuel. La première mention dans les archives date de 1477 mais il existait bien avant[6]. Alors que le pont à travée levante de Rochefort est mis en service, la traversée de la Charente sur le bac s'arrête le 5 février 1967.

Les deux cales empierrées de part et d'autre du fleuve, où aboutissait une route venant de Rochefort sur la rive droite, sont toujours visibles actuellement au niveau du village et servent à la mise à l'eau des embarcations. Un bac ou bateau-passeur, le Rohan, est remis en service depuis juin 2013 pour la période estivale[7]. Il a un capacité de transport de 12 personnes comprenant le pilote et 11 passagers à pied ou éventuellement à vélo.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : en 1 : de gueules à neuf macles d'or, ordonnées 3, 3, 3 (qui est de Rohan) ; et en 2 : d'hermine plain (qui est de Bretagne)[8].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Robert Chatelier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 978 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
493 428 412 699 633 677 678 716 660
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
643 670 672 619 645 672 790 715 722
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
744 746 712 678 642 611 601 581 622
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
706 730 842 1 422 1 220 1 220 2 744 3 032 2 852
2013 - - - - - - - -
2 978 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • Carrières de pierre.
  • Chantier naval pour la plaisance.
  • Mécanique de précision.
  • Tourisme.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.
  • L'hôtel des Rohan aussi nommé Hospice de Soubise (XVIIe siècle), actuel hôtel de ville.
  • L'église Saint-Pierre. C'est une église à l'origine de style roman comme en témoignent les quatre colonnes, à la croisée du transept, quelques arcs légèrement brisés et deux beaux chapiteaux qui se cachent dans le transept de gauche. Très détériorée pendant les Guerres de Religion, elle fut rebâtie de 1700 à 1712 par François de Rohan-Soubise, riche prince de Soubise. De cette époque, on peut voir autour de la nef un bandeau noir orné des armes des Rohan, appelé un litre funéraire et quatre vitraux. les cinq autres vitraux sont modernes.
  • Les fontaines ; en particulier la fontaine de la Rouillasse dont l'usage de ses eaux ferrugineuses que Bégon l'intendant de Rochefort recommandait à ses contemporains, semble très ancien. L'édifice, reconstruit au XIXe siècle dans un terrain en pente en bordure du marais de Moëze avec des pierres gravées de grafitti de bateaux, porte sur l'un de ses murs un poème à la gloire des vertus de la source. La fontaine de la Rouillasse est inscrite monument historique depuis 1996[11]. D'autres fontaines et sources peuvent être trouvées en divers points de la commune.
  • Deux dolmens dits les dolmens de Soubise sont présents sur la Base aérienne 721 Rochefort. Ils sont classés monuments historiques depuis 1938.
  • Le port est le premier port à sec de Charente-Maritime.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p. 21
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Rpbert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand,‎ , 334 p. (ISBN 2-84494-084-6, lire en ligne), p. 197
  5. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 147
  6. Archive municipales de la ville de Rochefort
  7. Journal Sud-Ouest http://www.sudouest.fr/2013/06/25/soubise-rochefort-un-bac-pour-traverser-les-deux-rives-1096442-1504.php
  8. Gaso.fr
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  11. « Fontaine de la Rouillasse », base Mérimée, ministère français de la Culture