Bourcefranc-le-Chapus

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Bourcefranc-le-Chapus
L'Hôtel de ville de Bourcefranc-le-Chapus
L'Hôtel de ville de Bourcefranc-le-Chapus
Blason de Bourcefranc-le-Chapus
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Marennes
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de Marennes
Maire
Mandat
Guy Proteau
2014-2020
Code postal 17560
Code commune 17058
Démographie
Gentilé Bourcefrançais, Chapusais
Population
municipale
3 388 hab. (2012)
Densité 273 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 50″ N 1° 08′ 51″ O / 45.8472222222, -1.147545° 50′ 50″ Nord 1° 08′ 51″ Ouest / 45.8472222222, -1.1475
Altitude Min. 0 m – Max. 18 m
Superficie 12,40 km2
Localisation

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Liens
Site web www.bourcefranc-le-chapus.fr

Bourcefranc-le-Chapus est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Bourcefrançais ou Chapusais et les Bourcefrançaises ou Chapusaises[1].

Commune de création récente — née en 1908 de la fusion de plusieurs hameaux dont les deux principaux sont Bourcefranc et Le Chapus —, elle n'en possède pas moins une riche histoire et un patrimoine urbain et maritime diversifié. C'est la dernière commune du continent à être traversée avant d'aller sur l'île d'Oléron, accessible depuis 1966 par le viaduc d'Oléron.

Faisant partie de l'agglomération urbaine de Marennes[Note 1] dont elle prolonge l'urbanisation vers le nord-ouest en direction du pont de l'île d'Oléron, Bourcefranc-le-Chapus est une commune littorale dynamique dont les activités sont principalement orientées vers l'ostréiculture, le tourisme et la fonction résidentielle de villégiature.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La commune de Bourcefranc-le-Chapus est située au sud-ouest du département de la Charente-Maritime et de la région Poitou-Charentes.

Sur un plan plus général, Bourcefranc-le-Chapus est localisée dans la partie sud-ouest de la France[Note 2], au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « midi atlantique »[2].

Il s'agit avant tout d'une commune littorale, formant la fin d'une petite presqu'île, en bordure de la mer des pertuis charentais qui la met directement en contact avec l'océan Atlantique.

Au nord, elle est délimitée par le pertuis d'Antioche et au sud par le pertuis de Maumusson. Ces deux détroits se rejoignent dans la passe du courreau d'Oléron qui la sépare de l'Ile d'Oléron, à l'ouest, distante d'environ deux kilomètres à vol d'oiseau.

Bourcefranc-le-Chapus est également située à l'extrémité de la vaste embouchure de la Seudre, sur sa rive droite, qui y atteint ici sa plus large extension.

Par sa situation géographique, Bourcefranc-le-Chapus est située à 3 km au nord-ouest de Marennes formant avec cette dernière une agglomération urbaine continue dont les activités économiques, caractérisées par l'ostréiculture, les activités tertiaires (commerces et services) et le tourisme, sont quasi identiques.

Par rapport aux villes principales de la Charente-Maritime, elle est située à 24 km au sud-ouest de Rochefort, à 34 km au nord-ouest de Royan, à 45 km à l'ouest de Saintes et à 57 km au sud de La Rochelle.

Un seul axe routier d'importance la jalonne du sud-est au nord-ouest, la D 26, route départementale particulièrement fréquentée chaque week-end et lors de la période estivale et qui aboutit au viaduc de l'île d'Oléron depuis Marennes.

Le cadre géographique[modifier | modifier le code]

la commune de Bourcefranc-le-Chapus occupe un site de presqu'île qui se termine par deux petits caps, la pointe du Chapus et la pointe des Chardons[Note 3], mais dans le détail, son rivage fait alterner de petits caps peu élevés qui isolent des baies plus ou moins étroites dont quelques-unes sont sablonneuses et les autres formées de vasières littorales.

Le rivage de la commune

Au sud-est de la commune, la pointe de Bonnemort termine l'embouchure de la Seudre sur sa rive droite qui correspond ici à son extension maximale. Ce cap est l'aboutissement d'un cordon dunaire d'environ 3 mètres de hauteur qui s'est formé naturellement depuis le site de Marennes-Plage dans la commune voisine de Marennes. Ce cordon dunaire, très étroit et peu élevé, isole à l'arrière sur la péninsule, d'anciens marais salants aujourd'hui transformés en parcs à huîtres. La faible portion sablonneuse abrite une petite plage, à l'arrière de laquelle quelques infrastructures touristiques ont été mises en place (centre nautique avec école de voile, piscine, camping, résidence de tourisme). Une route touristique, la route verte, longe ce littoral en partie arboré. Ces équipements touristiques intercommunaux sont partagés avec la municipalité de Marennes.

Entre la pointe de Bonnemort, au sud-est, et la pointe de l'Ascension, au nord-ouest, se situe la baie de Marécareuil qui fait face au pertuis de Maumusson et à la station balnéaire de Saint-Trojan-les-Bains dans le sud-est de l'Ile d'Oléron. Cette baie étirée est bordée par un littoral marécageux dont les vasières sont occupées par les parcs à huîtres et les cabanes des ostréiculteurs.

Coucher de soleil sur le pont de l'île d'Oléron et le fort Louvois, au large du port ostréicole du Chapus.

Entre la pointe de l'Ascension, au sud, et la pointe du Chapus, au nord, se love l'étroite baie de la Grognasse, entièrement dévolue aux parcs à huîtres. C'est à la pointe de l'Ascension que débute le pont de l'île d'Oléron d'une longueur totale de 3 027 mètres et qui a été construit en 1966. C'est depuis la baie de la Grognasse que se découvre le viaduc d'Oléron. Dans cette partie de cette agglomération ostréicole des infrastructures importantes jalonnent la route départementale avant l'entrée vers le pont d'Oléron. Outre les nombreuses cabanes ostréicoles aux couleurs vives et variées qui signalent l'industrie dominante, le lycée maritime et l'Office de tourisme du Pays de Marennes-Oléron constituent les deux autres vitrines de l'économie du bassin de Marennes-Oléron.

La pointe du Chapus, au sud, et la pointe des Chardon, au nord, sont deux petits caps dont les promontoires de faible altitude terminent la péninsule de l'ancienne Isle de Marennes. Ils font face à l'île d'Oléron et sont le lieu de transition entre deux détroits, au sud, le pertuis de Maumusson et, au nord, le pertuis d'Antioche. Ces deux caps isolent une baie très étroite et entièrement marécageuse, la baie du Chapus. C'est à la pointe du Chapus qu'était établi l'ancien embarcadère pour le bac de l'île d'Oléron avant la construction du viaduc. Depuis le port du Chapus, à seulement 300 mètres du rivage, se dresse le remarquable Fort Louvois qui abrite aujourd'hui un intéressant musée sur l'huître. C'est le port ostréicole de la commune et un lieu d'embarquement pour les croisières touristiques sur le Pertuis d'Antioche.

De la pointe des Chardons jusqu'au débouché du canal de Mérignac qui sert ici de limite administrative avec la commune voisine de Hiers-Brouage s'évase une longue baie marécageuse qui débouche sur le pertuis d'Antioche. Elle correspondait à l'époque gallo-romaine à l'ouverture sur le vaste et profond golfe santonique ou golfe de Saintonge qui, dès le début du Moyen Age, s'est progressivement colmaté pour devenir l'actuel marais de Brouage. Toute cette partie du rivage de la commune est le domaine exclusif des parcs à huîtres.

Le domaine de la péninsule

Cette presqu'île qui est l'aboutissement de l'Isle de Marennes, longue péninsule effilée à l'époque gallo-romaine, est de formation calcaire et appartient entièrement au domaine géologique de la Saintonge formée de sols du Crétacé.

Les villages terriens ont été initialement créés à l'époque des grands défrichements médiévaux sur les parties les plus élevées de la presqu'île, le long d'une voie romaine qui aboutissait au site du Chapus, alors terminal et embarcadère pour l'île d'Oléron.

Le moulin de la Plataine à Bourcefranc, chef-lieu de la commune, rappelle le passé médiéval de la ville actuelle.

Bourcefranc, le chef-lieu de la commune, est une création purement médiévale et occupe un des sites le plus élevés de la commune avec 12 mètres de hauteur. Aux portes de ce bourg franc des moulins à vent avaient été édifiés, dont seul subsiste aujourd'hui celui de la Plataine. C'est dans cette partie de la commune que l'urbanisation a le plus progressé en direction notamment de Marennes dont La Chainade constitue la jonction urbaine entre les deux villes qui forment aujourd'hui la sixième agglomération urbaine de la Charente-Maritime.

Les altitudes les plus élevées sont situées au nord-est de l'agglomération, en limite de la ville voisine de Marennes. Au village de Nodes, elles montent jusqu'à 14 mètres et dominent le Marais de Brouage dont le dénivelé assez marqué rappelle la limite de l'ancien rivage du golfe santonique aujourd'hui comblé. C'est dans le petit bois du Fief des Ailes, au sud du village de Nodes, qui prolonge sur la commune voisine le bois de la Lande que se trouve l'altitude la plus élevée de la commune avec 18 mètres de hauteur.

Les terrains calcaires, fortement urbanisés, qui exhaussent en son centre la presqu'île représentent une faible partie du finage communal. La moitié de la commune est en zone basse et littorale, occupée par les vastes étendues de marais, principalement ceux du Marais de Brouage que coupe ici le canal de Mérignac. Dans ces terres de marais la plupart desséchés, les altitudes sont proches du niveau de la mer et montent jusqu'à 2 mètres à l'intérieur des terres.

Les ports de la commune, Le Chapus et Daire, sont situés sur de petits promontoires qui terminent la péninsule et surplombent de quelque deux à trois mètres l'océan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bourcefranc-le-Chapus
Océan Atlantique,
au large, l'île d'Oléron
Bourcefranc-le-Chapus Hiers-Brouage
Marennes

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Ruisseau du Grand Dardenne
  • Ruisseau du Nord

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 388 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1911. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
2 152 2 184 2 401 2 522 2 763 2 842 2 878 3 073 3 095
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012 - -
2 984 2 794 2 851 2 951 3 275 3 347 3 388 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (35,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,5 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 32,6 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 13,1 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 16,7 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 38 %).
Pyramide des âges à Bourcefranc-le-Chapus en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
2,0 
11,3 
75 à 89 ans
16,3 
20,7 
60 à 74 ans
19,7 
19,3 
45 à 59 ans
19,8 
17,6 
30 à 44 ans
16,7 
16,1 
15 à 29 ans
12,4 
14,5 
0 à 14 ans
13,1 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Bourcefranc provient de l'expression typiquement médiévale bourg franc[7], qui désigne un bourg bénéficiant d'une exonération de taxes accordée par un seigneur. Ce privilège est apparu lors de la création du "bourg franc", dans le courant du Moyen Âge, en raison également de sa position sur la petite butte dominant les marais environnant la presqu'île[8].

Quant au petit site portuaire dénommé le Chapus, il précède la création de Bourcefranc, le chef-lieu de la commune. Son toponyme s'explique par sa situation géographique, provenant de l'ancienne appellation latine d'Arx Caputiana c'est-à-dire la Citadelle du cap[9].

Ce n'est que depuis 1970 que la commune est dénommée Bourcefranc-le-Chapus[10].

Histoire sommaire de la commune[modifier | modifier le code]

Ce n'est qu'à partir du 23 mars 1908 que Bourcefranc est devenue une commune à part entière appartenant jusqu'à cette date à la commune de Marennes. Son premier maire, Léon Oriou, administra la commune jusqu'en 1935. C'est lui qui inaugura l'Hôtel de ville construit en 1930 au milieu du chef-lieu de la commune.

Toute l'histoire de Bourcefranc est étroitement liée à sa grande voisine, Marennes[Note 6].

Bourcefranc fut érigée en bourg franc à l'époque des grands défrichements médiévaux après que la paroisse de Marennes fut cédée en donation à l'Abbaye-aux-Dames de Saintes en 1047. Dans la seconde moitié du XIe siècle, les terres hautes et calcaires de cette partie de la presqu'île de Marennes, où passait l'antique voie romaine qui aboutissait au Chapus, furent mises en valeur. Un village agricole se forma grâce aux privilèges accordés par les abbesses de Saintes. Celles-ci avaient besoin de main d'œuvre pour défricher la paroisse de Marennes qui était entièrement couverte de forêt au début du XIe siècle.

À l'époque gallo-romaine, la pointe du Chapus abritait un village de pêcheurs et probablement de sauniers. Ce cap était l'aboutissement de l'antique voie romaine le long de laquelle, à l'époque médiévale, l'abbaye de Saintes posséda de très nombreux fiefs entre Saintes et Marennes[Note 6].

Le Chapus est une création romaine dont le toponyme révèle à la fois son rôle géographique et son rôle de transit. Ce site signifie la tête, la hauteur, le cap[11]. À l'époque médiévale, il joua le rôle d'embarcadère pour l'île d'Oléron, de port de pêche et surtout de port du sel. Il fut tardivement fortifié pour y abriter une citadelle à la fin du XVIIe siècle, le fort Louvois, quand l'arsenal militaire de Rochefort fut établi à partir de 1666.

Au site du Chapus, le restaurant Le Terminus - qui rappelle l'ancienne implantation d'une gare ferroviaire en 1888 aujourd'hui démolie - et les quelques maisons qui subsistent encore à la pointe étaient pendant le XVIIe siècle des baraques construites pour loger des ingénieurs, des inspecteurs, des entrepreneurs et des ouvriers, pour la construction du Fort Louvois. Une chapelle et un cimetière y furent implantés. C'est dans cette époque qu'apparaissent les naufrageurs.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Le Chapus fut choisi pour l'emplacement d'un embarcadère moderne construit en 1947 afin d'assurer les liaisons par bacs avec l'île d'Oléron.

Lorsque le pont de l'île d'Oléron fut construit en 1966, l'embarcadère devint obsolète et les liaisons par bacs pour l'île d'Oléron abandonnées. Ce site devint par la suite un gigantesque collecteur pour l'élevage des huîtres contribuant à faire du Chapus un des tout premiers ports ostréicoles de France.

Mais c'est également un port de voyageurs dont les croisières touristiques sont assurées en période estivale par des vedettes sur le Pertuis d'Antioche en direction de l'île d'Aix, de fort Boyard et de La Rochelle.

Patrimoine et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Louis[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, grâce aux échanges accrus avec l’île d'Oléron, les villages de la Pointe, Nodes, la Garde, Sainceaudiére, Chatain, le Chapus prennent une nouvelle importance mais sont encore dépourvus d'une église ou d'un temple.

Façade de l'église Saint-Louis

De passage vers Oléron, Madame de Maintenon aurait souhaité faire dévotions. Informée de l’absence d’un lieu de culte dans ces villages de la Pointe, elle aurait adressé un don dès son retour à Paris, décidant le roi Louis XIV à la construction de l’église Saint Louis en 1687.

L’édifice est composé d’une nef unique, d’un transept peu saillant et d’un chevet en hémicycle. Elle ouvre aux fidèles en 1694. La chapelle est d’abord desservie par les moines Récollets de Marennes, puis par un curé qui devient titulaire après 1856.

L’église Saint-Louis est une paroisse de marins, en témoignent l’autel de pierre de taille orné d’un vaisseau et d’ancres ainsi que le vitrail de saint Pierre où figure le fort Louvois.

Suspendue en ex-voto à la voûte, une maquette de bateau, le Saint-Louis, à aujourd’hui disparu. Elle était l’œuvre de Étienne Tétaud, né à Bourcefranc en 1888. Infirme, il faisait des sabots et des maquettes de bateaux.

Le chevet de l'église Saint-Louis

À l’origine, l’église n’avait pas de clocher mais un campanile où sonnait depuis 1694 la cloche de l’ancien temple de Saint-Just. Ce dernier fut détruit en 1685 lors de la Révocation de l'édit de Nantes. Les registres renseignent sur cet édifice réformé qui mesurait 14 mètres de long et qui était doté d'un campanile.

Cette cloche historique, fondue en 1604, est gravée de cette date et d’une inscription :

« Au nom de Dieu, Jehan Favre ma faicte, je suis este faicte pour servir à l’église réformée de Saint Just »

Fendue, elle ne sonnait plus.

C’est en 1957 que l’abbé Paul Bourgeon fait édifier le clocher, y installe des cloches électroniques, systèmes de croix en cristal avec fil à ressort qui oscillent dans le vide, le son est amplifié par des haut-parleurs et donne le change à de vraies cloches. Il assiste en 1969 à son rêve, la pose de deux autres cloches baptisées Madeleine et Jeanne-Andrée. L’abbé Bourgeon qui demeurait à Bourcefranc était un prêtre-ouvrier, ostréiculteur et inventeur à ses heures.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le fort du Chapus (ou fort Louvois)[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : fort Louvois et Musée de l'huître.
Le fort Louvois reçoit plus de 20 000 visiteurs chaque année.

Situé entre l’île d’Oléron à l'ouest et le continent à l'est, face au petit port de pêche et ostréicole du Chapus, ce monument historique est l'un des plus visités du littoral charentais recevant plus de 20 000 visiteurs chaque année. Il est accessible par une chaussée découverte à chaque marée basse, n'étant situé qu'à 400 mètres du rivage, sinon par bateau lors des marées.

Construit en 1691 sous le règne de Louis XIV pour défendre les pertuis charentais — pertuis d'Antioche et pertuis de Maumusson — contre les incursions de navires ennemis, il faisait partie de la Ceinture de feu afin de protéger l'arsenal militaire et maritime de Rochefort.

Depuis 1972, il abrite également sur plusieurs niveaux le Musée de l'huître et est doté d'un intéressant plan relief du littoral charentais et de l'île d'Oléron.

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Après la création de la commune de Bourcefranc le 23 mars 1908 par distraction de celle de Marennes, la ville a fait édifier un bel hôtel de ville qui a été inauguré par son premier maire, monsieur Léon Oriou, en 1930[12].

L'Hôtel de ville de Bourcefranc-le-Chapus a été érigé en 1930.

Depuis 1970, elle se dénomme officiellement Bourcefranc-le-Chapus. Bourcefranc demeure le chef-lieu administratif de la commune avec les services de la mairie et des écoles, tandis que Le Chapus en est le centre économique. Il est l'un des tout premiers ports ostréicoles de France et en même temps un site touristique très prisé.

En 2008, la ville a célébré le centenaire de sa création.

Le moulin de la Plataine[modifier | modifier le code]

Situé aux portes même du bourg de Bourcefranc, le moulin de la Plataine qui a été édifié vers 1650 est aujourd'hui la propriété de la commune. Une association « Les amis du moulin de la Plataine » a terminé sa restauration complète en 2010.

Pont de l'île d'Oléron[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Pont de l'île d'Oléron.

Depuis l'été 1966, le pont de l'île d'Oléron relie le continent depuis la commune de Bourcefranc-le-Chapus. Il fut, lors de son inauguration, le plus long pont de France et, ce, jusqu'en 1988, année où il fut détrôné par le pont de l'île de Ré, maintenant le plus long viaduc de France à relier une île au continent.

Le pont de l'île d'Oléron fut également le premier pont à être construit pour relier une île. Son passage est gratuit et sa gestion est assurée par le conseil général de la Charente-Maritime.



Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’argent au fort Louvois d’or, terrassé de sinople ; au chef d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or.
Commentaires : Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Petit historique[modifier | modifier le code]

Ce n'est que depuis le 28 mars 1908 que Bourcefranc a été érigée en commune par distraction de la commune voisine de Marennes.

Son premier maire, Léon Oriou, a administré la commune de sa création jusqu'en 1935 et a inauguré l'Hôtel de ville édifié en 1930.

C'est en 1970 que la municipalité a pris le nom officiel de Bourcefranc-le-Chapus.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Jean-Luc Rousseau Divers droite  
2008 2014 Jean-Luc Rousseau Divers droite  
2014 en cours Guy Proteau UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

Bourcefranc-le-Chapus fait partie de l'une des sept communes qui forment le canton de Marennes, ce dernier appartenant à l'arrondissement de Rochefort.

Par sa population, elle occupe le deuxième rang se situant après le chef-lieu de canton mais, par sa superficie, elle en est la plus petite avec 1240 hectares.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie depuis décembre 1996 de la Communauté de communes du Bassin de Marennes dont le siège administratif est fixé à Marennes[13].

Elle appartient depuis 1997 au Pays Marennes-Oléron dont le siège administratif est fixé à Saint-Pierre-d'Oléron. Grâce à cette structure intercommunautaire, elle a pu bénéficier de l'implantation de l'Office de Tourisme du Pays de Marennes-Oléron judicieusement placé sur l'ancien site du péage du pont de l'île d'Oléron.

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2009, Bourcefranc-le-Chapus dépendait de la juridiction de Marennes pour les affaires courantes de son tribunal d'instance et de commerce.

Depuis cette année, suite à l'application de la réforme de la carte judiciaire de 2007, la ville dépend maintenant du tribunal d'instance de Rochefort, du tribunal de grande instance de La Rochelle et de la cour d'appel de Poitiers.

Elle dépend par ailleurs du tribunal pour enfants de La Rochelle, du conseil de prud'hommes de Rochefort, du tribunal de commerce de La Rochelle.

En matière de droit administratif, la ville dépend du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux[14].

Jumelage et coopération[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Rheinbrohl (Allemagne)

C'est depuis 1965 que Bourcefranc-le-Chapus a créé un comité de jumelage avec la municipalité allemande de Rheinbrohl

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités du XVIIe siècle

  • Madame De Maintenon, lors d'un voyage dans la région de Marennes, passant par le village de Bourcefranc, voulut prier et découvrit qu'il n'existait ni chapelle ni église. Elle serait intervenue auprès de Louis XIV afin qu'il fasse construire un lieu de culte dans ce quartier de la paroisse de Marennes. Le roi exauça ses vœux.

Personnalités du XXe siècle

  • Léon Oriou fut le premier maire de la commune depuis sa création en 1908 jusqu'en 1935. Il inaugura l'Hôtel de ville en 1930.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'unité urbaine de Marennes qui inclut la petite ville voisine de Bourcefranc-le-Chapus regroupe en 2007 8 626 habitants et la classe au sixième rang en Charente-Maritime, juste après l'agglomération de La Tremblade qui, à la même date, rassemble 9 696 habitants. Pour plus de détails, se reporter à l'article principal Charente-Maritime, section "Population", chapitre "Un département moyennement urbanisé"
  2. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Bourcefranc-le-Chapus comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français
  3. ou pointe de Daire
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. a et b Pour plus de détails, se reporter à l'article détaillé Histoire de Marennes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  5. « Évolution et structure de la population à Bourcefranc-le-Chapus en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 septembre 2010)
  6. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 septembre 2010)
  7. Article sur Bourcefranc sur le site du guide touristique Le Petit Futé
  8. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms des villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, Saint-Jean-d'Angély, 2002, p.51
  9. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms des villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, Saint-Jean-d'Angély, 2002, p.51-52
  10. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms des villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, Saint-Jean-d'Angély, 2002, p.52
  11. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, 2003, p.52.
  12. Présentation de la ville de Bourcefranc-le-Chapus
  13. Site de présentation de la Communauté de communes du Bassin de Marennes
  14. « Juridictions de Marennes », sur ministère de la Justice

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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