Chaniers

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Chaniers
Chaniers
Une rue du centre-ville.
Blason de Chaniers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Saintes
Canton Chaniers (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saintes
Maire
Mandat
Éric Pannaud
2014-2020
Code postal 17610
Code commune 17086
Démographie
Gentilé Chagnolais
Population
municipale
3 567 hab. (2015 en augmentation de 3,3 % par rapport à 2010)
Densité 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 08″ nord, 0° 33′ 21″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 74 m
Superficie 26,53 km2
Localisation

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Chaniers
Liens
Site web www.chaniers.fr

Chaniers est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Chagnolais et Chagnolaises[1].

Si Chaniers est parfois surnommée la commune aux cent villages, elle bénéficie d'un certain nombre d'atouts qui lui permettent d'en faire une commune attractive aux portes de Saintes. Bordée par la Charente, sur sa rive droite, Chaniers est devenue une commune suburbaine particulièrement recherchée, étant de plus située dans la première couronne résidentielle de l'aire urbaine de Saintes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune de Chaniers se situe dans le centre-est du département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au Midi atlantique[2], au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.

La commune de Chaniers est entièrement située sur la rive droite de la Charente, à environ 6 km à l'est de Saintes et à 20 km à l'ouest de Cognac.

Cette commune fut longtemps la plus importante du canton de Saintes-Est, canton créé en 1985. Malgré son poids démographique, elle n'avait pas le statut de chef-lieu de canton. En 2015, la création du canton de Chaniers lui permet d'occuper le rôle de bureau centralisateur (c'est-à-dire de chef-lieu).

La commune est traversée d'ouest en est par la route départementale 24 (avenue des Deux-Charentes, puis avenue Charles-de-Gaulle dans le centre), qui est bordée par la voie ferrée Saintes-Angoulême (et Saintes-Bordeaux), sans arrêt à Chaniers (les trains du TER Nouvelle-Aquitaine de la ligne Saintes-Angoulême desservent la gare de Beillant, à Saint-Sever-de-Saintonge, à quatre kilomètres au sud-est du bourg central de Chaniers). La D24 entre à Saintes par les Arcivaux.

La route nationale 141 entre Angoulême et Saintes, maillon occidental de la route Centre-Europe Atlantique, qui rejoint la rocade de Saintes et donne sur l'avenue Jourdan, traverse la commune au nord.

Chaniers dispose du dernier bac motorisé encore en service sur la Charente, qui permet d'accéder à la commune de Courcoury au sud.

Le bourg central, situé près du fleuve, s'organise autour de la place Saint-Pierre où se trouve l'église, et autour des rues Aliénor-d'Aquitaine et Saint-Antoine. La mairie, la salle des fêtes et la médiathèque occupent la place Jean-Pourcelet (du nom d'un maire de Chaniers). La place du Communal, sur la rive nord de la Charente, est bordée à l'ouest par une peupleraie, et à l'est par un camping. Au XXe siècle, l'urbanisation a progressé le long de la rue des Sables vers l'ouest, et a surtout progressé au nord de la voie ferrée, où ont été construits de nombreux lotissements, l'école et le bureau de poste.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comprend également de nombreux hameaux, soit dans la plaine qui borde la Charente, comme Port-Hublé et La Baine, soit dans les collines de la partie nord, à l'instar des villages des Essarts et du Maine-Allain.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chaniers
Fontcouverte La Chapelle-des-Pots Saint-Césaire
Saintes Chaniers Saint-Sauvant,
Dompierre-sur-Charente
Les Gonds Courcoury Saint-Sever-de-Saintonge

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Charente à Chaniers.

La commune est entièrement située sur la rive droite de la Charente juste en amont de Saintes.

Elle est limitée à l'est par le ruisseau du Coran, qui se jette dans la Charente à Orlac.

Le Bourru, autre ruisseau, traverse l'est de la commune pour se jeter dans la Charente à Bisseuil.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la barre cousue de tenné, chargée de quatre tourteaux de sinople, accompagnée, en chef, du clocher du lieu d'argent essoré de sable mouvant de la barre et, en ponte, d'un poisson de gueules versé en barre; au comble de sinople chargé de l'inscription « CHANIERS » en lettres capitales de sable.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chapniers jusqu'en 1715. Le clergé qui tenait l'état civil orthographiait Chapniers. Le p disparaît, le 22 août, dans un acte paroissial rédigé par le père DESCHAMPS qui remplaçait le curé LAVASPERE, malade. Celui-ci décédera début septembre. Depuis aucune modification n'a été faite.

Certains toponymistes à la suite d’Albert Dauzat font un rapprochement avec le site topographique de la commune où dans la plaine fluviale, bordée par le fleuve, abondent de nombreux roseaux, d'où dériverait le nom de Chaniers, du latin canna signifiant « roseau », de l'occitan canna « roseau », issu du latin, car cette formation toponymique peut être médiévale. Chaniers serait alors une ancienne cannarium, c'est-à-dire une ancienne roselière[3],[4].

Enfin, des historiens insistent plutôt sur le passé historique de la commune en rapport étroit avec la poterie, car la commune voisine de La Chapelle-des-Pots était un grand centre de production à l'époque médiévale. La terre noire de cette partie de la Saintonge était propice à la fabrication de chanes c'est-à-dire des cruches, plus précisément des cruches à vin. Chaniers serait donc à l'origine un hameau de potiers spécialisés, les chaniers, qui auraient donné leur nom au village actuel où était réalisée leur industrie[4].

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2015, la commune comptait 3 567 habitants[Note 1], en augmentation de 3,3 % par rapport à 2010 (Charente-Maritime : +2,83 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3872 1221 9222 5322 7192 7332 5302 5222 611
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5562 5632 5652 3092 2332 1512 2602 1152 029
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0032 0041 9101 8091 7321 6941 7231 9341 955
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 0222 2552 7502 9603 0863 2313 2843 4533 567
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (28,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49 % d'hommes (0 à 14 ans = 16,6 %, 15 à 29 ans = 13,1 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 25,5 %, plus de 60 ans = 24,6 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 15,4 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 20,8 %, 45 à 59 ans = 25,1 %, plus de 60 ans = 25,7 %).
Pyramide des âges à Chaniers en 2007 en pourcentage[9]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
0,8 
6,1 
75 à 89 ans
7,4 
18,1 
60 à 74 ans
17,5 
25,5 
45 à 59 ans
25,1 
20,3 
30 à 44 ans
20,8 
13,1 
15 à 29 ans
13,0 
16,6 
0 à 14 ans
15,4 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

La commune compte 1 459 actifs, dont 4,6 % de chômeurs[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1945[12]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1951 Jean Louis Rouyer    
1951 1953 Gaston Quinquenaud    
1953 1977 Jean Pourcelet    
1977 1983 Jean Menant    
1983 2014 Xavier de Roux UDF puis
UMP puis UDI
Député (1993-1997 et 2002-2007)
conseiller général (1985-2008)
2014 en cours Éric Pannaud DVD Cadre

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Canton[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1985, Chaniers faisait partie de l'ancien canton de Saintes-Nord créé pendant la réforme de la carte administrative du Consulat en 1801Saintes était alors divisée en deux cantons (Saintes-Nord et Saintes-Sud). Avant la réforme napoléonienne de 1800, les cantons de Saintes ne formaient qu'un seul et même canton depuis la Constituante de 1790.

Depuis le dernier découpage cantonal du département de la Charente-Maritime[Note 2] qui a eu lieu en 1985, Chaniers fait partie du canton de Saintes-Est dans lequel se trouvent également les communes de La Chapelle-des-Pots, Colombiers, Courcoury, Les Gonds et la Jard ainsi qu'une portion de la ville de Saintes-Est. Malgré l'importance de sa population, Chaniers n'a pas le statut de chef-lieu de canton.

Conformément à de multiples décisions du Conseil constitutionnel depuis 1985 et notamment sa décision n° 2010-618 DC du 9 décembre 2010. Chaniers devient Chef-lieu de canton en 2014.

27 communes composent le canton : Aujac, Aumagne, Authon-Ébéon, Bercloux, Brizambourg, Burie, Bussac-sur-Charente, Chaniers, La Chapelle-des-Pots, Chérac, Dompierre-sur-Charente, Le Douhet, Écoyeux, Fontcouverte, La Frédière, Juicq, Migron, Nantillé, Saint-Bris-des-Bois, Saint-Césaire, Saint-Hilaire-de-Villefranche, Saint-Sauvant, Saint-Vaize, Sainte-Même, Le Seure, Vénérand, Villars-les-Bois.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

Chaniers est restée longtemps à l'écart du mouvement de l'intercommunalité initié dans les années 1990 en Charente-Maritime. Avec Ardillières, Ballon et Ciré, elle est restée longtemps une commune indépendante.

C'est depuis le 28 mars 2011 que Chaniers a intégré officiellement la Communauté de communes Vignobles et Vals boisés du Pays BuriaudBurie détient le siège de l'intercommunalité.

Jusqu'à la fin de l'année 2012, la commune de Chanies faisait partie de la Communauté de communes Vignobles et Vals boisés du Pays Buriaud qui comprenait dix communes ; cette dernière a fusionné avec la Communauté d'agglomération de Saintes le 1er janvier 2013[13].

Depuis janvier 2013, Chaniers fait donc partie de la Communauté d'agglomération de Saintes dont le siège administratif est situé à Saintes.

Par ailleurs, Chaniers fait partie du Pays de Saintonge romane où le siège administratif est situé à Saintes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre de Chaniers.

L'église Saint-Pierre, située dans le centre-ville de Chaniers, a été construite sur un ancien site gallo-romain. Des traces de maçonneries datant du XIe siècle y ont été repérées à la base du clocher. Des travaux de fortification ont été réalisés pendant les guerres de Religion et une chapelle latérale a été érigée au XVIe siècle.

Cette église a été classée Monument historique en 1912.

Sur la place centrale du bourg de Chaniers se dresse le presbytère construit dans la deuxième moitié du XVIIe siècle ; cet édifice austère et très remanié est composé de deux corps de bâtiment juxtaposés que complète un porche[14].

Patrimoine civil et naturel[modifier | modifier le code]

Le bac motorisé.
Le moulin de la Baine

Cet édifice a été construit au XVIIe siècle par ordre de Jean-Baptiste Colbert. Il fut agrandi pendant le XVIIIe siècle devenant alors le plus grand moulin à eau de la région dont l'activité meunière a perduré jusqu'au milieu du XXe siècle[15].

Le bâti ancien

Dans le centre-bourg et dans les villages alentour dépendant de la commune se trouvent de belles demeures saintongeaises en pierre de taille datant la plupart du XVIIIe siècle comme le château de la Bucaudière, demeure privée qui ne se visite pas. Cet héritage patrimonial disséminé dans la campagne chagnolaise résulte de l'installation des riches notables de la ville voisine de Saintes qui y avaient fait construire leurs maisons des champs.

Par ailleurs, une bourgeoisie d'affaires et rurale avait su tirer une certaine prospérité de la vente des eaux de vie de cognac. Les logis charentais et les grandes fermes viticoles de la commune créés entre le XVIIe et XIXe siècles ont conservé d'intéressants portails dont un se trouve dans le centre-bourg, sur la place Saint-Pierre, se remarquant par un grand porche correspondant à une porte charretière surplombé d'un alignement de faux merlons caractéristiques de l'époque classique.

Les rives de la Charente

Le bac de Chaniers, au Communal, relie les communes de Courcoury et Chaniers en traversant la Charente.

Non loin se trouve la plage naturellement aménagée de Chaniers, face au camping.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Culture[modifier | modifier le code]

Chaniers dispose d'une médiathèque, nommée en hommage à Dominique de Roux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'écrivain Dominique de Roux y est enterré et son frère Xavier a été maire de Chaniers de 1983 à 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. Sur ce sujet, se reporter à Administration de la Charente-Maritime

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 172b
  4. a et b Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, 2002, p.76
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Évolution et structure de la population à Chaniers en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 janvier 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 janvier 2010)
  11. Document INSEE
  12. « Liste sur le site municipal »
  13. La carte intercommunale de la Charente-Maritime en 2013
  14. Jean-Luc Flohic, Patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, 2003, tome II, p.981
  15. Jean-Luc Flohic, "Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime", éditions Flohic, 2003, tome II, p.981

14 Liste des cantons de la Charente-Maritime