Moncontour (Vienne)

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Moncontour
Le village de Moncontour.
Le village de Moncontour.
Blason de Moncontour
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Loudun
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Loudunais
Maire
Mandat
Édouard Renaud
2014-2020
Code postal 86330
Code commune 86161
Démographie
Gentilé Moncontourois
Population
municipale
975 hab. (2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 52′ 57″ Nord 0° 00′ 57″ Ouest / 46.8825, -0.0158333333333
Altitude Min. 51 m – Max. 115 m
Superficie 41,06 km2
Localisation

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Moncontour est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

C'est le lieu de la bataille de Moncontour qui, à l'extrême sud-est de l'Anjou, opposa en 1569 les protestants aux catholiques de l’armée royale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La cité de Moncontour, sise dans la partie nord du département de la Vienne, aux limites du département des Deux-Sèvres, est située à 20 km de Loudun et de Thouars, à 50 km de Saumur et de Poitiers. Le village est dominé par son donjon et traversé par la Dive. Les ruelles sont bordées de maisons anciennes. Elles escaladent la butte où on cultive, dans les caves, des champignons mis en conserve dans le village même.

Depuis 1973, le territoire communal se compose de deux entités disjointes. L'ensemble principal formé par Messais, Moncontour et Ouzilly-Vignolles, est séparé de l'enclave de Saint-Chartres, plus au sud, par la commune de Marnes.

La commune est proche du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes les plus proches de Moncontour sont Marnes, Brie et Irais situées dans le département des Deux-Sèvres et Saint-Clair située dans le département de la Vienne.

Moncontour est situé à 9 km au nord-ouest de Saint-Jean-de-Sauves, la plus grande ville des environs.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Moncontour présente un paysage de plaines de champs ouverts. Le terroir se compose [1] :

  • dans les vallées et les terrasses alluviales :
    • de terres tourbeuses pour 12 %.
    • de calcaire pour 9 %.
  • dans les plaines : de groies pour 72 %.groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vites.
  • sur les collines et dépressions sableuses des bordures du Bassin parisien : de buttes sableuses du Loudunais pour 7 %;
  • de l'agglomération pour 1 %.

En 2006, 86 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 12,8 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 1,2 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[2]. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides… constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune contient environ 43,7 km de cours d'eau, comprenant principalement :

  • La Dive sur une longueur de 20,1 km ;
  • La Dive du Nord sur une longueur de 6,2 km ;
  • La Vieille Dive sur une longueur de 3,5 km ;
  • Fossé de Huit Pieds sur une longueur de 3,4 km;
  • La Dive du Sud sur une longueur de 2,4 km ;
  • Le Saint-Martin sur une longueur de 2 km ;
  • Fossé de la Liberté sur une longueur de 1,4 km ;
  • Le Prepson sur une longueur de 1,4 km ;
  • La Sauves sur une longueur de 1,4 km ;
  • Le Fossé Courant sur une longueur de 1,3 km ;
  • Le Sauzeau sur une longueur de 0,7 km.

Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en zone de répartition des eaux, où l'on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’ eutrophisation[2].

Certains cours d’eau bénéficient d’un classement afin de protéger ou de restaurer leur continuité écologique sur lesquels la construction de tout nouvel ouvrage faisant obstacle à la continuité écologique est interdit. Cette protection concerne l'affluent de la Sauves, la Dive et la Sauves[3].

33 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans la région de Poitou-Charentes). Les mares de Poitou-Charentes ont été créées par l'homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d'activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[5], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Thouars est la plus proche de Moncontour. Elle est située à une distance d'environ 18,7 km.

L'aéroport de Poitiers-Biard est le plus proche de la commune. Il se trouve à 41 km.

Urbanisme et habitat[modifier | modifier le code]

Ttois communes ont été rattachées à Moncontour en 1970 Messais avec ses 110 habitants, Ouzilly-Vignolles avec 191 habitants et Saint-Chartres avec 118 habitants.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune proviendrait du latin Mons consularis qui signifie le « mont du comte », en référence à Foulque Nerra[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 769, Charles, qui deviendra quelques années plus tard Charlemagne, a réprimé la révolte de l'Aquitaine menée par Hunaud (Hunold) sur le territoire de la commune de Moncontour (Duasdives tel que le mentionnent les annales d'Éginhard)[Note 1]. Carloman a délaissé son frère Charles au moment où les deux armées devaient agir de concert (conformément à une loi franque) pour juguler cette révolte. Il espérait que Charles serait défait et qu'il pourrait recueillir tout seul l'héritage de leur père Pépin le Bref. La victoire nette de Charlemagne à la bataille de Moncontour lui a permis de prendre à son frère l'Aquitaine orientale (il avait hérité de l'Aquitaine occidentale) ; c'est le début de l'ascension de Charlemagne[Note 2].

Moncontour dans la sénéchaussée de Saumur sous l'Ancien régime.

La cité est à la frontière de l’Anjou après 1034 et la victoire de Geoffroy II d'Anjou, fils de Foulques Nerra, sur Guillaume VI de Poitiers, duc d'Aquitaine. Les trois cités de Moncontour, Mirebeau et Loudun furent cédées au comte d'Anjou, tout en restant dans le diocèse de Poitiers.

Moncontour est fortifié par les comtes d'Anjou. En 1370, les Poitevins, dépendant des Anglais, s'emparèrent de la place forte, mais Du Guesclin la reprit en 1372.

Le 5 octobre 1569, les catholiques, conduits par le duc d’Anjou (futur Henri III), y tiennent en échec les protestants de Coligny lors de la sanglante bataille de Moncontour (environ 17 000 morts). La plaine en a gardé le nom "La vallée Rouget".

Sous l'Ancien Régime, la baronnie de Moncontour dépend de la sénéchaussée de Saumur, comme sa voisine Mirebeau.

La sénéchaussée de Saumur au XVIIIe siècle.

Comme une grande partie du reste de la France, Moncontour accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI ou le serment de haine à la royauté et de fidélité à la constitution de l'An III[7]. Un peu plus tard, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Montagne-sur-Dive[8].

En 1972 avec la création l'année précédente du statut de commune associée, la ville de Messais fusionne avec Moncontour, suivi en 1973 de Saint-Chartres et Ouzilly-Vignolles[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Moncontour fait partie de la communauté de communes du Pays Loudunais.

Moncontour est un ancien chef-lieu de canton. Avant la réforme des départements, Moncontour était dans le canton No 16 de Moncontour dans la 4e circonscription. Moncontour dépend, dorénavant du canton de Loudun.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[10] Édouard Renaud DVD puis UDI Conseiller général

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Gestion de l’eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Deux entités administratives sont chargées de la gestion des rivières :

  • Le syndicat Dives et Marais,
  • Le SIVU des 3 Vallées.

La commune a adhéré à un SAGE (schéma d'aménagement et de gestion des eaux): SAGE Thouet. Les schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) définissent les objectifs et les règles, au niveau local, afin de concilier la satisfaction des différents usages, la préservation et la valorisation de ce patrimoine, et de gérer collectivement, de manière cohérente et intégré, la ressource en eau sur un bassin. Toutes les décisions prises dans le domaine de l’eau par les services de l’État et les collectivités locales doivent en effet être compatibles avec le SAGE [11].

La directive-cadre sur l'eau (D.C.E.) adoptée par l’Europe en 2000 impose l’atteinte d’un bon état des eaux en 2015. Afin de respecter ces objectifs, des états des lieux ont été réalisés, des enjeux identifiés, puis des programmes de reconquête ont été élaborés, avec la définition de politiques à conduire et d’actions à mener, pour la période 2010-2015. Ces actions sont définies par Unité Hydrographiques de Référence (U.H.R.), c'est-à-dire par territoire ayant une cohérence hydrographique (bassin versant) , de l’habitat et des organismes qui y vivent, hydrogéologique et socio-économique. La commune appartient ainsi à l' U.H.R. Thouet [2].

Les eaux usées de Moncontour sont traitées dans la station d'épuration située au Bourg Le Bateau[12].

Sur la commune de Moncontour, il existe un site de baignade en eau douce : le plan d'eau du Grand Magne (la Dive) qui a été classé par l'État comme "excellent" en 2013[13].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 975 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 645 664 539 694 697 665 697 763
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
750 711 699 720 754 891 855 804 801
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
765 723 730 654 645 632 611 602 561
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
582 543 1 061 1 036 929 980 1 013 1 029 978
2013 - - - - - - - -
975 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 25 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 1 051 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (21 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 1 030 habitants.

La répartition par sexe de la population est la suivante:

  • en 1999 : 49,7 % d'hommes et 50,3 % de femmes.
  • en 2007 : 49,7% d'hommes et 50,3% de femmes.
  • en 2010 : 49,4 % d'hommes pour 50,6 % de femmes.

En 2007, selon l'Insee :

  • Le nombre de célibataires était de 28,4 % dans la population.
  • Les couples mariés représentaient 51,6 % de la population.
  • Les divorcés étaient 7,3 %.
  • Le nombre de veuves et veufs était de 12,8 %.

Evolution des naissances et décès de 1968 à 2007

  • Entre 1999 et 2007 : 70 naissances et 165 décès.
  • Entre 1990 et 1999 : 100 naissances et 164 décès.
  • Entre 1982 et 1990 : 60 naissances et 116 décès.
  • Entre 1975 et 1982 : 70 naissances et 104 décès.
  • Entre 1968 et 1975 : 79 naissances et 110 décès.

Les naissances et décès de 1999 à 2008 :

  • en 2008 : 7 naissances et 22 décès.
  • en 2007 : 11 naissances et 14 décès.
  • en 2006 : 8 naissances et 24 décès.
  • en 2005 : 6 naissances et 23 décès.
  • en 2004 : 10 naissances et 11 décès.
  • en 2003 : 10 naissances et 17 décès.
  • en 2002 : 15 naissances et 29 décès.
  • en 2001 : 8 naissances et 20 décès.
  • en 2000 : 8 naissances et 23 décès.
  • en 1999 : 5 naissances et 18 décès.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Moncontour dépend de l'académie de Poitiers (rectorat de Poitiers) et son école primaire dépend de l'inspection académique de la Vienne. Son école élémentaire et maternelle accueille 95 élèves.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[15], il n'y a plus que 40 exploitations agricoles en 2010 contre 52 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement de la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leurs exploitations[16].

Les surfaces agricoles utilisées ont paradoxalement augmenté de 3 % et sont passées de 3 719 hectares en 2000 à 3 846 hectares en 2010 dont 358 irrigables[15]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[16].

60 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement pour 54 % de la surface céréalière mais aussi orge et maïs), 20 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 2 % pour les protéagineux (pois), 4 % pour le fourrage et 1 % reste en herbes. En 2000, trois hectares (deux en 2010) étaient consacrés à la vigne[15].

Les élevages de bovins (320 têtes), de caprins (1 141 têtes), d'ovins (38 têtes) et de volailles (317 têtes) ont disparu au cours de cette décennie[15]. La disparition de l'élevage de caprins est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou- Charentes, cet élevage au cours des deux décennies précédentes : division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par dix des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par six des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite[17].

La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :

Industrie[modifier | modifier le code]

L'entreprise SIAM qui est spécialisée dans la fabrication de machines et des équipements.

Les établissements Boucher (RTL) intervenant dans le secteur des travaux de construction spécialisés et l' exploitation de carrières.

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 1976, la mairie met en place une base de loisirs autour d'un plan d'eau artificiel, puis d'un camping, attirant plus de 30 000 visiteurs certaines années. En 2006, la base se modernise et accueille un téléski nautique grâce à un partenariat public/privé, qui propose un parcours de 650 m. Le plan d'eau accueille des compétitions de ski nautique nationales et européennes.

Capacité d'accueil touristique, en 2008 était de 1 036 lits, soit une densité touristique 0,3 lits/ha. Le nombre d'emplacements campings était de 123.

Commerces[modifier | modifier le code]

En 2012, deux commerces existent encore sur le territoire de la commune de Moncontour : une boulangerie et une épicerie.

Activité et emplois[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de 72,1 % en 2007 et 69,6 % en 1999.

Le taux de chômage en 2007 était de 11,6 % et en 1999 il était de 15,5 %

Les retraités et les pré-retraités représentaient 28,3 % de la population en 2007 et 29,3 % en 1999.

La répartition des emplois par secteur en 2011 :

  • Agriculture: 21.89 %
  • Construction: 3.67 %
  • Industrie: 26.79 %
  • Tertiaire marchand: 23.29 %
  • Tertiaire non marchand: 24.36 %

La répartition de la population (plus de 15 ans) par catégories sociaux professionnelles en 2011:

  • Agriculteurs exploitants 6.22 %
  • Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 2.39 %
  • Cadres 0.48 %
  • Employés 14.36 %
  • Ouvriers 16.76 %
  • Professions intermédiaires 8.14 %
  • Retraités 35.43 %
  • Autres sans activité 16.21

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Ancienne forteresse construite vers 1040 par Foulques Nerra (965/970 - 1040), le donjon de Moncontour des XIIe et XVe siècles est classé au titre des monuments historiques depuis 1877[18]. Les vestiges du château et de l'église sont inscrits comme monument historique depuis 1995. Le donjon a subi de nombreux sièges. La toiture a été reconstituée dans le cadre de la restauration ainsi que l'escalier intégré dans l'épaisseur des murs. La vue depuis le sommet est superbe. D'autres éléments de défense sont encore visibles : mâchicoulis, bretèches, meurtrières ; fragments d'enceinte XIIe et XIVe siècles. Une légende raconte que le donjon aurait été élevé en un jour par la fée Mélusine.
  • Base de loisirs installée autour d'un lac de 10 hectares.
  • Le sentier des lavoirs. Il fait environ 2 km. La ville comptait jusqu'à 80 lavoirs. Des 35 lavoirs recensés sur la Dive nord, 18 sont couverts de tuile et d'ardoise et ont été rénovés en 1998. Il est possible de voir un lavoir à plancher mobile. Un treuil et une manivelle reliés au plancher mobile permettent d'adapter ce dernier au niveau de l'eau et de l'utiliser malgré les fluctuations de niveau de l'eau de la rivière.
  • La commune propose aussi quize sentiers représentant 350 km de chemins balisés : le sente de l'eau vive de 4,5 km permet de découvrir la vie sauvage, la flore, la faune aquatique au cœur du marais; la sente divine permet, quant à elle, de faire le tour du pays loudunais en 50 km.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Nicolas de Moncontour est une église romane au lourd clocher bas, couronné d'une courte flèche aigüe. L'église est inscrite comme monument historique depuis 1985. À l'origine, l'église était dotée d'un transept. Elle se compose aujourd'hui, d'une nef autrefois charpentée et percée de douze hautes baies en plein cintre. Le chœur est prolongé par une abside hémi-circulaire. La façade occidentale possède portail du XIIe siècle très dégradé. Le coté nord comporte des contreforts et un petit portail latéral de trois voûtes sculptées en plein cintre. des modillons surmontent le portail et d'autres sont présents sur la corniche du chœur et sur le clocher. Ce dernier, situé sur le croisillon nord a été remanié au XVe siècle. La voûte a été restaurée au XIXe siècle.
  • L'église Saint-Philibert de Messais est un édifice qui fut construit sur des fondations romaines mises au jour lors de fouilles réalisées au début du XXe siècle. Le prieuré date du IXe siècle. En 854, le roi Charles le Chauve fit don aux moines de l'abbaye Saint-Philibert du domaine. Ceux-ci étaient originaires de Grand-Lieu de Noirmoutier. Ils avaient été chassés par les Normands. Ils restèrent à Messais de 854 à 871 avant de partir pour Saint-Pourçain (département de l'Allier en Auvergne). L'édifice actuel date des XIIe et XIVe siècles. Son plan est simple : il se compose d'une seule nef et d'un chevet plat. Sa façade occidentale présente un portail avec des colonnettes supportant un arc brisé à deux voussures. Le chœur est presque carré. Il présente une voûte très archaïque. Autour de l'église, trois cimetières ont été dénombrés. Dans l'un d'eux, un sarcophage du Ve siècle a été exhumé et est présenté à la porte de l'église.
  • L'église Sainte-Juliette-et-Saint-Cyr de Saint-Chartres a été construite au cours des XIIe, XVe et XIXe siècles. Saint Cyr et le fils de sainte Juliette, tous deux martyrisés en 303 à Tarse. L'église se compose d'une tour carrée romane qui sert de base au clocher, d'une nef autrefois charpentée, d'un chœur et d'une abside voutée en plein cintre, d'une collatérale qui a été ajoutée au XVe siècle. La coupole nervurée de la nef et ses modillons sculptée de feuilles et de motifs géométriques réutilisés en façade permettent de la dater du XIIe siècle. Dans l'allée centrale de l'église, des pierres tombales portent des inscriptions. Des sarcophages auraient été trouvés lors de travaux de restauration réalisés au XIXe siècle, notamment lorsque les murs de l'église furent abattus.
  • Une croix hosannière est dans le cimetière de Messais. Elle est en pierre du pays. Elle est haute de quatre mètres. Elle est inscrite comme monument historique depuis 1986. Les croix hosannières tirent leur nom de l’hébreu "hosanna". Ce mot est le premier d'une hymne chantée le dimanche des Rameaux. Les villageois, ce jour-là, se rendaient en procession jusqu'au cimetière et se réunissaient au pied du calvaire où ils chantaient l'Hosanna.
  • Tout comme Messais, Saint-Chartres possède aussi une croix hosannière, en pierres provenant de la carrière des Roches. La croix date du XIVe ou XVe siècle. Elle est inscrite comme monument historique depuis 1986.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Certains espaces naturels de la commune ont un intérêt écologique reconnu, et sont ainsi classés en tant que zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [19]. Ces espaces couvrent 85 % de la surface du territoire communal. Il s'agit:

Deux sites sont aussi classés en tant que zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO)[20]. Il s'agit :

Les sites suivants sont aussi classées par Directive oiseaux qui assure la protection des oiseaux sauvages et de leurs biotopes sur 62 % de la surface communale[21] :

Des espaces naturels de la commune bénéficient d'une protection par maîtrise foncière. Ce les espaces naturels sensibles (ENS) qui couvrent 3 % de la surface communale :

  • la butte de Lauray,
  • les coteaux de Chollet,
  • le Font Rivaud,
  • la vallée de la Dive.

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[22], il y a trois arbres remarquables sur la commune qui sont :

  • un orme champêtre situé au lieudit la Cure au hameau de Vignolles,
  • un pin parasol à Montigny,
  • un sapin d'Espagne dans le jardin public de Moncontour.

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

Le musée logis Terra Villa : le hameau d'Ouzilly-Vignolles demeure un exemple unique en région Poitou-Charentes par son patrimoine ethnologique. Pour construire dans ces lieux hostiles, les habitants n'avaient d'autres ressources que la terre des marais, les roseaux du marais, les granulats et l'eau. C'est ainsi que s'élevèrent à Ouzilly, des maisons en terre crue, probablement dès le XIIe siècle, mises en œuvre selon la technique de la bauge. Ces constructions n'ont aucune fondation et ne montrent aucune trace d'un système de coffrage pour le montage des murs. Le procédé de construction est relativement simple, mais la connaissance des dosages des différents éléments ne peut s'acquérir qu'avec l'expérience. Ce savoir-faire a quasiment disparu de nos jours. L'ensemble de l'habitat était totalement en terre crue, « bauge », jusqu'au XXe siècle. Il reste aujourd'hui 104 maisons pour témoigner de cette technique de construction, dont la ferme des Tiveaux, inscrite comme monument historique depuis 1994[23].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
D'or à la croix ancrée de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce fait historique a été relaté par Arte dans un documentaire fiction diffusé le 20 avril 2013.
  2. On retrouve trace de cette bataille sur l'article consacré à Carloman, l'autre fils de Pépin le Bref, sur le site de Wikipedia en anglais.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. a, b et c Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  3. DREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2012-2013
  4. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature 2003
  5. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  6. Le Patrimoine des communes de la Vienne (2 tomes), Éditions Flohic, 2002, (ISBN 2-84234-128-7)
  7. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 177 et 186
  8. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, mis en ligne en 2002, consulté le 18 novembre 2008
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  11. Office International de l'eau, 2014
  12. Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie
  13. Ministère des affaires sociales et de la Santé, baignades.sante.gouv.fr, 2014
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  15. a, b, c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  16. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  17. Agreste – Bulletin no 11 de décembre 2005
  18. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 3 août 2011.
  19. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  20. MNHN, DREAL Poitou-Charentes, 2011
  21. DREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2013
  22. Poitou-Charentes Nature, 2000
  23. « Ferme des Tiveaux », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 3 août 2011.