Charron (Charente-Maritime)

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Charron
La mairie
La mairie
Blason de Charron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement La Rochelle
Canton Canton de Marans
Intercommunalité Communauté de communes Aunis Atlantique
Maire
Mandat
Jérémy Boisseau
2014-2020
Code postal 17230
Code commune 17091
Démographie
Gentilé Charronnais
Population
municipale
1 896 hab. (2012)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 17′ 43″ N 1° 06′ 18″ O / 46.2952777778, -1.10546° 17′ 43″ Nord 1° 06′ 18″ Ouest / 46.2952777778, -1.105
Altitude Min. 0 m – Max. 11 m
Superficie 37,54 km2
Localisation

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Charron

Charron est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Charronais et les Charronaises[1].

Commune littorale et estuarienne, Charron est un petit port de pêche côtier surtout connu et réputé pour sa production de moules qui font la renommée de la commune.

La localité appartient au parc inter-régional du Marais poitevin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Charron est avant tout une commune littorale, étant bordée par la baie de l'Aiguillon, et une commune fluviale étant située sur l'estuaire et l'embouchure de la Sèvre niortaise qui débouche sur le Pertuis Breton.

Sur un plan plus général, Charron est située dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « midi atlantique »[2].

C'est également une commune de marais appartenant à la partie occidentale du Marais poitevin desséché.

Au sud de la commune se trouve le canal du Curé qui se jette dans la baie de l'Aiguillon. C'est un important canal de dessèchement construit à la fin du XVIIIe siècle. Il débouche dans le site des Mizottes, espace marécageux composé de vasières littorales.

Localisation géographique[modifier | modifier le code]

La commune de Charron, située tout au nord du département de la Charente-Maritime, confine avec le département voisin de la Vendée.

Appartenant au canton de Marans dont la commune de Charron occupe toute la partie occidentale, le bourg de Charron est situé à 6 kilomètres à l'ouest de son chef-lieu de canton qui est Marans, petite ville arrosée également par la Sèvre niortaise.

Charron est devenue une commune résidentielle très recherchée et se trouve dans la troisième couronne de l'aire urbaine de La Rochelle, ville-préfecture de la Charente-Maritime dont elle n'est distante que de 15 km au nord.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Charron
Puyravault (Vendée) Sainte-Radégonde-des-Noyers (Vendée) Marans
Baie de l’Aiguillon Charron
Esnandes Villedoux Andilly

Histoire[modifier | modifier le code]

Charron est l'une de ces petites îles de marais où les hommes se sont installés dès l'époque Gallo-Romaine[3]. Après la chute de l'Empire romain, des colliberts[4] s'y établirent.

Dès le Xe siècle, les moines auraient entrepris des assèchements dans les marais voisins. Au XIe siècle, une première abbaye aurait existé qui très vite entra dans la dépendance de l'abbaye de Maillezais.

Une nouvelle abbaye cistercienne de la Grâce-Notre-Dame est fondée en 1188 ou en 1191 par Richard II, roi d'Angleterre.

En 1360, une première forteresse est édifiée sur l'ordre d’Édouard III, devenu souverain de l'Aunis par le traité de Brétigny. Cette forteresse a pour fonction de protéger l'entrée de la Sèvre et la ville de Marans.

Après la guerre de Cent Ans, la mytiliculture prend réellement son essor, mais la prospérité s'interrompt avec les Guerres de religion. En effet, Charron devient un enjeu essentiel car elle permettait de contrôler l'approvisionnement en grain de La Rochelle qui depuis les marchés de Marans se faisait par la Sèvre. En 1562, les Protestants occupent Charron.

Le comte de Lude, gouverneur du Poitou, et le maréchal de Brion vinrent combattre les troupes réformées de François de la Noue puis de Henri de Navarre. Il faudra 50 ans à Charron pour se relever de ses ruines. Ainsi, l'église actuelle ne fut reconstruite qu'en 1680.

L’assèchement systématique du marais de part et d'autre de la Sèvre caractérise les XVIIe et XVIIIe siècles. Le XIXe siècle voit le développement des transports qui permettent d’accroître les débouchés pour la mytiliculture de Charron.

En février 2010, le bourg de Charron n'était plus qu'une île suite à la tempête Xynthia qui a entraîné la marée à l'intérieur des terres. Les conséquences sur la ville sont la création de zones d'expropriation dites « zones noires » qui prévoient la destruction d'une centaine de maisons.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé au 1) d’azur à la coquille de moule de sable, ombré d’argent posée en barre, au 2) de gueules à la perdrix couronnée d’or, au 3) de gueules à la tour d’argent, au 4) d’azur au besant défaillant à dextre et à l’épi les deux d’or et passés en sautoir.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2010 Jean-François Faget DVG  
2010 en cours Jérémy Boisseau DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 896 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
910 621 930 774 958 953 929 980 1 021
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
993 1 030 1 076 1 034 1 106 1 212 1 314 1 287 1 277
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 346 1 422 1 414 1 216 1 234 1 241 1 228 1 252 1 253
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 307 1 337 1 444 1 538 1 512 1 650 2 038 2 140 2 337
2012 - - - - - - - -
1 896 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 23,8 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 17,6 %) ;
  • 50,3 % de femmes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 18,2 %, plus de 60 ans = 22,8 %).
Pyramide des âges à Charron en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,5 
6,3 
75 à 89 ans
9,2 
10,9 
60 à 74 ans
12,1 
20,3 
45 à 59 ans
18,2 
23,8 
30 à 44 ans
22,8 
16,0 
15 à 29 ans
16,7 
22,4 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Économie[modifier | modifier le code]

Le port du Pavé

Charron est doté de deux ports, le port du Pavé et le port du Corps de garde.

Un climat favorable, ainsi que les apports conjugués d'eau douce – la Sèvre niortaise – et d'eau salée ont favorisé le développement de la mytiliculture. La moule de bouchot est reine, comme en témoigne l'omniprésence des pieux noirs enfoncés dans vase. La Charron est le nom sous lequel la moule locale, répondant aux exigences d'un cahier des charges strict datant de 1995, est commercialisée.

Culture[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château et sa tour médiévale.
Église Saint-Nicolas.
  • Château de Charron[9] 

De la forteresse médiévale, il ne reste qu'une grosse tour ronde dérasée et une autre quadrangulaire, à la base desquelles on peut voir des fentes verticales aménagées pour le tir au canon. Détruite pendant les Guerres de religion, elle fut reconstruite en 1596.

Le château présente de nos jours, une façade intérieure qui s'apparente au style renaissance. La porte est surmontée d'un fronton triangulaire et encadrée de pilastres. Au-dessus, il est possible de voir des fenêtres géminées. À la jonction du toit et de la façade, les lucarnes sont décorées de pots à feu et de frontons.

Il est aujourd'hui transformé en Maison familiale rurale.

  • Église Saint-Nicolas 

Très simple, l'église actuelle présente plusieurs périodes. Le clocher de style gothique date du XVe siècle, la nef du XVe et XVIIe siècles. Des nervures ogivales sous les cloches, et des frontons sont du XIIIe siècle. Derrière le maître-autel se trouve une fenêtre sans vitrail. Les autres fenêtres sont pourvues de vitraux posés aux XIXe et XXe siècles. La sacristie, la chapelle Notre-Dame-de-la-Salette et les fonds baptismaux datent du XIXe siècle. La grosse cloche a été posée en 1859 et la petite en 1869. Le retable, avec l'autel et son tabernacle a été réalisé en 1689 par Cyprien Tramblet, sculpteur niortais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Philippe Berre (1954 - ) y a commis en 2010 une forfaiture, se faisant passer pour un fonctionnaire du ministère de l'agriculture et de la pêche chargé de la coordination des secours relatifs à la tempête Xynthia.

Christian Bujeau est un acteur français né le 14 octobre 1944

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau du Canada Cap-Pelé (Canada), depuis 1982[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Charron comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21
  3. http://perignystory.e-monsite.com/pages/content/mille-ans-d-histoire-a-charron.html
  4. Les colliberts http://www.blason-armoiries.org/institutions/c/colliberts.htm
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  7. « Évolution et structure de la population à Charron en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 17 janvier 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 17 janvier 2010)
  9. Histoire du Château de Charron
  10. BC, « Cérémonie de jumelage à Cap-Pelé », L'Évangéline, vol. 95, no 108,‎ , p. 2 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. de Bascher, « Le prieuré Saint-Hilaire-du-Bois, commune de Charron », in Revue de la Saintonge et de l'Aunis (La Rochelle), 1981, vol. 7, p. 35-73
  • Léopold Chatenay, Charron, Charente-Maritime : mille ans d'histoire. Essai de chronologie locale, Quartier latin, La Rochelle, 1979, 78 p.
  • Jean Guillement, « Note sur les bâtiments de l'ancienne abbaye de Charron », Mélange Anselme Dimier


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]