Esnandes

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Esnandes
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Blason de Esnandes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement La Rochelle
Canton Lagord
Intercommunalité Communauté d'agglomération de La Rochelle
Maire
Mandat
Didier Geslin
2014-2020
Code postal 17137
Code commune 17153
Démographie
Gentilé Esnandais
Population
municipale
2 071 hab. (2014en augmentation de 1.52 % par rapport à 2009)
Densité 278 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 01″ nord, 1° 06′ 49″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 19 m
Superficie 7,45 km2
Localisation

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Liens
Site web esnandes.fr

Esnandes est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Esnandais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie de l'Aunis.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Position d’Esnandes en Charente-Maritime.

Esnandes est une commune résidentielle située dans la deuxième couronne péri-urbaine de l'aire urbaine de La Rochelle, à 12 km au nord de La Rochelle, au bord de la mer, face à la baie de l’Aiguillon.

Sur un plan plus général, Esnandes est située dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « Midi atlantique »[2].

Localisation géographique[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Esnandes
Charron
Baie de l’Aiguillon Esnandes Villedoux
Marsilly

Le cadre géographique[modifier | modifier le code]

Panorama d'Esnandes vu depuis l'église. On aperçoit au fond la baie de l'Aiguillon.

Esnandes est avant tout une commune maritime. Son littoral est formé de falaises vives qui surplombent la baie de l’Aiguillon que les eaux de l'océan viennent saper lors des grandes tempêtes hivernales, et de falaises mortes où celles-ci rappellent l'ancien rivage du golfe des Pictons. Ces falaises blanches sont issues du calcaire du Jurassique ancien et terminent la table calcaire de la plaine de l'Aunis à laquelle Esnandes fait partie.

Au nord de cette ligne de falaises calcaires commence la vaste dépression du Marais poitevin où le canal du Curé vient servir de limite communale séparant Esnandes de Charron.

L'histoire d’Esnandes autant que ses origines sont liées depuis le Moyen Âge à la culture des moules dont la pratique fait vivre encore aujourd’hui plusieurs de ses familles.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention écrite d'Esnandes date de 920. En 1987 des fouilles permettent de remonter dans l'histoire d'Esnandes de plusieurs millénaires. On y trouve un fossé protohistorique et des sites à sel dont un derrière l'église. L'occupation romaine y laissa des traces sous la forme d'une villa gallo-romaine à la pointe Saint-Clément.

L'église.
Pontons de pêche au carrelet à Esnandes.

Esnandes est célèbre pour son église fortifiée. En 1622 le Conseil de la ville de La Rochelle en ordonne la destruction en tant que place forte catholique.

Les noms des syndics de la paroisse sont parvenus jusqu'à nous :

  • 1737 François Dugas, boucholeur ;
  • 1754 Mathurin Michelon, aubergiste ;
  • 1754-1759 François Maudet ;
  • 1759-1765 Jacques Blanchard, marchand, élu le 19 août 1759 ;
  • 1766 Jean-Baptiste Mesnard, marchand, élu le 24 janvier 1766 ;
  • 1781 Jacques Choyau ;
  • 1782-1787 Jean Maudet, décédé le 13 juillet 1787 à 56 ans ;
  • 1787-1789 Charles Valton, boucholeur.

Son activité principale est la mytiliculture ou élevage des moules dont l'origine remonte, dit-on, à Patrice Walton, un Irlandais échoué sur son rivage au XIIIe siècle. Ce fut la naissance des premiers bouchots.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Yann Juin PRG  
2014 en cours Didier Geslin UDI Cadre

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune d'Esnandes fait partie de la communauté d'agglomération de La Rochelle dont elle est l'une des 18 communes. C'est l'intercommunalité la plus peuplée de la Charente-Maritime mais aussi de la région Poitou-Charentes.

Esnandes fait partie d'un syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU) éducatif, un établissement public de coopération intercommunale[3].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Esnandes est jumelée avec Thorens-Glières.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 071 habitants, en augmentation de 1,52 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : 3,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650 616 633 665 770 724 734 737 750
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
730 815 832 793 845 911 907 842 826
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
857 849 789 638 607 602 633 633 700
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
713 719 781 1 370 1 730 1 836 1 933 2 063 2 071
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • 23 mytiliculteurs produisent des moules de bouchot, la « Charron »[8].
  • 8 exploitations agricoles sont encore en activité.
  • 5 entreprises dans l’industrie et 12 dans la construction.
  • Dans le secteur dit tertiaire, Esnandes a 6 commerces et 8 services. Dans le détail, ces activités sont les suivantes :
    • plusieurs commerces de détail sont en exercice dans le bourg dont une boulangerie, une épicerie, une boucherie/charcuterie ;
    • un café/tabac/presse/jeux de loterie, une auto-école ;
    • sur le plan des services de la santé, la commune est dotée de deux médecins, un chirurgien-dentiste, une infirmière, un masseur-kinésithérapeute et une orthophoniste. Une pharmacie est également présente ;
    • un bureau de poste.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Table d'orientation sur la pointe Saint-Clément.
  • Maison d'Alcide d'Orbigny.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Martin d'Esnandes.

Le prieuré Saint-Martin ou église Saint-Martin, dépendait dès 1029 de l'abbaye royale de Saint-Jean-d'Angély. L'édifice primitif construit aux XIe et XIIe siècles a été reconstruit, fortifié au XIVe siècle puis remanié encore plusieurs fois. Il a été inscrit monument historique en 1840.

La façade garde sa base romane du XIIe siècle qui est surmontée d'un crénelage et encadré par deux échauguettes qui forment un ensemble complet de mâchicoulis sur consoles. Le clocher est une tour carrée percée d'étroites fenêtres. Un escalier à vis en donne l'accès ainsi qu'au chemin de ronde muni de crénelages, de mâchicoulis et de bretèches. Le mur Est est percé de trois fenêtres[9].

Il s'ajoute à ce dispositif de défense une poterne et un fossé.

La nef est voûtée d'ogives qui reposent sur des colonnes et forme trois vaisseaux et cinq travées avec chevet plat.

Les deux sacristies sont derrière les autels latéraux, de style gothique flamboyant.

Les guerres de Religion ont été à l'origine d'importants dégâts. Dès la chute de La Rochelle (28 octobre 1628) des travaux de réparation furent envisagés. Ils débutèrent en 1629 et devaient se poursuivre jusqu'en 1740. Les réparations portèrent sur l'ensemble du bâtiment et de la voûte de la nef et du chœur. L'église a été restaurée à nouveau au XIXe siècle à partir de 1864. La couverture est refaite en 1996. 2010 -Des travaux de réfection de la toiture[10] ont été achevés.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La Maison de la Baie du Marais poitevin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison de la Mytiliculture.

La Maison de la Baie du Marais poitevin qui a été labellisée Musée de France est le reflet du patrimoine local et du savoir-faire de l'élevage de la moule.

Afin de découvrir la mytiliculture et l’environnement dans lequel évolue la moule, la Maison de la Mytiliculture propose une muséographie dynamique et interactive et une scénographie originale sur la baie de l'Aiguillon ainsi que des expositions temporaires.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le chemin côtier dit des Douaniers attire les flâneurs.

Esnandes et le cinéma[modifier | modifier le code]

En 2013, a été tourné dans la commune le téléfilm Les François de Jérôme Foulon.

En 2011, Esnandes a accueilli Bernard Giraudeau et l'équipe de tournage local pour son téléfilm « Un été glacé ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Les seigneurs Guy et Amaury de Vivonne (croisades de 1129 et 1194) qui devinrent rois de Chypre et de Jérusalem ;
  • la famille d'Alcide d'Orbigny, zoologiste français, vécut dans une maison à Esnandes ;
  • Georges Simenon dont plusieurs ouvrages ont pour cadre Esnandes et les communes voisines.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé au 1) et 4) fasce d'argent et d'azur de huit pièces au 2) et 3) cinq points d'or équipolés à quatre d’azur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Publications de la Société d'Archéologie et d'histoire de l'Aunis :

  • Jean Claude Bonnin, Les seigneurs d'Esnandes, 1974 ;
  • Jean Claude Bonnin, Histoire du Prieuré et de l'église Saint Martin d'Esnandes, 1976 ;
  • Jean Claude Bonnin, L'Église d'Esnandes in Revue Le Collibert, no 6, 1982 ;
  • Luc Bucherie, Graffiti des XVIIe et XVIIIe siècles à Esnandes, 1980 ;
  • Mme François Lafon, Esnandes Village d'Aunis, 1992 ;
  • Mme François Lafon, L'Église de Saint-Martin d'Esnandes, 1987;
  • Jean Louis Mahé, Essai pour une histoire de la culture des moules en baie de l'Aiguillon, 1992.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Esnandes comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime.
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p. 21.
  3. Projet Educatif Local SIVU L'ENVOL.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. La marque Charron est réservée aux moules de bouchots de la baie de l'Aiguillon, centres mytilicoles de Marsilly, Esnandes, Charron et l'Aiguillon-sur-Mer.
  9. Yves Blomme, L'Architecture gothique en Saintonge et en Aunis, éditions Bordessoules, (ISBN 2-90350-433-4).
  10. « Église Saint-Martin », notice no PA00104683, base Mérimée, ministère français de la Culture.