Rivedoux-Plage

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Rivedoux-Plage
Rivedoux-Plage
Le pont de l'île de Ré vu depuis le port.
Blason de Rivedoux-Plage
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement La Rochelle
Intercommunalité Communauté de communes de l'île de Ré
Maire
Mandat
Patrice Raffarin
2020-2026
Code postal 17940
Code commune 17297
Démographie
Gentilé Rivedousais
Population
municipale
2 291 hab. (2018 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 507 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 37″ nord, 1° 16′ 28″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 16 m
Superficie 4,52 km2
Type Commune rurale et littorale
Unité urbaine Rivedoux-Plage
(ville isolée)
Aire d'attraction La Rochelle
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de l'Île de Ré
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Rivedoux-Plage
Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime
Voir sur la carte topographique de la Charente-Maritime
City locator 14.svg
Rivedoux-Plage
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rivedoux-Plage
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rivedoux-Plage
Liens
Site web www.rivedoux-plage.fr

Rivedoux-Plage est une commune du centre-ouest de la France, située sur l'île de Ré, dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Rivedousais et les Rivedousaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de Rivedoux-Plage sur l'île de Ré.

Petite ville et petit port sur la côte à l'extrémité est de l'île de Ré, bordé par le pertuis Breton et le pertuis d'Antioche, face à La Rochelle.

  • Première ville en arrivant sur l'île de Ré (à la sortie du pont venant du continent).
  • Grande baie et plage de sable au nord, face aux côtes de Vendée.
  • Grande plage de sable au sud-est, face à La Rochelle et à l'île d'Aix.
  • Banches, petites falaises et trace d'anciennes écluses à poissons à la pointe de Chauveau au sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Flotte Pertuis Breton (océan Atlantique) Baie de l'Aiguillon (océan Atlantique) Rose des vents
Sainte-Marie-de-Ré N Pont de Ré, La Rochelle
O    Rivedoux-Plage    E
S
Sainte-Marie-de-Ré Pertuis d'Antioche (océan Atlantique) Pertuis d'Antioche (océan Atlantique)

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rivedoux-Plage est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rivedoux-Plage, une unité urbaine monocommunale[5] de 2 280 habitants en 2017, constituant une ville isolée[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Rochelle, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[10]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (41,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (37,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (41,5 %), forêts (25,6 %), cultures permanentes (17,3 %), prairies (11,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (3,3 %), zones humides côtières (0,8 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Économie[modifier | modifier le code]

Activités principales :

  • agriculture : pommes de terre, asperges, vigne ;
  • ostréiculture, nautisme, pêche ;
  • tourisme (hébergement : deux hôtels, deux campings, chambres d'hôtes, locations saisonnières).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Rivedoux est érigée en seigneurie le [14], avec le consentement de l'abbé commendataire de l'abbaye de Notre-Dame-de-Sainte-Marie-des-Châteliers, par Louis de La Trémoille en faveur de messire Jean 1er Arnaud, écuyer.
  • Jean-Pierre Arnaud-Bruneau (fils du précédent) obtint le du seigneur de l'île de Ré, (Louis, chevalier et conseiller du roi) le droit d'avoir un port dans sa seigneurie, port créé l'année suivante.
  • En 1593 Jean Arnaud-Bruneau, écuyer (fils du précédent), fit construire autour de son manoir les premières maisons de Rivedoux ainsi qu'un four banal.
  • Il obtint, en 1595, d'ajouter à son domaine toute la pointe de Sablanceaux.
  • Le , le duc de Buckingham, à la tête de la flotte anglaise, débarque à la pointe de Sablanceaux (là où le pont arrive actuellement) et sur la baie nord de Rivedoux, le marquis de Thoiras lui fait face.
  • Vauban fait construire la redoute de Rivedoux en 1674.
  • Grâce au baron Vast-Vimeux député de l'arrondissement de La Rochelle, en 1845, l'administration fait construire une jetée et un embarcadère pour le développement du commerce et de la navigation.
  • 7967 passagers embarquent ou débarquent sur le port de Rivedoux en 1860, la population est alors de 374 habitants pour 92 maisons et 100 ménages[15].
  • La baie nord de Rivedoux-Plage est à l'origine de l'ostréiculture moderne au XIXe siècle par l'intervention de messieurs : Tayeau, commissaire de l'inscription maritime à Saint-Martin-de-Ré, Borie, inspecteur général des pêches, Le docteur Kemmerer, par ses travaux scientifiques, Coste, membre de l'institut ; des chercheurs de toute l'Europe viennent étudier ces méthodes d'élevage[15].
  • Commune la plus récente de l'île de Ré ; petit bourg de la commune de Sainte-Marie-de-Ré, Rivedoux-Plage devient commune le .
  • 1961, certaines scènes du film Le Jour le plus long furent tournées sur la plage sud où quelques blockhaus subsistaient à l'époque.
  • Le fin du passage, depuis le continent, par bac, le pont de l'île de Ré est ouvert à la circulation.
  • Dans la nuit du 27 au , Rivedoux a connu la tempête Xynthia qui a fait de nombreux dégâts mais aucun mort dans le village.
  • Les 27 et , pour fêter les 85 ans de la naissance du village, la commune s'offre une rose la "Rivedoux-Plage", créée par des horticulteurs pour l’événement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Rivedoux-Plage.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1928 1965 Théodore Porsain   1er maire
1965 1977 Robert Vergnaud    
1977 1983 Roland Vergnaud    
1983 1989 Marius Héraudeau    
1989 2003 Yves Chapon    
2003 2005 André Prandi    
2005 En cours Patrice Raffarin SE-DVC Professeur, conseiller départemental depuis 2021

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris a attribué trois fleurs à la commune[16].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1931. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2018, la commune comptait 2 291 habitants[Note 3], en stagnation par rapport à 2013 (Charente-Maritime : +2,13 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
4844884835305736357379001 163
1999 2006 2007 2012 2017 2018 - - -
1 7542 1972 2602 2822 2802 291---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
La redoute de Rivedoux (1674) « Ce poste estant non seulement le plus exposé de toute l'isle, mais de tout le royaume… » Vauban, 24 septembre 1685.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Poste de secours de la plage de Rivedoux.
Le phare de Chauveau, à la pointe sud de l'île.
Le front de mer sur le port.
  • Le pont de l'île de Ré, reliant l'île au continent du lieu-dit Sablanceaux à Rivedoux-Plage au lieu-dit la Repentie à La Pallice (quartier de La Rochelle).
  • Le petit port de Rivedoux-Plage sur la côte nord.
  • Le phare de Chauveau, à la pointe sud de l'île de Ré, accessible à pied à marée basse lors des grandes marées.
  • La redoute de Rivedoux, fortification visitable construite par Vauban en 1674.
  • La batterie de Sablanceaux, 1701, 1756, 1861, 1874, 1894 (pas de visite).
  • La Maison du comte d'Hastrel et sa tour, restes du manoir de messire Jean Bruneau.
  • Le moulin à marée, le plus important de ce type dans l'île, construit par monsieur Boulineau en 1845[15], il n'en reste qu'un bâtiment à étage en bord de mer (côte nord).
  • Spots de surf et de windsurf côte sud : le Pas de la Fontaine et le poste de secours.
  • Spot de kitesurf (autorisé) côte nord, au pied du pont.
  • La plage nord, grande plage de sable formant la baie de Rivedoux : elle s'étend du pont de l'île de Ré jusqu'au port; c'est un platin de faible hauteur d'eau découvrant fortement à marée basse et abritant au large de nombreux parcs à huîtres.
  • La plage sud s'étend du pont de l'île de Ré jusqu'à la pointe de Chauveau; équipée d'un poste de secours, d'une zone de baignade surveillée munie d'accès pour personnes à mobilité réduite, de fauteuils roulants spéciaux pour le sable et pour la baignade ainsi que d'un système de guidage sonore pour la baignade des personnes non voyantes. La commune est également pourvue à différents endroits de défibrillateurs automatiques.

Galerie[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur au lion d’or à la couronne comtale, armé et lampassé de gueules.
Commentaires : Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Rivedoux-Plage », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  11. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. Notice historique sur Rivedoux, 1864 Théodore Phelippot concerne également les dates qui suivent
  15. a b et c Notice historique sur Rivedoux, 1864 Théodore Phelippot
  16. Site des villes et villages fleuris, consulté le 9 février 2021.
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :